‹ Le Langage intʹerieur et les diverses formes de l'aphasieChapitre 65 sur 68 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

gneusement topographiées ; enfin éclairer les phénomènes morbides par l'élude des phénomènes normaux, c'est-à-dire rapprocher , pour les comparer ensemble, les enseignements de la clinique et ceux de la psychologie, tels sont, si je ne m'abuse, ces procédés, auxquels nous sommes redevables de tous les progrès accomplis.

Parmi les vérités nouvelles qute nous sommes ainsi arrivés à acquérir, il n'en est peut-être pas qui éclaire la pathologie du langage d'un jour plus vif que la notion des variétés physiologiques individuelles : le langage est, entre nos mains, un instrument compliqué que tous nous ne manions pas de la même manière; aussi n'aura-t-on recueilli une observation complète et véritablement significative qu'après avoir superposé, dans la mesure où la clinique le permet, la formule cérébrale normale de l'individu à sa formule pathologique.

C'est en se pénétrant de ces idées qu'on arrivera à parachever l'histoire des troubles du langage : à la façon dont cette histoire se dégage du chaos des notions confuses , on entrevoit qu'on n'est pas très éloigné de l'époque où on la verra se parfaire. Déjà beaucoup de questions, peut-être les capitales, sont résolues. Quant aux autres, nous ne pouvions espérer y répondre : nous nous sommes contenté de les poser.

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