DES ATTRIBUTS DE CHAQUE HEURE DU JOUR CHEZ LES ANCIENS
La première heure, un bouquet de roses épanouies. La deuxième, un bouquet d’héliotrope.
La troisième, un bouquet de roses blanches.
La quatrième, un bouquet d’hyacinthe.
La cinquième, quelques citrons.
La sixième, un bouquet de lotus.
La septième, un bouquet de lupins.
La huitième, plusieurs oranges.
La neuvième, des feuilles d’olivier.
La dixième, des feuilles de peuplier.
La onzième, un bouquet de soucis.
La douzième, un bouquet de pensées et de violettes.
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DICTIONNAIRE
DU
Abandon, Anémone. Anémone fut une nymphe aimée de Zéphire; Flore, jalouse, la bannit de sa cour, et la métamorphosa en une fleur qui s’épanouit toujours avant le retour du printemps. Le Zéphire a abandonné cette beauté malheureuse aux caresses du dur Borée qui, ne pouvant s’en faire aimer, l’agite, l’entr’ouvre et la fane aussitôt.
Une Anémone, avec ces mots, brevis est usus (son règne est court), exprime à merveille le passage rapide de la beauté
Absence, Absinthe. L’absence est le plus grand des maux, a dit la Fontaine ; l’Absinthe est la plus amère des plantes; son nom vient du grec, il signifie sans douceur.
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Accords, Alisier. Son bois sert à faire divers instruments de musique.
Activité, Thym, page 52.
Adieux, Chrysanthème. Quand , vers la fin de novembre, nous trouvons dans nos plates-bandes flétries de belles fleurs de Chrysanthème, ce sont bien les adieux de la période florale. Aucune fleur, en ce sens, n’offre une expression plus vraie.
Adresse, Ophrise-Araignée. On sait qu’Arachné fut une très-habile brodeuse, qui osa défier Minerve dans 1 exercice de cet art. La déesse offensée métamorphosa cette imprudente en araignée. L’Ophrise Araignée ressemble à l’insecte qui, sous une forme hideuse, n’a rien perdu de son adresse.
Affection réciproque, Camellia. Au Japon, comme partout ailleurs, les témoignages d’affection subissent l’impérieuse loi de l’étiquette, et là. sans doute aussi, rarement ils 1 outrepassent. Le signe emblématique de ce sentiment est le Camellia; et depuis que la plante, grâce aux subterfuges de la culture, a fait acte de naturalité sur tous les points du globe, elle semble n avoir rien perdu de ses privilèges japonais, car c’est presque toujours sur elle que tombe la préférence pour les cadeaux affectueux.
Affection, Épomée bleue.
Agitation, Sainfoin oscillant. On a remarqué que la
foliole terminale de cette plante est immobile, et que les deux autres, beaucoup plus petites, sont, pendant le jour, dans une agitation continuelle. Ce mouvement est un des plus singuliers phénomènes de la botanique. Il a été observé pour la première fois au Bengale, par milady Mouson.
Aigreur, Epine-Vinette. Le fruit de I’Épine-Vinette est fort aigre 5 l’arbrisseau qui le porte est armé d’épines, et les fleurs ont une si grande irritabilité, qu’au plus léger attouchement, toutes les étamines se replient autour du pistil. Ainsi cet arbrisseau porte tous les caractères des personnes dont l’humeur est aigre et difficile.
Amabilité, Jasmin blanc, page 74.
Amertume, Douleur, Aloès, page 184.
Amitié, Lierre, page 128.
Amour, Myrte, page 26.
Amour caché, Clandestine. La Clandestine croît au pied des grands arbres, dans les lieux frais et ombragés. Presque toujours elle cache ses jolies fleurs purpurines sous la mousse ou sous des feuilles sèches.
Amour conjugal, Tilleul, page 47.
Amour fraternel, Seringat. Un des Ptolémées, roi d’Égypte, se rendit recommandable par l’amour qu’il avait pour son frère; on consacra à sa mémoire une espèce de Seringat, et son surnom Philadelphus,
c’est-à-dire aimant son frère, a servi à désigner ce genre, dont nous cultivons deux espèces.
Amour maternel, Mousse, page 161 .
Amour platonique, Acacia, page 85.
Amour humble et malheureux, Foulsapatte. Le Paria, dans la Chaumière indienne, offre à sa maîtresse une de ces fleurs, qui, dans les Indes, servent à exprimer un amour humble et malheureux.
Amour vif et pur, Œillet, page 77.
Amour, Volupté, Rose mousseuse, page 62.
Amusement frivole, Baguenaudier. Le fruit du Ba guenaudier, pressé entre les doigts, éclate avec bruit. Les oisifs disputent quelquefois aux petits enfants l’amusement frivole de produire cette explosion.
Ardeur, Genêt commun. Les spadix de ces plantes, dont on compte plus de cinquante espèces, acquièrent une si vive chaleur, qu’il est impossible de les toucher avec la main. Ce fait surprenant a été vérifié par plusieurs naturalistes, entre autres par Bory de Saint-Vincent et par Hubert.
Arrière-pensée , Aster à grande fleur. L’Aster à grande fleur commence à s’épanouir quand toutes les autres fleurs deviennent rares. C’est comme l’arrière-pensée de Flore, qui sourit encore en nous quittant.
Artifice, Clématite. Les mendiants, pour exciter la
fini
commisération, se font avec la Clématite des ulcères factices. Cet artifice infâme finit souvent par produire un mal véritable.
Arts (les), Acanthe, page 28.
Asile, Secours, Genévrier, page 187.
Attributs des Heures, page 203.
Audace, Mélèze. Les naturalistes regardent le Mélèze comme le géant de la végétation. Cet arbre croît sur les plus hautes montagnes, où il s’élève à une élévation prodigieuse. Hans le Nord, les Mélèzes sont souvent couverts d’un lichen qui les revêt comme d’une épaisse fourrure. Les bergers s’amusent à mettre le feu à ce singulier vêtement. Il s’embrase spontanément et élève jusqu’au ciel une flamme légère qui, au même instant, pétillé et s’évapore. On dirait que ces beaux arbres ont été disposés exprès pour donner au désert l’étonnant spectacle des plus magnifiques feux d’artifice.
Austérité, Chardon. En Écosse, l’ordre du Chardon, ou de Saint-André, est un collier d’or entrelacé de Heurs de Chardon et de Rue, avec cette devise :
Personne ne m’offense impunément.
Aversion, Œillet d’Inde.
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Bassesse, C'uscwfe.La graine de la Cuscute germe dans p 0 m
la terre, mais aussitôt que sa tige peut rencontrer celle d’une autre plante, elle s’y accroche, son premier radicule se dessèche, alors elle vit entièrement Je I’
aux dépens d’autrui. Semblable à un vil parasite, cette plante absorbe tous les sucs de son soutien, et \' tm
ne tarde pas à le faire périr. M ,]
Beauté, Rose, page 85. Billei
Beauté capricieuse, Rose musquée. La Rose musquée j M ,
manque de fraîcheur; ses fleurs moyennes seraient sans effet si elles ne croissaient en panicules de vingt |„„|
jusqu’à cent et plus. Elles plaisent d’ailleurs par leur flrl
odeur fine et musquéq. Du reste, toute la plante
semble pleine de caprices, elle languit tout à coup dans les expositions qui d’abord lui p usaient les j 0JJ
plus favorables. Une année elle se charge de bouquets ^
innombrables ; l’année suivante elle ne fleurit pas. w ,
Beauté durable, Giroflée des Jardins, p. 89. ^
Beauté toujours nouvelle, Rose des Quatre Saisons. re |
Le Rosier des Quatre Saisons est en fleur toute l’année, son odeur est délicieuse.
Bienfaisance, Guimauve, page 85.
Bienfaisance, Pomme de terre. La Pomme de terre appartient surtout aux malheureux. Cet aliment
échappe au monopole du commerce, car il ne dure qu’un an. Modeste comme la véritable charité, la Pomme de terre cache ses trésors ; elle en oblige les riches, elle en nourrit les pauvres. L’Amérique nous a fait ce doux présent, qui pour toujours a banni de l’Europe le plus affreux des fléaux, la famine.
