M AD
madrigalet [gha-lë] n- m. Petit et surtout I mauvais madrigal.
madrigalier [gha-li-é\ n. m. Auteur de madrigaux : de La Sablière était surnommé le plus grand madrigalier de France.
madrigaliqueadj.Quiappartientau madrigal.
madrigaliser [zé] v. a. Mettre un madrigal. Débiter des madrigaux, des galanteries à : madrigaliser les femmes.
madrigaliste [gha-lis-te] n. m. Faiseur de madrigaux.
Madrilène, originaire ou habitant de Madrid : les Madrilènes. Adjectiv- : population madrilène.
Madrolle (Antoine), publiciste français, né à Chanceaux, m. à Paris (1791-1861); un des défenseurs du parti ultra-royaliste et ultramontain.
madrure n. f. (de madré). Tache sur la peau, sur les plumes d'un animal, sur le bois.
Madvig (Jean-Nicolasi, philologue danois, né à Swaneke (Bernholm), m. à Copenhague (1804-1880) ; auteur de célèbres Grammaires grecque et latine, d'une édition de Tite-Live, etc.
MœhriSCh-NeUStadt, v. d'Austro-Hongrie (Moravie), suri'Oskawa; 16.000 h. Sucrerie, soieries.
Maël (Charles Causse, dit Pierre), romancier français, né à Lorient en 1862, auteur de romans sur la vie maritime : Pilleurs d'épaves. Mer bleue, etc.
Mœlar, lac de la Suède centrale, long de 103 kil. sur 40 à 50 de large et contenant de nombreuses îles.
Maël-CarhaiX [rèks], ch.-l. de c. (Côtes-du- Nord), arr. et à 44 kil. de Guingamp ; 2.630 h. Bestiaux. — Le cant. a 8 comm., et 11.120 h.
Maël-Pestivien, comm. des Côtes-du-Nord, arr. et à 26 kil. de Guingamp; 1.690 h. Dolmen.
MselStrÔm [mèl-streum] (le), gouffre de l'océan Glacial, près des îles Lofoden.
Maelzel [mèl-tsêl] (Léonardi), mécanicien allemand, né à Ratisbonne, m. à Vienne (1783-1855), constructeur de nombreux automates. On lui a attribué l'invention du métronome, que construisit en réalité son frère Johann Nepomuk, né à Ratisbonne, m. en Amérique (1772-1838).
Mœnnedorf, comm. de Suisse (cant. de Zurich), sur la rive dr. du lac de Zurich; 2.900 h. Arboriculture, viticulture ; fabrique d'orgues, la plus importante de la Suisse.
Maercke-Kerkhem, comm. de Belgique
(Flandre-Orientale, arr. d'Audenarde) ; 1.550 h.
maërl n. m. Nom par lequel on désigne, sur les côtes de Bretagne, le sable du littoral quand il est chargé de débris calcaires de nullipores.qui le rendent favorable à l'amendement des terres.
Maeseyck, v. de Belgique (Limbourg), ch.-l. d'arr. sur la Meuse ; 4.560 h. Dentelles, toiles, bougies, teintureries. Patrie des frères Van Eyck.
maestOSO [ès-to-zo] adv. (en ital. majestueux). Musiq. Mot italien indiquant un mouvement lent, noble et majestueux.
maestria [ès-tri-a] n. f. (m. ital. ; de maestro}. Bx-arts. Grandeur et fierté d'exécution: portrait exécuté avec une réelle maestria.
Maëstricht, capit. de la prov. de Limbourg (Hollande), sur la Meuse ; 36.000 h. (Maëstrichtois). Filatures, métallurgie. Immenses carrières et souterrains. Elle soutint six sièges ; elle fut prise par Louis XIV en 1673.
maestro [ma-ès-tro] n. m. (mot ital.). Nom que l'on donne à tout célèbre compositeur de musique, et qui veut dire maître. PI. des maestros.
Mseter, comm. de Belgique (Flandre - Orientale, arr. d'Audenarde); 2.950 h.
Maeterlinck [me-tèr-liuk'} (Maurice), littérateur et auteur dramatique belge, né à Gand en 1862, auteur de Pelléas et Mélisande, Aglavaine et Sélysette, Monna Vanna, etc. Maeterlinck excelle àexprimer ce qu'il y a d'obscur, de vague, d'effrayant dans la vie inconsciente de l'âme.
Mafeking, v. de l'Afrique australe (Bechouoanaland britannique) ; 2.000 h. Assiégée vainement par les Boers en 1899-1900.
Maffei (François-Scipion de), célèbre auteur tragique et écrivain italien, né et m. à Vérone (1675- 1735) ; auteur d'une Mérope, que Voltaire ne dédaigna pas d'imiter. Il écrivit également une Histoire de Vérone, dont le succès fut très grand.
Maffia (la), association de malfaiteurs et d'escrocs qui existe en Sicile, et qui s'est répandue un peu par toute l'Italie. Elle est analogue à la Camorra napolitaine.
Maffle, comm. de Belgique (Hainaut, arr. d'Ath), sur la Dendre; 1.670 h.
mafflU [ma-flu], e ou mafflé [ma-flé], e adj. et n. ta. Qui a les joues pleines, rebondies ; joufflu.
MagalaS, comm. de l'Hérault, arr. et à 16 kil. de Béziers; 1870 h. Ch. de f. M. Distillerie, poterie.
MagalhaeilS (Gonçalves de), poète et homme politique brésilien, né et m. à Rio de.Janei«=3 'JJîî- 1882). Ses poésies l'ont placé à la ;»'tê de l'école nationale poétique du ,Rré'sii
ïùagctSin [ziri] n. m. (ital. magazzino ; de l'ar. makhâzin, dépôt de marchandises). Lieu oU l'on sert des marchandises, des provisions : magasin de blé. Boutique : magasin d'épicerie. Par ext. Lieu où l'on serre les choses en grande quantité. Grande manne qu'on attachait autrefois derrière une diligence pour serrer les bagages des voyageurs. Navire de charge qui portait des provisions de diverse nature, à la suite d'une escale. Faire magasin, se dit d'un cheval qui laisse les matières alimentaires s'accumuler dans ses joues. Partie d'une arme à répétition, contenant l'approvisionnement de cartouches qu'elle peut enfermer. (V. fusil.)
— Encycl. Magasins généraux. Les magasins généraux reçoivent les marchandises que les négociants et industriels veulent y déposer. Ils ont pour but de faciliter les ventes et les prêts sur gage.
