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MAINE ET LOIRE

+ Évéché

, Lim de départ

d'arrondi .Chem de fer

fftOUDJJN

Armes du Maine.

Duchesse du Maine.

principales ressources de l'élevage, de l'agriculture (bons vins) et des carrières d'ardoise.

maineté [mè] n. f. (de manoir). Féod. Droit qui appartenait au plus jeune des enfants dans la succession du père ou de la mère.

mainfaict [min-fé] n. m Retrait lignager ou féodal.

main-forte n. f. Assistance donnée à quelqu'un, et surtout à l'autorité : prêter main-forte.

Mainfroi. v. manfred.

Maing [min], comm. du Nord, arr. et à 7 kil. de Valenciennes ; 2.880 h. Sucrerie.

Mainland [mën-lan'd], île d'Ecosse, la plus grande des Shetland; 20.000 h. Ch.-l. Lerwick. Elevage.

mainlevée hnin-le-vé] n. f. (de main, et de lever). Acte qui fait cesser les effets d'une saisie, d'une opposition : donner mainlevée de...

— Encycl. Dr. Dans le cas de radiation volontaire des hypothèques, comme il s'agit de l'abandon formel d'un droit acquis, la mainlevée ne peut être consentie que par une partie capable d'aliéner ses droits.

En matière de saisie-arrêt, la mainlevée intervient par arrangement entre le créancier et le débiteur.

La mainlevée volontaire est consentie par l'auteur de l'empêchement ; la mainlevée judiciaire, par décision d'un tribunal : la mainlevée administrative, par l'autorité administrative.

mainmettre [min-me-tre] v. a. Affranchir un homme de condition servile.

mainmise [min-mi-ze] n. f. Saisie. Affranchissement : la mainmise d' un serf . S'emploie quelquefois aujourd'hui pour saisie : la mainmise de l'htat sitr les chemins de fer a été proposée.

mainmortable [min] adj. Qui peut tomber en mainmorte : certains serfs étaient mainmortables. Dont les biens sont inaliénables et, partant, soustraits aux droits de mutation : communauté mainmortable.

mainmorte [min] n. f. (de main, et morte). Etat des serfs qui étaient attachés à la glèbe et privés de la faculté de disposer de leurs biens. Etat des biens inaliénables, comme les biens des communautés religieuses, des hôpitaux, etc., et qui sont soumis à une taxe spéciale dite de mainmorte, destinée à tenir lieu de droits de mutation.

— Encycl. Taxe des biens de mainmorte. Une taxe annuelle, représentative des droits de transmission entre vifs et par décès, est établie sur les biens immeubles passibles de la contribution foncière, appartenant aux départements, communes, hospices, bureaux de bienfaisance, sociétés anonymes et tous établissements publics légalement aulorisés. Elle est due par toutes les collectivités qui ont une existence propre et subsistent indépendamment des mutations qui peuvent se produire dans leur personnel, à l'exception des sociétés en nom collectif et des sociétés en commandite simple.

Les sociétés anonymes qui l'ont le commerce des immeubles et les sociétés de construction et vente des habitations à bon marché sont exemptes de cette taxe.

mainmuable [min] n. m. (de main, et mua- Ile). Serf qui pouvait changer de seigneur.

maïnote [ma-i] adj. et n. Du Maina ou Magne (dans le Péloponèse méridional).

main-poseur n. f. Organe qui, dans une presse monétaire, amène les flans à la place où ils doivent être frappés.

