POUR ÉCRIRE UN BILLET OU COMPOSE?. UN SÉLAM
bandon, Anémone. Anémone fut une nymphe aimée de Zéphire ; Flore, jalouse, la de sa cour et la métamorphosa en une qui s’épanouit toujours avant le retour flte printemps.Zéphire aabandonné cette beauté malheureuse aux caresses du dur Borée, qui, ne pouvant s’en faire aimer, l’agite, l’entr’ouvre et la fane aussitôt.
Une Anémone, avec ces mots, brevis est usus, son règne est court, exprime à merveille le passage rapide de la beauté.
Absence, Absinthe. L’absence est le plus La Fontaine; l’Absinthe est la plus amère des plantes ; son nom vient du grec, il signifie sans douceur.
Accords, Alisier. Son bois sert à faire divers instruments de musique.
Activité, Thym, page 34.
Adresse, Ophrise-Araignée. On sait qu’Arachné fut une très-habile brodeuse, qui osa défier Minerve dans l'exercice de cet art. La deesse offensée métamorphosa cette imprudente en araignée. L'Ophrise-Araignée ressemble à l'insecte qui, sous une forme hideuse, n’a rien perdu de son adresse.
Agitation, Sainfoin oscillant. On a remarqué que la foliole terminale de cette plante est immobile, et- que les deux autres, beaucoup plus petites, sent, pendant le jour, dans une agitation
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continuelle. Ce mouvement est un des plus singuliers phénomènes de la botanique. Il a été observé pour la première fois au Bengale par milady Mouson.
t Aigreur, Épine-Vinette. Le fruit de l’Épine-Vinette est fort aigre; l’arbrisseau qui le porte est armé d'épines, et les fleurs ont une si grande irritabilité, qu’au plus léger attouchement toutes les étamines se replient autour du pistil. Ainsi cet arbrisseau porte tous les caractères des personnes dont le caractère est aigre et difficile.
Amabilité, Jasmin blanc , page 45.
Amertume, Douleur, Aloès, page 108.
Amitié, Lierre, page 78.
Amitié (Votre) m’est douce et agréable, Glycine , page 20. Amour, Myrte, page 21.
Amour caché, Clandestine. La Clandestine croît au pied des grands arbres dans les lieux frais et ombragés. Presque toujours elle cache ses jolies fleurs purpurines sous la mousse ou sous des feuilles sèches.
Amour conjugal, Tilleul, page 32.
Amour fraternel, Syringa. Un des Ptolémées, roi d’Égypte, se rendit recommandable par l’amour qu’il avait pour son frère; on consacra à sa mémoire une espèce de Syringa, et son surnom Philadelphus, c’est-à-dire aimant so)i frétée, a servi à désigner ce genre, dont nous cultivons deux espèces.
Amour maternel, Mousse, page 96.
Amour platonique, Acacia, page 52.
Amour humble et malheureux, Foulsapatte. Le Paria, dans la Chaumière indienne, offre à sa maîtresse une de ces fleurs qui, dans les Indes, servent à exprimer un amour tendre et malheureux.
mour vif et pur, Œillet, page 47.
Amour, Volupté, Rose mousseuse, page 40.
Amusement frivole, Ragucnaudier. Le fruit du Baguenaudier pressé entre les doigts, éclate avec bruit. Les oisifs disputent quelquefois aux petits enfants l’amusement frivole de produire cette explosion.
Ardeur, Gouet. Les spadix de ces plantes, dont on compte plus de cinquante espèces, acquièrent une si vive chaleur qu’il est impossible de les toucher avec la main. Ce fait surprenant a été vérifié par plusieurs naturalistes, entre autres par Bory de Saint- Vincent et par Hubert.
Arrière-pensée, Aster à grande fleur. L’Aster à grande fleur commence à s’épanouir quand toutes les autres fleurs deviennent rares. C est comme 1 arrière-pensée de Flore, qui sourit encore en nous quittant.
Artifice, Clématite. Les mendiants, pour exciter la commisération, se font avec la clématite des ulcères factices. Cet artifice infâme finit souvent par produire un mal véritable.
Arts (Les), Acanthes, page 22.
Asile, Secours, Genévrier, page 110.
