‹ Le LaosChapitre 29 sur 34 · IX. — DE BASSAG A BANGKOK PAR OUBÔNE ET KORAT · texte numérisé non relu

IX. — DE BASSAG A BANGKOK PAR OUBÔNE ET KORAT

l“Vapeur de Bangkok à Pékin.

2“ Charrettes de Pékin à Oubône.

3' Pirogues d Oubône à Bassac.

DE BASSAG A SAÏGON

Pirogues et va- i ^ ^,^20

peurs. J

Ce tableau fait ressortir la différence énorme qui existe entre les prix de transport vers le Siam ou vers l’Annam, le Tonkin et la Cochinchine. Encore n’avons-nous point fait entrer en ligne de compte les diverses taxes locales intérieures que les transitaires ont à payer sur les routes du Siam, ni énuméré les ennuis qu’ils ont à subir et les vols qu’ils ont à redouter.

Nous l’avons déjà dit, si ces routes continuent à avoir la faveur des commerçants, c’est qu’elles aboutissent en des endroits, sur des marchés où ils sont certains non seulement d’écouler leurs produits, mais encore

de trouver^ à bas prix, toutes les marchandises, de quelque provenance qu'elles soient, nécessaires aux habitants du Laos.

Si nos marchés de Gochinchine, du Cambodge, de l’Annam ou du Tonkiu étaient approvisionnés d’une manière analogue et offraient aux commerçants du Laos les mêmes avantages de prix réduits ; si des comptoirs-factoreries étaient installés sur le Mékong, à Stung-Treng, Bassac, Lakhône, Hin-Boun, Vien-Tiane, Pak-Lay, Luang-Prabang, les routes conduisant au Siam seraient rapidement abandonnées pour les nôtres. En effet, tous les commerçants savent que, maintenant, la sécurité règne au Laos. On n’y paye qu’une fois ce qui est dù; les parcours sont plus brefs et les prix de transport inférieurs à ceux exigés du Mékong au Siam, puisque les Messageries fluviales ont diminué de près de moitié leurs tarifs.

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