‹ Le Larousse pour tousChapitre 117 sur 979 · MAM · texte numérisé non relu

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ont été représentés dans les diverses régions du

° Les mammifères sont pour l'homme d'une utilité de premier ordre. Il a domestiqué les herbivores nui pouvaient lui fournir le lait, la lame, la viande et un travail régulier, puis les carnassiers intelligents, chien et chat. 11 emploie les peaux, les cornes, les poils, les os, etc.

La elassilication des mammifères est la suivante : deux sous-olasses : les ap lacentaires et les placentaire*. Les premiers comprennent deux ordres : les marsupiaux et les moiwtrcmes ; les seconds, douze ordres : édentés, cétacés, périssodactyles, artiodactyles, proboscidiens , rongeurs, insectivores, pinnipèdes, carnassiers, chiroptères, prosimiens, primates.

mamniiforme [mam'-mii adj. En forme de mamelle.

mammite [manï -mi-té] n. f. Inflammation de la mamelle : la mammite tuberculeuse est fréquente chez la vache. .

— EnCYCL. Assez fréquente chez les tout jeunes enfants, elle est surtout importante chez les nouvelles accouchées. Le défaut de propreté, l'exposition à l'air du sein mouille en sont les causes ordinaires. Elle débute par des fissures, des crevasses, par où pénètrent les microbes de la suppuration. Alors surviennent de la fièvre, un gonflement dur et douloureux et parfois des abcès. Le traitement consiste en une compression bien faite, des pansements humides et. si l'abcès se forme, en une ouverture largement faite.

— Irtvétér. La mammite s'observe aussi chez les animaux. On la traite par la diète, des boissons alcalines et la traite souvent répétée.

Mammite contagieuse des vaches lanières. Elle est due à la présence du streptocoque et est éminemment contagieuse. La sécrétion lactée étant perdue dans ce' cas il vaut mieux engraisser les vaches pour la boucherie.

Mammon, dieu des richesses, chez les Syriens. Nom que les Eva agiles donnent au démon, en général .

mammouth [mam'-mouf] n. ni. (ostiaque maiiiokO- Eléphant fossile, qui a vécu en Europe et en

Asie à l'époque quaternaire : le mammouth était couvert de longs poils.

— Encycl. Le mammouth, caractérisé par sa taille, le développement extraordinaire de ses défenses, était couvert d'une fourrure épaisse. Il disparut sans doute devant les chasseurs. Ses ossements abondent en France, particulièrement dans les cavernes de la Madeleine (Dordogne). On en a trouvé des individus tout entiers dans les toundras asiatiques.

Mammouth (grotte du), célebre caverne des Etats-Unis, dans le Kentucky, le plus grand dédale de grottes qui soit au monde. On y a relevé des centaines d'allées et des centaines de kilomètres de couloirs.

m'amour ou mamour n. f. (de ma, et

amour). Forme ancienne des mots mon amour, restée dans le langage familier, et que l'on adresse à une femme ou à un jeune enfant. Flatterie, caresse: faire -:js m'amours a quelqu'un.

mam'selle ou mam'zelle [mam'-zè-ie] n.f.

Abréviation populaire du mot mademoiselle.

Mam'zelle Ni touche, comédie-vaudeville en trois actes et quatre tableaux, de H. Meilhac et A. Millaud, musique d'Hervé (1K33); œuvre fantaisiste, amusante, doublée d'une exquise partition.

mau n. m. Nom vulgaire de la larve du hanneton, dite aussi ver blanc.

Mail, ile anglaise de la mer d'Irlande: 54 000 h. Ch.-l. Castletown ; v. pr. Doublas. Cuivre, zinc, plomb argentifère.

Mana, v. de la Guyane française, ch.-l. de quartier, sur la rivière homonyme; 1.000 h.

mauable adj. (du lat. manere. demeurer . Maison manable, en Normandie, maison d'habitation par opposition au bâtiment destiné à recevoir les grains, les bestiaux, etc.

manade n. f. (anc. esp. mesnada). Nom donné, dans les anciens royaumes chrétiens d'Espagne, a une compagnie de gens d'armes conduite par le roi ou par un rico hvnwre.

Manage, comm. de Belgique (Hainaut, arr. de Charleroi) : i.lMj h.

manager [né-djeur] n. m. /m. angl.). Olui qui la la direction, le contrôle d'un établissement, d'une entreprise, d'une exploitation.

Managua, Lie do la république de Nicaragua; .000 kilom. carr.

Managua, cap. de la république de Nica- (ragua. près du lac homonyme; 18.000 h.

Manahem, roi d'Israël, m. en T ti 1 av. J.-C.

manakin n. m. Genre d'oiseaux passereaux, Icomprenaut des petits eotingas ornés de brillantes Icouleurs, qui vivent dans l'Amérique tropicale et ,'int les mœurs d< s mésanges.

manant [nunl n. m. (de l'anc. v. manoir, d<- I r), Autref.. vilain, roturier : les manants fu-

irent d'abord laillabh't et corvéables à merci. Habillant d'un bourg ou d'un village. Auj.. en mauvaise (part, paysan. Homme grossier, mal élevé.

Manaos, v. du Brésil, capitale de la province Id'Amazonas, sur le rio Negro ; 40.000 h. Important kommerce.

Manassé, patriarche juif, fils aine de Joseph. Il donna son nom à l'une des douze tribus, établie autour d'Astaroth et d'Adra.

Manassès [sdss], fils d'Ezéchias, né en 700, roi de Juda de 094 à 639 av. J.-C. Il fit supplicier le prophète Isaïe. Emmené captif à Babylone, il fut restauré sur son trône et rétablit le culte de Jéhovah.

Mançanarez ou Manzanarès (le), riv.

torrentueuse d'Espagne, qui arrose Madrid et se jette dans le Jarame. afll. du l'âge; 85 kil.

Manceau, elle [sa, sè-le], originaire ou habitant du Mans ou du Maine : les Manceaux. Adj. : population mancelle. Paov. : Un Manceau vaut un Normand et demi, en chicane, les Manceaux sont encore plus terribles que les Normands.

— Encycl. liace bovine mancelle. Autrefois et jusque dans la première moitié du xix8 siècle, on appelait de ce nom la population bovine de l'Anjou et du Maine, qui avait déjà de remarquables aptitudes a l'engraissement. Aujourd liui.il désigne une catégorie d'animaux de boucherie fort estimés, provenant de croisements avec des taureaux de race durham.

1 a race porcine mancelle est une variété de la race eraonnaisc et l'une des plu> estimées.

mancelle [sé-/e]n.

f. Courroie ou chaîne qui joint les attelles du collier d'un cheval avec chacun des limons de la voiture.

mancenille [il mll.c n.f.Fruitdumancenillier, qui ressemble à une pet ile pomme d'api

mancenillier

[ui-li-é] n. m. (de l'es-

manzenilla, petite pomme). Espèce d'euphorbiacees, des Antilles et de l'Amérique équatonale.

Mancenillier.

— Encycl. Le mancenillier, dit arbre de }>oison, arbre de mort, atteint de 5 à 7 mètres de haut; son fruit, du volume d'une pomme d'api, a une saveur agréable. L'arbre sécrète un suc laiteux, acre, caustique et très vénéneux. C'est à tort qu'on a dit que la mort frappe ceux qui s'endorment à son ombre.

manche n. m. (Iat. pop. manicum). Partie par laquelle on tient un instrument : manche de couteau. Pièces de bois ou de fer, servant à diriger la charrue. (Syn. mancheron.) Os apparent des côtelettes et des gisots, par lequel on les saisit. Manche à gigot, pince servant à maintenir solidement un gigot

Manche. : I. D'il

S. De coutea

in...- DYchoppe ; 3. De tarière; 4. A g.gol: de cuisine ; 6. De ravoir : 7. De cachet.

pendant qu'on le découpe. Manche à côtelette, pince analogue, mais plus petite, qu'on fixe à l'os des côtelettes pour les servir à table. Fig. Ilranler au manche ou dans le manche, être menacé dans sa posi tion, ses intérêts. .Icler le manche après la cognée, v. cognée. Se mettre du coté du manette, se mettre du côté du plus fort. Manche de couteau, soleil, sorte de coquillage.

manche n. f. (lat. manical Partie du vêtement qui couvre le bras : manche de chemise- Pièce d'étoffe simulant une manche véritable, qui se met par-dessus celle-ci pour l'orner ou la protéger. Conduit en toile, en cuir, en métal : manche à mit, à char bon, etc. Filet formant une sorte de poche fermée par l'un des bouts. Au jeu, une des parties liéi l'on est convenu de jouer, liras de mer resserre entre deux terres. Archéol. Manche honorable, pièce d'étoffe qui était souvent une manche détachée d'un costume féminin et que les chevaliers portaient

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dans les joutes et les tournois, en l'honneur de la dame qu'ils servaient et dont ils l'avaient reçue. F.n manches de chemise, sans le vêtement qui couvre les manches de la chemise. Bonne manche, manche, étrennes, pourboire, en Italie. Jambes en manches

MancheB : I. Ducales (du xiv au xvi« s,) ; 2. En barbes d'ëcrev«e«'(xiv« et xv» s.); 3. A manchons |xv« a.): s. A taillades (avi'a.): 5. A boue (xvui's.); 6. A aabot |xvni« *.) ; 7. A ballon (Empire) ; 8, 9, 10. Modernes.

de veste, jambes grêles et arquées. Avoir quelqu'un dans sa manche, avoir du crédit auprès de quelqu'un, l'avoir pour protecteur. Avoir la manche large, être très indulgent dans les questions de morale, de conscience. Se moucher sur la manche, être très novice. Tirer la manche à quelqu'un, le solliciter. Fam. C'est une autre paire de manches, c'est quelque chose de tout différent. Pop. Faire la manche, mendier.

