‹ Le Lansquenet, comédie-vaudeville en 1 acteChapitre 10 sur 28 · ENSEMBLE · texte numérisé non relu

ENSEMBLE

Tu te dois au bal,

Ou m doit au bal, etc.

SCÉNK VIII.

Us Mêmes. M. et M"’ PARFAIT, BILLAN- COURT, plusieurs invités.

(On commence A entendre la musique dans les salons. )

PARFAIT

Il est à peine unie heures,

M** PARFAIT

Je vous répète que je veux m’eu plier.

Adèle, bas.

Ab! mon Dieu! ma tapie n'aura pas trouvé de plare au jeu.

PARFAIT

Mats, perpcilfiî-moi...

M** PARFAIT

Rien. Je suis soutirante... d'ailleurs, ce bal est d’un triste... *

PARFAIT

Triste parce qu’on y danse ? que l’on n’y joue pas assez?

M** PARPAIT.

Tout le monde s’en plaint. Monsieur.

PARFAIT

Pas moi! C’est une chose révoltante : dans les calés, dans les restaurans, dans les salons... partout le lansquenet, partout le jeu.

BILLANCOURT, entrant avec des laquais.

Le jeu ?.. passion funeste... la i.lus dangereuse de toutes... (Aux laquais.) Placez des tables ici... et dans la pièce à côté.

CÊSARIM.

Maman avait défendu...

LÉON

Je vais la prévenir et tâcher de rejoindre M. Michel.

BILLANCOURT, aux invités.

C’était nn onbli.

(Après que les tables sont platées S droite et A gauche, les Invités se placcntautour. et deux partie 9 s’organisent. La plus grande table A droite est celle où se place M“* Parfait.)

PARFAIT, A sa femme.

Vous savez ? je suis à vos ordres.

M“* PARFAIT, allant s’asseoir A une table.

Oui... certainement... je sais.

PARPAtT.

Vous êtes souffrante.

M** PABFAIT.

Cela va mieux.

adèle, avec joie.

J’en étais bien sûre.

PARFAIT, ImpaUenté.

Je ne comprends pas que l’on risque ieuicnjeitt un louis sur une carte.

M** PARFAIT

Vous risuuez bien des billets de mille francs sur de simples promesses d'actions rie chemin de fer.

PARFAIT

Si l’on peut comparer des opérations nationales arec,,,

BILLANCOURT

Eh I eh ! il y a bien quelque analogie I

Ai» : Je n’»i pas vu ce» li««qqi>U 4 * liuttr,

Tous ces coupons, le fait est positif,

Ces Acdous qu'A la bourse on dévore.

Rappellent un Jeu plus naïf,

Petit bonhomme vit encore.

L’action court de boursiers en boursiers,

Tant que du feu l’ardeur n’est point calmée; Mais s’il a’éuint, gare aux derniers.

Qui dans leurs malus garderont ces paplrrs; Ils n’auront plut que la fumée.

Les doigts brûlés, et la fumée !

ADÈLE, A c tsarine.

Dis-moi : est-il ici, ce soir?

Qui donc ?

ADÈLE

Ce jeune homme dont lu m’as parlé... que tu as rencontré au bal.

CÈSARINE.

Chût! pas si haut !

ADÈLE

Tu me le montreras?

BILLANCOURT

L’orchestre, messieurs. (On entend une ritournelle.)

adèle, avec joie.

Une polka !

BILLANCOURT, allant prendre la main d’Adèle.

Mademoiselle... (Adèle parait surprise et rit.) Oui avec moi... Je veux essayer de la polka?

CÉSARINE, A un monsieur qui vient A elle.

Avec plaisir.

parfait, arrêtant Billancourt.

Mon cher ami, je vous en prie, faites plutôt danser ma femme.

BILLANCOURT

Elle est occupée.

Pas encore.

ADÈLE

Pardon... ma tante cause... arec le général.

BILLANCOURT

Je suis sûr qu’elle lui raconte mon histoire... (Aux personne* qui sont A la table de M“' Parfait , et qui rient.) N’est-cc pas que c’est joli ? Eti ! eh ! eh !

ADÈLE

Mais nous n’arriverons pas à temps.

BILLANCOURT

Voilà. C’est ravissant... Eh! eb! en place!

(Au moment ou 11 sort avec Adèle qui l’entraîne, il est heurte par deux Individus qui entrent en polkant et chantant. L’orchestre exécute une polka.)

U Polka,

Qu'on nous Inculqua;

Est la merveille....

BILLANCOURT

Oh ! , .

(Il disparate)

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