GLUCK
Gluck (1714-1787), que Lombroso range encore parmi les aliénés, n’a jamais en rien justifié cette assertion. Il était orgueilleux, avide d'argent, se livrait volontiers à des trafics peu scrupuleux ; mais nous avons vainement cherché dans sa vie et dans son œuvre le moindre fait qui pût justifier les affirmations de Lombroso. « En dehors du vin, dit cet auteur, Gluck aimait aussi l’eau-de-vie, et un jour il en but tant qu'il en mourut. »
En remontant aux sources, voici ce que l’on apprend. Gluck avait présenté déjà à deux reprises, en 1779 et en 1784, un ictus suivi d'hémiplégie gauche. « Trois ans après, dit Regnard, le 15 novembre 1787, comme il hébergeait deux amis venus de Paris, on servait après le déjeuner le café et les liqueurs. Mme Gluck s'étant absentée un moment, les convives le pressèrent de prendre un petit verre de liqueur. Gluck, auquel on avait défendu l'usage de l'alcool, finit par en avaler un, en priant ses hôtes de n'en rien dire à sa femme. Environ une demi-heure après, une troisième attaque d’apoplexie se déclara et détermina la mort. » Voilà à quoi se borne l'alcoolisme de Gluck.