Manche (la), large bras de mer formé par l'Atlantique entre la France et l'Angleterre. Peu profonde (50 à 100 m.), la Manche est traversée par de forts courants qui rendent dangereuses les côtes de Bretagne. La circulation maritime y est prodigieusement active.

Manche (dép. pe la), dép. formé d'une partie de la Normandie (Cotentin et Avranchin), préf. Saint- Lô ; s.-préf. Avranches, Cherbourg, Coutances, Mortain, Valognes ; 6 arr., 48 cant., 647 comm. ; 187.500 h. 10« région militaire; cour d'appel à Caen; évèché à Coutances. Ce dép. doit son nom à la mer qui le baigne. L'élevage, les cultures maraîchères, la pêche sont ses ressources principales.

Manche, ancienne prov. d'Espagne, comprise plus tard dans la Nouvelle-Castille, et dont la prov. de Ciudad-Real oecupe actuellement la majeure partie. Terres pauvres, sous un climat rude et sec.

Manche (le Chevalier de la), surnom de Don Quichotte, né dans cette partie de l'Espagne.

manchereau [rô] n. m. Chacune des deux poignées fixées à chaque bout de la boite de la lisse et avec lesquelles on l'ait mouvoir la perche.

mancheron n. m. Manchette. Garniture vers le haut d'une manche de femme.

mancheron n. m. Chacune des pièces de bois ou de fer placées à l'arrière de la charrue, et servant à la diriger. V. cuarrue.

Manchester [chis-tèr], v. d'Angleterre (Lancastre); 637.000 h.; nombreuses écoles; manufactures ; industrie cotonnière remarquablement développée. Soieries, machines. Manchester est entourée d'autres villes très peuplées, dont la principale est Salford. — On a désigné sous le nom d'école de Manchester le groupe d'économistes qui a défendu le libre-échange et l'a fait adopter par l'Angleterre.

Manchester, v. des Etats-Unis (New-Hampshire), sur le Merrimac ; 50.000 h. Cotonnades, mousselines, machines.

manchette [chë-të] n. f. (de manche). Bande de dentelle, de mousseline, qui s'attache au poignet d'une chemise : la manchette détachable a presque partout remplacé la manchette fixée à la chemise. Cercle rouge qu'on fait autour du poig-net de quelqu'un en le serrant fortement. Par iron. Menottes.

Pain en forme de couronne. Accotoir rembourré d'un canapé, d'un fauteuil.

Note ou addition marginale. Dans les journaux, titre, généralement sensationnel, qui s'imprime en gros caractères en tête de la première page, sous le titre. Escr.

Coup de manchette, coup de taille au poignet de la main qui tient le sabre. Uisl. nat. Manchette de la Vierge, liseron des baies. Manchette grise, sorte d'agaric à chapeau

Manchettes : 1. Du xvie s. : 2. Du

xvme s. ; 3. Fausse manchette |mo

derne) ; 4. Moderne.

Manchon* : 1. De fourrure, pour homme (xvme a.); 2. De fantaisie, pour dame [moderne); 3- D'astrakan (moderne).

Manchons : 1. Pour tuyaux à incendie ; 2. A plateau : 3- En deux pièces.

plissé. Manchette de Neptune, nom vulgaire de divers bryozoaires îles mers d'Europe. Ai. lus. iii-t. : Manchettes de Buffon, légende d'après laquelle Buffon ne travaillait qu'en manchettes de dentelle, ce qui pour tel contemporains n'était qu'une image pour caractériser son style pompeux.

manchière n. f. Couturière qui a la spécialité des manches.

manchon n. m. (de manche). Fourrure dans laquelle on met les mains pour les garantir du froid. Chien de manchon, chien de très petite taille, que les dames portaient dans leur manchon au temps de Louis XV. Cylindre servant à réunir l'extrémité de deux tuyaux.

Gaine cylindrique de verre, de glaise, de terre cuite, etc., servant à diverses manipulations de physique ou de chimie. Gaine en gaze imprégnée de sels métalliques, qu'on place sur une flamme pour en augmenter l'éclat. Pièce d'accouplement des arbres de transmission. Feutre en rouleau, sur lequel se fait le papier sans fin.

— Encycl.

Le manchon s'est montré en France pour la première fois sous Henri III. Il fit d'abord partie du co stume des deux sexes. Il se portait suspendu à un cordon qu'on appelait au xvu6 siècle passe-caille. On y portait à cette époque de tout petits chiens. Depuis la Révolution, le manchon n'est plus porté que par les dames, et change de volume selon les exigences de la mode. Il est recouvert en martre, zibeline, renard bleu, petit-gris, vison, astrakan.

manchonnier[c/io-ni é]n.m.

Ouvrier qui fait les manchons de verre.

manchot [c/to], 6adj.etn.(lat.

mancus). Estropie ouprivé d'une main ou d'un bras. Fiq.K' ètrepasmanchot, être fin, adroit, prompt, fort, etc.

manchot [cho] n. m. Genre de palmipèdes, propres aux régions antarctiques, et qui n'ont que des moignons d'ailes.

— Encycl. Les manchots sont ainsi nommés à cause de la brièveté

de leurs ailes réduites à de simples moignons, qu'ils utilisent à la façon de rames; de grande taille, ils ont un bec long et crochu, le cou assez court. On en connaît deux espèces. Le grand manchot mesure près de 1 mètre de hauteur.

manchy n. m. Lit à porteurs, employé à Madagascar et a la Réunion-

Manciet, comm. du Gers, arr. et à 37 kil. de Condom, au-dessus de la Douze; 1.480 h. (Mancietois). Eaux-de-vie.

Mancini (Laurel, duchesse de Mercœur, nièce de Mazarin, née à Rome, m. à Paris (1636-1657). Elle épousa le duc de Mercœur, fils de César de Vendôme, bâtard de Henri IV, fut la mère du célèbre général, duc de Vendôme. — Olympe, sa sœur, comtesse de Soissons, née à Rome, m. à Bruxelles (1639-1708). Belle et galante, elle posséda les bonnes grâces de Louis XIV, conspira contre LaVallière, fut exilée, puis, en 1680, impliquée sans raison, par la Voisin, dans l'affaire des poisons. Elle fut la mère du prince Eugène. — Marie, sa sœur, princesse de Colonna, née à Rome, m. à Madrid (1640-1715). Elle inspira à Louis XIV une véritable passion, et Mazarin il ut faire intervenir la raison d'Etat pour empêcher le mariage du roi avec Marie. Celle-ci, mariée au prince Colonna, mena une existence romanesque et malheureuse, et mourut probablement au couvent, où, à cause de ses intrigues galantes, l'avait fait enfermer son mari. — Hortense, sa sœur, duchesse de Mazarin, née à Rome, m. à Chelsea (1646-1699). Elle épousa le duc de La Meilleraye, qui hérita de la fortune du cardinal à la condition qu'il prendrait le nom et les armes de Mazarin. Elle vécut longtemps à la cour de Charles II, qui fut très épris d'elle. — Marie- Anne, sa sœur, duchesse de Bouillon, née à Rome,

m. à Paris (1646-1714). Comme ses sœurs, elle eut des intrigues valantes qui obligèrent son mari à l'enfermer quelques mois dans un couvent. Elle protégea les littérateurs, surtout La Fontaine, mais

Olympe Mancini.

Lanard mandarii

eut le lort d'inspirer contre Racine la cabale de Phèdre, Elle fut exilée pour sa participation à l'affaire des poisons.

Mancini (Pascal-Stanislas), homme politique italien, né à Castel Baronia. m. à Capodimonte (1817- 1888). On lui doit la Vie des peuples dans l'humanité. Il fut un des chefs du parti libéral italien.

mancipation [si-on] n. f. (lat. mancipatio). A Rome, transmission volontaire d'un droit ou d'une propriété, en présence dé témoins.

Manco-Capac [pah), fondateur de l'empire du Pérou et le premier des Ineas (x« s. apr. J.-C). — Manco-Capac II. dernier des Incas, m. assassiné par un Espagnol vers 1540.

mancône n. m. Genre de légumineuses césalpiniées.

— ENCYCL.Lemanr*ône'f'7///iro;^/a?«m Cvineente), qui croit sur les côtes d'Afrique, et qu'on appelle aussi tali, possi-de une écorcé dont les indigènes tirent un poison pour leurs flèches.

Mandalay \lè], ch.-l. de la haute Birmanie, sur l'Iraouaddy; 184.000 h. Soie, orfèvrerie, ivoire.

Mandane, femme mède, qui, suivant la tradition, fut la mère de Cyrus.

mandant [dan] n. m. Celui qui, par un mandat, donne à un autre pouvoir d'agir en son nom : dé]mlé qui rend compte de ses actes à ses mandants.

Mandar (Théophile-Michel-Philippe, dit), publiciste français, né a Marines (Seine-et-Oisej. m. à Paris (1759-1823). Il prit une part active aux premières journées de la Révolution, et protesta contre les massacres de Septembre.

mandarin n. m. (sanscr. mandalin). Titre donné par les Européens aux fonctionnaires publics en Chine et en Corée.

Par anal. Lettré influent.

Adjectiv. Qui est propre aux mandarins : langue mandarine. Canard mandarin, genre d'oiseau de1 la famille des anatidés, dont le nom scientifique est aix galericulata et qui est répandu dans la Chine septentrionale et le Japon. (On l'appelle aussi sarcelle ou tanard de Chine.) — Ali.us i.ittér. Le bouton du mandarin ou tuer lo mandarin. S'il suffisait, pour hériter instantanément d'un homme très riche qu'on n'aurait jamais vu, dont on n'aurait jamais entendu parler (d'un mandarin, par exemple, du fin fond de la Chine), de pousser un bouton qui le tuerait, qui hésiterait à pousser ce bouton ? — Tel est le paradoxe du mandarin. On l'a attribué : 1» à J.-J. Rousseau; mais personne n'a jamais pu montrer rien de pareil dans ses ouvrages ; 2° à Chateaubriand; mais le passage visé du Génie du christiaitisme (1" partie, Liv. VI, chap. IIj expose justement la doctrine morale opposée.