Bienveillance, Jacinthe. On a fait de la Jacinthe l’emblème de la bienveillance, sans doute à cause de sa douce odeur et de son aspect agréable.
Billet écrit avec des fleurs, page 202.
Bon naturel, Bouillon blanc.
Bonheur, Rose rouge simple, page 66.
Bonheur d’un instant, Êphémérine de Virginie. Les fleurs de l’Êphémérine ne durent qu’un instant, mais elles se succèdent depu 1 ''- avril jusqu’à la fin d’octobre.
Bonne é ition, Cerisier. On croit ordinairement que le Cerisier, originaire de Cérasonte, ville du royaume de Pont, a été apporté à Rome par Lucullus ; cependant nos forêts ont toujours produit naturellement différentes espèces de Merisiers qui ne demandent qu’une bonne éducation pour changer leurs fruits secs et amers, en ces baies charmantes qui font l’ornement de nos campagnes, celui de nos déserts et surtout la joie du peuple et des petits enfants.
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Bonté, Bon-Henri. Le peuple a donné le nom de son roi bien-aimé à une plante bienfaisante, utile, qui croît à sa portée, et qui, en quelque sorte, lui appartient exclusivement. Le Bon-Henri ne se cultive point, mais il croît partout le long des murs et des buissons; c’est l’asperge et l’épinard du pauvre. Heureux mille fois le roi digne d’un si simple hommage !
Bonté parfaite, Fraises, page 49.
Brusquerie , Bourrache. Les feuilles de la Bourrache sont piquantes, velues, ridées ; mais toute la plante est salutaire; ses bienfaits font supporter et même oublier sa rude apparence, qui rappelle que souvent la brusquerie accompagne la bonté.
Calme, Repos, Ménianthe, page 20.
Calomnie, Garance. La Garance teint en rouge; quand les agneaux ont brouté cette plante, leurs dents paraissent comme souillées du sang de quelque victime. Souvent la méchanceté profite habilement d’une apparence trompeuse pour calomnier l’innocence elle-même.
Candeur, Violette blanche. La candeur précède la modestie, c est une Violette encore revêtue de la couleur de l’innocence.
Chagrin, Peine, Souci, page 94.
Chaleur de sentiment. Menthe poivrée. Minlhé fut surprise par Proserpine dans les bras de son noir époux. La déesse justement irritée métamorphosa sa rivale en une plante qui semble renfermer dans sa double saveur le froid de la crainte et l’ardeur de l’amour ; cette plante, nous la cultivons sous le nom de Menthe poivrée, et nous lui devons les pastilles qui portent son nom.
Charmes trompeurs, Datura, page 102.
Chasteté, Fleurs d’Oranger. Les nouvelles mariées portent un chapeau de fleurs d’oranger. Autrefois une fille déshonorée, le jour de ses noces, était privée de cet ornement; cet usage existe encore aux environs de Paris.
Coeur qui ignore l’amour, Bouton de Rose blanche. Avant que le souffle de l’amour eût animé le monde, toutes les roses étaient blanches, et toutes les filles insensibles.
Coloris, Origan.
Confiance, Hépatique. Quand les jardiniers voient les jolies fleurs de l’Hépatique, ils disent : La terre est en amour, on peut semer de confiance.
Consolation, Coquelicot. Le Coquelicot des champs renferme dans son sein empourpré un baume précieux, qui calme la douleur et endort le chagrin.
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Les anciens, qui regardaient le sommeil comme le grand guérisseur, le grand consolateur du monde, lui avaient donné pour tout ornement une couronne de coquelicots. àla
Consolation, Perce-Neige, page 183,
Constance, Pyramidale bleue. Les tiges de la Pyra- ake
midale s’élèvent souvent à plus de six pieds, elles sont garnies du haut en bas de grandes et belles fleurs qui s’épanouissent en juillet et gardent jusqu’en octobre tout leur éclat. La belle couleur de ces délicieuses pyramides est celle de la constance. Dta
Coquetterie, Belle-de-Jour, page 118. Dim
Coquetterie, Désir de plaire, Lauréate, Bois-gentil, page 182. «
Courage, Peuplier noir. Cet arbre était consacré à m<
Hercule. | e
Critique, Momordique piquante. Son nom dérive du Diu
latin mordeo (je mords). a
Croyance, Grenadille bleue. On trouve figurés, dans se
la fleur de la Grenadille, une couronne d’épines, le fouet, la colonne, l’éponge, les clous et les cinq üeh
plaies du Christ. C’est pourquoi on l’appelle aussi bit
Passiflore, fleur de la Passion. | £
Cruauté, Ortie. La piqûre de l’Ortie cause une douleur f (
semblable à celle de la brûlure. En examinant au u IL
microscope les feuilles de l’Ortie, on est surpris de ^
DU LANGAGE DES FLEURS. 2l ; >
les trouver chargées de poils fins, roides, articulés, pointus, qui sont autant de conduits d’une humeur âcre et mordante, renfermés dans une vessie qui est à la base de chacun d’eux. Ces poils, et cette vessie, sont en tout semblables aux dards que portent les abeilles. Dans l’insecte et dans la plante, c’est l’humeur âcre qui cause la douleur.
Déclaration d’amour, Tulipe , P a g e 17.
Dédain, Œillet jaune. Comme les personnes dédaigneuses sont pour la plupart exigeantes et peu aimables, ainsi de tous les OEillets le jaune est le moins beau, le moins odorant et celui qui demande le plus de soins.
Défaut, Jusquiame. La Jusquiame est malfaisante; son aspect est repoussant. Les Turcs s’enivrent avec ses sucs dangereux, mais ceux qui en usent sont re gardés comme des débauchés.
Défense, Troène, page 41.
Déguisement, Stramoine commune. Autrefois,pendant le carnaval, le peuple se couvrait le visage des larges feuilles de la Stramoine commune.
Délicatesse, Bluet. Le beau bleu de cette fleur, qui ressemble à celui d’un ciel sans nuages, est l’em-
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blême d’un sentiment tendre et délicat qui se nourrit d’espérance.
Désespoir, Souci et Cyprès. Le Cyprès est l’emblème de la mort; le Souci est l’emblème du chagrin. La réunion de ces deux plantes exprime le Désespoir. Désir, Jonquille. La Jonquille, qui nous est venue de Constantinople, est chez les Turcs l’emblème du Désir.
Désir de plaire, Bois-gentil, page 182.
Deuil, Cyprès, page 140.
Difficulté, Épines noires. Quand on veut exprimer qu’une affaire est pleine de difficultés, on dit : C’est un fagot d’épines, on ne sait par quel bout le prendre.
Dignité, Girofle. Le Giroflier aromatique est originaire des îles Moluques ; les peuples de ces îles portent les fleurs du Girofle, que nous appelons Clous de Girofle, comme une marque de distinction. On dit d’un chef qu’il a deux, trois, quatre Girofles, comme nous disons d’un grand seigneur qu’il a plusieurs décorations, ou plutôt qu’il est revêtu de plusieurs dignités.
Discrétion, Capillaire, page 130.
Docilité, Jonc des Champs. On dit en proverbe Souple et docile comme un Jonc.
Douceur, Mauve, page 83.
Douleur, Citronnelle. Dans le Holstein les jeunes garçons portent aux funérailles une branche de Citronnelle, comme une marque de deuil. Dans l’Inde le citron est consacré à la douleur ; les femmes qui se brûlent à la mort de leurs époux, marchent au bûcher, avec des citrons dans leurs mains.
Douleur, Amertume, Aloès, page 184.
Douloureux souvenirs, Adonide, page 84.
Doux souvenirs, Pervenche, page 15.
Durée, Cornouiller sauvage, page 149.
Eclat, Rose capucine. Le Rosier bicolore ou capucine, est une variété de l’églantier jaune, obtenu au Jardin du roi ; rien n’est plus éclatant que ses fleurs jaunes doublées de mordoré ; on dit que la variété à fleurs doubles est du plus grand effet, je ne l’ai jamais vue.
Égoïsme, Narcisse, page 44.
