‹ Le langage des fleurs (volume 2)Chapitre 87 sur 192 · FROIDEUR, VIVRE SANS AIMER · texte numérisé non relu

FROIDEUR, VIVRE SANS AIMER

Dioscoride, Pline et Galien nous apprennent que les prêtresses de Cérès formaient leur couche virginale des rameaux odorants de cet arbrisseau, qui se couvre de longs épis de fleurs blanches, purpurines ou violettes, et qu’elles le regardaient comme 1 e palladium de leur chasteté. Nos religieuses buvaient une eau distillée de ses rameaux, pour éloigner de leurs cellules solitaires les pensées terrestres. Plusieurs ordres de moines portaient habituellement un couteau dont le manche était fait de l’agnus-castus, comme un moyen sûr de rendre leurs coeurs insensibles.

Ainsi ce joli arbuste a été de tout temps L'emblème de la froideur.

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