ISLAMISME
Mahon ou Port-Mahon, v. forte, capit. de l'île Minorqne; 16.000 h. (Malionais). Patrie d'Orfila. Le duc de Richelieu s'empara de la ville en 1750.
mahOll© n. f. (ar. ma oîinah, société commerciale). Association de capitalistes, qu'on trouve dans plusieurs Etats italiens, au moyen âge, et qui était formée en vue de prêter au gouvernement l'argent nécessaire pour quelques entreprises.
mahoilie [ni] n. f. Genre d'arbrisseaux ressemblant au houx.
— Encycl.
Les mahonies (mahonia) sont très voisines des berbéris et originaires d'Amérique et d'Asie. Ce sont des arbrisseaux dont les fleurs, jaunes odorantes et disposées en grappes , donnent naissance à des baies
d'un noir bleu. . .
On cultive fréquemment les mahonies dans les jardins d'Europe, pour la beauté de leur feuillage.
mahonille [«mil., e] n. f. Julienne ou giroflée de Mahon.
MahonnaiS, e [o-nè, e-ze], habitant ou originaire de Mahon. Adj. : pêcheur motionnais.
mahonne [ma-o-ne]n. f. arabe ma'on). Autref., galéasse des mers du Levant. Auj.. petit bâtiment de charge ou de cabotage, en Espagne et sur les côtes d'Afrique.
mahot
[ma-o] n. m.
Genredemalvacées, comprenant des
arbres des Antilles, à fleurs jaunes, dont le bois, gris et spongieux, peut servir à remplacer le liège.
mahou ou mahOUt [ma-ou] n. m. Drap que l'on fabriquait autrefois en Provence et dans le Languedoc.
mallûllt [ma-ou] n. m. Cornac ou conducteur d'éléphants.
Malirah, sultanat de l'Asie méridionale, à l'E. de l'Hadramaout, sur l'océan Indien ; 40.000 h. Pays sablonneux et pauvre.
mahratte [ma-ra-te] n. m. Langue dérivée du sanscrit, qui se parle dans le sud de l'Inde.
MahratteS, peuples guerriers de l'Hindoustan (Deccan). Leurs derniers chefs indépendants furent réduits par lord Wellington (1803).
mahuttenni.
et f. (anc. franc.
mahustre). Partie de l'aile du faucon qui adhère au corps.
Mahy ( François -Césaire de), homme politique français, né à Saint- Pierre ( ile de la Réunion), m. à Paris (1830-1906); ministre de la marine et des colonies en 1883 et en 1888.
mai [me] n. m.
(lat. maius). Cinquième mois de l'année. Arbre vert et enrubanné, que l'on plantait le premier jour de ce mois devant la porte de quelqu'un pour lui faire honneur: planter te mai. Champ de mai, v. champ. Rose de mai, rose pompon. Mi-mai, époque où la tète du cerf est à moitié faite. Prov. : Mai froid n'enrichit, les froids du mois de mai sont funestes aux récoltes. Mai pluvieux marie le laboureur et sa fille, les pluies du mois de mai enrichissent les cultivateurs. En avril, n'ôte pas un fil ; en mai, fais ce â
qui te plaît, on ne doit pas prendre des vêtements légers au mois d'avril, mais on le peut au mois de mai.
— Encyc l. A gric. Dan s lagrande culture, on laboure les jachères etles terres destinées au sarrasin, maïs, chanvre, chou, betterave, rutabaga, etc. On commence ou continue les semis de lin, chanvre, maïs, sorgho, millet, sarrasin, betterave, haricot, vesce.etc. Transplanter les plants de betterave, tabac, chou, rutabaga. Biner les betteraves, carottes semées en mars. On herse les pommes de terre, topinambours, blés, avoines, orges de printemps. On arrose les prairies et, dans le Midi, on commence à faucher les luzernes. On laboure et bine la vigne ; on effectue des traitements contre les maladies cryptogamiques 'oïdium, mildew, blackrot.etc.j.
Dans les jardins, on repique les plants et l'on sème toutes les plantes potagères. Faire de fréquents arrosages, binages et sarclages. Redouter les gelées printanières et placer sur les plantes des paillassons qui les en préservent. Pour les fleurs, on peut semer en pleine terre toutes les espèces annuelles qui n'ont pas besoin d'être repiquées.
MahraUes.