Audace Mélèze. Les naturalistes regardent le Mélèze comme le géant de ’la végétation. Cet arbre se plaît sur les hautes fontaines où il croit à une élévation prodigieuse. Dans le Mélèzes sont souvent couverts d’un lichen qui '® vet com d’une épaisse fourrure Les bergers s amusent a met re le feu a ce singulier vêtement. Il s’embrase spontanément et edève jusqu au ciel une flamme légère qui, au meme instant, pétillé et s évaporé. On dirait que ces beaux arbres ont été disposes exprès pour ^cmner au désert l’étonnant spectacle des plus magnifiques feux d artifice.
Austérité, Chardon. En Écosse, l’ordre du Chardon °\ de * S ^ ir J‘ André est un collier d’or entrelace de fleurs de Chardon et de
Rue, avec cette devise :
Personne ne m'offense impunément.
assesse, Cuscute. La graine de la Cuscute germe dans la terre; mais, aussitôt que sa tige peut rencontrer celle d une autre plante, elle s’y accroche, son premier radicule se dessèche, alors elle vit entièrement aux dépens d’autrui. Semblable a un vil parasite, cette plante absorbe tous les sucs de son soutien et ne tarde pas a le faire périr.
Beauté, Rose, page 36.
Beauté capricieuse, Rose musquée. La
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érables ; l’année suivante elle ne fleurit pas.
Beauté durable, Giroflée des jardins, page 5L Beauté toujours nouvelle, Rose des Quatre-baisons. Le Rosier des Quatre-Saisons est en fleur toute l’année. Son odeur est délicieuse.
Bienfaisance, Guimauve, page 50.
fléaux, la famiue.
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Bienveillance, Jacinthe. On a fait de la Jacinthe l’emblème de la bienveillance, sans doute à cause de sa douce odeur et de son aspect agréable.
Billet écrit avec des fleurs, page 5.
Bonheur, Armoise, page 44.
Bonheur d’un instant, Êphémérine de Virginie. Les fleurs de l’Ephémérine ne durent qu’un instant, mais elles se succèdent depuis avril jusqu’à la fin d’octobre.
Bonne éducation, Cerisier. On croit ordinairement que le Cerisier, originaire de Cérasonte, ville du royaume de Pont., a été apporté à Rome par Lucullus; cependant des forêts ont toujours produit naturellement différentes espèces de Merisiers qui ne demandent qu'une bonne éducation pour changer leurs fruits secs et amers en ces baies charmantes qui font l’ornement de nos campagnes, celui de nos déserts, et surtout la joie du peuple et de nos petits enfants.
Bonne nouvelle, Rose de Gueldre, page 117.
Bonté, Don-Henri. Le peuple a donné le nom de son roi bienaimé à une plante bienfaisante, utile, qui croit à sa portée, et qui, en quelque sorte, lui appartient exclusivement. Le Bon-Henri ne se cultive point, mais il croit partout le long des murs et des buissons; c’est l’asperge et l’épinard du pauvre. Heureux mille fois le roi digne d’un si simple hommage !
Bonté parfaite, Fraises, page 33.
Brusquerie, Bourrache. Les feuilles de Bourrache sont piquantes, velues, ridées; mais toute la plante est salutaire; ses bienfaits font supporter et même oublier sa rude apparence, qui rappelle que souvent la brusquerie accompagne la bonté.
aime, Repos, Ményanthe, page 17.
Calomnie, Garance. La Garance teint en rouge. Quand les agneaux ont brouté cette plante, leurs dents paraissent comme souillées du sang de quelque victime. Souvent la méchanceté profite habilement d’une apparence trompeuse pour calomnier l’innocence elle-même.
Candeur, Violette blanche. La candeur précède la modestie, c’est une Violette encore revêtue de la couleur de l’innocence.
Chagrin, Peine, Souci, page 59.
Chaleur de sentiment, Menthe poivrée. Minthé fut surprise par roserpine dans les bras de son noir époux. La déesse, justement irntee, métamorphosa sa rivale en une plante qui semble renfermer dans sa double saveur le froid de la crainte et l’ardeur de
l’amour : cette plante, nous la cultivons sous le nom de Menthe poivrée, et nous lui devons les pastilles qui portent son nom.
Charmes trompeurs, üatura, page 63.
