MAISON
Paratonnerre
Voir HABITATION, CHÂTEAU, ARCHITECTURE, MOBILIER, etc.
1THEIA j
Maréchal Maison.
MAI
Maison de poupée (la), drame en trois actes, en prose, d'Ibsen. L'auteur y revendique les droits de l'individu contre les lois écrites. C'est une des meilleures et des phis émouvantes pièces de l'auteur(1880).
Maison des morts (la), roman, par Dostoïevski (1863), où l'auteur peint avec une effrayante vérité la vie des déportés en Sibérie, que son oeuvre contribua d'ailleurs à améliorer.
Maison d'or (la) de Néron, immense palais que Néron fit construire à Rome après l'incendie de 64, et qui, demeuré inachevé, fut dépecé par sjs successeurs.
Maison [mè-zon] (Nicolas-Joseph), maréchal de France et homme politique, né à Epinay-sur-Scine (Seine), m. à Paris (1771-1840). Fils d'un cultivateur, il s'engagea en 1792, se distingua durant les guerres de l'Empire et adhéra au gouvernement de Louis XVIII, qui le fit marquis, pair et maréchal. Il commanda en 1828 l'expédition française en Morée et devint ministre de la guerre en 1835.
Maison-Carrée,
comm. d'Algérie, départ, et à 12 kil. d'Alger; 7.280 h. Minoteries, vignobles.
maisonnage [zo-na-je]
n. m. Bois de haute futaie,
abattu pour être employé à des constructions.
Maisonnais, comm. de la Haute- Vienne, arr. et à 29 kil. de Rochechouart ; 1.570 h.
maisonnée [mè-zo-né] n. f. Pop. Ensemble des gens d'une famille vivant dans la même maison.
maisonnette [mè-zo-nè-te] n. f. Petite maison.
Maisons-Alfort [mè-zon-al-for], comm. de la Seine, arr. et à 13 kil. de Sceaux; 13.400 h. Ch. de f. P.-L.-M. Ecole vétérinaire. V. école.
Maisons -Lafâtte, comm. de l'arr. et à 22 kil. de Versailles (Seine-et-Oise), sur la Seine; 8.150 h. Ch. de f. O. Château bâti par Mansart, acquis par l'Etat.
maiStrance [m'es-tran-se] n. f. (de maistre, ancienne forme de maître). Ensemble des sous-officiers de la flotte, contremaîtres et maîtres des arsenaux : école de maistrance.
— Encycl. Mar. La maistrance est la clef de voûte de la marine. C'est elle qui fait accomplir les règlements et entretient la discipline sur les navires. Suivant le grade, les conseils d'avancement tenus tous les six mois à bord peuvent directement donner des avancements ou soumettre les propositions au ministre. Dans les ports, la maistrance, composée d'employés civils, est formée de jeunes gens passant par une des trois écoles de maistrance de Brest, Rochefort, Toulon.
La spécialité des mécaniciens comporte tous lesgrades sans exception. Dans chaque spécialité, le maître le plus gradé est chargé du matériel, et en dirige le service, sous le nom de maître chargé.
MaiStre [mès-tre] (Joseph Marie, comte de), philosophe religieux et ultramontain, né à Chambéry, m. à Turin(1753-1821)..Jlpassa quatorze ans en Russie en qualité de représentant de la maison de Savoie. Auteur de nombreux ouvrages, dont les plus connus sont: Du pape etSoirées de Saint-Pétersbourg. Il y défend avec grand éclat, contre la Révolution, les principes d'autorité, en matière politique et religieuse. Sa langue est ferme et savoureuse.
Maistre (Xavier, comte de), frère du précédent, né à Chambéry, m. à Saint-Pétersbourg (1763-1852), écrivain ingénieux et spirituel; auteur du Voyage autour de ma chambre, du Lépreux de la cité d'Aoste, de la Jeune Sibérienne, qui sont des chefsd'œuvre de simplicité, d'émotion et de naturel.
mait n. m. V. maie.
maître [mê-tre] n. m.
(lat. magister). Celui qui commande, gouverne- Celui qui a des serviteurs, des ouvriers, des esclaves : travailler sous l'œil du maître. Propriétaire; chef de famille : le maître de la maison. Celui qui enseigne : suivre les leçons d'un savant maître. Personne d'un savoir, d'un art supérieur : s'inspirer des maîtres. Titre donné aux gens de robe, aux officiers ministériels, etc. (avocats, avoués, notaires) : maître un tel; par-devant maître...; aux personnes revêtues de certaines charges : maître des requêtes. Titre que prenait autrefois un ouvrier reçu dans un corps de métier. Fam. Titre que l'on donne à des personnes qui ont une certaine bonhomie et un certain âge, surtout à la campagne : maître François. Auj., artisan qui emploie des ouvriers, qui fait des entreprises. Passer maître, obtenir le titre de maître, et, au fig., être très habile dans une chose. Personne qui use à son gré de ses facultés, de ses organes : maître de sa voix. Qui a de l'empire sur son âme : maître de ses passions. Qui a la faculté de faire quelque chose : maître de choisir sa carrière. Fig. Objet qui régit, gouverne : l'or est le maître du monde. En maître, avec une autorité de maître. Etre son maître, ne dépendre de personne. Mar. Sous-officier faisant partie de la maistrance. Maître de chapelle, chargé de diriger le chant dans une église. Maître de ballet, artiste qui, dans un théâtre, a la responsabilité de tout ce qui a rapport à. la danse. Maître d'armes, celui qui enseigne l'escrime. Maître d'hôtel, officier ou domestique en chef d'une grande maison, qui préside au service de table. Maître d'école, instituteur primaire. Maître d'étude, celui qui est chargé de surveiller les élèves. Grand maître de l'Université, ministre de l'instruction publique, en France.
