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MAPPEMONDE

Larousse i-ock tous

MAR

manzanilla [Il mil.] n. m. Variété du vin Je

J-'lcS.

Maazat Tza], ch.-l. de c. (Puy-di Dômi arr. et à >\ lui. «h- Riom, près de la Morge ; 1.940 h. Gyp e, houille. Le cant. a 10 comm., e1 12.200 b.

Manzoni (Alexandre), poète et romancier Italien, né et m. & Milan i . ;s:, i s; .i , -. auteur du roman historique tes Fiancés. Ses qualités sont surtout Lyriques. Manzoni a contribué a rajeunir la Longue Italienne en reprenant à leur source les divei lectes italiens.

Maoris [ni, sauvages Je In Nouvelle-Zélande,

do race polynésienne. Ils sonl de grande taille, ont

la peau légèrement cuivrée, les yeux largemenl ou-

kii ils se couvrent la peau du visage de cica

dtspo éi i avec art, et qui constituent le molio.

Map (Gautier), écrivain anglais, né dans le comté de Hereford vers 1135, m. vers 1210, auteur d'un ouvrage latin sur la Vanité des courtisans.

mappe [ma pe] a. f. lat. mamia, nappe). Petite nappe, serviette. iVx.i Carte géographique; plan cadastral.

mappemonde [ma-pe] n. f. (du lat. mappa, nappe, et de monde). Carte qui représente le globe terrestre divisé en deux hémisphères. V. ^ erre. Mappemonde céleste, carte plate de la voûte céleste, sur laquelle sont marquées les constellations. V. ciel.

— Encyci.. Le problème de la mappemonde consiste a figurer sur une surface plane les singularités de la surface terrestre, qui est sphérique. De là L'imperfection des premières mappemondes, et les déformations de leurs tracés. Les plus connues sont la mappemonde du commentaire de l'Apocalypse (se s.), la mappemonde de Hereford (x° s.), celle de l'r.i Mauro (xjv" s.), etc. A partir du xvi<- siècle, on a eu recours à des projections mathématiquement construites, et dont le mode d'établissement et les avantages sont, variables : projection de Mercator, projection stéréographique. V. projection.

maqueraison [/te-rè-zon] n. f. Saison de la pèche au maquereau.

maquereau [kc-rô] n. m. Genre de poissons acanthoptéres, des mers d'Europe : le maquereau accomplit dans la Méditerranée et dans la Manche des migrations régulières.

— Encvcl. Les maquereaux (seomher) sont des poissons allongés, fusiformes, revêtus de couleurs 1res brillantes iventrc nacré, dos vert et bleu, marqué de taches sombres); il dépasse rarement un demi-mètrede long Le genre corn- M.qa.re.u.

prend de nombreuses

espèces, dont une est commune sur les côtes françaises (particulièrement de la Manche et de l'Océan). La chair du maquereau, bien qu'un peu lourde et huileuse, est cependant très estimée.

On pèche le maquereau soit à l'aide de grands filets [manets), que l'on traîne en mer par les nuits obscures, soit au moyen de longues ligues, munies de nombreux hameçons amorcés simplement avec un morceau de la peau du premier maquereau pris. On traîne derrière un bateau plusieurs de ces lignes, et, lorsque les pécheurs tombent sur un banc, ils ont assez de besogne à faire pour décrocher les poissons capturés et réamorcer leurs lignes.

Lemaquereauestunpoissonmigrateur; il passel'hiver dans le Nord et descend en bandes nombreuses au printemps jusqu'à la hauteur du détroit de Gibraltar.

— A rtculin. Les petits maquereaux sont conservés à l'huile comme les sardines : les autres sont consommes frais, grilles dans une feuille de papier huilé ou à la poêle et assaisonnés de citron ou d'une sauce maître d'hôtel, sauce moutarde, etc. C'est surtout eu avril et mai que la chair du maquereau est bonne.

maquereau, elle (kc-ro. è-lé] n. (peut-être

d'un rad. gerui. ; cf. allem. maklcr, courtier, tlam. makerot, entremetteur, etc.). Pop. Personne qui fait métier de prostituer les femmes et vit de l'argent qu'elles gagnent.

maquereaulière

[ke-rô] n. f. Petite câbliere à pêcher le maquereau.

maquerellage [ kerè-la-je] n. m. ou maquerellerie [ke-r'e-le-rÇ\ a. f.