Chasteté, Fleurs d'oranger. Les nouvelles mariées portent un chapeau de fleurs d’oranger. Autrefois une fille déshonorée, le jour de ses noces, était privée de cet ornement; cet usage existe encore aux environs de Paris.
Cœur qui ignore l’amour, Bouton de rose Hanche. Avant que le souffle de l’amour eût animé le monde, toutes les roses étaient blanches et toutes les filles insensibles.
Consolation, Coquelicot. Le Coquelicot des champs renferme dans son sein empourpré un baume précieux qui calme la douleur et endort le chagrin. Les anciens, qui regardaient le sommeil comme le grand guérisseur, le grand consolateur du monde, lui avaient donné pour tout ornement une couronne de coquelicots.
Consolation, Perce-neige, page 108.
Confiance, Hépatique. Quand les jardiniers voient les jolies fleurs de 1 Hépatique, ils disent : La terre est en amour, on peut semer de confiance.
Constance, Pyramidale bleue. Les tiges de la Pyramidale s’élèvent souvent à plus de six pieds ; elles sont garnies du haut en bas de grandes et belles fleurs qui s’épanouissent en juillet et gardent jusqu’en octobre tout leur éclat. La belle couleur de ces délicieuses pyramides est celle de la constance.
Coquetterie, Belle-de-jour, page 73.
Coquetterie, Désir de plaire, Lauréole femelle ou Bois-Gentil, page 107.
Courage, Peuplier noir. Cet arbre est consacré à Hercule.
Critique, Momordique piquante. Son nom dérive du latin mordeo, je mords.
Croyance, Grenadille bleue. On trouve figurés, dans la fleur de la Grenadille, une couronne d’épines, le fouet, la colonne,l’éponge, lgs clous et les cinq plaies du Christ. C’est pourquoi on l’appelle aussi Passiflore, fleur de la Passion.
Cruauté, Ortie. La piqûre de l’Ortie cause une douleur semblable à celle de la brûlure. En examinant au microscope les feuilles de l’Ortie, on est surpris de les trouver chargées de poils fins, raides, articulés, pointus, qui sont autant de conduits d'une humeur âcre et mordante, renfermée dans une vessie qui est la base de chacun d eux. Ces poils et cette vessie sont en tout semblables aux dards que portent les abeilles. Dans l’insecte et dans la plante, c’est l’humeur âcre qui cause la douleur.
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éclaration d’amour, Tulipe, page 14.
Dédain, Œillet jaune. Comme les per sonnes dédaigneuses sont, pour la plupart, exigeantes et peu aimables, ainsi de tous les Œillets le jaune est le moins beau, le moins odorant et celui qui demande le plus de soins.
Défaut, Jusquiame. La Jusquiame est malfaisante, son aspect est repoussant.
Les Turcs s’enivrent avec ses sucs dangereux, mais ceux qui en usent sont regardés comme des débauchés.
Défense, Troène, page 29.
Déguisement, Stramoine commune. Autrefois, pendant le carnaval, le peuple se couvrait le visage des larges feuilles de la Stramoine commune.
Délicatesse, Bluet. Le beau bleu de cette fleur, qui ressemble à celui d'un ciel sans nuages, est l'emblème d’un sentiment tendre et délicat qui se nourrit d’espérance.
Désespoir, Souci et Cyprès. Le Cyprès est l’emblème de la mort ; le Souci est l'emblème du chagrin. La réunion de ces deux plantes exprime le désespoir.
Désir, Jonquille, La Jonquille, qui nous est venue de Constantinople. est, chez les Turcs, l’emblème du désir.
Deuil, Cyprès, page 84.
Difficulté, Épines noires. Quand on veut exprimer qu’une affaire est pleine de difficultés, on dit : C’est un fagot d’épines, on ne sait par quel bout le prendre.
Dignité, Girofle. Le Giroflier aromatique est originaire des îles Moluques; les peuples de ces îles portent les fleurs de Girofle, que nous appelons clous de Girofle, comme une marque de distinction. On dit d'un chef qu'il a deux, trois, quatre Girofles, comme nous disons d'un grand seigneur qu’il a plusieurs dignités.
Discrétion, Capillaire, page 79.
