V. ESCROQUERIE
— Milit. friandes manœuvres. Dommages aux propriétés privées. En cas de dommages causés aux propriétés privées par les manœuvres des corps d'armée, une commission fixe le chiffre des indemnités à allouer aux intéressés et en dresse l'état. Si les intéressés acceptent cette fixation, ils reçoivent immédiatement le montant de l'indemnité, sur leur émargement. Sinon, un extrait du procès-verbal est remis au juge de paix ou au tribunal chargé de statuer sur les réclamations, et le payement de l'allocation est mandaté ultérieurement par les soins de l'intendance militaire. V. réquisition.
manœuvrée [vré] n. f. Travail manuel ou corvée à bras, qu'un vassal devait à son seigneur.
manœuvrer [vré] v. a. Faire exécuter des mouvements à : manœuvrer un vaisseau. Fig. Manier, diriger ; manœuvrer habilement les fonds secrets. V. n. Exécuter des mouvements ; la troupe a bienmanœuvré. Commander des mouvements : général qui sait bien manœuvrer. Fig. Prendre des mesures pour réussir : manœuvrer sourdement.
manœuvrerie [ri] n. f. Habitation d'un manœuvre.
manœuvrier [vrùé] n. m. Celui qui entend bien la manœuvre des troupes ou des vaisseaux. Fig. Polémiste habile : ce journaliste est un excellent manœuvrier. Adjectiv. : un général manœuvrier.
manograplie n. m. (du gr. manos, peu dense, et graphein, écrire). Physiq. Syn. de manomètre à explosion. Indicateur optique utilisé pour obtenir le diagramme des moteurs à explosion.
manoir n. m. (du lat. manere, rester). Autref., habitation d'un propriétaire de fief qui n'avait pas le droit de construire un château avec donjon. Auj. Toute habitation de quelque importance, entourée de terres. Par plaisant. Habitation quelconque.
— Encycl. Les anciens manoirs, quoique non rtifiés, pouvaient être cependant entourés de n.-rs et de fossés. Parfois, le manoir est un ensemble de bâtiments destinés à l'exploitation agricole ; quelquefois même, il n'est qu'une maison de plaisance (Blois, Fontainebleau, sous les Valois). Louis XI interdit aux chevaliers et aux écuyers de transformer leurs manoirs en châteaux forts. Pendant la guerre de Cent ans, les manoirs fortifiés étaient devenus des postes solides de défense, mais aussi, parfois, de véritables repaires de brigands. Les manoirs se sont conservés surtout en grand nombre dans les pays anglo-normands [manor-house). La construction des manoirs prend, à partir du xvie siècle, l'aspect d'une simple habitation des champs et vise à 1 élégance. Au xvne siècle, le château symétrique du règne de Louis XIV remplace le manoir.
manola [gno] n. f. (m. espagn.). Grisette de Madrid : la manola a disparu comme la grisette. PL des maùolas.
manolo [gno] n. m. (m. espagn.). Amant d'une manola. PI. des manolos.
manomètre n. m. (du gr. manos, rare, et metron, mesure). Appareil destiné à indiquer la tension de la vapeur et des gaz : manomètre à air libre; manomètre métallique.
— Encycl. La différence qui existe entre le baromètre et le manomètre est que le premier mesure la pression de l'atmosphère libre, tandis que le second sert à apprécier la force élastique d'un fluide contenu dans un espace fermé. Otto de Guericke avait imaginé, vers le milieu du xvii» siècle, un instrument appelé manoseope, ayant pour objet d'indiquer les variations de densité de l'air; Varignon créa le manomètre (1705).
Manomètre à air libre. C'est le meilleur de tous les manomètres; il est généralement employé pour faire connaître la tension de la vapeur dans les machines fixes. Il se compose d'un tube de verre ouvert à ses extrémités et plongeant dans un réservoir de mercure placé dans une cuvette fermée. La vapeur arrive dans la cuvette et fait monter plus ou moins le mercure dans le tube. Il est facile de graduer l'appareil. Il présente l'inconvénient de nécessiter une colonne de verre d'autant plus haute que la pression à laquelle la chaudière peut fonctionner est plus élevée. Pour les chaudières à basse pression, on pré 1ère les manomètres sans cuvette et à deux branches, parce que la pression étant indiquée parla différence des niveaux du mercure, chaque atmosphère de pression est représentée, dans la
if
Manomètre à air libre sans cuvette et à deux branches.
branche ouverte, par une hauteur de -
Parmi les manomètres à air libre, citons encore celui de Richard et le manomètre différentiel de Galy-Cazalat.