Toute personne, toute société peut ouvrir un magasin général ; mais l'autorisation du préfet et le versement d'un cautionnement sont exigés.
Celui qui fait un dépôt dans un magasin général reçoit deux titres : l'un sous le nom de récépissé. l'autre sous le nom de bulletin de gage ou warrant. Le premier est destiné à transférer la propriété de la marchandise ; l'autre doit servir à placer la marchandise, à titre de gage, entre les mains du prê-
teur. Ces deux titres sont transmissibles par voie d'endossement. Le magasin général détient la marchandise soit pour le compte du propriétaire, porteur du récépissé, soit pour le compte du créancier, porteur du warrant.
Magasin pittoresque, recueil de vulgarisation, périodique et illustré, fondé en 1833 par Ed. Charton.
magasinage r^ï] n. m. Action de mettre en magasin. Séjour d'une marchandise en magasin. Droits que l'on paye pour laisser en magasin -.payer un magasinage élevé.
magasinier [zî-nt-é]n. m. Qui gardeun magasin.
magazine n. m. (m. angl.). Ouvrage périodique, revue, généralement illustrée, qui traite des sujets les plus divers.
Magdala,
forteresse d'Abyssinie, au-dessus du Bechilo, prise par les Anglais sur le négus Théodoros (1868). Elle commande la route directe entre le pays galla et le Choa.
Magdala, v.
de l'ancienne Palestine, dans la tribu de Manassé • Auj. El Meljilel.
Magdalena
(le), fleuve de l'Amérique du Sud (Colombie) ; il naît danslaCordillère, passe à Honda et à Barranquilla, et se jette dans la mer des Antilles ; cours 1.700 kil.
magdalénien, enne
[ni-in, e-ne] adj.
Qui se rapporte aux cavernes préhistoriques de la Madeleine, à Tursac (Dordogne) : l'homme magdalénien.
magdaléon n. m. (du gr. magdalia, pâte pétrie). Emplâtre, composition pharmaceutique de forme cylindrique. (Vx.)
Magdebourg, place forte de Prusse, sur l'Elbe, ch.-l. de la prov. de Saxe; 241.000 h. Industrie très active, filatures, sucreries, etc. Grand port fluvial.
mage n. m. (lat. magus). Membre de la caste sacerdotale, chez les Mèdes et les Perses. Chez les Grecs et les Romains, astrologue, magicien. Histrelig. Les trois Mages ou les rois mages, personnages dont la tradition a fait des rois, et qui, d'après l'Evangile, vinrent, guidés par une étoile, adorer Jésus à Bethléem, lconogr. V. adoration.
— Encycl. Le mot mage provient, à travers le latin et le grec, du nom magoush, lui-même chaldêen d'origine, et qui s'appliquait à une des castes du peuple mède, celle qui était apte à exercer les cérémonies du culte. Les mages menaient une vie austère et dure et s'habillaient avec simplicité. Les vertus qu'ils possédaient ou qu'on leur prêtait leur avaient valu une autorité sans limites sur l'esprit du peuple et des nobles : le roi lui-même se vantait d'être leur élève et les consultait, et leur influence fut prépondérante sur les Sassanides. Le monde classique connut peu les mages et ne leur accorda le plus souvent qu'une estime médiocre. La plupart des historiens grecs et romains assurent qu'ils cachaient les moeurs les plus dissolues sous leur masque d'austérité, parce qu'ils ont vu dans la coutume des mariages incestueux, pratique religieuse, un simple raffinement de débauche. Sans fondement lorsqu'il s'agit des mages des classes élevées, les accusations portées contre la caste sont plus justifiées pour les mages des catégories inférieures, qui parcouraient les villes du monde romain en se livrant à toutes les pratiques de la basse sorcellerie. Le nom de « mage » devint alors le synonyme de devin et de sorcier.
Mage (le), opéra en cinq actes et six tableaux ; paroles de J. Richepin, musique de Massenet. C'est un épisode de la guerre entre les Touraniens et les Iraniens dans la Bactriane (1891).
mage ou maje adj. m. (provenç. maje; du lat. major, plus grand). Dr. anc. Juge mage, lieutenant du sénéchal, dans certaines provinces.
mage n. f. Parquet en bois, à rebords, sur lequel on dépose les pommes à cidre, après les avoir écrasées.
Mage (Abdon-Eugène), marin et voyageur français, né à Ps>is (1837-1869).
Il reconnut une partie du Sénégal et du Soudan orientai- Il périt dans un naufrage aux Roches-Noires, près d'Out-ssant, avec la corvette qu'il commandait.
Mageddo, v. delà Syrie ancienne, au bord du ruisseau de Kina, point stratégique important au temps des premières luttes de l'Egypte et de l'Asie.
Magellan ou Ma -
galhaens (Fernand de),
navigateur portugais, né à
Porto, m. à Zébu (1470-1521).
Il découvrit en 1520 le détroit
auquel on a donné son nom,
et exécuta le premier voyage autour du monde,.,
mais fut tué aux Philippines.
Magellan (détroit de), bras de mer entre la Terre de Feu et le groupe de terres qui terminera: l'Amérique du Sud, et auxquelles on donne le non d'archipel Magellan.
magellanique \jèl -la-ni-ke] adj . Voisin du détroit de Magellan : terres magelianiques.
Magen (Hippolyte), littérateur français, né à Agen, m. à Paris (1816-1886). Proscrit au Deux-Dé-
cembre, il écrivit plus tard une Histoire du second Empire, passionnée, mais intéressante.
Magendie [jin-di] (François), physiologiste français, né à Bordeaux, m. à Paris (1783-1855) ; auteur de travaux remarquables sur le système nerveux.
magenta [jin] n. m. Couleur qui est une sorte de cramoisi foncé.
Magenta \Jin], v. d'Italie (prov. de Milan), sur le Naviglio Grande; 6.400 h. Célèbre par la victoire des Français sur les Autrichiens, le 4 juin 1859. Le général Espinasse fut tué dans la bataille et Mac- Manon fut créé duc de Magen ta et maréchalde France.
Magenta (Bataille de), tableau d'Yvon, à Ver-
Magellan
Bataille de Magenta, d'après Yvon.
sailles ; vaste et belle composition d'une réalité saisissante (1863).
Magescq, comm. des Landes, arr. et à 20 kil. de Dax ; 1.710 h. Forêts de pins, résines.