Docilité, Jonc des champs. On dit en proverbe : « Souple et docile comme un Jonc. »
Douleur, Citronelle. Dans le Holstein, les jeunes garçons portent aux funérailles une branche de Citronelle comme une marque de deuil. D ms l’Inde, le citron est consacré à la douleur; les femmes
3 ui-se brûlent à la mort de leur epoux marchent au bûcher avec es citrons dans leurs mains.
Douleur, Amertume, Aloès, page 108.
Douloureux souvenirs, Adonide, page 5i.
Doux souvenirs, Pervenche, page 13.
Durée, Cornouiller sauvage, page 90.
clat, Rose capucine. Le Rosier bicolore ou capucine est une variété de l’Eglantier jaune obtenu au Jardin du Roi. Rien n’est plus éclatant que ces fleurs jaunes doublées de mordoré ; on dit que la variété à fleurs doubles est du plus grand effet, je ne l’ai jamais vue.
Égoïsme, Narcisse, page 30.
Élégance, Acacia rose. L’art de la toilette n’a rien assorti de plus frais, de plus élégant que la parure de ce joli arbuste: ses attitudes penchées, son vert gai, ses belles grappes couleur de rose,
3 ui ressemblent à des flots de rubans, tout lui donne l’apparence 'une coquette en habit de bal.
Élévation, Sapin. Le Sapin se plaît dans les régions froides, il s’élève à des hauteurs prodigieuses.
Éloquence, Ni/mphæa lotus. Les Égyptiens avaient consacré au Soleil, dieu de l'éloquence, la fleur du Nymphæa lotus. Ces fleurs se ferment et se plongent dans l’eau au coucher du soleil; elles en sortent pour s’épanouir de nouveau, lorsque cet astre reparaît sur l’horizon. Cette fleur fait partie de la coiffure d’Osiris. Les dieux indiens sont souvent représentés au sein des eaux, assis sur une fleur de Lotus. C’est peut-être un emblème du monde sorti des eaux.
Enchantement, Verveine , page 49.
Enfantillage, Œillet mignardise. La délicatesse de ce joli œillet, l’abondance de ses fleurs, sa douce odeur, le peu de prix qu’on attache à ses perfections, son nom même, tout en lui semble destiné à l’enfance, qui s’en fait des parures et des jouets.
Enivrement (Je vous aime), Héliotrope , page 73.
Envie, Ronces à fruits noirs. La Ronce, comme l’envie, rampe et cherche à étouffer tout ce qui l’approche.
Ermitage, Polygala. Cette jolie plante, qui ne s’élève pas à plus d’un pied, conserve toujours ses feuilles, qui sont semblables à celles du Buis. Les ermites, qui habitaient autrefois des lieux élevés, en environnaient leurs demeures. Les anciens croyaient que cette plante était favorable aux troupeaux et quelle leur donnait beaucoup de lait. C’est ce qu’exprime son nom : poly, beaucoup : gala, lait.
Erreur, Ophrise mouche. La fleur de l’Ophrise ressemble si parfaitement à une mouche à miel, que souvent on y est trompé.
Espérance, Aubépine, page 18.
Espérance trompeuse, Genette. La fleur de la Genette, qu’on nomme aussi Porion, ou faux Narcisse, avorte très-souvent. Cette
È lante, originaire de nos prairies, est cultivée avec soin par les [ollandais, qui nous la renvoient sous les noms magnifiques de Phœnix , de grand Soleil d’Or. Après bien des soins, le cultivateur
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6 étonne de voir son espérance trompée, et de n’avoir fait naître qu’une Genette.
Esprit mélancolique, Géranium triste. Ce charmant Géranium, semblable aux esprits mélancoliques, fuit la lumière du jour; mais il enchante par ses délicieux parfums ceux qui le cultivent; sa parure est sombre et modeste; en tout il contraste avec le Géranium écarlate, emblème de la sottise.
Estime, Petite Sauge. On appelle vulgairement la petite Sauge Toute bonne , elle est estimée la plus salutaire des plantes aromatiques.
Étourderie, Amandier , page 12.
acilité, Valériane rouge , page 35.
Faiblesse, Adoxa musqué. Cette plante, vulgairement appelée Herbe du musc, a une odeur si douce et si légère qu'elle plaît même aux personnes qui ont pour ie musc une répugnance particulière.