Manomètre à air comprimé. Ce manomètre est construit sur le principe connu sous le nom de « loi de Mariotte » : A une même température, les volumes occupéspar une même niasse ijazeuse sont en raison Inverse des pressions qu'ils supportent.
11 comprend un tube de verre vertical, fermé à sa partie supérieure, et piongéant inférieurement dans une cuvette ri fermée, à demi remplie de mercure, et j dont la chambre communique avec la * chaudière à vapeur. Quand la pression de la vapeur se manifeste dans )a cuvette, Manometre le mercure comprime l'air dans le tube, ^ air et y monte d'autant plus que la pression compriméde la vapeur est plus forte. La graduation de cet instrument se fait par comparaison avec un manomètre à air libre. Les manomètres à air comprimé sont de volume restreint: aussi furent-ils
Manomètre de Bourdon.
AlAN
employés de préférence depuis l'origine des machines à vapeur. Malgré ces avantages, ils présentent des chances de dérangement, qui les ont fait à peu près abandonner pour les manomètres métalliques.
Manomètres métalliques. E. Bourdon en France et E. Rahskopff en Prusse sont les premiers qui se soient occupés d exécuter des manomètres sans mercure. Le manomètre à spiral e creuse de E. Bourdon est basé sur la tendance à se redresser qu'a un tube cintre , lorsqu'il est sioumi> intérieurement à In pression d'un fluide.
Manomètres enregistreurs. On utilise aussi des manomètres enre-
fistrant la pression 'une façon continue ; ils ont l'avantage de donner des renseignements précis sur la façon dont un chauffeur a su conduire les foyers qui lui sont confiés.
manomél rie [tri] n. f. Art de mesurer les tensions des vapeurs et des gaz.
manométrique adj. Qui concerne le manomètre : procèdes manométriques.
Manon, opéra-comique en cinq actes et six tableaux, paroles de H. Meilhac et Ph. Gille. d'après le roman de Manon Lescaut, musique de Massenet, une des meilleures œuvres du maître (1884).
Manon Lescaut [lès-kô], célèbre roman de l'abbé Prévost, son chef-d'œuvre. Le chevalier des Grieux, en quittant Amiens, a rencontré Manon dans une hôtellerie. Ils s'aiment à première vue, et fuient vers Paris, où de lamentables aventures les attendent. Manon devient la inaitresse d'un riche gentilhomme. Des Grieux est enlevé par ordre de son père, puis entre un moment au séminaire de Saint-Sulpi ce, d'où l'arrachent les supplications de Manon repen tante. Plus tard, entraîné par le frère de Manon, il triche au jeu et se fait un moment arrêter avec elle. Ils s'évadent; mais une nouvelle folie de Manon la fait déporter en Amérique avec un convoi de filles de mauvaise vie. Des Grieux l'y accompagne, et Manon mourra finalement de fatigue, au désert, en fuyant la rancune du gouverneur de la Nouvelle-Orléans. Le récit est plein de vérité et de vie. L'auteur y peint la passion d'un trait ineffaçable, atteignant, selon l'expression de Sainte-Beuve, la profondeur la plus inouïedelapassion parlesimple natureldurécit(1731).
manoque n f. Pelote de filin, bitord, merlin, lusin, de 30 à 60 brasses. Petite botte de feuilles de tabac séchées.
manoquer [ké] v. a. Mettre le tabac en manoques.
manoscope n. m. V. manomètre.
Manosque, ch.-l. dec. (Basses-Alpes), arr. et à 23kil. de Forcalquier, sur un affl. delà Durance ; 5.020 h. (Manoscains). Ch. de f. P.-L.-M. Gisements houillers, mégisserie, chapellerie. — Le cant. a 6 comm., et 7.780 h.
Manou (Livre de la loi de), un des livres sacrés de l'Inde, où est exposée la doctrine du brahmanisme, et où l'on trouve de précieuses indications sur la civilisation des Aryas depuis leur établissement dans la vallée du Gange.
manoul ou manul n. m. Espèce de chat sauvage de l'Asie centrale.