Mainsat, comm. de la Creuse, arr. et à 25 kil. d'Aubusson,surlaPradelle;1.880h. Huilerie, sucrerie.

maint [min], e adj. (de l'anc. h. allem. manac, influencé par le latin multus). Plusieurs, un grand nombre de: maintes fois; à maintes reprises. Plus

d'un (s'emploie au sing. dans ce sens) : enjambant maint ruisseau, traversant mainte ruelle. Maint et maint, maints et maints, un très grand nombre de.

maintenance [min] n. f. Action de maintenir, de confirmer dans une possession. (Vx.)

maintenant [min-te-nan] adv. (de main, et tenant). A présent, actuellement, présentement, Maintenant que loc. conj. En ce moment où.

mainteneur [min] n. m. Celui qui maintient. (Peu us.) Dignitaire des Jeux floraux de Toulouse.

maintenir [min] v. a. (de main, et tenir. — Se conj. comme tenir.) Tenir fixe, en état de stabilité ; cette barre de fer maintient la charpente. Fig. Conserver dans le même état : maintenir les lois; maintenir quelqu'un en place. Affirmer :je maintiens que... Je maintiendrai, devise de la maison de Nassau. Sa maintenir v. pr Rester dans le même état, la même position, les mêmes dispositions d'esprit ; se maintenir en bonne santé. Absol. : malade qui se maintient.

maintenon [min] n. f. Petite croix que les femmes portent à leur cou.

Maintenon [min], ch.-l. de c. (Eure-et-Loir), arr. et à 19 kil. de Chartres, sur l'Eure; 2.010 h. Ch. de f. O. Plâtre. Vestiges d'un magnifique aqueduc resté inachevé. — Le cant. a 21 comm. et 13.330 h.

Maintenon [min] (Françoise d'Aubigné, marquise de), petite fille d'Agrippa d'Aubigné, née à Niort, m. à Saint-Cyr (1635-1719). Elevée dans la religion calviniste, elle fut convertie au catholicisme, accepta par nécessité la main du poète Scarron perclus de tous ses membres (1652), devint veuve en 1660, fut chargée secrètement de l'éducation des enfants de Louis XIV et de M»" de Montespan, réussit à supplanter cette dernière, et, après la mort de Marie - Thérèse , épousa Louis XIV par un mariage secret (1684). Fort intelligente, d esprit solide, elle encouragea le monarque dans sa politique de rigueur à l'égard des protestants, et elle imprima à la vie de cour une austérité inattendue et quelque peu superficielle. Son élévation avait excité de telles jalousies que le premier soin du duc d'Orléans, devenu régent à la mort du roi (1715), fut de la reléguer dans la maison de Saint-Cyr, qu'elle avait fondée pour l'éducation des jeunes filles nobles et pauvres, en lui assurant une pension de 48.000 livres. Ses Lettres sur l'éducation témoignent d'une rare finesse psychologique.

maintenue [min-te-nù] n. f. Dr. Confirmation, par jugement, dans la possession d'un bien ou d'un droit litigieux. (Peu us.)

maintien [min-ti-iri]ti. m. Conservation, action de faire durer : le maintien des lois. Contenance, attitude : 7»aintien modeste. Perdre son maintien, être déconcerté.

main -tierce n. f. Mar. v. garochoir.

Mainvault, comm. de Belgique (llainaut, arr. d'Ath), près de la Dendre ; 1.880 h.

MainvillierS, comm. d'Eure-et-Loir, arr. et à 3 kil. de Chartres, sur l'Eure; 1.560 h. Scierie.

maïolique n. f. v. majoi.ique.

Mairan [më] (Jean-Jacques de), physicien et géomètre français, né à Béziers, m. à Paris (1678- 1771). Membre de l'Académie française et de l'Académie des sciences, il possédait à fond la théorie de la musique et était habile connaisseur en beaux-arts.

mairat [me-ra] n. m. Charge de maire du palais. Dignité, fonction de maire. (Peu us.)

de Maintenon.

MAI

MAI

maire [mé-re] n. m. 'du lat. major; plus grand). Premier officier municipal d'une commune, et, à Paris, d'un arrondissement : les maires des communes sont élus par le conseil municipal. Bist. Maire du palais, le plus haut fonctionnaire du royaume sous les -Mérovingiens.

