‹ Le laquais d'Arthur comédie en un acte, en proseChapitre 6 sur 14 · I.E LAQUAIS D'ARTHUR · texte numérisé non relu

I.E LAQUAIS D'ARTHUR

Henri, embarrassé.

Vui ! quelle folie!.. (.4 /*urf.) Loi confidences ne rentrent pas dans ic marché.

ARTHUR

Alors, silence, Labrie cl fermez la rendre !

IIEMll.

Oui, je lu fermerai... (Il va jusqu'à la fenêtre et la pousse violemment; elle ne se ferme pas . — Il ret ient sur le devant et continue avec exaltation.) Et souviens-loi que tu as en moi jusqu’à minuit le plus implacable, le plus funeste et le plus inlidèle des domestiques.

A ton aise 1

llFNlu, s'animant.

JTaurai tous les vices de mon état, et de plus je te dirai tes vérités! Tiens, je commence : Tu vis avec des amis qui ne t'aiment guère, tu colportes des bons mots qui ne sont pas de toi . lu es toujours à cheval parce que tes jambes ne peuvent plus te soutenir, tu as des cheveux juste ce qu'il faut pour ne ras être chauve entièrement, et ils sont teints ; tu veux singer Lauztm, et tu envoies à de vieilles dames des bouquets do faux camélias rajustés avec des épingles.

ARTHUR

Plus basl

HENRI

Puis, tu t'appelles Arthur I un nom d'élixir ou de pommade Ça n'est pas un nom d’homme, c’est un nom d'emploi. Entin...

Te tairas-tu?

Ar.iium, furieur, et l'interrompant.

HENRI

Ah I Don Juan, tu veux un Sganarelle, écoute encore...

. ART II ut.

Plus un mot! On vient.

sciure iv.

Les Mêmes, MADAME DE SANCY.

MADAME DE SANCY, à part.

Quelqu’un chez moi I... Monsieur de Fougères !

ARTHUR

Permeltn-moi. madame, de vous demander l’hospitalité pour quelques heures.

MADAME DE SANCY, à part.

Un fat] mais il arrive à propos pour me tenir compagnie.

ARTHUR

L’orage nous a surpris, moi et mon domestique. Avance ici, maraud, et montre à madame ma nouvelle livrée.

MADAME DE SANCY

Quel étrange costume I

ARtUUR.

C’est uuo ancienne mode que nous autres gentlemen nous voulons faire revivre, {Mouvement d'impatience de Henri. — bas à Henri.) Tais-toi, bélitro !

MADAME DE SANCY

Mais qui donc vous a ouvert lu grille ?

ARTHUR

La foudre , madame...

MADAME DE SANCY, riant.

Je ne me connaissais pas ce portier.

Oui, la foudre qui, en brUanl une palissade, a rejoint mou petit bois avec votre parc... Nos uibres ont l’air de s'enlc -.c, madame.

MADAME DF. SANCY

Soyez le bien-venu! cet orage m'avait fait une peur...,

ARTHUR

Si ma présence peut calnmr cet effroi, jo bénis le hasard, c« grand capricieux, qui a eu de l’esprit, par extraordinaire. iienri, à part.

Comme tous les hasards qu'on se donne la p ioo de faire soimême. .

MADAME DE SANCY

Je vais bien mal vous recevoir... Nanelte est déjà couchée. Pourtant, aidée par ce garçon, j3 puis vous offrir a souper.

HENRY, u part.

Il ne manquait plus que cela !

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