— E*cycl. Le manoul, ehat de Tartarie ou du Tibet, est de la taille d'un angora. Sa fourrure épaisse et soyeuse est d'uu beau gris ardoisé, fine ment tigrée de noir.
manouvrier [wi-e], ère n. (de manœuvre). Ouvrier, ouvrière qui travaille à la journée.
manquant [kan], e n. et adj. Qui manque, qui est en moins : remplacer les manquants ; sorte manquante.
manque n. m. fsubst. verh. de manquer). Défaut, absence : manque d'argent. (Je qui manque pour compléter une chose. Etre de manque, être absent là où l'on devrait se trouver. Maille ou point qu'a omis l'ouvrier en maillant un filet, en exécutant une tapisserie, une dentelle. Faux pas qui peut faire tomber le cheval. Manque à gagner, profit qu'on eût pu faire et qu'on n'a pas fait. Manque de louche ou d toucher, maladresse du joueur qui ne touche pas la bille sur laquelle il joue. N. f. Milil. Action de manquer à l'appel. Pop. A la manque, laid, mauvais, défectueux : artiste à la manque; affaire à la manque. Manque de loc. prép. Faute de.
manqué [ké\, e adj. Défectueux : ouvrage manqué. Qui n'est pas devenu ce qu'il devait ou prétendait être : avocat manqué.
manquement [ke-man] n. m. Défaut, manque : manquement de respect Infraction : réprimer les manquements à la discipline.
manquer [ké\ v. n. (ital. mancare ; du lat mancus, manchot). Faillir, tomber en faute : tous les hommes sunt sujets à manquer. Rater, en parlant d'une arme à feu : fusil qui i unique. Faire défaut, être en moins : ouvrage dont le dernier volume manque. Disparaître en mourant : père de famille qui vient à manquer. Ne pas réussir : expérience qui a manqué. Défaillir : le <:a:ur lui manque. Glisser : le pied lui a manqué. Se dérober, s'écrouler : maiton qui mmuee île manquer, par les fondements. Manquer de, être dépourvu de. ne pas avoir : n: mur d'argent. Ne pas manquer de, ne pas omettr être sûr de. Manquera, faire défaut à, se soustraire à, ne pas venir en aide à. se conduire impoliment avec : manquer à sa parole; manquer à un vieiltant. Sans manquer, sans faute, lia manqué de se nvyrr, il a échappé au danger de se noyer. Impers. Etre de moins : il manque un élève. Il s'en manque, il s'en faut. V. a. Ne pas réussir :, manquer une affaire. Laisser échapper : manquer une occasion. Ne pas atteindre : manquer un lièvre. Ne pas se trouvera: manquer un rendez-vous. Mal exécuter: manquer un travail. Fam, La manquer belle, échouer maigre une occasion tr.'S favorable (expression empruntée au jeu de paume); échapper de très peu à un danger pressant : /•/ bulle du fusil lui enleva snn chapeau : il l'a manqué belle.
Manresa, v. d'Espagne (prov. de Barcelone), non loin du Llobrégat; 23.000 h. Place forte. Draps, étoffes, eaux-de-vie.
manrèse [rè-ze] n. m. Retraite spirituelle (par allusion à la retraite qu'Ignace de Loyola lit dans la ville de Manresa). Recueil de méditations et d'exercices spirituels.
Mans [)nan] (Le), ch.-l. du département de la Sarthe, sur la Sarlhe; ch. de f. O., à 211 kil. de Paris ; 65.500 h. (Manceaux ou Mansois). Volailles. Fabrication de chocolat, toiles, chaussures. Patrie de Henri II d'Angleterre, Jean le Bon, La Croix du Maine. En 1871, l'armée du général Chanzy y fut défaite par le prince Frédéric-Charles.
— L'arr. a 10 cant., lit comm.
177.600 h. ; le 1" cant., 4 comm., et 33.400 h.; le 2e cant., 13 comm., et 31.000 h.; Ie3« cant., 9 comm.
et 25.150 h.
Mans (race du), race de gallinacés originaire des environs de Assez semblables aux volailles
Armes du Mans.
J. Hardouin-Mansard.
la ville du Mans.
de La Flèche, les volailles du Mans sont très rustiques ; elles s'acclimatent avec facilité, sont d'un développement rapide et possèdent une chair délicate; les poulardes et chapons du Mans sont partout renommés.