Maghreb (c.-à-d. le Couchant), nom que les Arabes donnent à la région septentrionale de l'Afrique : Maroc, Algérie, etc. (Hab. Mograbins.)
magnzen [ghzèn] n. m. (m. ar., plur. maghazni, littér. écuries). Cavaliers de certaines tribus algériennes qui, moyennant divers privilèges, devaient aux deys un service militaire spécial, et qui se mirent au service de la France. Au Maroc, le gouvernement marocain, l'entourage du sultan.
magicien, enne [si-in, è-né] n. Qui fait profession de magie : Simonie magicien. Fig. Personne ou objet personnifié qui produit des choses étonnantes et inattendues : un pinceau habile est un grand magicien.
magie [jt] n. f. (gr. mageia ; de magos, mage). Art prétendu de produire, au moyen de pratiques bizarres, des effets contraires aux lois naturelles : la magie fut très en honneur dans l'antique Egypte. Magie noire, qui avait pour objet l'évocation des démons. Magie blanche, art de produire certains effets merveilleux en apparence, dus en réalité à des causes naturelles. Fia. Effet étonnant, puissance de séduction : la magie du style.
— Encycl. Les mages, prêtres de la religion de Zoroastre, cultivaient surtout l'astronomie, l'astrologie et d'autres sciences occultes, ce qui leur a fait attribuer une puissance surnaturelle, dont le souvenir se conserve encore dans notre mot magie. Cet art prétendu, auquel on attribue des effets extraordinaires et merveilleux, comme de soumettre à sa volonté les puissances supérieures, de les évoquer et de produire, par leur assistance, des apparitions, des charmes, des enchantements, des guérisons subites, etc., fut introduit de bonne heure en Grèce. Mais, fruit spontané de la superstition et de la fourberie, on le trouve à tous les âges et chez tous les peuples ignorants.
Au moyen âge, on brûlait vif tout individu qu'on soupçonnait entaché de magie ; aujourd'hui, la magie, la sorcellerie ont à peu près complètement disparu devant les progrès de la civilisation.
Les magiciens modernes ont presque toujours recours à l'escamotage, au ventriloquisme, aux parties peu connues des sciences (optique, acoustique, hydrostatique, chimie météorologique), aux secrets des dompteurs, aux stupéfiants, à la suggestion. La magie, diabolique au moyen âge, à la Renaissance et jusqu'au xixe siècle, se pare aujourd'hui d'un caractère scientifique. En Orient, elle était universellement répandue et ne fut au début qu'une forme de la religion. Chez les Egyptiens, l'inventeur de la magie avait été Thot, neuf fois grand, l'Hermès Trismégiste des Grecs, et ses écrits contenaient tous les secrets nécessaires pour commander à l'univers. Les papyrus nous ont rendu quantité de grimoires mystérieux destinés à chasser . les démons, à guérir les maladies, etc. La magie, en Chaldée et en Assyrie, est aussi ancienne qu'en Egypte. Une grande partie des tablettes provenant de la bibliothèque d'Assurbanipal, à Ninive, et qui sont conservées actuellement au Musée britannique, appartient à des traités de magie appliquée à divers usages, à la médecine surtout. La magie chaldéenne, ainsi d'ailleurs que la magie égyptienne, jouit sous l'empire romain d'une grande faveur.
Magini (Giovanni Paolo), luthier italien, né à Brescia, qui, de 1590 à 1640, construisit des violons d'une sonorité à la fois puissante et voilée.
magique adj. Qui tient de la magie -.pouvoir magique. Fia.
Merveilleux, surprenant : le pinceau magique de Rubens. Carré magique, carré géométrique divisé en compartiments égaux, dans lesquels sont inscrits des nombres tels que, additionnés en colonnes verticales, horizontales ou diagonales, on obtienne toujours la même somme.
Carré magique.
MAG
magiquement [Ae-Hi«;i]adv. D'une manière magique, merveilleuse. (Peu us.)
magisme [ji$-me] n. m. Doctrine de la magie; exercice du pouvoir des mages.
magiste [jis-tc] n. Personne qui s'adonne à la pratique du magisme.
magister [rts-fèr] n. m. (m. lat. signif. maître). Maître d'école de village. Fam. Pédant insupportable. PI. des magisters.
magister dixit, mots lat. signif. : Le maître l'a dit. Paroles sacramentelles, par lesquelles les scolastiques du moyen âge prétendaient citer comme un argument sans réplique l'opinion du maître (Aristote), à l'instar des disciples de Pythagore. Aujourd'hui, ces mots se disent, par extension, de tout chef d'une école, d'une doctrine, d'un parti. (On dit aussi ipse dixit [en grec : autos epliè].)
magistère [jis-tè-re] n. m. (du lat. magisterium, maîtrise). Dignité du grand maître de l'ordre de Malte. Enseignement, science doctorale. Chim. Composition à laquelle on attribuait autrefois des propriétés merveilleuses.
magistral [/tViral], e, aux adj. Pédant. Qui
tient du maître : ton magistral. Souverain, décisif: une magistrale correction. Médicament magistrat, medicamentqui.au lieu d'exister tout préparé dans les pharmacies comme les médicaments officinaux, ne se confectionne qu'au moment du besoin selon la formule donnée parle Codex ou le médecin (magister).
magistrale [jis-tra-le] n. f. Fortif. Crète extérieure d'un mur d'escarpe.
magistralement [jis-tra-le-man] adv. D'une manière magistrale : parler magistralement.
magistrat rjis-lra]n. m. (lat. magistratus; de magister, maitre). Fonctionnaire à qui est délégué l'exercice du pouvoir judiciaire. Fonctionnaire civil de l'ordre administratif (président de la République
tsul trats de Rome
maire, etc.): les consuls étaient les premiers magis-
magiStrature [jis-tra] n. f. Fonction, charge du magistrat : exercer la magistrature. Temps pendant lequel un magistrat exerce ses fonctions : se marier pendant sa magistrature. Corps des magistrats : l'inamovibilité dé la magistrature. Magistrature assise, ceux des magistrats qui siègent comme juges. Magistrature déboutées membres du parquet, le ministère public. Fig. Influence, haute autorité morale : les grands penseurs, les grands poètes exercent sur leurs contemporains mie bienfaisante magistrature.
— Encycl. V. JUSTICE.
Magland, comm. de la Haute-Savoie, arr. et à 20 kil. de Bonneville, sur l'Arve ; 1.650 h. Ch. de f. P.-L.-M. Anthracite.