Joseph de Maistre.
Xavier de Maistre.
Maître es arts, dans l'ancienne Université, celui qui avait reçu les titres universitaires qui lui permettaient d'enseigner les arts libéraux. Grand maître de France, chef de la maison du roi. Petit-maître, v. à son ordre alph. Adjectiv. Habile, énergique, puissant : un maître homme. Premier : le maître clerc. Principal : le maître-autel. (V. maître-autel.) Loc. adv. A la maître-d' hôtel, manière d'accommoder certains mets.PROv. : Les bons maîtres font les bons valets, pour être bien servi, nous devons bien traiter les personnes qui nous servent. Tel maître, tel valet, les valets se modèlent sur leurs maîtres. Le temps est un grand maître, les années donnent de l'expérience ; le temps règle les choses avec sagesse el habileté. On ne peut servir deux maîtres (maxime évanirélique), on ne peut faire le bien et le mal à la
fois. V. COMPAGNON. ALLUS. IIIST. V. MAGISTER DIXIT. Al.L. LITT. V. OEIL.
Maître Jacques, personnage de l'Avare, de Molière, qui est tout à la fois le cocher et le cuisinier d'Harpagon. Son nom a passé dans la langue pour désigner un factotum.
Maître de chapelle (le), opéra-comique en deux actes, paroles de Sophie Gay, musique de Paër(1821). Pièce amusante et gaie, musique charmante, d'une mélodie pleine de grâce,
Maître de forges (le), roman de mœurs de r.corges Ohnet (1882), intéressant et fort habilement construit, d'où l'auteur a tiré un drame en cinq actes (1883).
Maître Guérin, comédie en cinq actes, en prose, par Emile Augier (1864), qui a pour sujet les machinations d'un notaire en vue de ruiner un savant maniaque. C'est le propre fils du notaire, officier énergique et droit, qui se met en travers des manœuvres suspectes de M« Uuérin.
Maîtres chanteurs de Nuremberg (les), comédie musicale en trois actes par Richard Wagner (1868), dont le héros est le cordonnier-poète Hans Sachs. C'est le récit d'un tournoi entre poètes, dont le prix est la main de la séduisante Eva, fille de l'orfèvre Pogner. Hans Sachs aide un jeune gentilhomme, Walther de Stolzing, à gagner le prix contre le greffier Beckmesser.
Maîtres d'autrefois (les), par le peintre Eugène Fromentin (1876), un des chefs-d'œuvre de la critique d'art, consacré aux peintres flamands et hollandais.
Maîtres sonneurs (les), roman par Georges Sand (1853), idylle berrichonne, écrite dans une langue un peu conventionnelle, mais savoureuse, pleine d'une poésie fraîche et tranquille. Les maîtres sonneurs sont trois joueurs de cornemuse qui se disputent la main de Brûlette, fine et coquette paysanne de Nohant.
Maître d'école [le], tableau d'Adrien Van Ostade (1662), musée du Louvre; modèle achevé de petite
l'école, d'après Van Ostade.
scène familière, malgré sa teinte générale un peu verdâtre et violacée.
maître-autel ou maître autel [mè-tro-
tcl'] n. m. (V. autel.) PI. des maîtres-autels ou maîtres autels.
maîtresse [mi-trè-se] n. f. A presque toutes les acceptions de maître. Femme que l'on aime. Femme qui accorde ses faveurs à un homme qui n'est pas son mari. Petite-maîtresse, v. à son ordre alph. Adjectiv. Maîtresse femme, qui a de la tête, de l'intelligence.
maîtrisable [mè-tri-za-blc] adj. Que l'on peut maîtriser : colère difficilement maîtrisable.
maîtrise [mè-tri-zë] n. f. Autorité de maître. (Vx.). Possession : il faut toujours garder la parfaite maîtrise de soi-même. Autrefois, qualité de maître dans certains métiers. Fonction de maître qui enseigne : maîtrise de conférences. Ecole où l'on forme les enfants de chœur au chant de la musique sacrée. Par ext. L'ensemble de ces enfants eux-mêmes. Direction des enfants de chœur d'une église.
maîtriser [mè-tri-zé] v. a. Gouverner en maître ; faire obéir : maîtriser un cheval emporté. Fig. maîtriser ses passions. Se maîtriser v. pr. Dompter ses sentiments, ses passions.
maïze n. m. Sorte d'hydromel qui contient beaucoup d'opium.
Maizeroy (baron René-Jean Toussaint, dit René), littérateur français, né à Metz en 1856, auteur de nouvelles et de romans, peintures élégantes et scabreuses de la vie parisienne (les Amours défendues, les Parisiennes, etc.).
Maizières (Philippe de) conseiller de Charles V, né au château de Maizières, en Santerre, m.