— Encycl. Admin. Les fonctions de maire sont gratuites. Le conseil municipal élit le maire parmi ses membres au scrutin secret. Le maire est nommé pour la même durée que le conseil municipal et conserve ses fonctions jusqu'à l'installation de son successeur, sauf en cas de renouvellement intégral du conseil, de révocation, suspension, etc. Dans ces deux derniers cas, il est remplacé par un adjoint on, à défaut, par un conseiller municipal. Il est suspendu par arrêté préfectoral pour un temps n'excédant pas un mois et qui peut être porté à trois par le ministre de l'intérieur. Il ne peut être révoqué que par décret ; la révocation entraine l'inéligibilité aux fonctions de maire pendant un an.

Comme officier de l'état civil, le maire est chargé de la tenue des registres où sont consignées les déclarations de naissance, mariage, décès, etc.

Comme officier de police judiciaire, il est chargé sous la surveillance des procureurs près les tribunaux, de la recherche des crimes, délits, contraventions.

Comme agent du pouvoir central, il est chargé de la publication des lois et règlements et de leur exécution ; il fait dresser chaque année le tableau de recensement de sa commune. Il reçoit les actes d'engagement, mais dans les chefs-lieux de canton seulement. Il assure l'exécution de diverses mesures de sûreté générale.

Comme représentant de l'administration communale, il nomme, suspend, révoque les employés de la commune ; il prend des arrêtés à l'effet d'ordonner les mesures locales sur les objets confiés à sa vigilance et à son autorité ; il assure la police municipale et rurale ; il administre les propriétés de la commune, gère les revenus, surveille les établissements communaux et la comptabilité communale ; prépare et propose le budget, ordonnance les dépenses, dirige les travaux communaux, pourvoit aux mesures relatives à la voirie municipale, souscrit les marchés, passe les actes de vente, représente la commune en justice, soit en demandant, soit en défendant.

La Ville de Paris n'a pas de mairie centrale et ne possède que des maires d'arrondissement, choisis

fiar le chef du pouvoir exécutif. Il y a incompatibiité entre leurs fonctions et celles de conseiller municipal.

— Hist. Les maires du palais, chargés d'abord de l'administration de la demeure royale, concentrèrent peu à peu dans leurs mains tous les pouvoirs. A partir de Pépin d'Héristal, ils furent plus puissants que les rois eux-mêmes. Bbroïn, Warnachaire, Radon, Gundoland, Pépin d'Héristal, Charles Martel et Pépin le Bref, qui devint roi, sont les plus connus des maires du palais.

mairesse [mè-rè-se] n. f. Femme d'un maire.

Mairet [mè-rè] (Jean), poète tragique français, né et m. à Besançon (1604-1686); auteur de Sophonisbe. Le premier il appliqua la règle des (rois unités et ouvrit la voie à Corneille.

mairie [mè-ri] n. f. Charge, office, dignité de maire, exercice des fonctions de maire. Administration municipale. Maison où sont les bureaux du maire : les mariages civils se célèbrent d la mairie.

mais [me] conj. (du lat. magis, plus). Sert à marquer l'opposition ou la différence entre deux idées ; la restriction, une objection, la surprise, une simple transition, etc. Adv. Plus : il y en a pour mais de cent francs. (Vx.) N'en pouvoir mais, ne pouvoir faire davantage, n'y pouvoir rien. N. m. Restriction, correction : à toute perfection il y a un si ou iin mais. i

maïs [ma-iss] n. m. (esp. maiz). Genre de graminées, appelées aussi blé de Turquie, turquet, etc., et dont les grains sont comestibles : le mais se sème en avril.

— Encycl. Originaire de l'Amérique du Sud, en dépit de ses surnoms blé d'Espagne, blé de Turquie, blé de l'Inde, le maïs (zea mays) est une plante annuelle, à tiges hautes et droites , à feuilles larges et lancéolées. Il possède deux sortes de fleurs : des fleurs mâles groupées en panicules terminaux, et des fleurs femelles en épis placées à l'aisselle des feuilles. Les fruits sont groupés en épis très serrés.