MagliabeCChi (Antoine), bibliographe et érudit italien, né et m. à Florence (16:13-1714). On l'a surnommé le Yarron toscan. Il fonda la célèbre bibliothèque la Magliabccchiana.
Magliana (la), anc. résidence des papes, dans la vallée du Tibre, sur la route de Fiuniccino. Jules II et Léon X l'avaient fait décorer de belles fresques, surtout par Raphaël.
Magliani (Agostino), homme politique et financier italien, né à Lanzino, près Naples, en 1824, m. à Rome en 1891.
Magloire (saint), évêque de Dol, né dans le pays de Galles vers 525, m. à Jersey vers605. Fête le24 octobre.
magma n.m.(m.gr.signif.p<îte). Chim. Mélange formant une masse pâteuse, épaisse, visqueuse.
Magnac-Laval, ch.-l.de c. (Haute-Vienne), arr. et à 16 kil. de Bellac, sur la Brame; 3.960 h. — Le cant. a 6 comm., et 10.080 h.
MagnaC-SUr-Touvre, comm. de la Charente, arr. et à 7 kil. d'Angoulème, sur la Touvre; 1.820 h. Ch. de f. Orl. Papeteries, ciment.
magnae spes altéra Romae, mots lat. signif. : Second espoir de la grande Borne. Expression de Virgile, appliquée au fils d'Enée, Ascagne (Enéide, XII, 167). Elle peut servir à désigner le second personnage d'un Etat.
Magnan (Bernard-Pierrel, marécbal de France, né et m. à Paris (1791-186:;;. Il prit la part la plus active au coup d'Etat du 2 décembre.
magnan n. m. Nom du ver à soie, dans les contrées méridionales de la France.
magnanage n. m. Suite
d'opérations que comprend l'élève des vers à soie.
magnanarelle [rè-ie\
O.f. prov. magnanarello). Nom donné, en Provence, aux fini mes qui s'occupent de l'élevage des vers à soie.
magnanerie [rf] n. f.
(du prov. magnan, ver à soie).
Art d'élever les vers à soie.
Bâtiment où se pratique l'élevage de ces vers.V. ver
a soie. (On dit aussi magnauderie et magnanière.)
magnanier [ni-é], ère n. Celui, celle qui dirige une magnanerie.
magnanime adj. (lat. magnanimus; gnus, grand, et animus, esprit). Qui a l'âme grande, élevée : Alexandre fut /e vainqueur magnanime de Porus. Noble, élevé, généreux en parlant de l'âme, des sentiments ou des actes : utl cœur magnanime ; une pensée magnanime. Substantiv. :
l'auréole des magnanimes.
magnanimement
[man] adv. Avec magnanimité : traiter magnanimement un vaincu.
magnanimité n. f.
(de magnanime). Grandeur d'âme, générosité, noblesse des sentiments : la magnanimité sied aux grands.
magnat [ma gh-na] n. m.
(du lat. magnus, grand,.
Grand de l'Etat, en Pologne et en Hongrie : les magnats forment en Hongrie la Chambre haute (Chambre des magnats).
Magnat.
magnatisme [magh-na-tis-me] n. m. Qualité de magnat.
Magnat -l'Etrange, comm. de la Creuse, arr. et à 28 kil. d'Aubusson, près de la Roseille; 1.510 h. Guipures.
Magne (Pierre), homme politique français, né ,-i Périgueux. m. au château de Montaigne (1806-187:»), plusieurs fois ministre des travaux publics sous le second Fmpire.
Magne (Jour), tour romaine, qui s'élève sur le mont Cavalier, au N.-E. de Nîmes. (De forme octogonale, elle a 28 mètres de hauteur ; c'était vraisemblablement un mausolée.)
magnelite n. f. Variété de jade.
Magnence [magh-nan-se], chef franc, proclamé empereur romain à Autun en 350; né en Germanie vers 303, m. en 353. Après avoir fait assassiner l'empereur Constant, son bienfaiteur, il exerça dans Rome de grandes cruautés. L'empereur d'Orient, Constance II, marcha contre lui et le vainquit à Mursa en Illyrie. Magnence, abandonné par ses soldats, se tua après avoir égorgé sa mère, son frère et d'autres parents- Sa veuve, Justine, épousa l'empereur Valentinien.
magnéside [zi-dé] adj. Qui ressemble à la magnésie. Qui comprend la magnésie ou l'une de ses combinaisons.
magnésie [zi] n. f. (du gr. magnés, aimant). Chim. Oxyde de magnésium.
— Encycl. La magnésie n'est fusible qu'à la température de l'arc électrique. C'est le contrepoison des acides et surtout de l'acide arsénieux; elle sert aussi à faire des briques infusibles pour les hauts fourneaux. On l'emploie en thérapeutique à l'état anhydre (magnésie calcinée) ou à l'état hydraté. La magnésie calcinée est une poudre blanche inodore, insipide, peu soluble dans l'eau; elle s'emploie comme anti-acide (0 B', 50 à I gr.), comme laxatif (1 à 3 gr.), comme purgatif (10 gr.). On utilise encore en thérapeutique le carbonate de magnésie et surtout le sulfate de magnésie, qui est purgatif. V. magnésium.
Magnésie-du-Hermos [*fl, v. de Lydie,
non loin de ï'Bermos, où Antiochus III fut battu par Scipion l'Asiatique (190 av. J.-C). Auj. Manissa.
Magnésie- du -Méandre? y. de Lydie,
colonie thessalienne, près du Méandre. Théinistocle y mourut exilé.
magnésie [zi-é], e adj. Qui contient de la magnésie à l'état de combinaison.
magnésien, enne [zi-in, è-ne] ou magné-
Sifère [zi] adj. Qui contient de la magnésie : roche magnésienne,
magnéSique [zi-he] adj. Se dit d'un terrain qui se compose de roches magnésiennes.
magnésite [zi-té] n. f. Silicate naturel de magnésium plus connu sous le nom d'écume de mer.
magnésium [zi-om'] n. m. Métal solide, d'un blanc d'argent, qui brûle à l'air avec une flamme éblouissante : le sulfate de magnésium est employé comme purgatif sous le nom de sel (VEpsom, deSedlitz.