— Encycl. On distingue deux grandes catégories de mandarins : les mandarins civils et les mandarins militaires. Chacune de ces deux catégories comprend neuf rangs ou degrés et chaque rang est luimême subdivisé en deux classes : les grands mandarins et les mandarins ordinaires . On entre dans le man darinat par voie de concours ; cepen dan t , il existe aussi un mandarinat honoraire, acheté par les riches illettrés. Tout

mandarin porte une boucle de ceinturon et une broderie de tunique, qui varient suivant le rang qu'il occupe. Mais le signe le plus caractéristique consiste dans un gros bouton sphérique. placé au sommet du chapeau officiel ; il est, suivant la classe, de rubis, de corail, de saphir, de lapis-lazuli, de cristal, de nacre, d'or uni, d'or ciselé, d'argent.

mandarinal, e, aux adj. Propre aux mandarins.

mandarinat [na~] n. m. Dignité de mandarin : le mandarinat s'acquiert au coticours. Par ext. Tout corps dont les membres se recrutent par examens. En mauv. part, pouvoir arbitraire ; député qui aspire au mandarinat.

mandarine n. f. Petite orange, plus douce, plus parfumée que l'orange commune. Etoffe dont la chaîne est en coton et la trame en soie.

mandarinesque [nès-ké] adj. Qui se rapporte aux mandarins ou au mandarinat.

mandarinier [ni-é] n. m. Variété d'oranger qui produit la mandarine.

mandarinisme [nis-me] n. m. Système d'é preuves auquel sont soumis, en Chine, ceux qui aspirent aux charges du mandarinat. Pareil., système qui classe les citoyens, les fonctionnaires, d'après les diplômes qu'ils possèdent.

mandat [da] n. m. (du lat. mandatum, ordre). Acte par lequel une personne donne à une autre droit d'agir en son nom : s'acquitter fidèlement d'un mandat. Ordre de payer, adressé par un propriétaire de fonds à celui qui en est dépositaire. Comm. Effet négociable, par lequel une personne est invitée à payer à une autre personne, ou à son ordre, une certaine somme à une époque déterminée. Fonctions, obligations déléguées par le peuple ou par une classe de citoyens ; le mandat de député. Pièce délivrée par un bureau de poste ou de télégraphe pour faire remettre une somme à quelqu'un par tout autre bureau de poste : mandat de poste; mandat télégraphique. (V. poste.) Mandats territoriaux, nom donné au papier-monnaie qui fut émis en 1796 pour rembourser les assignats. Mandat d'amener, ordre

Mandarins

Chinois.

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de faire comparaîtra devant un juge. Mandat d'arrêt, ordre de conduire quelqu'un en prison.

— Encycl. Dr. civ. L.e mandat suppose le consentement au moins tacite du mandataire; ce consentement peut, en principe, être donné verbalement ou par écrit (acte authentique ou sous seing privé, lettre missive), mais exceptionnellement la loi prescrit la production d'une procuration notariée, par exemple, lorsqu'on donne à quelqu'un pouvoir de vous représenter dans les actes de l'état civil, d'accepter une donation, de formel opposition à un mariage.

Le mandat peut résulter d'un contrat ou de la loi ou d'un jugement qui chargent une personne d'en représenter une auire : le père tuteur de ses enfants est mandataire légal. Le mandat, on principe gratuit, peut être salarié.

L'acte par lequel on constitue un mandataire s'appelle procuration ou pouvoir. 11 y a deux sortes de procurations : lu procuration spéciale et la procuration générale. La première donne pouvoir pour une ou plusieurs affaires spécifiées, tandis que la procuration générale embrasse tous les actes d'administration, mais seulement ces actes, sauf clause contraire. S'il s'agit d'aliéner ou d hypothéquer ou <le quelque acte touchant à la propriété, le mandat doit être exprés. Le mandataire ne peut rien faire au delà de ce qui est spécifié dans son mandat; le pouvoir de transiger n'emporte pas celui de compromettre.

Les fondés de pouvoir, les commissionnaires sont en réalité des mandataires.

Le mandataire répond des dommages-intérêts qui résulteraient de l'inexécution du mandat. 11 répond de celui qu'il s'est substitué; le mandant peut agir directement contre la personne que le mandataire a mise à sa place de son chef.

Le mandant est tenu de rembourser sans réduction au mandataire les avances et frais faits pour l'exécution du mandat. Les avances portent intérêt du jour où elles sont constatées.

— Dr. comm. En droit commercial, le mandat est un effet par lequel le souscripteur charge une personne de faire un payement, à un tiers. 11 ressemble à la lettre de change; mais il en diffère en ce que le souscripteur du mandat ne le rédige pas avec toutes les formes et conditions exigées pour la validité de la lettre de change. Il sert surtout pour les recouvrements sur la même place. La loi ne le reconnaît pas, et il a le caractère d'une simple invitation à payer. Il porte généralement, à la différence de la traite, la mention non-acceptable, et la clause retour sans frais. Son emploi a l'avantage d'éviter les frais de protêt. Voici un modèle de mandat :

Paris, le 1" mars 1909. B. P. F. 270,75

Au premier octobre prochain, il vous plaira payer contre le présent mandat non acceptable, à l'ordre de la Librairie Larousse et C>', 17, rue Montparnasse, Paris, la somme de deux cent soixante-dix francs soixante-quinze centimes.

Valeur en marchandises.

A Monsieur X...

21, rue d'Assas. Paris.

Signé : Y...

Retour sans frais.

— Dr. Les actes par lesquels les ministres disposent des crédits qui leur sont ouverts s'appellent ordonnances Ministérielles et se divisent en ordonnances de payement et en ordonnances de délégation. Les premières sont celles que le ministre délivre directement au nom des créanciers de l'Etat. Par les secondes, il autorise les ordonnateurs secondaires à disposer des crédits au moyen de mandats de payement.

En matière de comptabilité départementale, communale, etc., le préfet, le maire, etc., disposent toujours directement des crédits : les actes de disposition sont dits mandats et jamais ordonnances.

— Dr. peu. Mandat de justice. Il y a quatre sortes de mandats : le mandat de comparution, le mandat d'amener, le mandat de dépôt et le mandat d'arrêt.

Le mandat de comparution est une citation à comparaître librement, au jour indiqué, devant le juge mandant.

Le mandat d'amener est l'ordonnance par laquelle il est enjoint aux agents de la force publique d'amener un inculpé, même par contrainte, devant le magistrat mandant qui doit l'interroger.

Le mandat de dépôt, qui intervient après la comparution de l'inculpé et son interrogatoire, est l'ordonnance par laquelle le procureur de la République en cas de flagrant délit, le juge d'instruction en tout autre cas. prescrivent le dépôt à la maison d'arrêt d'un prévenu déjà sous la main de la justice.

Le mandat d'arrêt est l'ordonnance délivrée par le juge d'instruction, sur les conclusions conformes du procureur de la République, par laquelle il est enjoint aux agents de la force publique d'arrêter et d'écrouer préventivement et définitivement l'individu accusé d'un crime ou prévenu d'un délit comportant emprisonnement. Pour que ce mandat puisse être délivré, il faut que le fait incriminé soit puni d'une peine d'emprisonnement.

Mandat [du] (Jean-Antoine Gailliot, marquis «le), commandant de la garde nationale de Paris en 1792, tué le tu août à l'Hôtel de Ville (1731-1792).

mandataire [tè-res n. (lat. mandatarius). Qui a mandat ou procuration pour airir au nom d'un autre : le, la mandataire d'un négociant. Délégué : les députés sont les mandataires du peuple. Mandataire aux Halles, nom donné à une catégorie spéciale de commissionnaires qui, aux Halles centrales de Paris, reçoivent des producteurs et expéditeurs de denrées mandat de procéder à la vente de ces dernières.

mandat-carte n. m. Mandat de poste transmis dans la l'orme d'une carte postale. PI. des mandats-cartes.

mandatement 'te-manj n. m. Action de mandater : le mandatement d'une somme.

mandater [té] v. a. Libeller un mandat pour le payement d'une somme: mandater des frais de voyage.

mandatif, ive adj. Qui appartient au mandat : forme maiulative.

mandat-poste n. m. V. mandat et poste.

mandatum (tom"\ n. m. (m. lat. siirnif. chose ordonnée). Lilurg. Cérémonie du lavement de pieds, qui a lieu le jeudi saint.

Mandchou, e, habitant ou originaire de la Mandchourie : les Mandchous. Adj. : une dynastie

mandchoue régne sur la Chine. N. m. La langue mandchoue.

— Encvci.. Bist, Après avoir soumis une première fois la Chine en 1279, les Mandchous en furent chassés en 1303, mais s'en emparèrent de nouveau en KiW, et la gouvernent encore. Grands, vigoureux, ils ont la tête saillante, les pommettes globuleuses, la barbe rare. Ils pratiquent le bouddhisme, et de nomades, sont devenus agriculteurs sédentaires.

— Linguist. Le mandchou appartient au groupe tongouse des langues ouralo-altaïques : c'est le seul idiome de ce groupe qui possède une littérature. Sa grammaire est simple et régulière. Les œuvres les plus importantes île la littérature chinoise ont été traduites en mandchou.

Mandchourie, vaste pays montagneux, au climat inégnl et froid, de l'Asie orientale, qui dépend de l'empire chinois; 5.530.000 h. [Mandchous). Moukden en est la ville principale. Occupée par les Russes a partir de 1895, la Mandchourie a subi depuis 1905 l'inlluence japonaise.

mande n. f. (de manne). Panier d'osier garni de toile, servant à transporter la terre à pipe.

mandé n. m. hiturg. Syn. de mandatum.

mandé, e adj. Appelé. Substantiv. : des mandés gui refusent de venir.

mandement [de-man] a. m. Ordre écrit, adressé par un supérieur à ses subordonnés. (Vx en ce sens.) Ecrit adressé par un évêque à ses diocésains, et par lequel il leur donne ses instructions.

mander [dé\ v. a. (du lat maiulare, ordonner). Faire savoir par lettre : mander une nouvelle. (Vx.) Donner ordre de venir : mander quelqu'un. Ordonner : maniions et ordonnons.