Le maïs est cultivé soit pour la farine que donnent ses grains. soit comme plante fourragère ; il en existe d'ailleurs de nom- , breuses variétés, n M„ «" : A.', **™$> J« "««" ™ ">»» :

, / , B, fleur mate ; G, r-pi lemelle ; D. tpi

qui, en général, '„,„,.

aiment les terres

légères et profondes, supportent bien la chaleur,

mais craignent les gelées.

La farine de mais sert à faire des gâteaux, des pâtes et des bouillies; en certaines régions, elle joue un rôle important dans l'alimentation de l'homme (millasse du Midi, polenta d'Italie, gaudes de la Bresse et de la Franche-Comté, etc.). Le mais fourrager est cultivé sur une aire vaste ; on le coupe au moment où apparaissent les épis mâles, et on le donne haché aux bestiaux (boeufs et moutons), qui s'en accommodent très bien.

maishui [mè-zu-i] adv. (de mais, et hui). Aujourd'hui. (Vx.)

Maisières, comm. de Belgique (Hainaut, arr. de Mons); 1.523 h.

maison [mè-zon] n. f. (lat. mansio; de manere, rester). Edifice, logement où l'on habite : rentrer dans sa maison. Meubles, ménage : une maison bien tenue. Ensemble des affaires domestiques : bien gou-

verner sa maison. Personnes qui vivent ensemble. Personnel attaché au service d'une famille, d'un prince, d'un souverain : une nombreuse maison; maison du roi. Descendance, race : maison souveraine. Maison de Dieu, du Seigneur, église, temple. Maison religieuse, couvent. Maison de ville, maison commune, mairie. Maison d'arrêt, de force, de détention, prison. Maison de santé, établissement privé où l'on traite les maladies moyennant rétribution. Maison de retraite, maison où l'on reçoit jusqu'à la fin de leurs jours des vieillards ou des infirmes. Maison de campagne, maison que l'on hubite l'été. Maison garnie ou meublée, maison où l'on loue des appartements, des chambres meublées. Maison mortuaire, maison où quelqu'un est mort et d'où part l'enterrement. Maison militaire, officiers attachés à la personne d'un chef d'Etat ; la maison militaire du président de la République. Avoir un état de maison, avoir une maison montée. Gens de maison, personnes attachées à un service domestique. A ta maison, chez soi. Garder la maison, ne pas sortir. Faire maison nette, renvoyer tous ses domestiques, ses employés. Faire maison neuve, remplacer tous ses domestiques, ses employés. Petites- Maisons, v. a son ordre alph. Astrol. Maison solaire ou Maison du ciel, chacune des douze divisions du ciel, déterminée par l'intersection de six méridiens avec l'horizon et que les astrologues observaient pour établir leur thème de nativité. Pftov. : Grandes maisons se font par petite cuisine, c'est par l'économie que l'on devient riche. Fumée, pluie et femme sans raison chassent l'homme de la maison, si l'intérieur est inconfortable ou la femme déraisonnable, l'homme déserte son foyer. Maison faite et femme à faire, il faut acheter une maison toute construite, mais au contraire prendre une femme jeune que l'on pourra former à son gré. V. charbonniers. Allijs. hist. : La maison de Socrate. Socrate faisait bâtir vne maison. Ses amis lui objectèrent qu'elle serait bien petite. « Plût aux dieux, répondit-il, qu'elle fut pleine de vrais amis ! » Cette anecdote a inspiré Phèdre (III, 8) et La Fontaine (IV, 17). Allus. litt- :

La maison m'appartient, je le ferai connaître.

vers célèbre du Tartufe (IV, 8). Plaider pour sa maison, v. pro domo sua.

