MENUES CONJONCTIONS
(36) 1« (( Et » s'est dit une fois se (FI. 12), qui est à peu près la métathèse du mg. es (n** 14). Partout ailleurs il se dit ni (17 fois) : on en peut rapprocher le fr. m, qui est un (( et » négatif, ou l'exclamation mg. ni « vois donc », ou enfin, à raison de l'homophonie en français, les formes du verbe (( être » (n° 37).
2^ La négation, calquée sur le fr. ne.,, pas, comporte deux mots : à « ne » répond ké ou kié, respectivement 5 et 3 fois; à « pas », ani, 3 fois. Phonétiquement, l'un rappelle l'ai, kein n aucun », et l'autre le fr. ne, le tout beaucoup trop vaguement pour qu'il y ait le moindre intérêt à s'y arrêter.
3** La combinaison de « et » et de la négation ressemble aussi peu que possible à l'un ou à l'autre : c'est un mot béjs « ni », qui au surplus n'apparaît qu'une seule fois. En vertu de la concordance / > b, conjecturée au n® 8, on en pourrait rapprocher, par voie de
calembour, le mg. féssek, qui précisément signifie « nid )).
4** L'exclamation ké « que », soit au sens de « comme » ou « combien », soit en tant qu'indice du subjonctif (en tout 5 fois), ne diffère pas plus qu'en français du pronom relatif.
5°/i « si [fait] », une fois, est l'aLya « oui » avec transposition vocalique à l'aigu.
6** C'est ici enfin, faute d'une meilleure place, qu'on rangera l'exclamation i « ô » (7 fois), qui est, comme l'a fait remarquer M. Flournoy, un bon exemple de la transposition à l'aigu que subit le vocalisme européen pour passer au vocalisme martien.
D'autres conjonctions plus importantes viendront à leur rang alphabétique.