— Encycl. Le magnésium n'existe pas dans la nature à l'état natif; on le trouve dans plusieurs combinaisons : la périclase ou magnésie, qui est un oxyde de magnésium, MgO ; la magnésite ou écume de mer, qui est un silicate de magnésium, 2MgO,3SiOî; la dolomite ou dolomie, carbonate double de magnésium et de calcium, MgCO 3 -f- CaCO 3 ; la carnallite, chlorure double de magnésium et de potassium, MgCla, KC1 + 6H20. Il intervient encore dans la composition d'un grand nombre de silicates, tels que le talc, l'amiante, etc. D'après les évaluations de F. W. Clarke, la croûte terrestre renfermerait de 2 à 3 p. 100 de magnésium. On exti'ait le magnésium de la carnallite par voie ignée électrochimique. C'est un métal blanc d'argent, ductile et malléable, d'une densité de 1,75, d'un poids atomique de 24,4, fusible vers 800», volatile au rouge bbinc. Inaltérable à l'air sec, le magnésium décompose à peine l'eau pure à la température ordinaire, mais vivement à 100°, en donnant de l'hydrogène et l'oxyde MgO insoluble. Chauffé à l'air ou dans l'oxygène, lo magnésium brûle avec une flamme blanche éblouissante, en donnant de la magnésie, qui existe dans la nature sous le nom de périclase, et qui n'est fusible qu'aux plus hautes températures ; de là son usage dans la construction des fourneaux. On obtient d'ailleurs ce composé en grandes quantités en calcinant le carbonate de magnésie, MgCO3.
Parmi les composés du magnésium, outre la magnésie, citons encore le sulfate de magnésium, MgSO*,7H!0, appelé encore sel anglais, sel de Sedlitz, sel d'Epsom, que l'on prépare en traitant la dolomite par l'acide sulfurique. C'est un corps blanc, très soluble dans l'eau, qui existe dans l'eau de mer et dans un grand nombre d'eaux minérales. On l'emploie en teinturerie comme mordant, et en médecine comme purgatif.
Usages. On se sert du magnésium dans les laboratoires comme réducteur, pour obtenir certains éléments de leurs oxydes, tels que le silicium, le bore et la plupart des métaux.
Sa combinaison, facile à chaud, avec l'azote libre pour former l'azoture Mg3Az2, a permis d'isoler l'argon. Nous avons déjà indiqué l'usage de la magnésie et du sulfate de magnésium ; la dolomie estemployée après calcination comme revêtement de certains fours à fabriquer l'acier. On a tenté de l'allier au cuivre pour obtenir un métal très tenace et de haute conductibilité électrique, qui conviendrait pour fils téléphoniques. On l'a aussi incorporé à l'aluminium dans la proportion de 10 à 25 p. 100, pour produire des alliages légers appelés magnahum, qui se laissent assez bien mouler et travailler, mais qui sont d'un prix élevé. Il est surtout employé en photographie. Sa combustion, sous forme de ruban qui s'allume à la flamme d'une allumette, ou de poudre qu'on projette dans une flamme, produit une lumière dont l'intensité permet de prendre des photographies dans les endroits obscurs.
magnétique adj. (du lat. magneticus, du gr. magnés, aimant). Qui appartient à l'aimant ou possède ses propriétés : fer magnétique ; pierre magnétique. Barreaux magnétiques, barre d acier trempé dont on fait des aimants artificiels. Champ magnétique, moment magnétique, v. magnétisme. Mértaii n magnétique, v. méridien. Qui appartient au magnétisme animal : somnambulisme magnétique. Fig. Qui a une influence puissante et mystérieuse : regard magnétique.
MAG
magnétiquement [k&man] adv. D'une manière magnétique.
magnétisable [za-ble] adj. Qui peut être magnétisé : un sujet magnétisable.
magnétisant [3«<i|, ante.adj. Qui magnétise : vertu, puissance magnétisante.
magnétisation [:a-si-on] n. f. Action, manière de magnétiser. Etat d'une personne magnétisée.
magnétiser [ztTJv.a. (du gr. magnés, aimant). Communiquer les propriétés de l'aimant : magnétiser une barre de fer. Communiquer, au moyen de passes, le magnétisme animal : magnétiser un malade- Hypnotiser. (Vx et impropre en ce sens.)
magnétiseur [zeur] n. m. Qui magnétise, qui hypnotise. (Vx et impropre en ce sens.)
magnétisme [tis-me] n. m. (du gr. magnas, aimant). Tout ce qui regarde les propriétés de l'aimant. Partie de la physique dans laquelle on étudie les propriétés des aimants. Magnétisme ten'estre, cause supposée des phénomènes qu'on observe dans l'aiguille aimantée. Magnétisme animal, influence, vraie ou supposée, qu'un homme peut exercer sur un autre homme, au moyen de mouvements appelés passes.
-— Encycl. Magnétisme animal. Cette appellation était jadis réservée à une croyance en vertu de laquelle les corps subissaient l'influence d'un Suide magnétique. Aujourd'hui, ce nom désigne l'ensemble des faits et des théories de l'hypnose et de la suggestion. Si l'on en croit les apôtres du magnétisme, un sujet magnétisé tombe dans une sorte de somnambulisme lucide; alors il lit dans la pensée, voit, entend à travers les espaces et peut, sans avoir étudié la médecine, révéler le siège d'une maladie et indiquer les remèdes propres à la guérir, etc. C'est Mesmer, médecin allemand, qui proclama le premier, au xvni" siècle, l'existence du magnétisme animal. La doctrine du magnétisme n'a pas encore pu prendre sa place dans la science; cependant, tout n'était pas imaginaire dans la découverte de Mesmer; mais, comme les phénomènes magnétiques se prêtent facilement au merveilleux, ils ont été souvent défigurés par la superstition ou exploités par le charlatanisme.
L'idée du magnétisme animal paraît remonter à Paracelse. A sa suite, Burgraeve, Hélinotius, le P. Kircher et surtout Mesmer (1779) s'en occupèrent. L'ère rationnelle du magnétisme parut s ouvrir en 1820 avec du Potet, Georget, Rostan, Foissac, Husson, Dubois (d'Amiens), etc. Enfin, plus récemment, en Angleterre, J. Braid (1841), aux Etats-Unis, Grimes (1848) en furent les nouveaux apôtres. Mais c'est Charcot, en 1860, qui créa la science de l'hypnose. (V. ce mot.)
— Phys. L'espace situé au voisinage d'un aimant et sous l'influence de cet aimant se nomme champ magnétique. Cet espace est théoriquement infini; pratiquement, il est limité là où cessent d'être appréciables les effets magnétiques. Dans un barreau aimanté (v. aimant), les pôles de même nom se repoussent et ceux de noms contraires s'attirent avec une force qui est donnée par la loi de Coulomb. (V. masse magnétique.)