Mai 1793 (journée du 31), émeute qui mit fin à la domination des girondins sur la Convention. Les sections parisiennes, sous le commandement de Henriot et sous la direction de Marat, obtinrent l'arrestation des plus en vue des députés de la Gironde . Mai 1873 (journée du 34), révolution parlementaire qui marquais tin du pouvoir de T hier s, remplacé par le maréchal de Mae-Mahon. I.e lendemain le maréchal inaugura le gouvernement de combat, dit de l'ordre moral, en destituant les fonctionnaires suspects de républicanisme. V. ordre moral.
Mai 1877 (le Seize-), essai de coup d'Etat parlementaire, tenté par le maréchal de Mac-Mahon, qui congédia brusquement le ministère républicain de Jules Simon, prorogea le Parlement, puis obtint du Sénat la dissolution de la Chambre. Malgré une énergique pression officielle, le ministère de Broglie ne put empêcher le pays d'envoyer une majorité républicaine à la Chambre. Le maréchal, après avoir un moment essayé de résister en constituant le ministère extraparlementaire de Rochebouët, ne tarda pas à se soumettre, puis à se démettre. Dufaure fut appelé au pouvoir et forma un cabinet gauche modéré.
Mai (Lois de) V. kulturkampf.
Mai (Angelo), jésuite, cardinal et savant italien, né à Schilpario, m. à Castel-Gandolfo (1782-1854). Il mit au jour, en 1822, des fragments importants de la République de Cïcéron.
Maïa, fille d'Atlas, mère de Mercure, l'une des sept Pléiades. (Myth.)
maïa n. m. Zoo/. V. maja.
maïadan ou maïdan [ma-ï] n- m. Place du
marché, en Orient.
maïalisme [lis-me] n. m. Refroidissement de la température, qui survient surtout au mois de mai.
maïanthèllie [ma-i-an] n. m. Genre de smilacées, souvent confondues avec les muguets et caractérisées par leurs fleurs blanches et leurs fruits en baies rouges.
Maîche, ch.-l. de c. (Doubs), arr. et à 40 kil. de Montbéliard; perte du torrent de Maîche; 2.310 h. ( Maîchois) . Bestiaux, horlogerie. — Le cant. a 31 conim., et 12.010 h.
Maiclie (Louis-Eugène), électricien et inventeur français, né au Mans en 1813; on lui doit un système d'extraction de l'amidon de riz et de nombreux travaux de chimie et de physique, notamment sur l'utilisation de la vapeur.
maiden [mè-dèn] adj. (m- angl. signif. déjeune fille, virginal). Turf. Se dit des chevaux, des jockeys qui n'ont encore jamais gagné. Polit. Maiden speech, discours de début d'un homme politique.
Maidstone, v. d'Angleterre, ch.-l. du comté de Kent, au confl. du Medway et du Lea; 32.000 h. Port de rivière animé. Corderies.
maie [me] n. f. (lat. magis, Mis). Pétrin, huche
MAI
Mai.
pour serrer le pain. Table du pressoir. Auge où l'on sale les harengs. (On écrit aussi mai, mait, mée.)
Maieilfeld (en romanche Maiavilla), comm. de Suisse (cant. des Grisons), sur la rive dr. du Rhin; 1.240 h. Vignoble.
Maïeul, Mayeul ou Mayol (saint), quatrième abbé de Cluny, né vers 906, m. à Souvigny (Allier) en 991. Fête le 11 mai.
maieur [ma-i-eur] n. m. [lat. major). Au moyen âge, maire. En Belgique, premier magistrat d'une commune rurale, appelé bourgmestre dans les villes.
maïeutique n. f. (du gr. maieutikê, art des accouchements). Dans la philosophie socratique, art d'accoucher les esprits.
Maignan (Pierre-René-4 Ibert), peintre français, né à Beaumont (Sarthe) en 1844. Il a abordé avec succès la peinture historique et décorative. Citons de lui : la Voix du tocsin, Guillaume le Conquérant, la Mort de Carpeaux, etc.
Maignelais [mè-gne-lé] (Antoinette de), favorite de Charles VII, cousine d'Agnès Sorel f 1 420- 1474). Elle contribua à la chute de Jacques Cœur, et, après la mort de Charles VII, elle se retira chez le duc de Bretagne, François II, qui était son amant depuis 1459, et dont elle eut cinq enfants.
