‹ Le langage martien; étude analytique de la genèse d'une langue dans un cas de glossolalie somnambuliqueChapitre 4 sur 58 · VIT · texte numérisé non relu

VIT

J'y ai été encouragé surtout par l'accueil qu'il a fait à mes premiers essais d'interprétation, quand Je les lui ai communiqués à titre privé; Car Je ne m’aventurais passans hésitation sur un terrain si nouveau pour moi et pour tout le monde. Je ne saurais assez dire la franche cordialité, la confraternelle estime et la bonne grace que m'a témoignées dès l’abord l’éminent psychologue, soit qu’il me donnât à entendre que telle de mes analyses linguistiques confirmait une de ses thèses favorites sur la pensée et le rêve, soit qu'il me fournit, libéralement et sans compter, les informations de fait sur le cas de ME Smith. Quelques-unes de celles-ci ont trouvé place dans des notes complémentaires à la fin du volume. Quant aux conclusions qu’il a pu éventuellement tirer de mes mductions ou certaines ou hypothétiques, Je lui laisserai le soin de les formuler, et ainsi chacun de nous demeureradans son rôle.

Ce ne sont pas là les seules obligations que J'ai à M. Flournoy. Il a bien voulu, pour la commodité de mes lecteurs, m’autoriser à reproduire en tête de mon livre les 40 phrases martiennes consignées dansle sien, pp. 204-223. Les voici, dans leur ordre chronologique, avec la traduction donnée par le sujet, et les indications accessoires qui permettront d’en apprécier la valeur respective.

1. Métiche C. Médache C. Métaganiche S. Kin'tche. Monsieur C. Madame C. Mademoiselle S. Quatre.

(Vocal, 2 février 1896.)

2, Dodé né ei haudan té mess métiche Astané ké dé Ceci est la maison du grand homme Astané que tu mé véche.

AS -“ vü:

(Auditif, vers le 20 septembre 1896, traduit le 2 novembre.)

3. Modé iné, cé di cévouitche ni êvé ché kiné Line. Mère adorée, je te reconnais et suis ton petit Linet.

(Vocal, 8 novembre 1896, traduit même jour.) |

4, ZT modé. mété modé, modé iné, palette 1s ché | O mère, tendre mère, mèie bien-aimée, calme toutton « péliché, ché chiré né ci ten & oi.

souci, ton fils est près de toi. |

(Vocal, 29 novembre 1896, traduit même jour.) |

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