Élégance , Acacia rose. L’art de la toilette n’a rien assorti de plus frais, de plus élégant que la parure de ce joli arbuste; ses attitudes penchées, son vert gai, ses belles grappes couleur de rose, qui ressemblent à des flots de rubans, tout lui donne l’apparence d’une coquette en habit de bal.
Élévation, Sapin, Le Sapin se plaît dans les régions
dictionnaire
froides, il s’y élève à des hauteurs prodigieuses.
Éloquence, Nymphœa Lotus. Les Égyptiens avaient consacré au soleil, dieu de l’éloquence, la fleur du Nymphæa Lotus. Ces fleurs se ferment et se plongent dans l’eau au coucher du soleil; elles en sortent pour s’épanouir de nouveau, lorsque cet astre reparaît sur l’horizon. Cette fleur fait partie de la coiffure d’Osiris. Les dieux indiens sont souvent représentés au sein des eaux, assis sur une fleur de Lotus. C’est peut-être un emblème du monde sorti des eaux.
Enchantement, Verveine, page 80.
Enfantillage, Œillet Mignardise. La délicatesse de ce joli OEillet, l’abondance de ses fleurs, sa douce odeur, le peu de prix qu’on attache à ses perfections, son nom même, tout en lui semble destiné à l’enfance, qui s’en fait des parures et des jouets.
Enivrement, Je vous aime, Héliotrope, page 119.
Envie , Ronces à fruits noirs. La Ronce, comme l’envie, rampe et cherche à étouffer tout ce qui l’approche.
Ermitage , Polygala. Cette jolie plante qui ne s’élève pas à plus d’un pied, conserve toujours ses feuilles qui sont semblables à celles du buis. Les ermites qui habitaient autrefois les lieux élevés, en environnaient leurs demeures. Les anciens croyaient que cette plante était favorable aux troupeaux, et qu’elle leur
donnait beaucoup de lait. C’est ce qu’exprime son nom, poly, beaucoup, gala, lait.
Erreur, Ophryse mouche. La fleur de l’Ophryse ressemble si parfaitement à une mouche à miel, que souvent on y est trompé.
Espérance, Aubépine, page 21.
Espérance trompeuse, Genette. La fleur de la Genette, qu’on nomme aussi Porion ou faux Narcisse, avorte très-souvent. Cette plante, originaire de nos prairies, est cultivée avec soin par les Hollandais, qui nous la renvoient sous les noms magnifiques de Phœnix, de grand Soleil d’or. Après bien des soins, le cultivateur s’étonne de voir son espérance trompée, et de n’avoir fait naître qu’une Genette.
Esprit mélancolique, Géranium triste. Ce charmant Géranium, semblable aux esprits mélancoliques, fuit la lumière du jour ; mais il enchante ceux qui le cultivent, par ses délicieux parfums; sa parure est sombre et modeste ; en tout il contraste avec le Géranium écarlate, emblème de la sottise.
Estime, Petite Sauge. On appelle vulgairement la Petite Sauge Toute-bonne, elle est estimée la plus salutaire des plantes aromatiques.
Étourderie, Amandier, page lo.
niCTIONNAIRF.
Facilité, Valériane, rouge, page 53.
Faiblesse, Adoxa musqué. Cette plante, vulgairement appelée herbe du musc, a une odeur si douce et si légère, qu’elle plaît même aux personnes qui ont pour le musc une répugnance particulière. Elle est commune dans nos bois ; son nom générique Adoxa est formé du grec, et signifie sans gloire et sans éclat.
Fatuité, Grenade. On a représenté la fatuité sous les traits d’un ignorant qui veut forcer une taupe à admirer l’éclat d’un bouquet de Grenades. Ces fleurs brillantes et inodores sont quelquefois aussi l’emblème de la sottise.
Fausses richesses, Soleil ou Tournesol, page 123.
Fausseté, Mancenillier. Le fruit du Mancenillier ressemble beaucoup à une pomme d’api. Cette apparence trompeuse, jointe à son odeur agréable, invite à le manger ; mais sa chair spongieuse et mollasse contient un suc laiteux et perfide, qui d’abord paraît fade, mais devient bientôt si caustique, qu’il brûle à la fois les lèvres, le palais et la langue. Tous les voyageurs s’accordent à dire que le meilleur remède contre un poison aussi violent, est l’eau de la mer, sur les bords de laquelle cet arbre croît toujours.
Fécondité, Rose trémière. Tout le monde connaît cette superbe plante, originaire de la Chine, ou plutôt de la Syrie, d’où elle nous fut apportée au temps des croisades. Le grand nombre de ses fleurs l’a fait prendre pour l’emblème de la fécondité ; les Chinois représentent la nature couronnée de ses fleurs, dont le nom signifiait chez les Grecs, Puissance et Vertu.
Félicité, Centaurée, Fleur du Grand Seigneur. Dans les sélams de l’Orient, cette jolie Centaurée, originaire de Turquie, signifie bonheur suprême.
Festin, Persil, page 147.
Feu, Fraxinelle. Lorsque la journée a été chaude et pas humide, il s’exhale de la Fraxinelle un gaz inflammable, qui, condensé par la fraîcheur du soir, forme autour d’elle une atmosphère qui s enflamme à l’approche d’une bougie, sans que la plante en soit endommagée.
Feu du coeur, Une Rose blanche et une Rose rouge, page 64.
Fidèle au malheur, Giroflée des Murailles, page 126.
Fidélité conjugale, Tilleul , page 47.
Fidélité et amour, Lierre, page 128.
Fidélité, Véronique. Il y a plus de cent espèces de Véroniques, toutes ont des fleurs bleues et des fruits en cœur; leur nom grec peut se traduire par ces mots : Image fidèle.
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Fiel, Fumeterre commune. On a donné à cette plante, qui a un goût très-désagréable, le nom de Fiel de terre. P ar
Fierté, Amaryllis. Nos jardiniers disent que les Amaryllis, dont on compte un grand nombre de variétés, sont des plantes fières, parce que souvent elles refusent leurs fleurs à leurs soins empressés, et cela est bien dommage, surtout pour les Iis de Guernesey, fleur charmante qui ressemble, pour le port et pour les dimensions, à la tubéreuse ; elle est d’un rouge-cerise qui paraît au soleil parsemé de points d’or. Le nom de ces belles plantes vient du verbe grec amarysso, qui signifie je brille.
Fille chérie, Quinlefeuille. Quand le temps est pluvieux, les feuilles de cette plante se rapprochent, se penchent sur la fleur, et forment une petite tente pour la mettre à couvert. On croirait voir une tendre mère tout occupée du soin de préserver une fille chérie. mr,c
Finesse, Œillet de Poète. L’OEillet de Poète, si éclatant jée p
par ses belles touffes, est dans toutes ses parties d ’une rnut
finesse et d’une délicatesse exquise. !, ut j
Flamme, Iris-Flambe ou Flamme. L’Iris germanique llmia
est une plante rustique que les paysans allemands fuo. F
aiment à faire croître sur le sommet de leurs chau- ta |,
mières. Lorsque l’air agite ses belles fleurs, et que tprè
le soleil vient à dorer leurs pétales mêlés d’or, de pourpre et d’azur, on dirait que des flammes légères et parfumées glissent sur la crête de ces toits rustiques; sans doute c’est cette apparence qui a fait donner à cet Iris le nom de Flambe ou Flamme.
Flatterie, Miroir de Vénus. Aussitôt que le soleil répand sur nos moissons sa lumière dorée, on voit briller au milieu d’elles le pourpre éclatant des fleurs étoilées d’une jolie campanule ; mais si quelques nuages viennent à obscurcir les rayons de l’astre du jour, aussitôt les corolles de ces fleurs se reploient comme aux approches de la nuit. On conte qu’un jour Vénus laissa tomber sur la terre un de ses miroirs. Un berger rencontra ce bijou, et aussitôt qu’il eut jeté les yeux sur cette glace, qui avait le don d’embellir, il oublia sa maîtresse, et n’eut plus d’autre soin que celui de se mirer sans cesse. L’Amour, qui craignit les suites d’une si folle erreur, cassa la glace, et changea ses débris en cette jolie plante qui en a retenu le nom de Miroir de Vénus.
