‹ Le Langage intʹerieur et les diverses formes de l'aphasieChapitre 64 sur 68 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

En jetant un coup d'œil en arrière, on mesurera aisément l'étendue du chemin qu'a parcouru, depuis vingt ans , la question du langage et de ses altérations. On connaissait de longue date les caractères généraux qu'affectent les troubles de la parole articulée; Broca avait, d'autre part, démontré, par dtfs arguments sans réplique, la localisation de ces troubles à la troisième circonvolution frontale gauche. Mais à cela se bornaient les notions courantes, il y a quelques années à peine.

Aujourd'hui on est arrivé à décomposer la fonction du langage en quatre opérations constitutives , çt à montrer que chacune de ces opérations, susceptible d'être troublée isolément, réside dans un territoire distinct de Fécorce cérébrale. On a fait plus: après avoir débrouillé la symptomatologie , on est arrivé à l'interpréter, et à donner la clef de ses variations individuelles.

Si pareils résultats ont été acquis sur le terrain de la physiologie pathologique comme sur celui de la sé-« méiologie , ils l'ont été grâce à l'application d'une méthode rigoureuse dont il n'est pas oiseux de rappeler les procédés fondamentaux: choisir, pour l'étude , les cas simples de préférence aux cas complexes, de façon à constituer des types cliniques autour desquels doivent venir se grouper, par la force des choses , les formes frustes ou compliquées ; rapprocher les symptômes relatés pendant la vie, des lésions nécroscopiques soi-

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