Mander ( Charles Van ), peintre et critique d'art flamand, né à Meulebeke, m. à Amsterdam (1548-160(5". On lui doit un précieux recueil de Vies de peintres illustres.

Mandésar, v. de l'Inde centrale (Malva, Etat de Scindia); 2G.0O0 11.

Mandeure, comm. du Doubs, arr. et à 12 kil. de Montbéliard, sur le Doubs ; 2.410 h. Constructions mécaniques, papeterie, horlogerie.

Mandeville (Bernard de), écrivain anglais, né à Dordrecht vers 11170, m. à Londres en 1733; auteur d'ouvrages ironiques et satiriques ; la Vierge démasquée, la Fable îles abeilles.

mandibulaire [lé-re] adj. Qui concerne les mandibules.

mandibule n. f. (lat. mandibula; de mandere, manger). Mâchoire inférieure. Chacune des deux parties du bec des oiseaux : mandibule supérieure, inférieure. Parties saillantes de la bouche des insectes.

— Encycl. Ornith. On distingue la mandibule supérieure et la mandibule inférieure, chacune com-

MAN

Mandibules : 1. D'oiseau (a. mandibule supérieure; b, mandibule inférieure; c, culmen ; d, lorum ; e, dilJe ; f, rronysl. 2, 3, 1. D'insecles.

posée de deux maxillaires, comme les mâchoires des autres vertébrés. La mandibule supérieure possède en dessous une crête appelée culmen, et une région recouverte par la cire et nommée lorum. La mandibule inférieure présente une pointe dite dilte ou myxa, et son bord inférieur est le gongs. Les deux mandibules sont recouvertes de corne.

mandibule, e adj. Qui a des mandibules.

mandibulilOrmeadj.Enformedemandibule.

mandil n. m. Ancienne forme de mandili.e.

mandille Ml mil., e] n. f. (espagn. mandil).

Manteau court à trois pièces, que portaient les laquais, les huissiers, les personnes de basse condition.

Mandingues ou MalinkéS, race noire de la région du Soudan français, jadis maitresse de l'empire de Tumbouctou, répandus dans le Mossi et le Mampoursi.

Les djoulas ou colporteurs se recrutent surtout chez les Mandingues.

mandoline n. f. (ital. mandolino).

Petit instrument de musique à cordes, de la famille du luth : l'étendue de la mandoline est de trois octaves environ.

— Encycl. La caisse de la mandoline est très bombée en forme de poire, le manche assez court et portant dos divisions en métal, dont les intervalles correspondent chacun à un demi-ton. On joue de la mandoline en grattant les cordes avec une lame de corne, d'écaillé, d'ivoire, etc., apprlée mediator. La mandoline a pris naissance en Italie, d'où M . ••

,, l n t-. »-. Mandoline.

elle passa en Espagne et en France. Peu en usage à la fin du xviii" siècle, elle a retrouvé, vers la fin du xixe siècle, un regain de popularité. La mandoline en usage aujourd hui n'a que quatre corde accouplées et accordées comme celles du violon : sol, ré, la, mi. La musique pour mandoline s'écrit sur la clef de sol.

mandore n. f. (ai-

tér. de pandore). Instrument de musique à cordes pincées, à peu près semblable à la mandoline, dans des proportions un peu plus grandes. (La mandore disparut pendant la première partie du xvnr' s.)

mandragore n. f.

(lat. m and ru g o r a i.

Genre de golanées . a grandes et larges feuilles, d'une saveur et d'une odeur désagréables.

— Encvci.. Les mandragores sont des herbes à grosse racine charnue, généralement bifurquée et rappelant un corps humain muni de ses deux jambes. Les fleurs, bleues, blanches, rouges ou viola-

Mandrill.

Mandragore : a, coupe de la fleur ; b, fruit.

cées, sont très nombreuses On en connaît quatre espèces méditerranéennes.

La mandragore of/ieutate, commune en Sicile, est surtout cultivée pour ses propriétés narcotiques. On attribuait jadis à la mandragore toutes sortes de propriétés merveilleuses, et on l'employait à divers usages de sorcellerie.

Mandragore [la), comédie de Machiavel (1518), une des premières en date du théâtre moderne, d'un comique assez libre, imitée par La Fontaine dans un de ses Contes. \

mandre n.f. Dans l'Eglise d'Orient, monastère, cellule.

mandrerie [ri] n. f. (de mande). Ouvrage de vannerie plein en osier, sans lattes ni cerceaux.

mandrier [dri-i] n. m. Vannier.

mandrill [driV] n. m. Singe du groupe des cynocéphales, qui habite l'Afrique occidentale.

— Encycl. Le mandrill {mormon Maimon) est un grand et grossinge à face nue et peinte de couleurs vives, où le rouge et le bleu dominent. Le pelage est brun olivâtre. Le mandrill est très dangereux ; il attaque souvent les femmes isolées.

mandrin n. m. Pièce

sur laquelle le tourneur

assujettit sou ouvrage.

Poinçon qui sert à percer

le fer à chaud. Outil pour

agrandir et égaliser les

trous. Poteau cylindrique

de bois, placé à l'intérieur d'une colonne creuse et

servant à maintenir toutes les pièces de cette colonne.

Cylindre de bois ou de fer, en usage dans plusieurs

industries.

Mandrin (Louis), fameux bandit, né à Saint- Etienne-Saint-Geoirs (Isère) en 1724, roué vif à Valence en 1755. 11 se fit contrebandier et organisa en 1750 une bande armée d'une cinquantaine d'hommes, avec laquelle il commença une véritable guerre contre les employés de la ferme générale. Une légende s'est formée autour de son nom; on lui attribua les actes les plus invraisemblables. On Unit par envoyer une armée contre lui, à laquelle il échappa près d'un an. Il fut pns en 1755 et exécuté.

mandriner [ne] v. a. Fixer sur ou dans un mandrin une pièce que l'on veut travailler. Percer une pièce de fer à l'aide d'un mandrin. Egaliser, en l'nçrandissant, un trou percé dans une pièce métallique.

mandrite n. m. Religieux qui habite une mandre.

Mandubiens [W-in], peuple de la Gaule au moment de sa conquête par J. César. Leur ville principale était Alesia.

manducabilité n. f. Caractère de ce qui peut se manger. (Peu us.)

manducable adj. (du lat. rrumdutuwe, manger). Que l'on peut manger.

manducateur, trice adj. Qui sert à la inauducation : appendices manducateurs.

manducation [sl-on] n. f. (du lat. manducare, manger). Action de manger. Communion eucharistique.

Manducus, personnage des atellanes, sorte de croquemitaine ridicule et vorace.

manéage n. m. (de maneier, anc. forme de manier). Travail gratuit des matelots marchands.

manécanterie [ri] n. f. (du lat. mane, dès le matin, et cantate, chanter). Ecole de chant attachée à une paroisse pour y former des enfants de chœur.

manée [né] n. f. Ce qui tient dans la main ; poignée. (Vx.)

manège n. m. (ital, mnneggio ; de maneggiare, manier). Exercices que l'on fait faire à un cheval pour le dompter, l'instruire. Lieu où se font ces exercices : manège couvert. Appareil formé d'un arbre vertical et portant une perche horizontale, à laquelle on attelle un animal pour faire mouvoir une machine. Installation du même genre, dont le dispositif est variable, mais qui a pour but de communiquer le mouvement à des animaux simulés : un manège de chevaux de bois, un manège à vapeur. Fig. Conduite adroite, artificieuse ; le manège d'une coquette.

— Encycl. Techn. Les manèges utilisés en agriculture présentent une très grande variété dans

Manège de chevaux de bois.

leurs dispositions; ils sont le plus souvent actionnés par des animaux et mettent en mouvement à leur tour des batteuses, hache-paille, coupe-racines, pompes, norias, etc. On distingue les manèges a piste circulaire et les manèges à plan incliné. Dans les premiers, l'arbre auquel est attelée la béte de somme est fixé aux engrenages et transmissions sur le sol même (manèy à terre) ou à une certaine hauteur (manège en l'air): les manèges à plan incliné, dits aussi trèpigneuses, sont formés d'un plan incliné qui glisse et se déplace sous les pieds du cheval placé dans l'appareil ; des chaînes de Galle transmettent à des volants de multiplication et de transmission le travail unie. Ce genre de manège, moins encombrant que les manèges •:' piste circulaire, est cependant plus coûteux et offre en outre l'inconvénient de fatiguer beaucoup la bête qui le fait fonctionner.

Matiel.

MAN

manéger [je] v. a. (Prend un e après le g devant a et o : il manégea, nous manégeom.) Dresser aux exercices de manège manège? un cheval.

manelle [ni le] a. t. Main de fer d'une bridole.

man-engine [mon'-in'-/a '"'! »■ »■ (d* l;i" mon, homme, et tngine, machine), Echelle mobile. Syn. de FAH&KUN8T.

mânes a, m, pi, (lat. mânes . Chez les Romains, âmes des morts, considérées comme divinité

— Encycl. Au si-us propre du mot, 1rs mânes sont des divinités particulières aux Romains et aux Etrusques. A Rome, on désignait sous le nom de mini ■ les esprits, les âmes des morts et, plus spécialement, les esprits bienveillants et favorables. Primitivement, on Immolait aux mânes des victimes humaines ; les sacrifices humains lurent remplacés

ensuite par des libations et des offrandes. Les t

beaux étaient placés sous la protection des mânes d'où la formule dis manibui, qu'on lit en tète de presque toutes les épitaphes.