Folie, Ancolie. Les jolies fleurs de l’Ancolie ressemblent aux hochets de la Folie.
Force, Fenouil. Les gladiateurs mêlaient cette plante dans leur nourriture pour se donner des forces. Après les jeux de l’arène, on mettait sur la tête du
.ÆÊf
vainqueur une couronne de Fenouil. Les Romains nommaient cette plante Aneth.
Fraîcheur, Rose carminée, page 55.
Franchise, Osier. On dit proverbialement d’un homme sincère, quYJ est franc comme osier. C’est dans ce sens que Voltaire a dit :
Le fier et brave Montausier,
Dont le cœur est franc comme osier.
Frivolité, Brise-Tremblante. Les bergers appellent cette plante Amourette, peut-être à cause de son aspect agréable et varié ; mais elle est pour eux l’emblème d’un sentiment léger et frivole, car un amant croirait faire injure à sa maîtresse s’il lui présentait un bouquet d’Amourettes, ou seulement un bouquet lié avec cette plante.
Froideur, Vivre sans aimer, Agnus-Castus, page 18G.
Frugalité, Chicorée. Horace a chanté la frugalité de ses repas composés de Mauves et de Chicorée.
Galanterie, Bouquet. On ne peut rien offrir de plus galant qu’un Bouquet ; ce don, qui peut être trèsmagnifique, est cependant de peu de valeur ; mais il est toujours la preuve d’une attention aimable et d’un soin délicat.
Gémissement, Peuplier tremble. Ce bel arbre, qui, même par le temps le plus calme, imite le bruit des eaux, gémit au moindre vent.
Générosité, Oranger. L’Oranger est toujours couvert de fleurs, de fruits et de verdure ; c’est un ami généreux qui sans cesse nous prodigue tous ses biens.
Génie, Platane. A Athènes le Portique était environné de longues avenues de superbes Platanes. Les Grecs rendaient à ces beaux arbres une sorte de culte. Ils les avaient consacrés aux bons génies et aux plaisirs de l’esprit.
Gentillesse, Rose pompon. La gentillesse qui est la grâce de la première enfance, fait tout le charme de la Rose pompon.
Gloire, Laurier franc, page 178.
Grâces, Rose à cent feuilles. Quand les Grâces accompagnent Vénus et les Amours, elles sont couronnées de Myrte ; quand elles suivent les Muses, on les représente couronnées de Roses à cent feuilles.
Grandeur, Frêne. Dans l’Edda, la cour des dieux se tient sous un Frêne miraculeux, qui couvre de ses branches toute la surface du monde; le sommet de cet arbre touche aux cieux, ses racines aux enfers. De ses racines coulent deux fontaines : dans l’une, la sagesse est cachée, dans l’autre on trouve la science des choses à venir.
DICTIONNAIRE
Grosseur, Citrouille. Les fruits de la Citrouille sont souvent énormes et très-pesants. On dit d’une personne trop grasse qu’elle ressemble à une Citrouille ; cette comparaison est basse et toujours prise en mauvaise part. * p*- 1
Guérison, Baume de Judée. Ce Baume exquis, si justement estimé des anciens, semble avoir été préparé par la nature pour adoucir nos maux : aussi nous employons bien souvent le mot baume dans un sens moral et figuré pour exprimer ce qui tempère et adoucit nos chagrins. La vertu bienfaisante et la hitti
tendre amitié sont de véritables baumes qui guérissent les plaies du cœur, plus insupportables mille fois que les maux physiques. ittje
Guerre, Achillée mille-feuille. Cette plante cicatrise ferme
toutes les plaies faites par le fer, on dit que le héros dont elle porte le nom, s’en servit pour guérir les Mu c
blessures de Télèphe. Uni.
terni
” hoir
Haine, Basilic. On représente quelquefois la pauvreté sous les traits d’une femme couverte de haillons, assise auprès d’une plante de Basilic. On dit communément que la haine a des yeux de Basilic, parce cfccte
qu’on a donné ce nom à un animal fabuleux qui, selon les charlatans, tue d’un seul regard. Cepen-
dant Basilic est un nom dérivé du grec qui veut dire royal et qui indique l’excellence de la plante embaumée qui porte ce nom.
Hardiesse, Pin. Cet arbre dédaigne les paisibles vergers, il aime à baigner sa tête dans la rosée des nuages et à voir son feuillage sans cesse battu par les vents, et lorsqu’on l’a dépouillé de ses branches, il vogue sur les vagues agitées de l’Océan, pour y braver encore les tempêtes.
Honneur virginal, Rose simple, page 60.
Honte, Pivoine. Le père Rapin dit,dans son poëme des Jardins, en parlant de la Pivoine : « Ce ne sont point les roses de la pudeur qui la colorent, c’est la rougeur que donne la honte; car celte plante renferme une nymphe coupable. »
Horreur, Serpentaire. Le Cactier Serpentaire jette de tous côtés ses tiges hérissées d’épines qui ressemblent à des nœuds de serpents.
Hospitalité, Chêne, page 143.
Humilité, Liseron des Champs. Plante qui rampe sur la terre, ou qui s’élève à l’aide d’un appui. Le père Rapin apostrophe ainsi cette fleur : « Croissez, Iis heureux ! doux essai de la nature dans son enfance ! chef-d’œuvre qui semblait annoncer de grands ouvrages! »
DICTIONNAIRE
c’est
Il y a tout a gagner avec la bonne compagnie, Un bW**
Rosier au milieu d’une touffe de gazon, page 65.
Immortalité, Amarante. Le nom de cette fleur est luise*
composé de deux mots grecs, qui signifient : qui ne 1 **^
se flétrit point. Voyez page 145. Ion. 1
Impatience, Balsamine. Les capsules qui renferment les graines de cette plante, offrent une loge à cinq divisions. Lorsque la maturité approche, chacune phim
des divisions se roule sur elle-même au plus léger nie*
attouchement, et jette au loin ses semences, par un d’d*
mouvement spontané. Iihhi
Importunité, Bardane. La Bardane s’empare des bons terrains, dont il est fort difficile de l’extirper; tout être
le monde connaît ses graines, qui s’attachent aux «ot
vêtements d’une manière si importune. parf
Inconstance, Œnothère à grandes fleurs. Nous avons plusieurs fois retrouvé et perdu cette belle plante, que l’on nomme vulgairement Onagre. Elle est ori- Ufo
ginaire de Virginie. M. Mordant de Launay l’a ren- litui
due aux jardins de Paris, où, malgré son inconstance, |fa
on lui fait un accueil favorable. (g||i
Indépendance, Prunier sauvage. Le Prunier sauvage fa,
est le moins docile de nos arbres indigènes : il ne imn
souffre pas la taille, et ne veut pas être transplanté;
Dü LANGAGE DES FLEURS.
c’est pourquoi on greffe le prunier domestique sur abricotier.
Indifférence, Ibéride de Perse, Thlaspi vivace, page 175.
Indiscrétion, Roseau plumeux. Le roi Midas ayant préféré le chant du satyre Marsyas, à celui d’Apollon, ce dieu lui fit croître des oreilles d’âne ; le barbier du roi vit ces oreilles, et ne pouvant garder le secret, il l’enterra au pied d’une touffe de Roseaux plumeux. Ces roseaux, agités par le vent, murmuraient sans cesse : Le roi Midas a des oreilles d’âne.
Infidélité, Rose jaune. On sait que le jaune est la couleur des infidèles. La Rose jaune semble aussi être leur fleur. L’eau la fatigue, le soleil la brûle, la contrainte peut seule amener à bien cette rose sans parfum, qui ne sait profiter, ni des soins, ni de la liberté. Quand on veut la voir dans son éclat, il faut pencher ses boutons vers la terre et les y retenir par la force ; alors elle fleurit.
Ingratitude, Renoncule scélérate. Cette plante est la plus malfaisante de toutes celles de nos prairies ; la culture augmente encore ses mauvaises qualités. Elle fleurit en mai et juin.
Injustice, Houblon. Le Houblon est appelé par les naturalistes Loup de terre, parce que ses tiges sar-
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menteuses étouffent les arbres et les plantes qu’elles environnent, et que la prodigieuse végétation de toute la plante épuise promptement le terrain où elle croît.