MânS, nom donné par les Chinois aux tribus de race étrangère du sud de leur empire, qu'ils n'ont jamais pu soumettre, et qui sont pour eux les Barbares méridionaux.
Mansais, e [se, è-ze] ou Mansois, e [soi,
oi-ze\ adj. et n. Formes anciennes de manceau, elle.
mansard ou mansart [sar] n. m. Nom vulgaire du pigeon ramier.
Mansard ou Mansart (François), architecte français, né et m. à Paris (1598-1666). Il a construit l'hôtel de La Vrillière (Banque de France), la façade de l'hôtel Carnavalet, une partie du Val-de-Gràce, le château de Maisons, etc.
On lui attribue l'invention des mansardes, dont il se borna en réalité à généraliser l'usage. — Son petitneveu par alliance, Jules Hardouin-Mansard, né à Paris, m. à Marly ( 1646-1 708).
premier architecte de Louis XlV.construisitlc dômedes Invalides, le palais (façade sur les jardins) et la chapelle de Versailles, le Grand Trianon, le6 places Vendôme et des Victoires, etc.
mansarde n. f. (de FV. Mansard, architecte fr.). Fenêtre pratiquée dans la partie antérieure d'un comble brisé. Chambre située sous un comble brisé : habiter une humble mansarde. Comble, toit brisé.
Comble en mansarde, comble brisé. Partie supérieure de la tente d'un officier dite marquise.
— Encycl. Le système des combles en mansarde a l'avantage de permettre l'utilisation des greniers.
Les toits en mansarde se composent d'une partie triangulaire, qui surmonte un système trapézoïdal : la première partie est établie comme les fermes ordinaires surbaissées, avec un entrait qui devient la base supérieure du trapèze ; ce dernier est formé, en outre, par des entraits formant les poutres principales du plancher inférieur et par des montants inclinés très faiblement par rapport à la verticale.
mansardé, e adj. Disposé en mansarde :
chambre mansardée. Garni, formé de mansardes ; étage mansardé.
manse n. m. (bas lat. mansus). Au moyen âge, habitation rurale à laquelle se rattachait une certaine étendue de terre : manse seignewial,
— Encycl. Il y avait deux classes principales de manses : 1° le manse domanial, qu'administrait le propriétaire, et où s'élevait le manoir seigneurial ; ■1° les manses tributaires, donnés à des fermiers ou tenanciers moyennant des redevances fixes et des services réguliers. 11 y avait trois sortes de manses tributaires : les manses ingénuités, les manses lidiles, les manses servilcs ; on les distinguait par les charges plus ou moins fortes dont ils étaient frappés. Certains manses prenaient même un nom particulier, d'après la nature des redevances ; mansi manoperarii (main-d'œuvre); carroperarii (charrois): paraveredarii (chevaux pour le transport des bagages).
Mansel (Henri Longueville ), philosophe anglais, né et m. à Cosgrove (1820-1871), disciple de Kant et de Hamillon.
manselle [sè-lè] n. f. Chacun des deux bras d'une hie ou demoiselle.
Mansfeld [man'e-fèlét] (Pierre-Ernest de), m. à Luxembourg (1517-1604), général allemand sous Charles-Quint; il fut à plusieurs reprises gouverneur des Pays-Bas. — Son fils naturel, Ernest, né à Luxembourg, m. à Rakovitza (1580-1626), général allemand, fit une guerre acharnée à l'Autriche au début de la guerre de Trente ans. et fut battu à Dessau par Wallenstein.
Mansfield, v. d'Angleterre (Nottingham) ; 16.000 h. Dentelles, soieries.
mansion n. f. (lat. mansio). Antiq. rom. Station, relais sur une grande route.
mansionnaire [o-nè-re] n. m. Antiq. rom. Intendant dirigeant une mansion. Uisl. ercl. Nom donné aux clercs qui résidaient auprès des églises, avec la charge de les garder.
Mansle [man-lél ch.-l. de c. (Charente), arr. et à 17 kil.de Ruffec, sur la Charente; 1.610 h. Carrières. — Le cant. a 25 comm., et 11.660 h.
Mansourah, v. de la basse Egypte, ch.-l. de la prov. de son nom; 30.000 h. (Mzftis,. Louis IX y
Mansarde.