Maignelay [mè-gnc-le], ch.-l. de c. (Oise), arr. et à 24 kil. de Clermont; 700 h. Ch. de f. N. — Le cant. a 21 comm., et 7.380 h.
maigrage [me] n. m. Prairie naturelle où.sont mis les bœufs pour leur engraissement.
maigre [niè-orc] adj. (lat. macer). Qui est mal en chair, qui est plus ou moins décharné, en parlant des animaux; cheval, poulet maigre. Qui contient peu de graisse, en parlant des chairs : côtelette maigre. Qui n'est ni viande, ni apprêté avec du jus de viande : soupe maigre. Jours maitfres.pendantlesquels l'Eglise interdit l'usage de la viande. Maigre chère, mauvaise chère. Repas maigre, où l'on ne sert point de viande. Maigre repas, chétif. Peu fertile : terre maigre. Peu abondant : un maigre fib-t d'eau. Pauvre en profits, en agréments, en importance ; maigres revenus, maigres distrai tions. Sec, dur, étriqué; des moulures maigres. Chaux maigre, chaux inférieure, qui ne foisonne pas. Faire maigre chère, maigre visage à quelqu'un, lui faire un piètre accueil- N. m. Chair sans graisse : un morceau de maigre. Aliments maigres : le maigre n'exclut pa« le gibier deuu. Prov. ; A chevaux maigres vont les mouches, ce sont les petits qui supportent les charges, qui souffrent de tout. Les bons coqs sont toujours maigres, les hommes
maigres sont d'ardents amoureux ; ou encore : les plaisirs de l'amour amaigrissent. Ant. Gras.
maigre [mè-gre] n. m. Nom vulgaire de certains poissons du genre sciène.
maigrelet, ette [me-gre-lt, e-te] adj. Un peu maigre et fluet : enfant maigrelet. (On dit aussi
MAIURET, ETTE.)
maigrement [mè-gre-man] adv. Chétivement : diner maigrement. Ant. Grassement.
maigret, ette adj. Syn. de maigrelet.
maigreur [mé-greur] n. f. (de maigxe). Etat
d'un corps maigre ; la maigreur n'exclut pas la santé. Fig. Manque d'abondance, de ressources , d'ampleur, etc. : la maigreur d'un sujet, d'un style. — Encvcl. Hyg. La maigreur, qui consiste simplement dans le peu d'épaisseur de la couche adipeuse sous-cutanée, est compatible avec une santé parfaite. La maigreur excessive est duc à une maladie (cancer, tuberculose, gastrite, etc.) ou à une insuffisance d'alimentation. Pour combattre la maigreur, on utilise les corps gras, le jaune d'œuf, les arsenicaux, les boissons abondantes.
maigrichon, onne [»iè, o-ne] ou maigriot
[mè-gri-o], 6 adj. et n. Pop. Un peu trop maigre ; une /Mette maigrichonne.
maigrir [mè-grir] v. n. Devenir maigre : maigrir à la suite d'une longue maladie. V. a. Faire devenir maigre ; faire paraître maigre : les longs cheveux maigrissent les joues. Ant. Engraisser.
Maikop, v. de la Russie méridionale (gouv. de Kouban), sur la Bielaïa; 45.000 h. Grand marché agricole.
MaïkOV (Appollon Nicolaievitch), poète russe, né à Moscou, m. à Saint-Pétersbourg (1821-1898), auteur de : les Trois Morts, Marina, etc.
mail [ma, l mil.] n. m. (du lat. maliens, marteau). Marteau de forge. Lourd marteau de carrier. Petit maillet en bois, de forme cylindrique, cerclé d'un anneau de fer à chaque extrémité et emmanché d'un morceau de bois flexible, dont on se servait pour pousser une boule de bois. Jeu qui consiste à pousser une boule avec le mail. Allée préparée pour jouer â ce jeu. Promenade publique, dans certaines villes. Abréviat. de mail-coacu.
