BIENFAISANCE
Emblème de la bienfaisance, la guimauve est l’amie du pauvre. Elle croît naturellement le long du ruisseau qui le désaltère, et autour de la cabane qu’il habite 5 mais elle se prête à la culture, et on voit quelquefois ses tiges modestes se mêler aux fleurs de nos jardins. Elle n’a ni amertume ni rudesse 5 son aspect est agréable et doux; ses fleurs, d’un rose charmant, s’harmonient avec ses feuilles et ses tiges, qui, comme elles, sont recouvertes d’un duvet argenté et soyeux. Elle flatte également par sa douceur, et l’œil qui la regarde, et la main qui la touche. Ses fleurs, ses tiges, ses feuilles et sa racine, tout en elle est bienfaisant. On compose de ses différents sucs, des sirops, des pastilles, et des pâtes aussi excellentes au goût que favorables à la santé. Le voyageur égaré a quelquefois trouvé dans sa racine un aliment sain et substantiel. Il ne faut que [regarder à ses pieds, pour trouver dans toute la nature des preuves d’amour et de prévoyance. Mais cette tendre mère a souvent caché, dans les plantes comme dans les hommes, les plus grandes vertus sous la plus modeste apparence.
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