Manès [nlss], fondateur de la secle îles manichéens, né en Perse, m. vers 274. Mânes, pour expliquer le mélange du bien et du mal, attribuait, comme Zoroastre, la création à deux principes, l'un essentiellement bon qui est Dieu, l'esprit OU la lumière l'autre essentiellement mauvais, qui est le Diable, la matière ou les ténèbres. On a, par suite, étendu le nom de manichéisme à toute doctrine l'ondée sur les deux principes opposés du bien et du mal.

manet [ne] n. m. Filet de pèche formé d'une seule nappe simple, dans lequel le poisson se prend par les ouïes. (On dit aussi araionke.)

Manet [ne] (Edouard), peintre impressionniste français , ne et m. a Paris (1832-18K3). Citons, parmi ses tableaux, exécutés dans une gamme de tons très sobres, avec certains partis pris d'opposition de couleurs : Olympia, les Baigneuses, le bon Bock.

manet alta mente repostum, mots lat. signif : Le sou venirreste profondément gravé dans le cœur. Virgile {En. I. 26) s'exprime ainsi à propos de Junon, qui garde profondément gravé dans son cœur le souvenir du jugement de Paris.

mane , thecel , phares , mots signif. Pesé, compté, divisé. Menace prophéti' ue qu'une main invisible écrivit sur les murs do la salle dans laquelle Balthazar se livrait à sa dernière orgie, au moment où Cyrus pénétrait dans Babylone. V. Baltiiazar.

Manéthon, prêtre et historien égyptien du 111e siècle av. J.-C. Son ouvrage, aujourd hui perdu, a été utilisé par Josèphe.

maneton n. m. (de main). Partie d'une manivelle qu'on fait tourner avec la main,

manette [nè-te] n. f. (de main). Levier, clef ou poignée que l'on manœuvre à la main, et qui seit à mouvoir une vis de pression, un robinet, un compteur, etc. Cylindre creux, muni d'un manche, avee lequel on enlève des plants avec la motte de terre qui entoure les racines.

manettie [nè-tî]n. f. Genre .le rubiacées cinchinées, comprenant des arbrisseaux volubiles à fleurs terminales longuement pédonculées et pourpres ou bicolores.

manezingue n. m.Arg. Cabaretier, marchand de vin détaillant.

Manfred ou Mainfroi, fils

légitime de l'empereur Frédéric II (1232-1266), prinee de Tarente, puis roi de Naples et de Sicile. Il disputa la Sicile à Charles d'Anjou et périt à la bataille de Bénévent.

Manfred, poème dramatique de Byron, que l'on peut rapprocher du Faust de Oœthe, dans lequel le poète exalte un sombre et orgueilleux désespoir (181"!.

Manfred', maison giheline de Faënza, qui eut une grande autorité au xm», au xiv» et au xve siècle. Le principal de ses membres, Astorue, gouverna Faënza en 1377.

Manfredi (Eustachlo), astronome italien, fondateur de l'Institut de Bologne, né et m. dans cette ville (1674-1734).

Manfredonia, v. d'Italie (prov. de Foggia . près du golfe de Manfredonia; 9. 500 h. Port de pèche et de cabotage.

manganate n. m. Chim. Sel de l'acide manganique, acide qui n'a pu être isolé.

manganèse [ni-ze] n. m. (ital. manganèse, du lat. magnesia). Métal grisâtre, très dur et très cassant, qui existe dans la nature à l'état d'oxyde.

— Encycl. Le manganèse, de formule chimique Mn, est un métal gris blanc, brillant, moins fusible que le fer; sa densité est 7,2. Il existe dans le sol à l'élal d'oxydes : braunite (Mn'O3). aeerdese (Mr.!0\H! O). haussmanile (Mn'O*), mirolusite (MnO'), On le prépare en traitant l'un de ees oxydes, soit par H' charbon, au four électrique, soit par l'aluminium en poudre ; la première de ces préparations a l'inconvénient de fournir un manganèse eontenant toujours du charbon. Il se combine avec la plupart des métalloïdes. C'est pour cette raison qu'on l'emploie dans la métallurgie du fer pour enlever les impuretés; on le prend alors à l'état de ferromanganèse, que l'on obtient en réduisant par le charbon des minerais de fer additionnés d'oxyde de manganèse. On allie ees ferromanganèses au cuivre pour fabriquer des bronzes.

Parmi ses composés, citons :

Le bioxyde MnO' [pyrolusite), qui est employé dans la fabrication des fers et aciers au manganèse ; dans les verreries, sous le nom de savon d s verriers, il sert à blanchir le verre noirci par des ma charbonneuses; dans les laboratoires et 1 industrie, il sert à préparer l'oxygène, le chlore et, par suit-, les chlorures décolorants (eau de Javel. eau de Labarraque, chlorure de calcium) ; on l'utilise aussi comme dépolarisant dans la pile Leclanché ;

Les manganates alcalins, que l'on obtient en calciaint à l'air, dans une capsule d'argent, le bioxyde

-in, l-né] adj. Qui Qui contient du

deman: l'alcali caustique. Le manganate de

todium qui abandonne un,- partie de son oxyf

:,oo« en donnant du bioxyde et de la soude, aloi e. mélangea 350», à l'air, se transforme en manga nate de sodium, a fourni a Tegsié du Motay et al la base de leur préparation industrielle de l'oxygène ;

Les permanganates, qui se préparent comme les manganates en partant de l'oxyde Mn* O' (anhydride jiermanganigui et d'un alcali, en ayant soin toutefois d'ajouter un oxydant, azotate ou chlorate. Le pi riiiaiu.iii.il de potassium en particulier est un oxydant énergique, employé souvent dans les laboratoires en analyse volumétrique. dans ! anal;, e il1 eaux par exemple. C'est un désinfectant énergique. employé en médecine pour le lavage des ma des plaies; il parait être un spécifique pour la bleu non.' .

Le chlorure manganeux, MnCl*, que l'un utilise eu teinture pour obtenir les bistres de manganèse.

manganèse [z€\, e adj. Qui contient du manganèse.

manganésien, enne [si conl uni du manganèse.

manganésifère [sï\ adj.

manganèse.

mansaneux [net] adj. m. Chim. Sedit du pre mier oxyde de manganèse; oxyde manganeux.

manganique adj. Se dit d'un oxyde de manganèse.

mangano ou manganoso, mots employés

en opposition avec d'autres pour désigner des mélanges où entre le manganèse. Ex. : manganocalcite (carbonate de manganèse), manganoso-ammonique (qualificatif d'un sel composé d'oxyde manganeux et d'ammoniaque), etc.

mangeable [ja-ble] adj. Qu'on peut manger : l'homme mange tout ce qui est mangeable. Ant. Immangeable.

mangeaille [ja, Il mil., e] n. f. Nourriture de certains animaux domestiques : donner la mangeaille aux poulets. Fam. Ce que mangent les hommes.

mangeant [jan\ e adj. Qui mange. (N'est usité que dans: être bien buvant, bien mangeant.)

mangelin [je] n. m. Petit poids de Oei-,372, usité dans l'Inde pour peser les pierres précieuses.

mangeoire [joi-re] n. f. Auge où mangent les bêtes de somme et les animaux de basse-cour. Petite auge des oiseaux en cage.

mange o • teroumangeo tt e r

[jo-té] v. a.

Manger sans appétit, avec nonchalance Manger souvent et peu.

manger

[je] v. a. (lat.

manducare.

— Prend un b

. . Mangeoires: I. D anple : 2. Hectangulaue ;

après le g de- 3. Avec bartmloire |chevau»);4. A volailles; vant a et O : il 5. A lapins ; 6. Pour chiens.

mangea, nous

mangeons.) Mâcher et avaler: manger du pain, des fruits. Entamer, ronger: la rouille mange le fer. Consumer, absorber: poêle qui mange beaucoup de charbon. Dissiper : manger son bien Piller, exploiter: lu caquette mange un homme d'affaires. Fig. Manger des yeux, regarder avidement. Manger ses mots, les mal prononcer. Manger de la vache enragée, subir de rudes privations. Manger quelqu'un, s emporter contre lui. Il ne vous mangera pas, vous n'avez pas tant ft craindre. Pop. Subir : manger de la prison. Fam. Manger la consigne, l'oublier, lu transgresser. Donner à manger, fournir des repas pour de l'argent. Il y a à boire et A manger, se dit d'un liquide trop épais, ou, au fig., d'une affaire où il v a des inconvénients et des avantages. Manger clans la main à quelqu'un, être très familier avec lui. Arg. Mangée te morceau, faire des aveux, dénoncer ses

Complices. V. BLÉ, GRENOUILLE, LAINE, etc. Absolum.

Prendre ses repas : manger au restaurant. Prov. : La lune mange les nuages, quand la lune se levé, les nuages se dissipent. V. appétit et Écu. N. m. Ce qu'on mange : le boire et le manger. Fig. Perdre le boire et le manger, se laisser accabler par quelque passion violente, par quelque grand chagrin. Prov. : A petit manger, bien boire, il faut compenser par la boisson l'insuffisance de nourriture.

mangerie [ri] n. f. Fam. Action de manger beaucoup. Long repas. Frais de chicane. Exaction.

mange-tOUt n. invar. Personne qui dissipe son bien.

mange-tOUt n. et adj. m. invar. Haricot ou pois dont la cosse se mange aussi bien que la graine. PI. des manger-tout.

mangeur, euse leu-ze] n. Qui mange : servir les mangeurs. Qui mange beaucoup : les gros mangeurs ne se portent pas toujours bien. Fig. Dissipateur. Personne qui exploite les autres. Mangeur* de grenouilles, les Français (pour les Anglais). Mangeurs de rosbif, les Anglais (pour les Français . Mangeur de gens, d'enfants, fanfaron brutal. Mangeur de emeifir, etc., faux dévot ou dévot exagéré. Mangeur de curés, etc., anticlérical fougueux, v. blanc.

mangeure \ju-re] n. f. Endroit mangé d'un pain, d'une étoffe, etc.: mouchoir criblé d'- mangeures.

manglabites n. m. pi. Soldats de la garde impériale, à Byzance. S. un manglabite.