Innocence, Petite Marguerite, page 191.
Inquiétude, Rose jaune, page 229.
Inutilité, Spirée ulmaire. On accuse la Spirée ulmaire, appelée aussi Reine des prés, d’être une belle inutile, parce que la médecine ne lui reconnaît aucune vertu, et que les animaux n’en font pas leur pâture. Mais n’est-ce donc rien d’être belle?
Ironie, Sardonie. Cette plante a quelque ressemblance avec le Persil; elle renferme un poison, dont l’effet est de contracter la bouche d’une manière si singulière, que le malade semble rire en expirant. On a appelé ce rire affreux, rire sardonique; c’est celui que l’on voit errer souvent sur les lèvres de la satire, et sur celles de la froide ironie.
Inspiration, Angélique. Cette belle plante, qui croît dans les contrées les plus reculées du Nord, sert de couronne aux poètes lapons, qui se croient inspirés par sa douce odeur.
Ivresse, Vigne. Anacharsis disait que la Vigne portait trois sortes de fruits : l’ivresse, la volupté et le repentir, et que celui qui est sobre en parlant, en mangeant et en s’amusant, a le caractère d’un parfait honnête homme.
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Jamais je n’importune, Une Feuille de Rose, page 59.
J’ai tout perdu, Scdbieuse.
Jalousie, Souci, page 94.
Je brûle, Raquette. Cette plante singulière, originaire de l’Amérique équatoriale, semble reverdir sous les rayons du plus ardent soleil. Ses feuilles, larges et épaisses, sont couvertes de faisceaux d’épines trèspiquantes qui semblent brûler la main qui les touche.
Je m’attache a vous, Ipomée écarlate, Jasmin rouge de U Inde. Comme les faibles liserons, l’Ipomée écarlate a besoin d’un appui pour soutenir ses tiges légères, qui, sans fatiguer leur soutien, les environnent de verdure et de fleurs.
Je meurs si on me néglige, Viorne, Laurier-Thym, page 177.
Je ne vous survivrai pas, Mûrier à fruit noir. Tout le monde a lu dans la Fontaine la touchante histoire de Pyrame et Thisbé. Pyrame, croyant que sa chère Thisbé avait été dévorée par une lionne en fureur, se tua de désespoir. Thisbé, éloignée par la crainte, revient et voit expirer son cher Pyrame ; elle ne peut survivre, et le même poignard réunit les deux amants.
Elle tombe, et, tombant, range ses vêtements;
Dernier trait de pudeur même aux derniers moments.
Les nymphes d’alentour lui donnèrent des larmes,
Et du sang des amants teignirent, par des charmes.
Le fruit d’un mûrier proche, et blanc jusqu’à ce jour, Eternel monument d’un si parfait amour.
Je partage vos sentiments, Petite Marguerite double. Il paraît qu’il y a bien longtemps que la culture a doublé la jolie Pâquerette de nos prés. Quand la maîtresse d’un ancien chevalier lui permettait de faire graver cette fleur sur ses armes, c’était un aveu public qu’elle partageait ses sentiments.
Je sens vos bienfaits, Lin. Le Lin nous environne tellement de ses bienfaits, qu’il est comme impossible de lever les yeux, sans les voir briller de toutes parts. Nous lui devons nos toiles, nos papiers et nos dentelles.
Je serai docile, Jonc des Champs.
Je surmonte tout, Gui commun, page 159.
Je suis digne de vous, Rose blanche, page 64.
Je vous aime, Héliotrope, page 119.
Jeu, Hyacinthe. Ce fut en jouant au palet, sur les bords du fleuve Amphryse, qu’Apollon tua le bel Hyacinthe. Ne pouvant le rappeler à la vie, le dieu le métamorphosa en la fleur qui porte son nom.
Jeune fille, Bouton de Rose. Une jeune fille est une Rose encore en bouton.
Jeunesse, Lilas blanc. Par la pureté et par le peu de durée de ses beaux thyrses, il est le symbole de la jeunesse, de ce bien rapide et charmant que tous les trésors du monde ne sauraient racheter.
Je vous déclare la guerre, Belvédère. Le Belvédère est l’Ansérine à balais; cette plante ressemble au cyprès pyramidal. Dans quelques contrées d’Italie, on en présente les tiges à ceux qu’on veut insulter.
Joie, Oxalide. L’Oxalide alléluia, vulgairement Painde-coucou, fleurit au temps de Pâques. Cette jolie plante chaque soir ferme et incline ses feuilles, referme ses corolles, et laisse pendre ses fleurs : elle semble céder au sommeil ; mais aux premiers feux du jour, on la dirait saisie de joie, car elle déploie ses feuilles, elle épanouit ses fleurs, et c’est pour cela sans doute que les gens de la campagne disent qu’elle loue le Seigneur.
J’y songerai, Marguerite des Prés. Au temps de la chevalerie, lorsqu’une dame ne voulait ni accepter, ni rejeter les vœux d’un requérant d amoureuse merci , elle ornait son front d’une couronne de blanches Marguerites : cela voulait dire, J’y songerai.
Légèreté , Pied-d’Alouette . La fleur du Pied-d’Alouette est une papilionacée jaune et brillante; elle doit son
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nom à la forme singulière de ses gousses, sur les-
quelles on distingue les articulations et les phalanges r
d’un pied d’oiseau.
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Liens, Un Lien de Paille, page 150.
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Liens damour, Chèvrefeuille, page 57. ^
Lustre, Bouton d'Or.
Luxe, Marronnier d’Inde, page 9.
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Majesté, Lis commun, page 86.
Maladie, Anémone des Prés. Dans quelques provinces on s’imagine que la fleur de l’Anémone des prés est si pernicieuse, qu’elle empoisonne le vent, et que ceux qui en respirent les émanations sont sujets aux plus affreuses maladies.
Méchanceté, Ortie, page 214.
Méfiance, Lavande-Aspic. On croyait autrefois que l’aspic, espèce de vipère très-dangereuse, se tenait habituellement sous la Lavande; c’est pourquoi on ne s’approchait de cette plante qu’avec méfiance.
Cependant les anciens en faisaient une grande con- [
sommation dans leurs bains, d’où lui est venu son nom du verbe latin lavare, dont nous avons fait Lavande.
Mélancolie, Saule de Bàbylone, page 7. ™l
Mélancolie, Tristesse, Feuilles mortes, page 155. ïoni
Mensonge, Buglose, page 50. Moei
Dü LANGAGE DES FLEURS.
Mérite caché, Coriandre. La Coriandre fraîche a une odeur insupportable, c’est ce qu’exprime son nom grec Koris, punaise ; cependant ses graines parfumées sont recherchées des confiseurs, fort estimées des médecins et même des cuisiniers qui en assaisonnent plusieurs ragoûts.
Mes beaux jours sont passés, Colchique } page loi.
Mes regrets vous suivent au tombeau, Asphodèle. On plantait anciennement l’Asphodèle auprès des tombeaux, et on croyait qu’au delà de l’Achéron les ombres se promenaient dans une vaste prairie d Asphodèles, en buvant les eaux du fleuve d’oubli.
Message, Iris. On compte plus de trente espèces d’iris, tant à bulbes qu’à racines ; leurs couleurs éclatantes et variées comme celles de l’arc-en-ciel, ont mérité à ces belles fleurs le nom de la messagère des dieux. On sait que la belle Iris n’était jamais porteuse que de bonnes nouvelles.
Misanthropie, Chardon à foulon. Les fleurs de la Coudère des bois sont hérissées de paillettes longues et piquantes ; toute la plante a un air sévère. Cependant elle est utile et belle; les drapiers l’emploient à peigner leurs étoffes, c’est ce qui lui a valu le nom vulgaire de Chardon à foulon.
Modestie, Violette, page 199.
Moeurs, Rue sauvage. On croit que le Moly, que Mer-
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cure donna à Ulysse, pour empêcher l’effet des breuvages de Circé, était une racine de Rue sauvage.