— Encycl. Jeu. Le jeu du mail consiste, pour chaque joueur, à pousser sa boule dans une direction déterminée, en la frappant avec son mail. Il y a quatre sortes de jeu de mail. 1» Jouer au rouet. Chacun joue pour soi. 2» Jouer en partie, plusieurs contre plusieurs. Chaque joueur doit essayer de dépasser la boule de l'adversaire, sinon il prend une marque; l'adversaire, dépassé, prend aussi une marque. Le but visé et manqué, ainsi que la boule noyée, c'est-à-dire envoyée hors des limites du jeu, vaut au joueur maladroit trois marques. Il y a plusieurs buts successifs. Le gagnant est celui qui a le moins de marques. 3" Jouer aux grands coups. On joue à qui poussera sa boule le plus loin. 4» La chicane : il faut atteindre un but donné après certains détours convenus.
mail-COach [mèl-kâtch] n. m. (angl. mail, malle, et roach, voiture ) . Berline à quatre chevaux, avec p lu sie u r s rangs de banquettes sur le dessus de la voiture . PI .
des mail-coaches.
Mailhe
[mè, «imll.;ej
(Jean-Baptiste), conventionnel français, né à Toulouse, m. à Paris (1754-1834). Proscrit au 18-Fructidor, amnistié par le 18-Brumaire, il fut banni en 1816 et ne rentra en France qu'en 1830.
maillade [Il mil.] n. f. Tramail, sur la Méditerranée.
maillage [ma, Il mil.] n. m. Action de briser la chènevotte avec un maillet. Galerie de retour d air dans les mines.
Maillanne, comm. des Bouches-du-Rhône, arr. et à 25 kil. d'Arles, sur la Loube ; 1.370 h. Nitrate de chaux. Patrie de Fr. Mistral.
Maillard [ma, Il mll.,ar] (Jean), bourgeois de Paris, un des chefs du parti royaliste pendant la captivité du roi Jean le Bon. Ce fut lui qui lua le prévôt Etienne Marcel au moment où il allait ouvrir à Charles le Mauvais les portes de la capitale (1358).
Maillard (Olivier), prédicateur du temps de Louis XI, né vers 1130, m. a Toulouse en 1502 ou 1509. 11 a laissé des sermons burlesques et d'un genre trivial.
Maillard ( Stanislas-Marie ) , révolutionnaire français, né à Gournay, m. à Paris (1763-1791). On retrouve son nom dans les plus sanglants épisodes de la Révolution, notamment la prise de la Bastille et les massacres de septembre. C'est lui qui, dans ce dernier épisode, fit organiser un simulacre de tribunal et sauva ainsi quelques prisonniers.
Maillart [ma, Il mil., ar] (Louis, dit Aimé\ compositeur français, né à Montpellier, m. à Moulins (1817-1871); auteur des opéras-comiques : Gastibelza, les Dragons de Villars, Lara, etc. C'était un musicien au talent vigou -
reux et original.
maill e
[ma, /; mil., e] n. f. (lat. macula). Chaque nœud que forme le fil
Mailles: 1. Carrées ; 2. En lo.ange.
la soie, la laine etc., dans les tissus tricotés, dans les filets : le fretin passe à travers les larges mailles des filets. Ouverture que ces nœuds laissent entre eux. Chacune des petites boucles formées par des fils de métal croisés en un même point pour former un tissu, dont on faisait les armures au moyen âge : cotte de mailles- Chaînon d'un câble chaîne. Chacune des ouvertures d'un grillage en fer. Sorte de taie ronde qui se forme sur la prunelle des yeux. Dans les melcns, les concombres, etc., tache qui marque la place d'où sort le fruit. Tache qui apparaît sur le plumage des jeunes perdreaux et des jeunes faucons.
MAI
maille [ma, II mil., e] n. f. (do mai/). Sorte de maillet en bois emmanché d'un long manche.
maille [ma, II mil., e] n. f. (lat. pop. metallia; de metallum, métal). Ancienne monnaie de très petite valeur : les mailles furent frappées de 1308 à 1411. N'avoir ni sou ni maille, ni denier ni maille, n'avoir pas d'argent. Avoir maille à partir (c'est-àdire à partager), se disputer pour peu de chose, pour une maille ; avoir un démêlé quelconque.
maillé [ma, Il mil., é], e adj. Couvert d'une armure de mailles. Pris dans un filet : oiseau, poisson maillé. Dont les plumes sont marquées de mailles, en parlant du perdreau ou du faucon. Par ext. Adulte.
Maillé, comm. de Vendée, arr. et à «6 kil. de Fontenay-le-Comtc, sur la Sèvre Niortaise; 1.240 h. Source ferrugineuse.
mailloau [ma, Il mil., d] n. m. Petit maillet de tondeur de drap.
