‹ Le langage des fleursChapitre 65 sur 95 · CAMÉLIA, CINÉRAIRE · texte numérisé non relu

CAMÉLIA, CINÉRAIRE

AUTOMNE

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Ta louange dans mes vers.

D’amarante couronnée.

N’aura sa fin terminée Qu’en celle de l’univers.

L amour 6t 1 amitié sg sont aussi parés d’amarante. Dans la Guirlande de Julie, on trouve ce quatrain :

Je suis la fleur d’amour qu’amarante on appelle, Et qui vient de Julie adorer les beaux yeux.

Roses, retirez-vous, j’ai le nom d’immortelle,

Il n appartient qu a moi de couronner les dieux.

Dans une idylle charmante, M. Constant Dubos a chanté cette fleur, dont l’aspect nous console des rigueurs de l’hiver. Après avoir regretté la fuite rapide des fleurs et du printemps, il dit :

Je t aperçois, belle et noble amarante I Tu viens m’offrir, pour charmer mes douleurs,

De ton velours la richesse éclatante;

Ainsi la main de l’amitié constante,

Quand tout nous fuit, vient essuyer nos pleurs.

Ton doux aspect de ma lyre plaintive A ranimé les accords languissants.

Dernier tribut de Flore fugitive,

Elle nous lègue, avec la fleur tardive,

Le souvenir de ses premiers présents.

La i eine Christine de Suède, qui voulut s’immortaliser en renonçant au trône pour cultiver les lettres et la philosophie, institua l’ordre des chevaliers de l’amarante. La décoration de cet ordre est une médaille d’or enrichie d’une fleur d’amarante en émail, avec ces mots : Dolce nella memoria [en sa douce mémoire).

Dans les jeux floraux, à Toulouse, le prix des plus

beaux chants lyriques est une amarante d’or. Clémence Isaure en avait fait l’emblème de l’immortalité.

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