On appelle moment magnétique d'un barreau, le produit de l'intensité de pôle m par la distance l des pôles, et intensité d'aimantation le rapport de ce moment magnétique au volume du barreau.
Tous les corps placés dans un champ magnétique prennent une aimantation propre, dont la grandeur et le sens dépendent de leur nature ; on les divise en deux classes : les corps parainagnétiques , qui sont attirés par les aimants, et les corps diamagnétiques, qui sont, au contraire, repoussés. Parmi les corps paramagnétiques, il faut mentionner spécialement les corps ferromagnétiques, tels que le fer, le nickel, le cobalt et leurs composés, qui sont considérablement plus magnétiques que tous les autres.
Lorsqu'on place un corps dans un champ magnétique, il prend donc une aimantation induite, qui cesse généralement lorsque le corps est enlevé du champ magnétique inducteur. Certains corps, et en particulier certains aciers, gardent, après que l'action magnétique a cessé, une partie plus ou moins grande de ce magnétisme, que l'on appelle alors magnétisme rémanent. Le rapport de l'induction magnétique que prend un corps placé dans un champ, à la valeur de l'intensité magnétique en ce point, se nomme la perméabilité. Le fer doux a une grande perméabilité. La terre se comporte comme un aimant et agit sur l'aiguille aimantée. On étudie cette action en mesurant la déclinaison et l'inclinaison de l'aiguille. L'intensité du champ terrestre évaluée à l'aide de ses deux composantes horizontale et verticale se fait à l'aide d'un instrument appelé magnétometre.
magnétite n. f. Oxyde naturel de fer magnétique.
magnéto n. f. Nom donné, par abréviation, à la machine magnéto-électrique destinée à l'allumage des moteurs à explosion.
magnéto-électrique adj. Qui tient à la fois des phén o m è n e s magnétiques etélectriques: machines ma gnéto - élec triques.
— Encyci Mac h ines magnétoélectriques.
Les machines générat rices de courant électrique, fondées sur l'induction des c o urantsparles champs magnétiques, sont de deuxsortes:
1» Les machines magnéto-électriques, dans lesquelles le champ magnétique est produit pi aimants ;
MAG
M AH
2° Les machines dynamo-électriques, où le champ magnétique estdû aux électro-aimants. (V. dynamo.)
Les premières machines connues étaient magnétoélectriques. La machine de Pixii se composait d'un aimant en fer à cheval, qu'on faisait tourner devant les branches d'un électro-aimant. Les variations magnétiques qui se produisaient dans l'électro-aimant induisaient alors des courants dans ses bobines. Dans la machine de Clarke, au contraire, l'aimant est fixe, et devant ses pôles tournent des bobines de fil où sont produits les courants induits qu'on recueille aux deux lames d'un commutateur. On a construit des machines magnéto-électriques de grande puissance ; elles sont maintenant presque complètement abandonnées.
magnétogène adj. (du gr. magnés, aimant, et gennân, engendrer). Qui produit les effets du magnétisme.
magnétogéllie n. f. Production des effets magnétiques.
magnétoïde adj. (du gr. magnés, aimant, et eidos, aspect). Se dit d'un phénomène qui ressemble à un effet magnétique.
magnétologie [ji] n. f. (du gr. magnés, aimant, et logos, traité). Science des aimants. Science du magnétisme animal.
magnétologique adj. Relatif à la magnétologie.
magnétomètre n. m. (du gr. magnés, aimant, et metron, mesure). Instrument employé dans les observations magnétiques. (On dit aussi MAONÉTlMÈTaE.)
— Encvcl. Physiq. Les magnétomètres sont destinés les uns à la mesure absolue de la déclinaison, de l'inclinaison ou de l'intensité du champ magnétique terrestre, les autres à l'étude des variations de ces quantités. Le premier en date de ces instruments est celui de Gauss.
Pour la mesure absolue de la déclinaison, de l'inclinaison et de l'intensité, l'observatoire de Montsouris se sert du théodolite-boussole de Brûnner. Lïinclinaison se mesure dans les observatoires anglais au moyen du cercle de Barrow, qui est aussi une sorte de théodolite extrêmement délicat, où l'on a éloigné l'aiguille de l'axe pour éviter une influence perturbatrice. Les composantes de l'intensité se mesurent à l'aide de magnétomètres, dont l'un des plus remarquables est le magnétomètre unifllaire de l'observatoire de Kiew.
La boussole des variations en déclinaison, employée à l'observatoire de Montsouris, consiste essentiellement en un barreau aimanté, suspendu par un fil sans torsion et portant un miroir dans lequel on vise avec une lunette l'image d'une règle divisée. Les variations de l'inclinaison en intensité sont souvent observées à l'aide du magnétomelre-balance, barreau aimanté que l'on ramène à la position horizontale en déplaçant un contrepoids. On emploie aussi le magnétomètre bifilaire et le cercle de Barrow. Le variomètre de Kohlrauch est une modification du magnétomètre unifllaire.
Mascart a installé au Collège de France et à Saint-Maur des appareils enregistrant photographiquement sur une même feuille les variations des trois éléments qui définissent le magnétisme terrestre en un point du globe.
magnétoparleur n. m. Appareil servant à transmettre des bruits dont les combinaisons sont susceptibles de former un alphabet morse.
magnétotechnie [téle-ni] n. f. Art du magnétiseur.
magnétotechnique [tèk-ni-Jce] adj. Relatif
à la magnétotechnie.
magnétothérapie [pi] n. f. Traitement de certaines maladies, en particulier des névroses et de l'hystérie, par les aimants.
magnien [gni-in], magnin ou magnier
[gni-é] n. m. Ouvrier ambulant qui fait des ouvrages en fer-blanc, en étain, raccommode la faïence etc. (Se dit principalement dans l'Auvergne, le Dauphiné, la Bourgogne.)
magnificat [magh, kat'] n. m. (en lat. il magnifie). Cantique de là Vierge Marie chez Elisabeth, qu'on chante à vêpres et au salut. Fig. Arriver à magnificat, arriver trop tard. PI. des magnificat.
magnificence [san-se] n. f. Qualité de ce qui est magnifique ; faste, luxe : ta magnificence de la cour de Louis XIV. Générosité, somptuosité : sa magnificence l'a ruiné. PI. Objet somptueux : les magnificences d'un palais. Acte de libéralité : les magnificences d'un grand seigneur.
magnifier [fi-é] v. a. (Se conj. comme prier.) Glorifier, exalter : la Vierge magnifia le Seigneur.
magnifique adj. (lat. magnifiais ; de magnus, grand, et facere, faire). Qui a de l'éclat, de la beauté, superbe, éclatant : temple, palais magnifique. Très beau en son genre : temps magnifique. Fig. Glorieux : titre magnifique. Pompeux : discours, orateur magnifique. Qui a rapport à de grandes choses : promesses magnifiques. Généreux, qui aime le luxe : prince magnifique.
magnifiquement [lie-man] adv. Avec magnificence : traiter magnifiquement un hôte démarque.