Pop. Métier, conduite de maquereau.

maquereller [ke-rt-

lé] v. n. Pop. Faire le maquereau.

Maquet [kè] (Auguste), romancier populaire français , né à Paris , m. à Saint-Mesme (1813-1888).

Il collabora à la plupart des romans historiques d'Alexandre Dumas père. Il a écrit seul, entre autres ouvrages : ta Belle Gabrielle, la Maison du baigneur.

maquette [ke-te] n. f. (ital. macchietta). Première-ébauche en petit d'un ouvrage de sculpture. Esquisse d'une peinture décorative. Petites figures qui servent aux peintres pour étudier les attitudes. Modèle en peut d'une décoration de théâtre.

maquignon, onne [ki] n. Marchand, marchande de chevaux. Fig. Adroit entremetteur d'affaires diverses.

maquignonnage [kLgntma-jé] n. m. Métier

de maquignon. Manœuvres d'i ntremi I leur d'affaires. (S'emploie en mauv. part.)

maquignonner [ki-gno^né] v. a. User d'artifice pour cacher les défauts d'un cheval. Chercher à faire réussir une affaire par des moyens plus ou moins délicats.

maquila [Ici] n. in. V. makila.

maquillage [ki, Il mil.] n- m. Action de maquiller, de se maquiller. Résultat de cette action.

maquille [ki, // mil., e] n. f. Tricherie qui consiste à marquer des cartes soit avant, soit pendant la partie.

maquiller [ki, Il mil., é] v. a. Farder, peindre le visage. Fin. Altérer: maquiller la vérité. Se maquiller v. pr. Se farder.

maquilleur [Ici, Il mil., eur] n. m. Bateau employé à la pêche du maquereau.

Auguste Maquet.

Marabout.

maquilleur, euse [ki, il mil., eu-sel n. f. Pi i , .une qui opère le maquillage : um maquilleuse

maquis ou makis [ki n. m. (du corse macchia, pa ure . l'.n i on e. terrain coude broussailles et d'arbrisseaux :

U maquit nourrit le bétail, //■ gibier et, parfois, let bandits. Fig. Coiiiplieatii.n Inextricable : I* maquis de la pro< édure

marabout [bou] n. m. de Par.

marabath, dévot . Musulman pieux, sanctifié par une vie ascétique et contemplative. Petite mosquée desservie par un de e,-s personnages.

i afetière de fer-blanc ou de cuivre, à ventre très large. Ornith. Genre d'oiseaux échassiâl'S, voisins des ci-

fognes , qui habitent L'Afrique et Inde. Plume de cet oiseau : chapeau orné de marabout. Ruban de gaze fine. Mar. Voile de beau temps, plus grande que la voilu de nu-sire et s'enverguant sur son antenne. Syn.

MAKABOUTIN.

— Encyci.. En Algérie et ni Maroc, le marabout est un homme qui lutte contre les liassions de la chair, pour arriver à l'union avec Allah.

C'est un mystique; il a des extases qui lui dévoilent les secrets du monde intangible et il commande aux forces

de la nature. La désobéissance à ses ordres est un crime inexpiable, qui entraîne les châtiments infernaux ; aussi l'influence des marabouts est-elle immense parmi les Arabes et les Berbers. Il pour ainsi dire pas de marabouts indépendants ; tous sont plus ou moins de grands dignitaires des confréries, et les marabouts supérieurs en sont les chefs.

— Ornith. Les marabouts [leptoptilus). appelés aussi cigognes à sac ou philosophes, sont de curieux oiseaux au port ridiculement majestueux, qui leur a fait donner leur nom. Ils sont grands et robustes, hauts sur pattes; leur cou et leur tête sont complètement dénudés :

leur croupion est garni de plumes duveteuses assez longues, très recherchées pour la parure. Leur plumage est d'un gris bleu passant au vert bronzé en dessus et blanc sur la face inférieure du corps. Ce sont des oiseaux de marais, mais ils s'avancent souvent près des maisons pour fouiller les immondices.

marabOUtage n. m. Apprêt qu'on fait subir aux soies destinées aux crêpes.

maraboutin n. m. Mar. v. marabout.

maraboutique adj. Qui a rapport aux marabouts.

