LES ARTICLES
(80) L’initiale de l’article défini est une sifflante, qui oscille entre la sourde et la sonore, maisavec une pré” férence marquée et définitivement victorieuse pour celle-ci: toujours sé « le », 15 fois, plus une fois élidé
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dans 2alisé « l'élément » (cf. n° 42) \ ei une fois, et 21,
-3 fois, « la » ; cée, une fois, zée, 2 fois, et zé, une fois, « les ». On a déjà vu que la répartition des genres est exactement celle du français. La syntaxe de l’article partitif n'est pas moins calquée sur la construction très spéciale de cette langue : ét sûmé tensée (F1. 30) «de meilleurs moments »; et jusqu'à 4 at maszété F1. 27) « de la peine ». En présence de pareils faits, il est superflu de se demander où M'® Smith a pris son article : c’est une déformation quelconque et de pur caprice des monosyllabes français à ce affectés.
(31) L'article indéfini est beaucoup plus intéressant, parce qu'il a une forme bien mieux caractérisée ; il en a même deux. La première fois que Mie Smith l’a employé, elle a dit &vé (FI. 8) «d’un »: liaison où l’on ne peut savoir si ÇQun » est vé où ivé, puisque « de »
se dit # et pourrait être élidé. J’incline à croire qu'il
faut suivre la seconde alternative, et couper fivé, où «vé représenterait mg. együvé, « en un, ensemble », cas factitif du numéral mg. egy € un », entendu jadis par le sujet dans quelque phrase usuelle et retenu éomme tel sans aucun soupçon de sa valeur grammaticale. :
(L Quoi qu'il en soit, ce mot mort-né n’a paru qu'une Seule fois, et a été aussitôt remplacé par mus r un », 9 fois, auquel il faut joindre #misé « une », 8 fois. J'ai suivi bien des pistes pour retrouver la filiation de ce monosyllabe, qui ferait penser au grec pi Cune», s’ilnous était permis de supposer que M: Smith Sût un peu degrec. Aucune n'étant satisfaisante, j'in-
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dique en passant la moins invraisemblable. Une fois
créé le mot tivé, il a pu être coupé et compris ét vé
et la syllabe vé à évoqué l’idée de l’al. weh « mal »,
lequel à son tour a évoqué l’idée du préfixe al. miss,
si souvent traduit par « mal », par exemple dans des
juxtapositions telles que miss -handeln « mal-traiter ».
Le chemin paraît bien détourné; mais J'ai déjà dit” (n° 25, 4), et l’on verra par la suite, que la genèse
des mots par voie de calembour est un procédé familier à notre sujet et justifié par le flottement de toutes les« images dans le rêve ou même dans la rêverie,