Musique, Roseaux. Pan, qui aimait la belle Syrinx, la poursuivit un jour sur les bords du fleuve Ladon en Arcadie 5 la nymphe implora le secours de ce fleuve, 5 *r»s.
qui la reçut dans ses ondes et la métamorphosa en pbnl<
Roseau. Pan coupa plusieurs tiges de ces roseaux «s p
de différentes grandeurs, et en fit, dit-on, la première flûte des bergers. Imcn
N abusez pas, Safran. Une légère infusion de Safran porte à la gaieté, mais ceux qui abusent de cette liqueur deviennent fous; il en est de même de son odeur : si on la respire légèrement elle ranime les esprits, si on en abuse elle tue. (
Naissance, Dictante de Crète. Quand Junon présidait ^ i,
à la naissance des enfants, sous le nom de Lucine, elle portait une couronne de Dictame; la bonne odeur de cet arbuste, et les vertus médicinales qui l’avaient rendu si célèbre chez les anciens, nous le tanc
font encore estimer; il est originaire de l’île de
Crète - Ouat
Naïveté, Argentine. C’est le Myosotis des jardiniers ; rien n’est plus doux et plus naïf que la blancheur Im
de cette jolie petite plante, on en fait des bordures
«l’un charmant effet et qui contrastent admirablement avec la verdure des gazons que souvent elles environnent.
Ne m’oubliez pas, Myosotis, page 111.
Noeuds, Lianes. Lianes, nom commun à toutes les plantes sarmenteuses des quatre parties du monde ; ces plantes effectivement enlacent de leurs nœuds tout ce qui les environne.
Noirceur, Bbénier. Pluton, dieu des enfers, était assis sur un trône d’ébène. On dit d’un méchant : Il a le cœur noir comme ébène. Ce proverbe vient sans doute de ce que l’aubier de l’Ébénier étant blanc, son feuillage doux et argenté, ses fleurs belles et éclatantes, cet arbre n’a vraiment que le cœur de noir.
Nuit, Convolvulus de Nuit. Il y a plusieurs espèces de beaux liserons qui ne sourient «jue la nuit ; ils sont originaires des pays chauds.
Obstacle, Bugrane, page 54.
On vous rendra justice, Tussilage odorant, page 136. Oracle, Pissenlit, page 105.
Orgueil, Ronce.
Ornement, Charme. Sous le nom de charmille, le Charme faisait autrefois le principal ornement de
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nos grands jardins; on l’employait à former de longs rideaux de verdure, des portiques, des obélisques, des pyramides, des colonnades. Le père Rapin, dans son poème des Jardins, fait un très-bel éloge de ce bel arbre. On peut encore voir à Versailles, comment le fameux le Nôtre savait le faire entrer dans ses belles et nobles compositions.
Oubli, Oublie. L’Oublie est la même plante que la grande Lunaire, qu’on appelle aussi Monnaie-du- Pape, Médaille-de-Judas, la Nacrée, la Satinée, etc. Cette plante doit ses noms variés, non à sa graine comme on le pense communément, mais à la cloison qui partage ses siliques plates, larges, orbiculaires comme la lune. Cette cloison, dégagée de ta»
ses valves, reste brillante et ressemble à des médailles ou à des Oublies. René, duc de Rar et de Lorraine, ayant été fait prisonnier à la bataille de Toulongeon, peignit de sa propre main une branche d’Oublie, et l’envoya à ses gens, pour leur reprocher leur peu de diligence à le délivrer. wi
mi
Paix, Olivier. La Paix, la Sagesse, la Concorde, la Douceur. la Clémence, la Joie et les Grâces se couronnent d’Olivier. La colombe envoyée par Noé rapporta dans l’arche une branche d’Olivier, comme le sym-
bole de la paix que le ciel venait d’accorder à la terre.
Paix, Réconciliation, Coudrier, page 194.
Patience, Patience. La médecine fait un fréquent usage de la racine de Patience, qui est fort amère. Le nom de la plante est homonyme, c’est dans ce sens que mademoiselle de Scudéry a dit : La Patience n’est pas la fleur des Français. Passerat a dit aussi, dans son Jardin d’amour :
On peut en ce jardin cueillir la Patience,
De la prendre en amour je n’ai pas la science.
Pauvreté, Clématite toujours verte.
Peine, Cüagrin, Souci , page 94.
Pensez a moi, Myosotis scorpioïdes, page 111.
Perfection, Anacarde.
Perfidie, Laurier-Amandier, page 133.
Persévérance, Chiendent.
Persuasion, Ketmie des Jardins.
Piège, Gouet gobe-mouches. Le Gouet gobe-mouches est un emblème bien naïf des pièges grossiers que le vice tend à l’imprudente jeunesse. Les mouches, attirées par la mauvaise odeur de cette plante, s’engagent dans ses fleurs et n’en peuvent plus sortir.
Plaisanterie, Mélisse citronnelle. Cette plante exhale une agréable odeur de citron ; son infusion calme les nerfs et porte à la gaieté.
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Plaisirs délicats, Gesse odorante, Pois de senteur.
Pleürs, Hèlénie. Les fleurs de l’Hélénie ressemblent à de petits soleils d’un beau jaune; elles fleurissent en automne avec les Asters; on dit qu’elles furent produites par les larmes d’Hélène.
Plutôt mourir que de perdre l’innocence, Rose blanche desséchée, page 55.
Poésie, Eglantier. L’Églantine est la fleur des poètes; dans les Jeux floraux elle est le prix d’une pièce qui doit célébrer les charmes de l’étude et ceux de l’éloquence.
Préférence, Fleur de Pommier.Une (leur charmante qui promet un bon et beau fruit peut être préférée même à la rose.
Préférence, Géranium rosé. On compte plus de cent espèces de Géraniums; il y en a de tristes, dedirillants, de parfumés, d’inodores. Celui à odeur de rose se distingue par la douceur de ses feuilles, sa douce odeur et la beauté de ses fleurs purpurines.
Précocité, Rose de Mai, page 55.
Premier regard d’amour, Nivéole printanière.
Première émotion d’amour, Lilas, page 11.
Première jeunesse, Primevère, page 24.
Présage, Souci pluviatile. Le Souci pluviatile s’ouvre constamment à sept heures, et reste ouvert jusqu’à quatre, si le temps doit être sec ; s’il ne s’ouvre
point, ou qu’il se ferme avant son heure, on peut être sûr qu’il pleuvra dans la journée.
Présomption, Mufle-de-Veau. Les fleurs du Mufle-de- Veau sont quelquefois d’un rouge si vif qu’on ne saurait les regarder fixement; on a avec raison transporté cette belle plante dans nos jardins. Mais quelquefois, semblable aux présomptueux, elle se rend si importune en se répandant d’elle-même, qu’on est obligé de l’en bannir.
Prétention, Salicaire. Cette belle plante, qui croît sur le bord des eaux, semble prendre plaisir à se mirer dans leur cristal. C’est pourquoi on la compare à une femme à prétentions, éprise de ses propres charmes.
Prévoyance, Houx, page 180.
Privation, Myrobolan. Le Myrobolan a le port du prunier, il produit un fruit qui a la couleur et l’apparence d’une très-belle cerise, mais qui ne contient qu’une eau fade et dégoûtante. Les oiseaux euxmêmes rebutent cette proie qu’on leur abandonne.
Profit. Chou. Autrefois à Rome les campagnes étaient couvertes de Choux ; ceux qui se livraient à cette culture en retiraient des profits immenses : c’est peutêtre de là que nous est venue cette façon proverbiale de nous exprimer quand nous disons qu un homme fait ses choux gras, pour faire entendre qu’il gère
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bien ses affaires et que tout tourne à son profit. | eur 5U
Promptitude. Giroflée de Mahon Aussitôt que l’on a confié la graine de cette plante à la terre, elle germe, la terr
et quarante jours après on a des massifs ou des bordures couvertes de fleurs. Mais comme ces fleurs passent vite, pour en jouir longtemps on doit en p|j Def
semer depuis le mois de mars jusqu’au mois d’août.
Rien n’est plus frais, plus varié que les jolies nuances
lilas, rose et blanc de ces fleurs, qui répandent une i ... stable
odeur agréable.