Maillebois [ma, Il mil.] (François des Marets, marquis de), maréchal de France, capitaine distingué, né à Paris (1682-1762). Il se signala pendant la guerre de succession de Pologne et pendant la guerre de succession d'Autriche.
Maillebois (Nicolas des Marets, marquis de), neveu du grand Colbert, contrôleur général des finances de 1708 à 1715. Il inventa l'impôt du dixième pour éviter la banqueroute (1650-1721).
Maillé-Brézé [ma, Il mil., é] (Urbain de), maréchal de France ; il se distingua dans les Pays- Bas, et remporta sur les Espagnols la victoire d'Avein (1597-1650). — Son (Ils, Jean-Armand, capitaine français (1619-1646), amiral de France, battit les Espagnols près de Carthagène et fut tué au siège d'Orbitello.
maillechort (ma. Il mil., e-chor] n. va. (de Maillot et Chorier, n. des inventeurs). Alliage de zinc, cuivre et nickel, qui imite l'argent. (On écrit aussi, mais à tort, MELcmoR[/aor].)
— Encycl. Le maillechort a les mêmes qualités de blancheur, de malléabilité et de sonorité que l'argent, à condition que les métaux qui entrent dans sa composition soient bien purs. Le maillechort se travaille très facilement. Voici sa composition : cuivre, 55 à 56 p. 100, nickel (et récemment aussi manganèse), 13 à 18,5 p. 100, zinc ou étain, 19 à 31 p. 100.
mailler [ma, Il mil., é] v. a. (de maille). Faire avec des mailles : mailler un filet. Mailler la chaîne, en terme de marine, la fixer sur une autre ou sur une bande au moyen d'une maille. Mailler une voile, la lacer sur une autre. Mailler des chiens, leur mettre un collier de mailles. V. n. Pousser des mailles ou bourgeons : le raisin commence à mailler. Commencer à avoir des mailles ou mouchetures, en parlant des perdreaux.
mailler [ma, u mil., é]
maillet : mailler du cuir.
maillet [ma, Il mil., è] n. m. (rad. mail). Marteau de bois à deux tètes: maillet de tonnelier. Btas. Meuble de l'écu qui représente l'outil de charpentier, de tonnelier, etc. Nom vulgaire du requin marteau. Maillet d'armes, masse cylindrique de plomb emmanchée aune hampe assez longue, portée par les gens à pied du xme au iv siècle.
mailletage [ma, il
mil.] n. m. Action de garnir de clous à large tête toute la partieimmergée d'un navire.
mailleter [ ma , u
mil., e-té] v. a. (Prend deux t devant une syllabe muette : je mailletterai.) Tcchn. Opérer le mailletage : mailleter une carène.
mailleton [ma, II mil.] n. m. Bouture ou bourgeon de l'année. Lien avec lequel on attache la vigne.
a. Battre avec un
se]
Per-
mailleur, euse (ma, u mil., eu
sonne qui travaille à faire des filets. (On dit aussi laceur, euse.)
MaillezaiS [ma, II mil., e-zè], ch-1.
de c. (Vendée), arr. et à 13 kil. de Fontenay- le -Comte; 1.280 h. Minoteries, tanneries. — Le cant. a 13 comm., et 14.480 h.
maillier [ma. Il mil., é] n. m. Ouvrier qui faisait des cottes et autres ouvrages de mailles. Ouvrier chaînetier.
maillochage n. m. Syn. de
MAILLAGE.
mailloche [ma. II mil.] n. f. (de mail). Gros maillet de bois. Baguette Mailloches: terminée par une boule garnie de peau 1. Pour grosse et servant à battre la grosse caisse. ca'"e) 2. De
maillocheuse [ma, Il mil., eu- m"'c ze] n. f. Outil employé dans l'opération du maillage.
mailloir [ma, II mil.] n. m. Pierre dure sur laquelle on maille les toiles et batistes.
maillolet [ma. II mil., o-lé) n. m. Gaine en peau souple, dans laquelle le fauconnie r enfermait l'oiseau.
maillon
[ma, Il mil., on] n. m. Petite maille.
Anneaud'une chaîne. Chaîne flexible d'un tissu de gaze.
mai 1lo n n e r
[ma, Il mil., o - né ] v- a.
