‹ Le langage martien: étude analytique de la genèse d'une langue dans un cas de glossolalieChapitre 8 sur 45 · Mots isolés.) — 42, Vinia tl mis métiché napié · texte numérisé non relu

Mots isolés.) — 42, Vinia tl mis métiché napié

Nom de un homme mange.

Vinia ti mis crizi ruka té atimi ziné napié.

Nom de un oiseau emblème du bonheur bleu mange. Naké j/in noka. Vinia ti misse médaché tiziné y in Partir au repos. Nom de une dame demain au haza kobié, Vinia ti misse varuba métiché té

lever tape. Nom de une divinité homme du vinia ti ?nissé natra* ivre, Vinia ti misse médaché nom de un bâton sacré. Nom de une dame yin baza kobéniv. Niméké,

au lever tapera. Bienheureux.

(Traduction en martien, aussi inintelligible que le n" 33, d'une séquence ultra-martienne"'.)

1. Ce sont là, outre quelques mots isolés qu'on trouvera en leur lieu, les quarante textes qu'a publiés M. Flournoy et qui font l'objet de la présente étude. Ceux qui suivent sont inédits: je ne les ai pas compris dans mon examen, achevé avant qu'ils ne fussent recueillis; mais, pour être complet, je les transcris ici avec son autorisation. Il m'a également communiqué un petit vocabulaire et des hiéroglyphes ultra- martiens, fort curieux, mais étrangers à mon plaa, non moins que la langue uranienne, dont M"* Smith avait annoncé la prochaine apparition, mais qui, à ma connaissance, gît encore dans les limbes de son subconscient et ne parait pas devoir en sortir.

2. Mistir signifiant « une », c'est ici le premier et unique exemple d'un nom masculin en français qui soit féminin en martien.

3. Le même jour, M. Flournoy a obtenu la traduction des deux mots laissés en blanc au n" 19: mile pi ri « vite encore ». Voir aux additions finales.

43. Yizé tarvini kié machinerie rès umaté; hed kié Leur langage ne peut se écrire: ils ne

mévêzi ani téri nini tié forimi raka

ont pas comme nous des marques formant tié zôda ; napiri hed mézouti tié Jorimi

des mots : cependant ils possèdent des marques

nubée tédora toué mis liza dénâpi yizé rahri. curieuses exprimant dans un cas nécessaire leur pensée. Ce di yani umêzir ipêné peunêzé misé^ imazé ti Je te en ferai connaître quelques-unes, afin de

pastiné é ché vraïni, ni vati med kié ani di complaire à ton désir, et surtout pour ne pas te navazé mouda é tes attana, Evaï dicinée.

arrêter davantage à ce monde. Sois heureuse.

(Auditif, renseignements fournis par Ramié sur l'ultra-martîen : 23 avril 1900, traduit 27 mai.) »

44. (Hiéroglyphes ultra-martiens traduits en martien, et du martien en français.)

Il suflSt de jeter un coup d'œil sur ces derniers textes pour se convaincre que la langue martienne est en voie de se pervertir et même de se jargonner. Il était temps de la saisir, et elle était mûre pour l'examen. Quoi que M^^* Smith puisse désormais produire en ce genre, il est douteux que la psychologie et la linguistique en tirent d'autres renseignements utiles que ceux qu'on verra consignés ci-après, si toutefois je n'ai failli moi-même à tirer de l'admirable documentation de M. Flournoy toutes les conclusions qu'elle comporte et autorise.

Sceaux (Seine), le 3 mars 1901.

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