Magnin (Charles), littérateur français, né et m. à Paris (1793-1862), critique dramatique du Globe et du National.
Magnin (Joseph), homme politique français, né à Dijon en 1824-, ancien gouverneur de la Banque de France et ancien ministre des finances.
magni nominis umbra, mots lat. signif. : L'ombre d'un grand nom. Célèbre hémistiche de Lucain (Pharsale, I, 13b). Le poète fait allusion à Pompée, qui a perdu sous la toge ses vertus guerrières. La même expression se rencontre dans Sénèque le Tragique (Octavie, 71). Elle se rappelle à propos des hommes ou des choses qui ont eu leur heure de gloire et dont il ne reste plus qu'un souvenir.
magnitude n. f. (lat. magnitudo). Grandeur apparente d'un astre.
Magnol (Pierre), médecin et botaniste français, né et m. à Montpellier (1638-1715). Il conçut l'idée féconde du classement des plantes par famille. Linné a donné son nom (magnolia) à une plante originaire d'Amérique.
magnolia ou magnolier [U-é] n. m. Genre
de magnoliacées, originaires d'Asie et d'Amérique.
— Encycl. Les magnoliers sont de beaux arbres à feuilles persistantes ou caduques, à fleurs soli-
Magnùlia : a, fruit.
taires. L'espèce type est lemagnolia grandiflora, des forêts américaines, qui peut atteindre 30 mètres de hauteur. On le cultive dans le midi de la France pour ses superbes fleurs blanches, très odoriférantes.
Les magnoliers sont d'admirables végétaux ; leur port, généralement élégant, leurs feuilles alternes, luisantes, fermes et aromatiques, leurs opulentes fleurs de couleur éclatante à l'odeur suave, font rechercher ces grands arbustes pour 1 ornement des parcs et des jardins.
magnoliacées
[se] n. f. pi. Famille de plantes dicotylédones dialypétales superovariées, ayant pour type le magnolia. S. une niagnoliacée.
magnote n. f. Un
des noms vulgaires de la marmotte.
Magnus [magh-
nuss], nom de plusieurs rois de Suède, de Danemark et de Norvège, du xi» au xiii° siècle. Le plus connu, Magnus VI, perdit son trône et fut tué en 1184.
magnum [magh'-nom] n. m. Grosse bouteille de Champagne contenant environ 2 litres.
Magny (Olivier de), poète français, né à Cahors vers 1530, m. en 1561, auteur des Amours, des Gayctez, des Soupirs, des Odes, œuvres d'un lyrisme élégant et gracieux.
Magny-Cours, comm. de la Nièvre, air. et à 12 kil. de Nevers ; 1.410 h.
Magny-en-Vexin, ch.-l. de c. (Seine-et- Oise), arr. et à 22 kil. de Mantes, sur l'Aubette; 1.900 h. Ch. de f. O. Sucrerie. Fabrique de chaises. — Le cant. a 28 comm., et 10.330 h.
Magny -le-Désert, comm. de l'Orne, arr.
et à 35 kil. de Domfront ; 1.700 h. Blanchisseries.
MagOg, terme employé dans la Bible pour désigner les ennemis du peuple de Dieu. Dans les légendes et dans les représentations sculpturales du moyen âge, Magog, associé à Gog, personnifiait les impies opposés aux justes.
Magon , nom de plusieurs généraux carthaginois, dont le plus célèbre, frère d'Annibal, m. en 203, tint longtemps tête à Scipion en Espagne. Il s'empara de Gênes en 203 et quoique blessé s'embarqua poursecourir Carthage menacée par Scipion et mourut en mer.
Magon de
Clos-Dore (Charles-René), contre-amiral français, né à Pa- Mae°6 et a"g' ris, tué au embat naval de Trafalgar (1763-1805). magophonie [gho-fo-ni] n. f. (du gr. magos, mage, et phonos, meurtre). Grande fête instituée par les Perses en l'an 522 av. J.-C, pour rappeler le massacre général des mages qui eut lieu à P^rsépolis, quand Darius et les six conjurés eurent dévoilé l'imposture du faux Smerdis.
magosphère [ghos-fè-re] n. f. Genre de protozoaires.
— Encycl. Le type de ce genre est la magosphère planule des côtes de la Norvège, qui est constituée par la réunion d'un grand nombre de petits êtres piriformes. dont l'ensemble forme une sphère ciliée. A un certain moment, lacapsule se rompt, et chacun des êtres mis en liberté devient, par multiplication , le centre d'une nouvelle sphère.
magot [g ho] n. m. ( de Magog, n. pr. biblique). Espèce de singe sans queue , du genre macaque , qui vit par troupes en Barbarie et à Gibraltar. (Ce singe robuste s'apprivoise facilement.) Figure grotesque de porcelaine : magot de la Chine. Fig. Homme laid : vilain magot.
magot [g ho] n. m. (anc. fr.
mugot). Fam. Argent caché, mis en réserve : découvrir le magot.
Maguelonne , hameau
de la comm. de Villeneuve-lès- Maguelonne (Hérault), anc.
ville gallo-romaine, que Charles-Martel détruisit pour en chasser les Sarrasins en 731.
Ce fut un évêché jusqu'en 1536.
maguey [ghe] n. m. Espèce d'agave de Cuba. Boisson fermentée, fabriquée avec le suc de cette plante.
magyarisation [za-si-on] n. f. Action de magyariser.
magyariser [zé] v. a. Faire adopter les mœurs et la langue des Magyars.
Magyars, peuple ouralo-altaïque, qui forme la race dominante en Hongrie, où il s'établit au ix«s.
Mahabharata, épopée sanscrite de Vyasa, contenant plus de 200.000 vers. Ce poème, le plus long que l'on connaisse, retrace les guerres des Kourous ou Koravas et des Pandous ou Pandavas, ainsi que les exploits de Kriehna et d'Ardjouna(xv« ou xvi» s. av. J.-C). C'est le point de départ de la plupart des légendes de l'Inde.
mahaleb [leb] n. m. Espèce de cerisier, des
Magot.