Elle est commune dans nos bois; son nom générique, Adoxa , est formé du I*' grec, et signifie sans gloire et sans éclat.
Faites du bien, un Bouquet de roses ouvertes , page 40.
Fatuité, Grenade. On a représenté la fatuité sous les trait,i d’un ignorant qui veut forcer une taupe à admirer l’éclat d’un bouquet de grenades. Ces fleurs brillantes et inodores sont quelquefois aussi l’emblème de la sottise.
Fausses richesses, Soleil ou Tournesol, page 75.
Fausseté, Mancenillier. Le fruit du Mancenillier ressemble beaucoup aune pomme d’api. Cette apparence trompeuse, jointe à son odeur agréable, invite à le manger; mais sa chair spongieuse et mollasse contient un suc laiteux et perfide, qui d’abord paraît fade, mais devient bientôt si caustique, qu’il brûle à la fois les lèvres, le palais et la langue. Tous les voyageurs s’accordent à dire que le meilleur remède contre un poison aussi violent est l’eau de la mer, sur les bords de laquelle cet arbre croît toujours.
Fécondité, Pose trémière. Tout le monde connaît cette superbe plante originaire de la Chine, ou plutôt de la Syrie, d’où elle nous fut apportée au temps des croisades. Le grand nombre de ses fleurs l’a fait prendre pour l’emblème de la fécondité; les Chinois représentent la nature couronnée de ses fleurs, dont le nom signifiait chez les Grecs : Puissance et Vertu.
t Félicité, Centaurée, fleur du Grand Seigneur. Dans les sélams de l’Orient, cette jolie Centaurée, originaire de Turquie, signifie bonheur suprême.
Festin, Persil, page 89.
Feu, Fraxinelle. Lorsque la journée a été chaude et l’air trèssec, il s'exhale de la Fraxinelle un gaz inflammable, qui, condensé par la fraîcheur du soir, forme autour d’elle une atmosphère qui s’enflamme à l’approche d’une bougie, sans que la plante en soit endommagée.
Feu du cœur, une Pose blanche et une Rose rouge, page 40.
Fidèle au malheur, Giroflée des murailles, page 77.
Fidélité, Véronique. Il y a plus de cent espèces de Véroniques; toutes ont des fleurs et des fruits en cœur : leur nom grec peut se traduire par ces mots : Image fidèle.
Fiel, Fumeterre commune. On a donné à cette plante, qui a un goût très désagréable, le nom de Fiel de teire.
Fierté, Amaryllis. Nos jardiniers disent que les Amaryllis, dont on compte un grand nombre de variétés, sont des plantes Aères, parce que souvent elles refusent des fleurs à leurs soins empressés, et cela est bien dommage, surtout pour le lis de Guernesey, fleur charmante qui ressemble, pour le port et pour les dimensions, à la Tubéreuse pelle est d’un rouge cerise, et au soleil paraît parsemée de points d’or. Le nom de ces belles plantes vient du verbe grec amarusso, qui signifie je brille.
Fille chérie, Quinte feuille. Quand le temps est pluvieux, les feuilles de cette plante se rapprochent, se penchent sur la fleur, et forment une petite tente pour la mettre à l’abri. On croirait voir une tendre mère occupée du soin de préserver une fille chérie.
Finesse, Œillet de poète. L’Œillet de poète, si éclatant par ses belles touffes, est dans toutes ses parties d’une finesse et d’une délicatesse exquises.
Flamme, Jris-Flamhe ou Flamme. L’Iris germanique est une plante que les paysans allemands aiment à faire croître sur le sommet de leurs chaumières. Lorsque l’air agite ses belles fleurs, et que le soleil vient à dorer leurs pétales mêlés d’or, de pourpre et d’azur, on dirait que des flammes légères et parfumées glissent sur la crête de ces toits rustiques ; sans doute c’est cette apparence qui a fait donner à cette Iris le nom de Flambe ou Flamme.