Mar. Réunir entre eux deux bouts de chaîne ou un bout de chaîne à un autre objet. On dit aussi mailler OU MANILLER.
Maillons: 1. De chaîne lâche ; 2. De chaîne tjrse; 3. De chaîne Galle: \- De chaîne de Vaucanson.
Maillot d'acrobate.
maillot [ma, Il mil., o] n. m. (de maille). Vêtement pour jeunes enfants, enserrant le corps et les jambes, de manière à les rendre presque immobiles. Lange dont on emmaillote un enfant : le maillot doit laisser le plus de liberté possible aux mouvements. Fig. Première enfance : sortir du maillot. Mollusque du genre pupa.
— Enl'YCL. L'ancien maillot, composé de bandelettes qui comprimaient la poitrine et les membres et entravaient la respiration et la digestion, est tout à fait condamne. Le maillot français se compose : d'une chemise courte, à manches, ouverte et largement croisée derrière, sans attache, d'une ou deux brassières d'étoffe plus épaisse , de môme coupe que la chemise, à laquelle elles se superposent, d'une sorte d'étui modérément serré autour du corps, sous le bras, de manière à maintenir la chemise et les brassières en laissant les bras tout à fait libres et les jambes à l'aise. Cet étui est formé d'une serviette de linge dite couche, dans les plis de laquelle on enveloppe séparément les jambes et, par-dessus, d'un ou deux langes d'étoffe épaisse de coton ou de laine. Le tout, enroulé autour du corps et replié par le bas, est fixé avec des épingles dites "de nourrice ».
Le maillot anglais consiste en une chemise de flanelle, une robe ouverte devant et sans manches, deux couches triangulaires, l'une de toile et l'autre de laine formant culotte, deux chaussons de laine.
maillot [ma, Il mil., o] n. m. (de maille). Vêtement de tricot s'appliquanl exactement sur la peau, employé .par les danseuses, les acrobates, etc. : maillot de sport.
Maillot (Théodore-Pierre-Nicolas), peintre français, né et m. à Paris \1829-1888) ; auteur de la Procession de la châsse de sainte Geneviève, vaste décoration peinte à la cire, au Panthéon.
mailloter [ma, u mil., o-té]
v. a. Tuer un criminel à coups de maillet.
mailloteur [ma, u mil.] n.
m. Personne qui fait des maillots.
maillotin [ma, Il mil.] n. m.
Pressoir à olives. Arme en forme de maillet.
Maillotins [ma. Il mil.], nom donné aux Parisiens insurgés contre l'oppression fiscale du gouvernement des oncles de Charles VI, et ainsi appelés parce qu'ils étaient armés de maillets pris à l'Arsenal (1380). La répression de la révolte des Maillotins fut sanglante : trois cents bourgeois furent mis a mort et la Ville de Paris condamnée à payer à la royauté victorieuse une amende de 20 millions de francs.
maillure (ma, Il mil.] n. f. Tache dans le bois. Chass. et faucohn. Syn. de maille.
Mailly [ma, II mil., i] (Louise-Julie de Nesle. comtesse de), maîtresse de Louis XV, m. à Paris (1710-1751). Elle était l'aînée de trois soeurs (la comtesse de Vintimille, la marquise de Lauraguais et la duchesse de Château roux) qui lui succédèrent comme favorites du roi. Sa faveur dura huit ans ; elle n'en abusa pas pour s'enrichir ou pour se mêler à la poli-
Mailly-le-
Camp, comm. de l'Aube, arr. et 16 kil. d'Arcis-sur- Aube; 950 h. Ch.
de f. Est. Vaste camp admirablement préparé pour les manoeuvres militaires et les tirs à longue portée.
Maimbourg
[mi7i-bour] (le P.
Louis), jésuite et historien ecclésiastique.né à Nancy, m.
à Paris (1610-1686), Son meilleur ouvrage est une Histoire des croisades.
maimon [mi] n. m. Nom d'un grand singe africain, vulgairement appelé mandrill.