Manglard [glar] (Adrien), peintre et graveur français, né à Lyon, m. à Rome (1G9Ô-1760).

mangle n. f. (malais mangghi mangghi). Fruit du manglier. (Se dit quelquefois pour manquer.) Sorte de lisseuse ou calandre horizontale à deux ou plusieurs cylindres.

manglier n. m. Bot. v. rhizophora.

manglietie [si] n. f. Genre de magnoliaeées, comprenant des arbres du Népaul et de Java, dont le bois dur, presque indestructible, est propre aux usages économiques.

Mangon Hervé , agronome et homme politiqi e français, ministre de L'agriculture en 1883; né et m. à Paris (1821-1888).

mangonneau '//lo-îiôjn. m. (b. lat wowjanu»", gr. maggam ne de guerre du moyen a. ,

augeni

catapultes, qui lançait des traits et des 1 , j ■

m angora n. 1 Genre d'araignées lisses, de

leur claire .

répandues

dans toute

l'Europe, et

très abondantes dans

les régions c h a U des.

mangostan 'ghos] ou

ghouS'tan] n. m. Nom d'une des pays chauds, dont le finit, volumineux et rouge (mangousti comestible: les graines du mangostan fournissent l'huile coni < demangostan oubeuri 1 de kokum.

offOnneau.

mangoustan

espèce de garcinie

mangouste

[çhous-te] n. f. Fruit du mangoustan, mangouste

[çhous-te] n. f. Genre de mammifères carnassiers.

— Encïcl. Les mangoustes, dont le nom scientifique est herpestes, sont très basses sur pattes, allongées ;

-rrrr

Mangostan et mangouste.

Manguit

elles sortent de leur trou généralement au crépuscule et par couples, accompagnées souvent de leurs petits, qui suivent en file leurs parents. Carnassières, vives et intelligentes, elles dévorent les petits animaux et surtout des reptiles. Elles s'apprivoisent facilement. On en connaît une vingtaine d'espècesdesregii ros chaudes, dont une seule habite l'Europe : Yichneumon. (V. ce mot.)

mangrone u. f. Forêt inextricable, formée par les tiges enchevêtrées des mangliers.

mangue [man-ghe] n. f. (mal. mangga). Fruit comestible du manguier.

mangue [man-ghe] n. f. Nom vulgaire d'un genre de mammifères carnassiers, dont le nom scientifique est erossarchvs. (Les mangues sont des animaux voisins des mangoustes.etquihabilent l'Afrique équaforiale.On en connaît cinq ou six espèces.)

manguier [ghi-é] n. m. Genre d'anacardiacées, dont le type est le manguier de l'Inde ou mango.

— Encycl. Les manguiers sont des arbres de l'Asie tropicale, dont l'espèce indienne, vulgairement appelée mango, fournit des fruits imaugos, mangues) à pulpe comestible.

mani n. m. Résine produite par les monorobées, et qui est analogue au goudron.

mania n.f.Genredenoctuelles de grande taille, qui se trouvent en été près des eaux, dans les lieux obscurs.

La chenille, noirâtre, vit sur les saules et les cynoglosses.

maniabilité n.f. Qualité de ce qui est maniable.

maniable adj. Aisé à manier: instrument maniable. Qui se prête à la main-d'œuvre : du drap maniable. Fig. Traitable, d'un commerce facile: caractère maniable. Temps, vent maniable, permettant aux vaisseaux une manœuvre facile.

maniacal, e, aux adj. Propre aux maniaques: délite maniacal.

maniage n. m. Action de manier : le maniage de l'argent. [Peu us.)

maniant [ni-an] adj. m. Sedit d'un drap souple, mollet au toucher: drap maniant.

maniaque adj. et n. Quia rapport à la manie: délire maniaque. Possédé d'une manie: quel mania que! Farext. Personne lantasque, qui a des manies.

manibus date lilia plenis, mots lat. signif. : Donnez des lis à pleines mains. Paroles d'Anchisé (Virgile. Enéide, VI, 883 1, à propos de Mareellus (v. tu Marcei.u-s eris) Il réclame des fleurs pour en couvrir le tombeau de l'infortuné jeune homme.

'manicaux [ko] n. m. pi. (du lat. manica, manche). Appendices en forme de crochets ou de mains qui fixent une lame de scie de long aux manches.

manichéen, enne [ché-in. e-ue] adj. et n. Qui

appartient, qui adhère au manichéisme : les hérésies manichéennes.

manichéisme [ché-is-me] n. m. Hérésie de Manès, née au 111e siècle. V. Manès.

— Encycl. Manès, & l'imitation des premiers gnostiques, tenta d'unir, dans une vaste synthèse, le christianisme et le paganisme oriental. Il emprunta à la Bible la forme de sa doctrine et en puisa le fond, partie dans le parsisme, partie dans le bouddhisme. Il admet la coexistence éternelle des deux principes divins, le Prince de la Lumière, et le Prince du Mande, appelé aussi Satan ou Matière. L'humanité, créée par le dieu mauvais, ne peut être affranchie que par la connaissance de la vraie science, apportée par le Paraclet, qui est Mânes lui-même. Les manichéens, divisés en deux classes, les auditeurs ou néo-

MÂN

phytes et les parfaits, étaient régis par douze apôtres assistés de soixante- douze évéques. Le manichéisme, qui parut écrasé au ixe siècle, renaquit dans les sectes des cathares ou albigeois.

manictiordion [A-or] n.m.(pourmortuc/ior</on). Ancien instrument de musique, à cordes frappées.

manicle ou mieux manique n. t. (lat. ma-

Hieula). Antiq. Large manche tombant jusqu'au poignet. V. manicle.

manicure n. V. manucure.

manie [nf] n. r. (lat. et gr. mania). Polie partielle, dans laquelle l'imagination est frappée d'une idée fixe. Fig. Habitude bizarre, ridicule; fantaisie, goût porté a l'extrême : avoir la munit- des citations.

— Encycl. l'alhol. La manie est un syndrome du délire vésanique; elle présente deux formes: la forme dépressive iv. mélancolie) et la forme expressive ou délire maniaque, caractérisée par la tendance aux impulsions et aux mouvements violents.

La manie simple apparaît progressivement et par accès. Si les accès sont espaces, la maladie lend vers la guérison; dans le cas contraire, la démence est la règle.

Le traitement de la manie est le même que celui de la folie.

maniement ou manîment [man] n. m. Action de manier. Fig. Gestion matérielle ou virtuelle : maniement des deniers publies. Protubérance graisseuse qui existe sur différents points du corps d'un animal de boucherie, et que l'on tàte à la main pour s'assurer de l'état d engraissement des animaux. Bruit produit par la soie qu'on froisse.

— Encycl. Econ. rur. Les maniements, chez le bœuf, sont les suivants (v. la fig. ci-contre) : 1, le bord ou abords, cimier ou canard, à la pointe de la fesse et à la base de la queue; 2. le coruon ou entrefesse ou braie; 3, la hampe, lampe, grossi t, à la par-

Maniameota chez le bœuf.

lie inférieure de l'abdomen ; 1, le travers aloyau ou pavé <le grais*r, sur les reins, vers les vertèbres lombaires: 5, la cote; 6, le flanc; 7, le cœur; 8, le palevun, à la partie supérieure et postérieure de l'épaule ; il. le (on Ire-cœur, au-dessous et en arrière du paleron ; 10, la veine ou avant-cœur, un peu en avant de la pointe de l'épaule; il, la. poitrine, à la partie antérieure du sternum ; 12, le collier, à la partie antérieure de l'épaule; 13, l'avant-lait; 14, le cou, en avant du collier; 13, l'oreillette; 16, le dessous de langue ou sous-machelîère, entre les branches du maxillaire intérieur; 17, la hanche ou maille.

manier [ni-é] v. a. (de l'ane. adj. manier, ère, qui est à portée de la main; du lat. manies, main. — Se conj. comme prier.) Tâter, loucher avec la main : manier une étoffe. Mettre en oeuvre : manier le fer. Donner et recevoir, en parlant de l'argent ou des valeurs : manier des fonds. Gérer, conduire -.manier i'es affaires. Se servir de : bien manier l'épée, la parole, la plume. Manèg. Manier un cheval, lui faire exécuter divers mouvements. V. beurre. N. m. Effet produit par un objet que l'on manie : étoffe qui a le manier très doux. Au manier, en maniant : reconnaître une étoffe au manier.

manière n. f. (de main). Façon, méthode particulière d'être ou de faire une chose : manière de voir. Façon d'agir habituelle: chacun a sa manière. Sorte, apparence : une manière de bel esprit. Littér. et bx arts. Façon de composer, de peindre, etc. : le pastiche s'attaque surtout à la manière. Affectation, recherche dans le style : on a reproché à Marivaux la manière. -Vaincre d'être, état particulier. Manière de voir, avis, jugement, opinion. Manière de parler, locution, tournure de phrase. C'est une manière de parler, il ne faut pas prendre cela au pied delà lettre. En quelque manière, en un certain sens. Grav. Manière noire, procédé dans lequel, la planche étant d'abord pointillée uniformément, l'artiste enlève les parties qui doivent venir en blanc dans les épreuves. PI. Façons habituelles de parler et d'agir : avoir des manières rudes. Tenue du corps, gestes : avoir des manières distinguées. Aisance et politesse dans la tenue : acquérir des nianières. Fam. Compliments, cérémonies un peu affectées : faire des manière*. De manière que loc. conj. De sorte que. De manière à loc. prép. Au point de, de façon à.

maniéré, e adj. Affecté dans ses manières: femme maniérée. Fig. Recherché : style manière. N. m. Affectation, genre maniéré : tomber dans le maniéré.