Flatterie, Miroir de Vénus. Aussitôt que le soleil répand sur nos moissons sa lumière dorée, on voit briller au milieu d’elles le pourpre éclatant des fleurs étoilées d’une jolie Campanule, mais, si quelques^ nuages viennent à obscurcir les rayons de l’astre du jour, aussitôt les corolles de ces fleurs se reploient comme aux approches de la nuit. On conte qu’un jour Vénus laissa tomber sur la terre un de ses miroirs. Un berger rencontra ce bijou, et, aussitôt qu’il eût jeté les yeux sur cette glace, qui avait le don d’embellir, il oublia sa maîtresse, et n'eut plus d’autre soin que celui de se mirer sans cesse. L’Amour, qui craignait les suites d’une si folle erreur, cassa la glace et changea ses débris en cette jolie plante, qui en a retenu le nom de Miroir de Vénus.
Folie, Ancolie. Les jolies fleurs de l’Ancolie ressemblent aux hochets de la folie.
Force, Fenouil. Les gladiateurs mêlaient cette plante dans leur
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nourriture pour se donner des forces. Après les jeux de l’arène, on mettait sur la tète du vainqueur une couronne de Fenouil. Les Romains nommaient cette plante Anelh.
Franchise, Osier. On dit proverbialement d'un homme sincère qu’i/ est franc comme osier. C’est dans ce sens que Voiture a dit :
Le fier et brave Montausier,
Dont le cœur est franc comme osier.
Frivolité , Brise tremblante. Les Bergers appellent cette plante Amourette, peut-être à cause de son aspect agréable et varié;mais elle est pour eux l’emblème d'un sentiment léger et frivole, car un amant croirait faire injure à sa maîtresse s’il lui présentait un bouquet lié avec cette plante.
Froideur, Vivre sans aimer, Agnus-Castus, page 109.
Frugalité, Chicorée. Horace a chanté la frugalité de ses repas, composés de Mauve et de Chicorée.
alanterie, Bouquet. On ne peut rien offrir de plus galant qu’un bouquet; ce don, qui peut être très-magnifique, est cependant de peu de valeur; mais il est toujours la preuve d’une attention aimable et d’un soin délicat.
Gémissement, Peuplier-tremble. Ce bel arbre, qui, même par le temps le plus calme, imite le bruit des eaux, gémit au moindre vent.
Générosité, Oranger. L’Oranger est toujours couvert de fleurs, de fruits et de verdure; c’est un ami généreux qui, sans cesse, nous prodigue tous ses biens.
Génie, Platane. A Athènes, le Portique était environné de lonues avenues de superbes Platanes. Les Grecs rendaient à ces eaux arbres une sorte de culte. Ils les avaient consacrés aux bons génies et aux plaisirs de l’esprit.
Gentillesse, Rose pompon. La gentillesse, qui est la grâce de la première enfance, fait tout le charme de la Rose pompon.
Gloire, Laurier franc , page 106.
Grâces, Roses à cent feuilles. Quand les Grâces accompagnent Vénus et les Amours, elles sont couronnées de Myrte; quand elles suivent les Muses, on les représente coui’onnées de Roses à cent feuilles.
Grandeur, Frêne. Dans l’Edda, la cour des dieux se tient sous un frêne miraculeux, qui couvre de ses branches toute la surface du monde; le sommet de cet arbre touche aux cieux, ses racines aux enfers. De ses racines coulent deux fontaines : dans l’une, la sa-
DU LANGAGE DSS FLEu'RS.
gesse est cachée, dans l’autre on trouve la science des choses à venir.
Grosseur, Citrouille. Les fruits de la Citrouille sont souvent énoïmes et très-pesants. On dit d’une personne trop grasse quelle ressemble à une Citrouille; cette comparaison est toujours prise
en mauvaise part. ... , .. .
Guérison Baume de Judée. Ce baume exquis, si justement estime des anciens semble avoir été préparé par la nature pour adoucir nos maux aussi nous employons bien souvent le mot baume dans un sens moral et figuré pour exprimer ce qui tempere et adoucit nos chagrins. La vertu bienfaisante et la tendre amitié sont de véritables baumes qui guérissent les plaies du cœur, plus insupportables mille fois que les maux physiques.