Propreté, Genêt. Il y a dans le genre des Genêts plusieurs espèces utiles. Quelques-unes sont employées en médecine, d’autres servent à faire des balais, d’autres fournissent des teintures, toutes croissent naturellement. Le Genêt d’Espagne est le seul cultivé pour la beauté et le parfum de ses fleurs.
Prospérité, Hêtre. Le Hêtre peut être regardé comme le rival du chêne par la beauté de son port et l’utilité de son bois,- il croît partout, et s’élève si promptement qu’on dit en proverbe qu’on le voit prospérer à vue d’œil. h* 11 *,
Prudence, Cormier, page 158.
Pudeur, Acacia pudique, Sensitive. La Sensitive (Mimosa pudica) semble fuir sous la main qui veut la toucher. A la moindre secousse ses folioles s’appliquent les unes sur les autres et se recouvrent par
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leur surface supérieure. Ensuite le pétiole commun s’abaisse et va, si la plante est basse, s’appliquer sur la terre. Un nuage qui passe devant le soleil suffit pour changer la situation des feuilles et l’aspect de la plante. Les anciens avaient observé ce phénomène. Pline en parle, mais ni Pline ni les modernes botanistes n’ont pu l’expliquer.
Puissance , Impériale. Les fleurs de l’Impériale ressemblent à des Tulipes renversées; elles sont disposées en couronne à un ou deux rangs sur le haut de la tige que termine un faisceau de feuilles d’un beau vert. Chacune des fleurs contient plusieurs gouttes d’eau qui restent attachées au fond de la corolle jusqu’à ce qu’elle soit fanée. Alors les pédicules des fleurs se relèvent pour mûrir leurs graines. Le jeu des six étamines est aussi fort curieux, toutes sont écartées du pistil; trois viennent d’abord offrir leur hommage, les trois autres viennent à leur tour lorsque celles-ci se sont retirées.
Pureté Épi de la Vierge, Ornithogale pyramidal. Rien n’est plus doux, plus pur, plus agréable que l’aspect de cette belle plante qui élève au mois de juin une longue grappe de fleurs étoilées, blanches comme du lait.
Pureté de sentiments, Œillet blanc, page 77.
Purification^ Rue.
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Raison , Galéga. La médecine fait usage des sucs de cette plante pour apaiser le transport de cerveau, et rappeler la raison qui s’égare.
Rareté, Mandragore. Les anciens attribuaient de grandes vertus à la Mandragore ; mais comme ils ne nous ont laissé aucune description juste de cette plante, nous ignorons à quelle espèce ils donnaient ce nom. Nos charlatans, habiles à profiter de toutes les erreurs, savent, par un artifice assez grossier, faire prendre la forme d’un petit homme à différentes racines, qu’ils montrent aux crédules en leur racontant que ces racines merveilleuses sont de véritables Mandragores, qui ne se trouvent que dans un petit canton de la Chine presque inaccessible. Ils ajoutent que ces Mandragores poussent des cris lamentables, lorsqu’on les arrache, et que celui qui les arrache meurt bientôt après. Pour se procurer cette racine, on doit la découvrir avec précaution, en bêchant la terre, passer alentour une corde attachée à un chien, qui porte seul alors la peine d’une action impie. On ferait un volume triste et curieux de toutes les idées bizarres, absurdes et superstitieuses qu’ont fait naître quelques anciennes erreurs sur les vertus supposées d une plante qui n’a peut-être jamais existé.
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Récompense de ea vertd , Une Couronne de Roses, page 60. Voyez aussi Couronnes, page 164.
Réconciliation , Noisetier.
Réconciliation, Paix, Coudrier, page 194.
Reconnaissance, Agrimoine, ou Religieuse des Champs. L’Agrimoine est cette jolie Campanule, dont les fleurs, du lilas le plus tendre, sont suspendues à la tige en forme de clochettes. Madame de Cliasteney dit dans son Calendrier de Flore : On soupçonne que le nom d’Agrimoine a été donné à cette plante par la ressemblance de ses calices dépouillés de fleurs, avec les petites clochettes des ermites. Pour moi, je pense que la reconnaissance a fait donner le nom de Religieuse des Champs à cette Campanule jolie, salutaire et bienfaisante, en l’honneur de quelque bonne, douce et complaisante hospitalière.
Refroidissement, Laitue. Vénus, après la mort d’Adonis, se coucha sur un lit de Laitues, afin d’éteindre le feu d’un inutile amour.
Refus, Œillet panaché, page 77.
Remords, Ronces.
Rendez-moi justice , Châtaignier. Les Châtaignes sont renfermées par deux, trois et quatre, dans un calice commun, qui devient une coque verte et hérissée de piquanls nombreux. Ceux qui ne connaissent pas
■..•’Afyv,
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cet arbre négligent ses fruits sur cette rude appa- de*
rence. tort
Rendez-vous, Mouron-Anagallis. Dioscoride nous ap- | a n
prend que l’espèce de Mouron la plus commune était 1^01
employée à faire sortir les fers de flèche qui étaient (étui
engagés dans les blessures, ce qui lui a fait donner le nom dérivé du grec anago (attirer).
Réserve, Erable. On a fait de l’Érable l’emblème de | 1CII ,
la réserve, parce que les fleurs tardent à s’ouvrir, et | |(rtl
tombent avec une extrême langueur.
Résistance , Tremelle-Nostoc. La Tremelle est une plante gélatineuse qui a beaucoup occupé les savants M j,
et qui, jusqu’ici, a échappé à leurs recherches. Elle ( jg f
est fort célèbre chez les alchimistes, qui s’en servaient pour préparer la pierre philosophale et la pa- ^
nacée universelle, comme d’une émanation des astres.
D’autres savants n’ont voulu voir dans cette gélatine, que la déjection des hérons qui ont mangé des grenouilles. D’autres y ont vu un véritable animal ; mais il semble que, pour échapper à toute recherche, cette plante se transforme en plusieurs plantes analogues, qui toutes se transforment les unes dans les autres. On la trouve dans les allées des jardins, dans les prairies. Je l’ai quelquefois vue, après des nuits fraîches et pluvieuses, couvrir entièrement le sol des bosquets des Tuileries j mais quelques heures
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de soleil la faisaient disparaître. Enfin on ne sait encore rien de positif sur la Tremelle, c’est un secret de la nature qui répond au tout est dit des ignorants.
Retour du bonheur, Muguet, page 40.
Rêverie, Osmonde. Malhiole attribue à cette jolie fougère, qui croît sur les rochers humides, la vertu d’inspirer des songes prophétiques.
Richesse, Blé, page 92.
Rigueurs, Camara piquant. Le Camara nous vient d’Amérique; on le voit en tout temps couvert de fleurs d’un blanc de neige et d’une odeur suave ; mais les épines courtes et courbées qui défendent sa tige et ses rameaux, font sentir leurs rigueurs à qui veut y porter la main.
Roideur, Thlaspi, page 175.
Rudesse, Grateron. L’âpre et rude Grateron, qui ne présente ni beauté, ni utilité, est sans cesse banni de nos champs, dans lesquels il revient sans cesse.
Rupture, Polémoine. Pline assure que plusieurs rois se sont disputé l’honneur d’avoir trouvé la Polémoine ; ce qui fit donner à cette plante le nom de Polémos, qui signifie guerre.
Rupture, Une Paille brisée, page 150.
Sagesse, Mûrier blanc. Les anciens ont appelé le Mûrier
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blanc le plus sage des arbres, parce qu’il larde longtemps à développer ses feuilles. On dit par opposition, fol Amandier, sage Mûrier, parce que l’Amandier est toujours le premier à fleurir. Une branche d’Amandier, unie à une branche de Mûrier, exprime que la sagesse doit tempérer l’activité.
Secours, Asile, Genévrier, page 187.
Secret, Capillaire, page 150.
Séparation, Jasmin de Virginie, page 105.
Sensations trompeuses, Gérarde.
Sensibilité, Sensitive.
Sensualité, Jasmin d'Espagne.
Silence, Rose blanche. Le dieu du Silence était représenté sous la forme d’un jeune homme demi-nu, tenant un doigt sur la bouche, et ayant une Rose blanche dans l’autre main; on dit que l’Amour lui avait donné cette Rose pour l’engager à lui être favorable. Les anciens sculptaient une Rose sur la porte de la salle des festins, pour prévenir les convives qu’ils ne devaient rien répéter de tout ce qui s’y disait.