maniérer [ré] v a. (Se conj. comme accélérer.) Donner un caractère d'affectation, de recherche : maniérer son style.

maniérisme [rts-me] n.m. Défaut de celui qui s'abandonne au genre maniéré.

maniériSte [ris-té] adj. et n. Qui est maniéré : cet urtis.e est maniiriste, rat un manier iste. (Peu us.i

manieîte ni-è-te n.f. Morceau de feutre monté au bout d'un manche de bois avec lequel l'imprimeur

en taille-douce frotte les bords d'une planche gra-

manieur n. m Qui manie. Ne se 'lit en gém r i que par dénigrement d'un manieur d'argent [fil an cier, banquier

manifestant [fis-tan], e n. Personne qui prend pari à une manifestation : arrêter des manifestants.

manifestateur, trice [fês-ta] adj. Qui manifeste : signe manifestateur. (Peu us.)

manifestatif, ive adj. Scnlast. Qui a la vertu de manifester.

manifestation [fès-tasi-oh] n. r. Action de

manifester: manifestation de la pensée. Expression publique d'un sentiment, d'une opinion politique : manifestation pacifique; faire une manifestation.

manifeste \fès-te] adj. (lat. manifeslus). Evident, notoire : erreur manifeste. Dont le caractère est notoire : voleur manifeste.

manifeste [fès-te] n. m. Ecrit public par lequel un souverain, un chef de parti, rend compte de sa conduite dans le passé et du but qu'il se propose pour l'avenir : le manifeste- du duc de Brunswick souleva l'indignation de ta France. Mar. Déclaration des marchandises qu'on a à son bord (dans les échelles du Levant).

— EnOTCL. Dr. admin. Tout navire venant de France ou de l'étranger doit, à son entrée dans un port français, avoir son manifeste. Sont dispensées de celte obligation : 1" les embarcations françaises employées à la pèche sur les cotes de France; 2" les petites barques transportant, entre les lieux les plus rapprochés de la côte, des denrées de consommation.

manifestement [fes-te-man] adv. Evidemment : compte manifestement majoré.

manifester [fes-té v. a. Faire connaître : manifester sa joie, sa volonté- Se manifester v. pr. Se faire connaître : Dieu se manifeste par ses œuvres.

manigance [ghan-se] n. f. Fam. Petite manœuvre secrète, mystérieuse : redouter des manigances.

manigancer[o; Aarc-sé] v. a. (Prend une cédille sous le c devant a et o : il manigança, nous manigançons.) Fam. Tramer secrètement.

mânigaux [ghô] n. m. pi. Bascule d'un soufflet de l'orge.

Manigod, comm. de Haute-Savoie, arr. et à 19 kil. d'Annecy, sur un affluent du Fier; 1.260 h. Fromagerie.

manigraphie [fi] h. f. (du gr. mania, manie et graphein, écrire). Science ou traité de la manie, de l'aliénation mentale. (Peu us.)

maniguette n. f. v. malaguette.

maniguiere [ghi-c-re] n. r. Ensemhle de filets en nappes maintenus par des pieux et aboutissant à une nasse dans laquelle viennent les anguilles prises.

ManilillS (Caïus), tribun du peuple à Rome en 68 av. J.-C, auteur de la proposition qui conférait de pleins pouvoirs à Pompée dans la guerre contre Mithridate. Cicéron soutint cette loi dans son premier discours politique: Pro lege Manitia.

ManilillS, poète latin, contemporain d'Auguste, auteur du poème des Astronomiques.

manillage [ni, H mil., a- je] n. m. Action de maniller.

manille [Il mil., e] n. f. (espagn. malilla). A l'honibre, nom de la dernière carte dans chaque couleur. Jeu de cartes qui se joue généralement à quatre, deux contre deux : manille parlée, manille muette, manille aux enchères, etc. Le dix de chaque couleur, au jeu de la manille.

— Encycl. La manille se joue à quatre, deux contre deux, avec un jeu de 32 cartes: la manille ou dix de chaque couleur, est la carte la plus forte, et vaut 5 points. Viennent ensuite l'as ou manillon (4 points), le roi (3), la dame (2), le valet (1), le neuf, huit et sept. La règle du jeu est très simple. Chaque joueur reçoit huit cartes; la trente-deuxième appartenant à celui qui donne, marque l'atout. On doit fournir la couleur abattue, en surmontant le point servi ou en coupant, si on n'a pas de la couleur. On ne peut jouer en dessous du point servi que lorsque le partenaire est déjà maître. Le coup terminé on additionne la valeur des cartes qui composent les levées de chaque camp. Chaque levée elle-même vaut un point : il y a donc au total, 68 points à compter. Le camp qui a fait plus de 34 points marque l'excédent à son profit. La partie se joue en 34, 44 ou 30 points.

Dans la manille parlée, les partenaires ont le droit de se donner des indications. Ils doivent s'en abstenir dans la manille muette.

La manille à trois se joue avec trente cartes : dix pour chaque joueur (on retire généralement le sept et le huit de pique). Il y a alors "0 points au lieu de 68 puisqu'il y a 10 levées, et chaque joueur joi.e pour son compte.

La manille aux enchères est celle dans laquelle chaque joueur, après avoir vu son jeu, annonce le point qu'il se croit capable de faire. S'il atteint le point qu'il a demandé, ses adversaires marquent autant de jetons qu'il y a de dizaines dans le point annoncé ; dans le cas contraire, c'est lui qui les marque. Le premier qui a pris dix ou douze jetons a perdu. (Cette manille peut être jouée à trois, quatre joueurs ; le demandeur a tous les autres contre lui.)

manille [Il mil., e] n. m. (de Manille). Cigare estimé, qui provient de Manille. Chapeau d'une paille particulière, fabriqué à Manille (Philippines).

manille |7/mll..e] n. f. (autre forme de manicle Anneau auquel s'attachait la chaîne d'un forçat. Sorte d'anneau ouvert à l'une de ses extrémités et employé pour réunir deux bouts de la chaîne entre eux. Anneau porté comme ornement au poignet ou à la cheville par certaines peuplades sauvages.

Manille \ll mil., e], ch.-l. de l'île Luçon et des Philippines; 330.000 h. Fabrique de cigares. Grand commerce de café, sucre, tabac, coton.

maniller [// mil., e'] v. a. Assembler les manilles de. Fam. Jouer à la manille.

manillon [Il mil.] n. m. L'as de chaque cou leur, au jeu de manille.

manîment [man] n. m. v. maniement.

Manin (Lodovico), dernier doge de Venise, m. à Macéra (1726-1803). Il dut abdiquer en 17117, au lendemain de la campagne de Bonaparte en Italie,

et le livre de la noblesse fut brûlé en place publique par un conseil populaire provisoire.

Manin ■ Daniel i, patriote italien, né à Venise, m. à P.. ris (1804-1867), président de la république de Venise en 1848, l'un des adversaires les plus éner-ciques de la domination autrichienne.

maniOC [olc] n. m. (m, d'orig. améric.) Genre d'euphorbiacées, comprenant de grandes herbes d'Amérique, dont la racine fournit une fécule nourrissante appelée rassave, et dont on fait le ta-

piuea.

Manioc : a.

à la

MAN

— Encycl. Les maniocs (manihot) sont des herbes élevées ou des arbustes, dont il existe de nombreuses espèces au Brésil, Le manioc amer manihot utilissima) est un arbre de trois à quatre mètres de liant, possédant des tubercules fusiformes, dont la longueur peut dépasser un mètre, et qui contiennent de la fécule, un suc laiteux et une subtance amère et vénéneuse. C'est cependant de ces tubercules que l'on extrait le tapioca :

la cuisson les débarrasse de leur poison ; cette espèce fait l'objet d'une culture importante au Brésil, en Guyane, aux Antilles, Réunion , à la Nouvelle-Calédonie et en Afrique occidentale. Le manioc doux diffère de la précédente espèce par l'absence de produit toxique ; on consomme ses tubercules à la façon du céleri-rave. Une troisième espèce, très importante aussi, et dont l'are de culture augmente chaque jour, est le manioc glaziou [manihot glazievii), qui fournit du caoutchouc (caoutchouc de Céara).

maniotte n. f.

Petit filet monté sur un cerceau et servant à la pêche des éperlans.

Manipour ou Kathay,

Etatdel'Indo-Chinedu NordOuest, qui dépend de l'Inde anglaise ; 220.000 h.

Capit. Manipour ; bO.000 h.

manipulaire

[le-re] adj.

Qui appartient au manipule, le concerne.

N m. Chef

n i n u 1 e Manipulateur du télégraphe à cadran.

manipulateur, trice n. celui, celle qui

manipule : un manipulateur de produits chimiques. N. ni. Appareil employé dans la télégraphie électrique, pour transmettre les dépêches par l'établissement ou la rupture du courant.

manipulation [jï-oji] n. r. Action d'exécuter des opérations manuelles en chimie, en pharmacie, etc. : la manipulation de la dynamite est dangereuse. Fig.

Tripotage : manipulation électorale.

manipule n. m. (du lat. manipulas, poignée). Enseigne primitive des armées romaines. Division de l'armée romaine sous la république.

Bande d'étoffe que le prêtre porte au bras gauche, en célébrant la messe.

Syn. fanon en' ce dernier sens-

manipuler [tel v. a. (de manipule). Arranger, mêler, pétrir, etc., avec la main : manipuler avec précaution des colis fragiles. Fig Tripoter : manipuler les affaires de l'Etal.

manipuleur, euse [eu-2ej n. Personne qui manipule.

manique n. f. (lat. manica). Antiq. Large manche tombant jusqu'au poignet. Gant servant à protéger les mains, surtout à la chasse et pour labourer. Sorte de brassard de cuivre ou en bandes

Manipules liturg"l "■ '-''""» ; 2. Moderne.