M AN
fut vaincu et fait prisonnier par les mameluks (1250). Il dut payer une forte rançon et rendre Damiette.
man spricht deutsch, mots allem. signif. : On parle allemand. Phrase que l'on inscrit sur la devanture d'une bon tique, etc., pour indiquer qu'on peut y trouver une personne parlant allemand.
mansuétude n. f.(lat. mansuetudo). Bénignité, douceur d'âme, bonté, indulgence.
mante n. f. (provenç. mania).
Vêtement-de femme, ample et sans manches. Autrefois, grand voile noir de deuil.
mante n. f. (gr. manlis, devineresse). Genre d'insectes orthoptères des régions tempérées.
— Encycl. Les mantes, appelées communément religieuses , prie- Dieu, à cause de l'attitude de leurs pattes antérieures, repliées l'une contre l'autre et de leur corselet redressé, sont des insectes allon- Mante,
gés, verts ou jaunâtres, qui souvent se confondent avec le feuillage dans lequel ils s'abritent. Très carnassières, les mantes guettent les mouches et autres insectes dont elles l'ont leur proie. On les rencontre dans le midi de la France.
manteau[M]n.m.
(lat. pop. manlellum).
Vêtement ample et sans manches, qui se porte par-dessus l'habit. Fig. Chose qui couvre : mur couvert d'un manteau de lierre. Garantie, abri, semblant, prétexte ; vice qui se cache sous le manteau de la vertu. Sous le manteau, clandestinement : libelles qui circulent sous le manteau. Partie de la cheminée en saillie au-dessus de l'aire. Manteau d'arlequin, encadrement intérieur de la scène, formé de deux châssis latéraux, sur lesquels repose un châssis horizontal, dont l'ensemble simule une draperie, généralement rouge. Membrane charnue, qui revêt les parties intérieures d'un mollusque bivalve, et qui sécrète la coquille calcaire. Enveloppe
Mante.
Manteaux : 1. Franc ; 2. De juif |xv* s.) : 3. D'homme de pied. (XVe s.); 4. Petit manteau |xvi« s); 5. koyal (xvue a.); 6. A l'espagnole {moderne) ; 7. Écclésiastiqua.
extérieure d'un moule. Bout d'une pièce d'étoffe de laine qui se trouve du côté du chef et qui lui sert d'enveloppe. Partie extérieure d'un pain de savon. Loc. prov. : Il ne s'est pas fait déchirer son manteau, il a cédé sans peine. (Allus. à Joseph et à la femme de Putiphar.) Allus. hist. : Le manteau d'Elie. Le prophète, en montant au ciel, laissa son manteau a son disciple Elisée. Se rappelle pour indiquer que quelqu'un a hérité des goûts, de l'esprit, etc., de son maître. Le manteau de Joseph. V. Joseph. Porter la paix ou la guerre dans les plis de son manteau, allusion aux paroles du Romain Fabius lorsqu'il alla a Carthagc demander réparation de l'offense qu'avait faite Annibal en «'emparant de la ville de Sagonte, alliée des Romains. V. Anthtsthène et Sem-
— Encycl. Vost. Le manteau a été en usage dès une haute antiquité, chez tous les peuples civilisés. Chez les Grecs, le manteau le plus usité était l'himation, fait de laine non teinte et qui drapait entièrement le corps A Ronie, le pallium, imité du manteau grec, tendit à remplacer la toge après la conquête de la Grèce, mais la toge demeura toujours le vêtement national et officiel. Les Barbarœ;. les Francs, portaient, entre autres manteaux, le saqum ou saie, souvent de diverses couleurs. Au moyen âge. le manteau devient une partie de l'habit de cour. On voit les chevaliers vêtus d'un manteau écarlate, long etample. par-dessus l'armure. Le manteau devint un signe d'honneur et d'investiture. Le manteau ducal était semé de fleurs de lis et d'armoiries. Les avocats portaient le manteau en signe d'honneur. En 1650, le manteau de cavalerie devint un effet d'uniforme. L'infanterie d'Afrique a un petit manteau à capuchon.
Mailtegazza (Paul), médecin et anlhropologiste italien, né à Monza en 1831. Il a fondé le premier laboratoire de pathologie générale qui ait existé en Europe. [Physiologie du plaisir, de lu douleur, de la haine, ete .]
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