Maraca'lbo, v. du Venezuela, sur la lagune homonyme; 39.000 h. Commerce de cafés.

maracas [/,ass] n. m. Baume du Pérou; vase où on le recueille.

marager [je] n. m. Maraîcher. (Vx.)

maraîcher [rè-ché], ère adj. Relatif à la

culture en grand des terrains dits marais, qui produisent des légumes ; la culture maraîchère at très développée aux environs de Paris. N. Personne qui se livre à la culture maraîchère.

— Encycl. Jardin. La culture maraîchère se pratique surtout aux environs des grandes villes, debouchés faciles pour les produits, et où le jardinier peut avoir, conditions essentielles, l'eau en abondance et le fumier à bon compte. C'est une culture intensive, qui nécessite des arrosages répétés, des fumures copieuses, fait usage d'un matériel important de cloches, couches et châssis, et ne devient lucrative qu'à la condition d'être bien conduite, avec le souci constant de faire produire à la terre les rendements les plus élevés, à des époques où les pri iduits récoltés (légumes de toutes sortes, fleurs, certains fruits comme la fraise, etc.) peuvent atteindre les plus hauts prix en arrivant sur le marché avant ou après les produits de la saison normale.

maraîchin, e [rè] adj. Qui concerne le marais

poitevin. N. Habitant de ces contrées.

maraîchinage [rè] a. m. Au pays de Mont et dans le bas Poitou, habitude qu'ont les garçons et les filles à marier de se donner des baisers avec pénétration buccale de la langue.

maraignon [rè] n. m. Nom vulgaire de la jeune anguille.

marais [rè] n. m. lorig. germ.). Terrainabreuvé par des eaux qui n'ont pas d'écoulement: les marais sont nombreux en Sologne. Terrain où l'on cultive des légumes et des primeurs. Marais salants, terrains où l'on fait venir l'eau de la mer, pour recueillir par évaporation le sel qu'elle contient.

— Encyci.. Agric. Outre que les marais sont des espaces perdus pour la culture, il s'y développe la plupart du temps des germes qui engendrent des fièvres (fièvre des marais. paludéenne ou malaria); aussi, chaque fois que la chose peut être tentée avec quelque succès, doit-on s'efforcer de les dessécher par un système de canaux et de fossés. Quand la surface marécageuse est vaste, on la circonscrit par un canal de ceinture destiné à recueillir les eaux aflluentes ; puis, suivant le thalweg principal, on creuse un autre canal, qui servira d'émissaire aux fosses dont on coupe toute l'étendue. Une fois assaini, le marais peut être livré àla culture: on le transforme en prairie, terres arables ou potagères, ou bien on y fait des plantations arbustives à croissance rapide (eucalyptus, vigne ou mûrier, dans le Midi ; saule, peuplier, osier, dans les régions septentrionales . Quand le sol chargé de détritus organiques présente une réaction acide, on l'amende par des apports de phosphates, de calcaires, etc.

— Marais salants. Les marais salants ou salines sont des bassins creusés au bord de la mer, à même la terre du rivage, entourés de digues, partagés en compartiments limités par des levées de terre, et dans lesquels on laisse circuler l'eau de mer suivant un parcours déterminé, pour lui faire abandonner le sel qu'elle contient. L'eau de mer arrive d'abord dans un grand bassin (vasière), où elle dé-

pose les matières terreuses qu'elle tient en suspension, puis, par une vanne, elle est, admise dans dauompartimenls moins vastes cobiers). Là elle aporer; c'est ali par des

vannes et des rigoles, on la conduit dans des bassins [dus petits [couches, fares, morts), a fond d argile battue, ou sa concentration se poursuit, et ou elle abandonne successivement du carbonate de calcium, puis du sulfure de calcium, pour arriver enfin dans les derniers compartiments (œillets ou cristallisoirs) au degré de concentration voulu: là. elle laisse déposer du chlorure de sodium, que l'on ramasse au râteau, et que l'on dispose en tas [muions) sur les levées; un séjour à l'air humide le débarrasse de certains produits (chlorure et sulfate île magné > u m . mais il est encore impur: c'est le sel de cuisine ou S"l gris. Puiir avoir le sel blanc, il faut le rediss'oudre dans l'eau ordinaire et faire cristalliser par évaporation a chaud.