Maimonide (Mosès), médecin, théologien et philosophe juif, né àCordoue, m. àFostât (1135-1201), que les juifs regardent comme leur Platon. Il cherche une conciliation de la foi et de la raison, professe le libre arbitre et ramène souvent la religion à une sorte d'intellectualisme spéculatif.
maimonidien, enne (me, di-in, è-ne] adj. Qui appartient à Maimonide ou à sa doctrine.
main [min] n. f. (lat. manus). Partie du corps humain qui s'étend depuis le poignet jusqu'à l'extrémité des doigts: la main droite, la main gauche. Fig. Partie active, force, travail : œuvre produite par la main de l'homme. Puissance, autorité, direction : peuples divers rangés sous la même main. Lever la main, affirmer en justice. Lever la main sur quelqu'un, se préparer à le frapper. Battre des mai?is, applaudir. Forcer la main, contraindre. Tenir la main, veiller. En venir aux mains, engager le combat. Faire main basse, tuer, piller, voler. Ne pas y aller de main morte, frapper rudement. Avoir la haute main sur, commander. Avoir sous la main, à sa portée. Avoir une belle main, une belle écriture. Tendre la main, demander l'aumône ; faire une offre de réconciliation, d'appui, etc. Mettre la main d l'œuvre, commencer une chose. Mettre la dernière main, terminer. Tenir de première main, de la source même. Avoir la main heureuse, réussir
Main i
MAI
souvent. Mettre la main à la pâle, travailler «oiméme. Avoir les mains liées, ne pouvoir agir. Se laver les mains d'une chose, déclarer qu'on n'y a pas participé. (V. Pilate.) Etre en bonnes mains, être confié à une personne capable. Agir sous main, secrètement. Donner à pleines mains, libéralement. Avoir le cœur sur ta main, être franc. A la main, en tenant avec la main ; à l'aide de la main. En main, dans la main. A main droite, d main gauche, du côté droit, du côté gauche. De main en main, d'une personne à l'autre. De la main à la main, sans passer par un intermédiaire : argent donné de la main à la main. A main armée, les armes à la main. Coup de main, entreprise hardie. (V. aussi coup.) Chose faite de main de maître, avec habileté. En un tour de main, en un instant. De longue main, depuis longtemps. Faire une main (au jeu), faire une levée. Main chaude, jeu dans lequel un des joueurs, la tête sur les genoux d'un autre et la main ouverte sur le dos, reçoit des coups sur cette main, jusqu'à ce qu'il ait dev i n é qui l'a frappé. Main de papier, ca hier de 25 feuilles de papier.
En parlant de mariage : aspirer à la main d'une jeune fille ; lui offrir sa main. Techn. Outil coudé en crochet pour soulever les fardeaux. Anneau de fer auquel est attachée la soupente d'une voiture. Main courante, registre appelé également brouillard. Main courante ou coulante, partie d'une rampe d'escalier sur laquelle s'appuie la main. (V. la planche maison.) Main de justice, main d'ivoire aux doigts levés, placée à l'extrémité du bâton royal, symbole de la justice royale. Main de puits, anneau à ressort, dans lequel on passe l'anse d'un seau à puits. Petite main, ouvrière qui a fini son apprentissage, mais qui n'a pas encore l'habileté suffisante pour exécuter tous les travaux de son métier. Main votive, main de bronze ou de marbre que, dans l'antiquité gréco-romaine, on offrait à un dieu pour obtenir quelque grâce ou le remercier de quelque faveur. Prov. et loc. prov. : il faut regarder à ses mains plutôt qu'à ses pieds, méfiezvous : c'est un voleur. Que la main gauche ignore ce que fait la main droite, gardez le silence sur vos bonnes actions. Il vaut mieux tendre la main que le cou, mieux vaut mendier que s'exposer à être pendu, etc. Tous les doigts de la main ne se ressemblent pas, les personnes les plus liées ont souvent de grandes différences de caractère. Les mains noires font manger le pain blanc, le travail procure l'aisance. De main en main, jusqu'au plus vilain, se dit par plaisanterie, quand, dans une réunion, on doit faire passer un objet par beaucoup de mains jusqu'à son destinataire. V. froid et jeu. — Encycl. La main est formée au point de vue osseux par le carpe ou poignet, composé de huit pe tits os, puis par une sorte de grille (métacarpe), for
Main votive.
Main : A. (I. Cubitus; 2. Radins: 3.
forme ; 8. Os crochu ; 9. Grand os; 10.
1t. Phalangette»). — B. (1. Fléchisseur
rhisseur; *i. Adducteur du petit doigt