Guerre Achillée mille-feuilles. Cette plante cicatrise toutes les plaies faites par le fer : on dit que le héros dont elle porte le nom e’en servit pour guérir les blessures de Telephe.
aine, Basilic. On représente quelquefois la pauvreté sous les traits d'une femme couverte de haillons, assise auprès d’une plante de Basilic. On dit communément que la haine a des yeux de Basilic, parce qu’on a donné ce nom à un animal fabuleux qui, selon les charlatans, tue d un seul regard. Cependant Basilic est un nom dérivé du grec, qui veut, dire royal, et qui indique l’excellence de la plante embaumée qui porte ce nom.
Hardiesse, Pin. Cet arbre dédaigne les paisibles vergers; il aime à baigner sa tète dans la rosée des nuages et à voir son feuillage sans cesse battu parles vents; et lorsqu’on l’a dépouillé de ses branches, il vogue sur les vagues agitées de l’Océan, pour y braver encore les tempêtes.
Heures, leurs attributs, page 118.
Honte, Pivoine. Le père Rapin dit dans son poème des Jardins, en parlant de la Pivoine : « Ce ne sont point les roses de la pudeur qui la colorent, c’est la rougeur que donne la honte, car cette plante renferme une nymphe coupable. »
Horreur, Serpentaire. Le Cactier Serpentaire jette de tous côtés ses tiges hérissées d’épines, qui ressemblent à des nœuds de serpents.
Hospitalité, Chêne, page 86.
Humilité, Liseron des champs. Plante qui rampe sur la terre ou qui s’élève à l'aide d’un appui. Le père Rapin apostrophe ainsi cette fleur : « Croissez, lis heureux! doux essai de la nature dans son enfance! chef-d’œuvre qui semblait annoncer de grands ouvrages! >»
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1 y a tout à gagner avec la bonne compagnie, un Rosier au milieu d’une touffe de gazon, page 41. '
Immortalité, Amarante. Le nom de cette fleur est composé de deux mots grecs qui signifient : qui ne se flétrit point. Voyez page 88. J
Impatience, Balsamine. Les capsules qui - renf erment les graines de cette plante offrent
• une loge à cinq divisions. Lorsque la matu¬
rité approche, chacune de ces divisions se roule sur elle-même au plus leger attouchement, et jette au loin ses semences, par un mouvement spontané. 1
Importunité, Bardane. La Bardane s’ dont il est fort difficile de l’extirper; graines, qui s’attachent aux vêtements tune.
empare des bons terrains, tout le monde connaît ses d’une manière si impor-
Inconstance, Enothere à grandes fleurs. Nous avons plusieurs fois retrouve et perdu cette belle plante, que l’on nomme vuRairement Onagre. Elle est originaire de Virginie. M. Mordant de°Launay la rendue aux jardins de Paris, où, malgré son inconstance on lui lait un accueil favorable. ’
Indépendance, Prunier sauvage. Le Prunier sauvage est le moins docile de nos arbres indigènes : il ne souffre pas la taille et ne veut pas être transplanté; c'est pourquoi on greffe le prunier domestique sur un abricotier.
Indifférence, Ibéride de Perse, Thlapsi vivace , page 1C4.
Indiscrétion, Roseau plumeux. Le roi Midas ayant préféré le chant du satyre Marsias à celui d’Apollon, ce dieu lui fit croitre des oreilles d âne. Le barbier du roi vit ces oreilles ; ne pouvant o- ar der le secret, il l’enterra au pied d'une touffe de roseaux plumeux. Ces roseaux, agités par le vent, murmuraient sans cesse : Le roi lîlidas a des oreilles d’âne.
Infidélité, Rose jaune. On sait que le jaune est la couleur des infidèles. La rose jaune semble aussi être leur fleur. L’eau la fatigue, le soleil la brûle. La contrainte peut seule amener à bien cette rose sans parfum, qui ne sait profiter ni des soins ni de la liberté. Quand on veut la voir dans son éclat, il faut pencher ses boutons vers la terre et les y retenir par force; alors elle fleurit.
Ingratitude. Renoncule scélérate. Cette plante est la plus malfaisante de toutes celles de nos prairies; la culture augmente encore ses mauvaises qualités. Elle fleurit en mai et juin.
Injustice, Houblon. Le Houblon est appelé par les naturalistes Loup de terre, parce que ses tiges sarmenteuses étouffent les arbres et les plantes qu’elles environnent, et que la prodigieuse végétation de toute la plante épuise promptement le terrain ou elle croît.