Maotques : 1. De gladiateur ; 2. Du xvi» siècle ; 3. Japonaise ; ^. De cordonnier.

métalliques, qui protégeait le bras gauche des archers et le bras droit de certains gladiateurs. Sorte de gant de cuir, que les cordonniers, bourreliers, etc., se mettent autour de la main quand ils emploient du fil poissé.

Manissa, v. de la Turquie d'Asie, sur la Ghédiz-Tchal ; 50.000 h. C'est l'ancienne Magnésie.

ManitOba, prov. du Canada ; 263.000 h. Capit. U innipeg. Grande production de céréales. Elle renferme le lac du même nom (3.000 kil. carr.), qui se déverse dans le lac Winnipeg.

Manitou, le Grand-Esprit, chez les Indiens de l'Amérique du Nord. N. m. Par e.it. Nom donné à toute sorte de fétiches, et qui est passé dans la langue populaire pour désigner un personnage puissant.

ManitOU, rivière du Canada (prov. de Qu émissaire de lacs nombreux. Elle se jette dans le golfe du Saint-Laurent; cours 300 kil.

ManitOU, lac du Canada i territoire de Saskatebew.-in) ; 32 kil, sur 4 à 10 kil.

ManitOUlin, arrhipel-du nord du lac Husson (Canada, prov. d'Ontario); 3.063 kil. carr.; peu peuplé.

MAN

maniveau [va] n. m. Petit panier plat d'osier, eur lequel on range, pour les vendre, certains comestibles.

manivelle [ve-le] n. f. (de main). Pièce de fer ou de bois, composée de deux branches a angle droit, pour tourner une roue, l'axe d'une machine, etc.

— Encycl. Les manivelles sont des organes de machine qui servent généralement à transformer un mouvement rectiligne alternatif en un mouvement circulaire continu. Une manivelle simple est celle à qui la force totale est appliquée (une seule

Manivelles: 1. Il', -mi u de locomotive ; 2. 1): machine ft vapeur ,

3. Ordinairetige) ; double, lorsqu'elle est commandée par deux tiges, etc. On les divise aussi en manivelle à simple effet (la force n'agit que pendant un demi-tour), et en manivelle à double effet (la force agit pendant un tour entier).

MailliusCapitolinuSfnuvs], consul romain, qui sauva le Capitole assiégé par les Gaulois (390 av J.-C); mais, quelques années plus tard (382), il fut précipité du haut de la roche Tarpéienne, pour avoir trop ardemment soutenu les revendications des plébéiens.

ManllUS ImperiOSUS (Titus), dictateur romain en 362 av. J.-C; il combattit avec succès les Herniques.

manne [ma-ne] n. f. (hébr. man). Nourriture miraculeuse, que Dieu, dit V Exode (xvi), envoya du ciel aux Israélites dans le désert. Par txt.. Aliment abondant et peu cher : la pomme de terre est la manne des pauvres. Matière concrète et sucrée, qui exsude de plusieurs espèces de frênes (fraxinus ornus, fraxinus rotundijolia). Fig. Manne cachée, céleste, nourriture céleste de l'âme. Manne des poissons, papillon dit aussi mouche de mai (éphémère) que l'on emploie comme appât.

— Encycl. La manne, mélange de dextrine, mannite et sucre, exsude par les piqûres que certains insectes (notamment les cigales) font aux arbres ou par des incisions qu'on y pratique. On distingue la manne en larmes (morceaux poreux et cristallins de la grosseur du doigt), la manne en sorte (petits fragments réunis dans une

gangue molle), enfin, la manne grasse (masse molle et gluante).

La manne provient en majeure partie de la Sicile ; mais il en existe d'autres variétés : manne d' Australie, fournie par des eucalyptus; manne deêriançon, produite par des mélèzes ; manne du Sinaï , produite par un tamarinier; manne du Kurdistan, etc., dont la composition estdifférente de la manne de Sicile.

On utilise la manne en larmes comme purgatif doux.

Manne (la), tableau de Poussin, au Louvre ; scène admirable par la majesté de l'ensemble, par l'intérêt et la perfection des épisodesmanne [ma-ne] n. f. (mot allem.)- Banne, grand panier rectangulaire ou cylindrique dans lequel on tranporte des marchandises, des fruits, de la vaisselle, du poisson, des œufs, du gravier, etc.

mannée

[ma-né] n.f. Ce quepeuteontenir une manne ou corbeille.

mannequin [ma-ne-kin] n. m. (de manne). Panier long, étroit et h claire-voie. Espèce de hotte de chiffonnier. Ornement architectural figurant un panier de fruits et de fleurs.

mannequin [ma-ne-kin] n. m. (du flam. mane-

ins de couturière.

Fig. Homme sans caractère, que l'on fait mouvoir comme on veut. Forme humaine, en bois ou en cartonnage, sur laquelle les tailleurs, les couturières étalent ou essayent les vêtements. Jeune fille, jeune femme employée par les couturiers et couturières pour mettre en valeur les nouveaux modèles de robes, de costumes, qu'elle endosse momentanément.

Epouvantail à forme humaine, pour les oiseaux.

Mannequin d'osier (le), roman par A. France, qui fait partie de la série intitulée histoire contemporaine.

manne quinage

[ma-ne-ki] n. m. Genre de sculpture, employé dans la décoration des édifices.

mannequinè [ma-ne-ki-né], e adj. Qui sent le mannequin, qui est disposé avec affectation etraideur.

mannequiner [ma-ne-ki-né] v. a. Bx-arts. Disposer d'une manière raide et peu naturelle : mannequiner ses personnages.

mannette [ma-nè-te] n. f. Petite manne.

Mannheim [man'-ha-im'], v. du grand-duché de Bade ; 1G3.000 h. Métallurgie, produits chimiques. Détruite par les Français en 1689.

mannifère [man'-ni] adj. Qui fournit de la manne : tamarinier mannifère.

Manning (Henri Edward), prélat anglais, né h Totteridge, m. à Londres (1808-1892). Après avoir renoncé à l'anglicanisme (18ôl) et embrassé le catholicisme, il fut nommé par Pie IX, en 1865, archevêque de Westminster. On lui doit, entre autres ouvrages : l'Eglise et la Société moderne, mais il fut surtout un homme d'action et d'œuvres En 1889, son ascendant lui permit de mettre fin à la grève des dockers de Londres.

mannite [man'-ni-te] n. f. Chim. Sucre ayant pour formule chimique CH' (OH).(CH.OH)'.CHîOH, qui constitue la ijlus grande partie de la manne et que l'on trouve encore dans certains champignons, dans le céleri, les olives, le cidre, etc. Syn. fraxine,

Sl'CRE DE CHAMPIGNON, GRENADINE.

— Encycl. La mannite s'extrait de la manne par épuisement par l'eau ou mieux par l'alcool ; elle fond à 166". A 200° elle se déshydrate en donnant la mannitane C»H!0(OH)3.

La mannite fermente par l'action de divers ferments en donnant certains alcools et acides. Elle

Mannes : 1. De pâtissier ; 2. A gravois ; 3. A fruits.

Mannequins d'artiste*

kin, petit homme). Figure de bois à membres articulés à l'usage des peintres, des sculpteurs, etc.

ne constitue pas le principe purgatif de la manne et n'est pas employée en pharmacie.

mannite, e [man'-ni] adj. Se dit des boissons et en particulier des vins qui ont subi une altération qui leur donne une saveur aigre-douce. (Cette altération est due à un ferment qui transforme leur sucre en mannite, acide lactique et acide acétique.)

mannitOSe n. f. Syn. de mannose.

mannlicher n. m. Fusil à répétition, dont il existe divers types. (Ainsi nommé de son inventeur, l'Autrichien Mannlicher, dont le premier fusil fut adopté par l'Autriche, en 1886).

mannois [ma-noi] n. et adj. m. Idiome celtique parlé dans l'île de Maa.

mannose [man'-nô-ze] n. f. Sucre glucosique de formule chimique CH" (OH).(CH.OH)».CHO dérivant de la mannite et dont l'une des variétés s'obtient en traitant le corozo ou ivoire végétal par l'acide sulfurique. Syn. de mannitose.

MannOZi (Giovanni), peintre italien, né à San- Giovanni (lb90-1636). Il a surtout excellé dans la fresque et dans la peinture religieuse (palais Pitti et Mozzi).

manocage n. m. Action de mettre le tabac en manoques.

manœuvrable adj. Qu'on peut manœuvrer :

une goélette bien maneuvrable.

manœuvrant [vran], eadj. Se dit d'un navire pour exprimer la manière dont il obéitàla manœuvre.

manœuvre n. f. (du lat. manus, main, et de opéra, œuvre). Action, manière de régler le jeu d'un appareil : manœuvre d'une pompe. Exercice que Von fait faire aux soldats pour leur apprendre le maniement des armes et les diverses évolutions .- aller à la manœuvre. Grandes manœuvres, celles qui s'exécutent en plein champ, en terrains variés, et durent plusieurs semaines. Art de gouverner un vaisseau. Cordage du bord : manœuvre courante, donnante. Fausse manœuvre, manœuvre faite mal à propos : au fig. Action maladroite, qui va à rencontre du

MAN

résultat désiré. Fi}. Brigue, intrigue: manœuvrti de Bourses, manœuvres électorales. Manœuvres frauduleuses, moyens employés pour surprendre la confiance d'un tiers. N. m. Aide-maçon Ouvrier qui ne fait que de gros ouvrages. Fig. Mauvais artiste.

— Encycl. Dr, En droit pénal, le mot manœuvre est employé en matière d'obtention frauduleuse de souscriptions, de provocation frauduleuse de hausse ou de baisse, d'attentats contre la sûreté de l'Etat, de détournement frauduleux de suffrages et surtout d'escroquerie. Des allégations mensongères ne constituent pas à elles seules des manœuvres : il faut que ces allégations aient été accompagnées d'un acte extérieur destiné à faire croire à leur sincérité.

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