— Encycl. Les maisons grecques ont changé de physionomie suivant les temps. A l'époque héroïque, les gens logeaient dans de simples cabanes ; mais les chefs possédaient de somptueux palais. A l'époque classique, la plupart des logis étaient encore d'une simplicité rudimentaire. Le goût du luxe au iv» siècle amena bien des changements : maisons à plusieurs étages, à double cour. On peut se faire une idée de ces palais d'après les maisons trouvées à Délos et le palais de Palatitza (Macédoine). La maison romaine primitive consistait dans l'atrium, grande salle carrée, éclairée par une ouverture au plafond, et qui renfermait les images des dieux lares et le lit conjugal. Lorsque la maison s'agrandit, l'atrium fut précédé d'un vestibule et suivi d'une cour dite péristyle; au delà étaient Vceeus, sorte de salon, puis un jardin. Des maisons à plusieurs étages s'élevèrent à l'époque impériale ; on dut même en réglementer la hauteur (21 mètres sous Auguste). — Malgré la domination romaine, les populations des Gaules conservèrent leurs anciennes habitations de bois. Au xne siècle, dans les villes où domine l'influence des abbayes, les maisons sont construites en maçonnerie; mais, dès l'époque mérovingienne et jusqu'au xm» siècle, les maisons des villes avaient le premier étage construit en maçonnerie et les étages supérieurs en charpente. De la seconde moitié du xmc siècle à la fin du xvi*, la maison ordinaire, dans l'ossature de laquelle domine le bois, est portée en encorbellement sur des potences ornées et sculptées, et cette disposition permet d'avoir un étage supérieur sensiblement plus large que le rez-dechaussée. A partir du règne de Louis XIV, les maisons perdent leur caractère extérieur. Ce ne sont plus que des murs unis ou des pans de bois hourdés et crépis, percés de fenêtres carrées.

De nos jours, les maisons sont des combinaisons plus ou moins ingénieuses de pierres et de fer, de ciment ou béton armé. Leur style est très complexe. La construction des maisons des champs a peu varié : pierres amoncelées, bois à peine équarris, planchers couverts de terre battue, tels en sont les éléments. Ce type de maison tend cependant à disparaître de plus en plus.

— Bist. Maison du roi, etc. Déjà, à l'époque mérovingienne, beaucoup de leudes vivaient près du roi et étaient désignés sous le nom de ministeriales domini régis. Les deux principaux étaient le maire du palais et le comte du palais. Au fur et à mesure que grandit l'autorité royale, la maison du roi se développe, les charges y sont de plus en plus nombreuses et de plus en plus recherchées. Toutefois, ce fut seulement au xvn* siècle que la maison du roi fut constituée. Elle se divisa en maison civile et en maison militaire et garda son organisation jusqu'à la Révolution française. La maison civile (clergé, officiers de la bouche, bâtiments, vénerie, etc.) comptait, en 1789, 4.000 personnes. La maison du roi, supprimée de 1789 a 1815, fut reconstituée à cette époque et disparut définitivement en 1830. La reine, les princes et princesses de la maison royale avaient aussi leur maison. Napoléon reconstitua la maison civile du roi, sous le nom de maison impériale. Napoléon III rétablit la maison civile ; il eut en outre une maison militaire. On donne le nom de « maison militaire » à l'ensemble des officiers attachés à la personne du président de la République. Elle a pour chef un officier général.

— Dr. Maison de correction. On nomme ainsi le lieu de détention où l'on enferme, par autorité publique, les personnes dont la conduite est déréglée, et, plus particulièrement, les enfants convaincus d'un crime ou d'un délit, mais acquittés comme ayant agi sans discernement.

La maison de correction tient le milieu entre les maisons d'arrêt, spéciales aux prévenus de délits, les maisons de justice, réservées aux accusés de crimes, et les maisons de détention ou de force, dites aussi « maisons centrales », qui reçoivent les condamnés aux peines afflictives et infamantes prononcées par les cours d'assises.

Les maisons de correction servent de lieu de détention pour les mineurs des deux sexes que leurs pères et mères font enfermer d'après les dispositions sur la puissance paternelle et pour les mineurs détenus judiciairement ou condamnés. Elles sont

affectées par le Code pénal à l'emprisonnement de police correctionnelle ; mais, en pratique, les condamnations correctionnelles à plus d'une année se subissent dans les maisons centrales, qui sont ainsi à la fois maisons de force pour les condamnés aux peines afflictives et infamantes, et maisons de correction pour les condamnés à l'emprisonnement. Quand l'emprisonnement ne dépasse pas une année, il se subit, d'or-Jinaire, dans les maisons de détention préventive, c'est-à-dire dans les maisons d'arrêt ou de justice, qui comportent dans ce but un quartier spécial.