Magot Je porcelaine.
régions montagneuses de l'Europe : le fruit du mahaleb est noir, acerbe et de la grosseur d'un pois.
mahalla n. f. Mot arabe qui veut dire l'endroit où l'on établit le campement. Par ext. Ensemble d'une colonne en expédition, d'une armée en campagne.
Mahalon, comm. du Finistère, arr. et à 25 kil. de Quimper; 1.470 h.
maharajah rja] ou maharadjah n. m.
Titre sanscrit signifiant grand roi, et que l'on applique aujourd'hui à tous les princes de l'Inde.
Maharbal ou Maherbal, lieutenant d'Annibal; il combattit à Trasimene et à Cannes. C'est lui qui conseilla à son chef, après Cannes, de marcher sur Rome ; et, sur le refus d'Annibal, il prononça les célèbres paroles : « Tu sais vaincre, Annibal, mais tu ne sais pas profiter de la victoire. »
mahdi n. m. Nom donné par plusieurs sectes musulmanes à l'envoyé attendu d'Allah, qui doit compléter l'œuvre de Mahomet : de nombreux mahdis ont déjà soulevé le monde musulman. Chef d'un grand nombre de tribus arabes.
mahdisme [mc-dis-me] n. m. Le parti du mahdi.
mahdiSte [ma-dis-te] adj. Qui se rapporte au mahdi. N. Partisan du mahdi.
— Encycl. A la fin du xix« siècle, la domination égyptienne au Soudan fut mise en échec par le mahdi Mohammed-Ahmed et ses partisans, qui s'emparèrent de Karthoum sur Gordon -pacha et fondèrent un empire éphémère, que les armes anglaises ruinèrent au prix de sérieux combats.
Mahé, v. française de l'Hindoustan, sur la côte de Malabar ; 10.500 h. Cocotiers, vanille.
maheutre n. m. Espèce de manche qui couvrait le bras, depuis l'épaule jusqu'au coude du temps de Louis XI. Par ext. Soldat, gendarme, dont le vêtement comportait des manches de ce genre. Par analog. Bandit, assassin, à cause des excès commis par les maheutres.
mahmel [ma] n. m. Pavillon qui couvre le tombeau de Mahomet.
Mahmoud le Ghaznévide, sultan de Perse et premier empereur musulman de l'Inde, né à Ghazna (967-1030). Il conquit le Turkestan, et protégea les savants et les lettrés.
Mahmoud Ier, sultan des Turcs Ottomans de 1730 à 1754. Il signa avec la Russie le traité de Belgrade (1739). — Mahmouorhan II, sultan des Turcs de 1809 à 1839. Il gouverna énergiquement, soumit les Serbes, les Grecs, lutta contre le pacha de Janina Ali de Téleben et réussit à se débarrasser des janissaires ; mais sa flotte fut détruite à Navarin, et il vit l'Egypte se soulever avec Ibrahim-pacha. Son fils Ab-ul-Medjid lui succéda.
Mahom (transcription de Mahomet), nom que les chansons de geste donnent à une idole qui aurait été adorée par les musulmans.
mahomerie [ri ]
n. f. Religion mahométanc .
Ensemble des nations mahométanes . Mosquée.
Mahomet [»iè] (en arabe Mohammed), fondateur de l'islamisme, né à La Mecque vers 571, m. à Médine en 632. Elevé par son grand'-père Abd-el- Mottaleb, puis par son oncle Abou-Taleb, il fit, avec ce dernier, le commerce par caravanes. Il devint riche par son mariage avec la veuve Kadidja. Vers 40 ans, selon la tradition, l'ange Gabriel lui apparut et lui annonça sa mission. Après avoir médité pendant quinze ans une réforme religieuse et sociale de la nation arabe, il convertit sa famille, puis gagna de nombreux disciples, mais se fit aussi de nombreux adversaires, et il dut prendre la fuite (hégire) en 622, date qui marque le commencement de l'ère musulmane. Il se retira à Médine, ville acquise à sa doctrine. La guerre éclata ; Mahomet, vainqueur, fit en 629 un pèlerinage solennel à La Mecque, dont il s'empara en 630. Peu à peu, les tribus récalcitrantes se soumirent, l'islamisme fut fondé, et l'ex' pansion musulmane menaça le monde chrétien. Charles-Martel arrêta ses progrès à Poitiers. V. Coran et islamisme.
Mahomet ou le Fanatisme, tragédie de Voltaire (1741). L'auteur, fort habilement, dédia sa pièce au pape Benoît XIV, qui l'agréa et envoya sa bénédiction apostolique à Voltaire. Mahomet est en réalité une vive attaque contre les superstitions de tout genre. Plusieurs vers de cette tragédie ont passé en proverbe :
Les mortels sont égaux : ce n'est point la naissance, C'est la seule vertu qui fait leur différence. Le droit qu'un esprit vaste et ferme en ses desseins A sur l'esprit grossier des vulgaires humains.
Mahomet Ie, sultan ottoman de 1413 à 1421 ; protégea les arts et les sciences. — Mahomet II, sultan ottoman de 1451 à 1481.
Il s'empara de Constantinople (1453), dont il fit sa capitale.
Il fut battu devant Belgrade par Jean llunyade, mais ce revers fut compensé par la conquête de la Grèce et de la Serbie. Il échoua en 1480 devant Rhodes. — Mahomet III, sultan ottoman de 1595 à 1603 Il s'assura le pouvoir en faisant massacrer ses dix-neuf frères. Il protégea les lettres, les sciences, mais son règne fut troublé par des révoltes qui détachèrent de son empire la Valachie, la Moldavie et la Transylvanie. — Mahomet IV, sultan ottoman en 1648. Il perdit la Morée et la Dalmatie, etfutdépossédé en 1687 . par une révolte des janissaires et remplacé par son frère Soliman III; il mourut en prison en 1691.
mahométan, e adj. et n. Qui professe la religion de Mahomet : les peuples mahométans. Relatif au mahométisme : les doctrines mahométanes.
mahométiser [zé] v. n. Prêcher le mahométisme.
Mahmoud II.
Mahomet II.
upe de la Heur.
M AH
mahométisme [tis-me] ou mahométa-
Ilisme [m's-me1] n. ni. Religion de Mahomet. V.