Simplicité, Rose simple. La simplicité embellit la beauté même et sert de voile à la laideur. Clémence Isaure, qui institua les Jeux floraux, voulut que le prix de l’éloquence fût une Rose simple.
Sincérité, Fougère. La Fougère prête des sièges aux amants, et des verres aux buveurs, et tout le
monde sait que l’amour et le vin rendent sincère.
Solitude, Bruyère, page 42.
Sommeil du coeur, Pavot blanc. On exprime de la graine du Pavot blanc une huile sans saveur qu’on ordonne pour calmer les sens et provoquer au sommeil.
Sortilège, Circée. Comme l’indique son nom, cette plante est célèbre dans les évocations magiques. Sa fleur en épi est rose veinée de pourpre. On la trouve dans les lieux humides et ombragés ; elle aime surtout à croître sur les ruines, et sur les débris des tombeaux.
Sottise, Géranium écarlate, page 158.
Soupçon, Champignon. On connaît plusieurs espèces de Champignons qui sont des poisons mortels. Les Ostiaks, peuples de Sibérie, font avec trois Agaricus muscarius une préparation qui donne la mort en douze heures à l’homme le plus robuste. Plusieurs Champignons de nos climats sont tout aussi dangereux j il en est qui renferment une liqueur si âcre, qu’une seule goutte mise sur la langue y produit une escarre. Cependant les Russes, durant leurs longs carêmes, se nourrissent presque entièrement de Champignons, et nous-mêmes nous regardons ceux de couches comme un mets très-friand ; cependant ils doivent toujours inspirer des soupçons, et il faut,
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avant de s’en servir, les exposer à la chaleur de l’eau bouillante ; cette précaution leur enlève leur âcreté, et leur ôte tout parfum, s’ils ne sont pas d’une bonne espèce. B,r -
Souplesse, Roseau fleuri. ^
Souvenez-vous de moi, Myosotis, page 111.
Souvenirs douloureux, Adonide , page 84. mai»
Souvenir léger, Œillet musqué, page 77.
Soyez heureux, Baume. par:
Soyez mon appui, Taminier. Le Taminier, vulgairement Racine vierge, ou Sceau de Notre-Dame, se trouve par toute l’Europe; ses faibles tiges deman- * Iwn
dent un soutien, et font un effet charmant partout où In»,
elles s’appuient. indig
Soyons d’accord, Alizier. tue
Stoïcisme, Buis. Le Buis aime l’ombre ; il supporte, «oit
sans changer sa verdure, le froid et le chaud; il ftni|
n’exige aucun soin, et dure des siècles. dans
Sûreté, Sistrie. Le Sistrie ressemble aux pois chiches; on le cultive rarement. Aristote assure que cette plante préserve des esprits et des fantômes ceux qui la tiennent à la main. nien
Surprise, Truffe, Ce végétal singulier est un éternel linu
objet de surprise pour l’observateur ; il n’a ni tige, de «
ni racines, ni feuilles. La Truffe naît sous terre et y reste tout le temps de son existence. lum,
Sympathie, Toquet ou Stalice maritime. Le nom de cette plante vient du mot grec Slatikos, qui exprime tout ce qui a la propriété d’arrêter, d’unir, de retenir. Les fleurs de cette Statice sont petites, nombreuses, tournées vers le ciel, et forment des épis d’un joli bleu. On les cultive pour leurs agréments; mais la plante est naturelle aux lieux marécageux et surtout aux rivages de la mer, dont elle lie les sables par ses nombreuses racines.
Talent, Œillet blanc, page 77.
Temps, Peuplier blanc. Le Peuplier blanc est un arbre indigène qui élève, à plus de quatre-vingt-dix pieds, une tête superbe sur un tronc droit, couvert d’une écorce argentée. Les anciens l’avaient consacré au Temps, parce que les feuilles de ce bel arbre sont dans une agitation continuelle, et que brunes d’un côté, et blanches de l’autre, elles peignent l’alternative des jours et des nuits.
Tenez vos promesses, Prunier. Tous les ans, les Pruniers se couvrent d’une multitude de fleurs, mais si la main d’un habile jardinier ne retranche une partie de ce luxe inutile, ces arbres ne rapportent guère qu’une fois en trois ans.
Timidité, Belle-de-Nuit, page 142.
DICTIONNAIRE
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Trahison, Myrtile. OEnomaüs, père de la belle llippodamie, avait pour écuyer le jeune Myrtile, fils de Mercure. Fier de cet avantage, il exigeait que tous ceux qui prétendaient à la main de sa fille entrassent en lice avec lui et lui disputassent le prix de la course des chariots. Pélops, qui voulait obtenir Hippodamie, promit à Myrtile une grande récompense, s’il voulait ôter la clavette qui tenait les roues du char de son maître. Myrtile se laissa séduire, le char versa, et OEnomaüs fut tué ; mais en expirant il supplia Pélops de le venger, ce qu’il fit en jetant le traître écuyer à la mer. Les eaux ayant rapporté son corps sur le rivage. Mercure le changea en l’arbuste qui porte son nom ; cet arbuste ressemble à un petit Myrte. C’est l 'Airelle anguleuse. Elle croît aux bords de la mer, dans les lieux couverts et frais. A ses jolies Heurs eu grelots succèdent des baies d’un bleu foncé, d’une saveur piquante et agréable.
Tranquillité, Alysse des Rochers. Les anciens croyaient que l’Alyssc des Rochers, que nous appelons vulgairement Corbeille d’or, était propre à gué rir de la rage ; on s’en sert encore contre cette affreuse maladie.
Tristesse, If, page 189.
Tristesse, Mélancolie, Feuilles mortes, page 155.
Vitu
Union, Une Paille entière, page 150.
Utilité, Herbe, Gazon, page 3.
Variété, Reine Marguerite, page 113.
Vérité, Morelle douce-amère. Les anciens pensaient que la Vérité était mère de la Vertu, fille du Temps et reine du monde. Nous disons, nous, que cette divinité se cache au fond d’un puits, qu’elle mêle toujours quelque amertume à ses bienfaits, et nous lui donnons pour emblème une plante inutile, qui, comme elle, aime l’ombre et reverdit sans cesse. La Morelle douce-amère est, je crois, la seule plante de nos climats qui perde et reproduise ses feuilles deux fois dans la même année.
Vertu, Menthe.
Veuve, Scabieuse.
Vice, Ivraie, page 82.
Victoire, Palme.
Vie, Luzerne, page 39.
Vieillesse, Thuya.
Virginité, Fleur d’Oranger.
Vivacité, Joubarbe.
Vivre sans aimer, Agnus-Castus, page 186.
DICTIONNAIRE
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Volupté, Tubéreuse, page 115.
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Vos CHARMES SONT TRACES DANS MON COEUR, FuSClln. Le
Fusain, ainsi nommé parce que son bois sert à faire des fuseaux, sert aussi à préparer des crayons. Les sculpteurs l’estiment, les tourneurs le recherchent.
Si ce bois est précieux aux arts, l’arbuste qui le produit doit l’être aux cultivateurs. Les haies cju’ils en
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parent paraissent en automne chargées de fruits roses du plus joli effet.
Vos yeux me glacent, Fico'ide cristalline. Les feuilles de cette plante singulière sont couvertes de vésicules transparentes et pleines d’eau. Quand la plante est à l’ombre, on la dirait couverte de rosée; exposée au plus ardent soleil, elle paraît parsemée de cristaux glacés qui jettent un grand éclat, c’est ce qui la fait vulgairement appeler Glaciale.
Vos qualités surpassent vos CHARMES , Réséda, page 96. *1"
Votre présence me ranime, Romarin . L’eau de la Reine d’Hongrie est faite avec le Romarin ; cette eau ranime les esprits et dissipe les vertiges et les défaillances.
Vous êtes brillante d’attraits, Renoncule asiatique. C’est au commencement du printemps qu’on voit l’éblouissante Renoncule développer dans nos jardins ses fleurs variées, lustrées, éclatantes de