Bauteur des bâtiments. La hauteur maximum des bâtiments, y compris les entablements, ne peut dépasser les maxima ci-après : rues de moins de 7 m. 80 de largeur, 12 mètres ; rues de 7 m. 80 à 9 m. 71 de largeur, 15 mètres; rues de 9 m. 74 à 20 mètres de largeur et au-dessus, 20 mètres; rues en pente : si la longueur du bâtiment dépasse 30 mètres, il est tenu compte delà déclivité du sol; rue» de niveau différent communiquant entre elles : il est pris une moyenne qui ne peut excéder de plus de deux mètres la hauteur légale.

Lorsque des bâtiments sont en retrait, c'est-à-dire ne bordent pas la voie publique, la hauteur est de 15, 18 ou 20 mètres, selon que la largeur du retrait et de la rue réunis est de 7 m . 80, 9 m. 74 et 20 mètres.

Le profil des combles sur les façades et sur les ailes ne doit pas, en principe, excéder un arc de cercle d'un rayon qui n'est en aucun cas supérieur à 8 m. 50.

Dans les villes où le décret du 26 mars 1852 sur les rues de Paris n'est pas applicable, l'autorité municipale ne peut ordonner le badigeonnage périodique ni imposer un plan de construction pour les façades.

— Astrol. Le principe de l'astrologie judiciaire était le suivant : à l'heure où l'enfant naît, les astres exercent sur lui une influence mystérieuse et fixent son caractère et son avenir : le tout résultera de la nature des astres présents au ciel et de leur position respective. Pour savoir le passé et l'avenir d'un homme, il faut d'abord établir le thème de sa nativité, c'est-à-dire reconstituer l'état du ciel à l'heure de sa naissance ; il ne reste plus qu'à lire ce tableau et à en déduire, selon certaines règles, des renseignements pratiques. Il va sans dire qu'en pareille opération le caprice et l'imagination jouent un grand rôle.

Les astrologues divisent la voûte céleste en douze compartiments, à l'aide de six grands cercles équi-

Les douze maisons du ciel.

distants et fixes : l'un d'eux correspond à l'horizon, un autre au méridien, et les quatre derniers occupent des positions intermédiaires. Ce sont là les cercles de position, et le soleil, en vingt-quatre heures, traverse successivement les douze fuseaux que l'on appelle les douze maisons du ciel, que, pour plus de commodité, on représente par autant de triangles placés à la bordure d'un carré et numérotés dans le sens inverse de celui du cadran d'une montre ; dans chaque case est écrit le nom ou le symbole des astres qui se trouvent dans la maison correspondante. Parmi les astres, certains ont une heureuse influence, comme Jupiter, Vénus ou la Lune; d'autres sont fort dangereux, comme Saturne et Mars ; enfin Mercure et le Soleil sont favorables ou non, suivant les circonstances. Pareillement, les douze maisons ont des attributs particuliers : la première est celle de la vie; lu seconde, celle des richesses; puis viennent successivement celles des frères, des parents, des enfants, de la santé, du mariage, de la mort, de la religion, des dignités, des amis, des ennemis, soumises à l'influence des astres qui s'y trouvaient au moment de la naissance.

Maison Blanche (la), demeure des chefs du pouvoir exécutif des Etats-Unis, à Washington et dont le nom officiel est Executive Mansion. — Le premier président qui l'occupa fut Adams, en 1800.

Maison Carrée (la), édifice construit à Nîmes par les Romains. Il a la forme d'un rectangle de 23'», 65

La Maison Carrée.

sur 12«,45. Ce monument, orné de colonnes, est d une architecture des plus élégantes. Ce fut probablement à l'origine un temple dédié aux petit-fils d'Auguste. Il a successivement servi d'église, de maison consulaire, de magasin, de musée lapidaire.

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