— Dr. admin. La loi autorise le gouvernement à ordonner les dessèchements qu'il juge utiles ou nécessaires. Les dessèchements sonl exécutés par l'Etat ou par des concessionnaires.

Lorsqu'un marais appartient à un seul propriétaire ou lorsque tous les propriétaires sont associés, la concession du dessèchement leur est toujours accordée, s'ils s'engagent à l'exécuter dans les délais fixés conformément aux plans adoptés par le gouvernement. A défaut, la concession du des ment est accordée, par décret en conseil d'Etat, aux communes concessionnaires dont la soumission est jugée la plus avantageuse pour le gouvernement.

Le montant de la plus-value obtenue parle dessèchement est divisé entre le propriétaire et le concessionnaire, dans les proportions fixées par l'acte de concession. Lorsqu'un dessèchement est fait par l'Etat, sa portion dans la plus-value est fixée de manière à le rembourser de toutes ses dépenses.

Les propriétaires ont la faculté de se libérer de l'indemnité par eux due, soit en délaissant une portion relative de fonds, soit en constituant une rente foncière remboursable par annuités.

marais [ré] n. m. Parti siégeant au centre de l'Assemblée législative et de la Convention, appelé plus communément la plaine.

Marais, nom donné à plusieurs vastes prairies d'alluvion s'étendant sur le littoral océanique français, au sud de l'embouchure de la Loire. On distingue :

l°Le Marais breton, conquis sur la baie de Bourgneuf par les alluvions de la Loire et les atterrissements de la mer ;

2» Le Marais poitevin, qui se déploie en éventail autour de l'anse de l'Aiguillon.

Depuis les travaux de dessèchement, le sol des Marais poitevin et breton est d'une remarquable fertilité.

Marais (le), quartier de Paris, aujourd'hui occupé par une partie du IIIe et du IVe arrondissement, et qui renferme encore beaucoup d'anciens hôtels, surtout du xvne siècle.

Marais (Théâtre du), ancien théâtre fondé vers luOO. Il s'installa en 1635 dans la rue Vieille-du-Temple. et l'année suivante représenta le Cid. En 1673, il fut réuni à la troupe du roi, à l'hôtel Guénégaud.

MaraiS (Mathieu), jurisconsulte et littérateur français, né et m. à Paris (1(165-17,17), auteur d'une Histoire de La Fontaine et d'intéressants Mémoires.

MaraiS (Léon-Hyacinthe), acteur français, né à Marseille, m. à Paris (1853-1801). Il obtint du succès grâce a sa fougue, à la chaleur de son jeu. Il mourut atteint d'aliénation mentale.

Marajo, grande île du Brésil, située àl'embouchure de l'Amazone. Rizières.

Maranhao ou San-LuZ, v. forte du Brésil septentrional, ch.-l. de la prov. et de l'île de ce nom ; 32.000 h. — La prov. de Maranhao a 5UO.O00 h.

marander [dé] v. a. Se dit, dans certaines régions, pour raccommoder : marauder des filetsde pfehe.

Marafion (le), grande rivière du Pérou, une des deux branches mères de l'Amazone; 800 kilom. V. Amazone.

MaranS [ran\ ch.-l. de c. (Charente-Inférieure). arr. et à 20 lui. de La Rochelle, sur la Sevré NioP taise: 4.4-60 h. (Maraudais. Ch. de f. Etat. Chaux, vin aigre rie, petit port. — Le cant. a 6 comm. et 8.060 h.

marante n. f. Genre de zingibéracées d'Amérique.

— Encycl. Les marantes sont originaires d'Amérique. On en connaît une douzaine d'espèces. La maranta arundinacea fournit le véritable arrowroot, provenant de la fécule accumulée dans une portion tuberculeuse de son rhizome. On emploie ce rhizome pour combattre l'empoisonnement par les fruits du mancenillier.

marasme [ras-me] n. m. (gr. marasmos; de marainein, dessécheri. Maigreur extrême. Perte des forces morales ; apathie profonde. Fig. Affaissement : le commerce est dans le marasïne.

— Encycl. Le marasme est le degré le plus avancé de la cachexie. 11 est généralement consécu-

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