MA
et léger, sont surtout applicables en France, on, comme le dit Beaumarchais : tout finit par des chansons. Ce sont là les petits Côtés d'un grand caractère. Ils ne peuvent faire oublier la grande valeur
politique de l'hom d'Etat qui a étendu la France
jusqu'au Rhin et aux Pyrénées, et qui l'a tirée d'une crise intérieure décisive.
Mazarin (le tombeau il'1:, mausolée orné de figurines allégoriques, par Ant. Coysevox, d'abord dans la chapelle du collège des Quatre -Nations, aujourd'hui au Louvre.
Mazarin palais . nom donné quelquefois au palais actuel de l'Institut, que lit construire le cardinal pour y établir le collège des Quatrc-Nations.
Mazarin Armand Charles ns L* Porte, marquis de La Meii leraye, due de) [1632-1713], héritier .lu cardinal de Mazarin, dont il avait épousé la nièce, Kortense Mancini 1661). Il était célèbre par sa dévotion outrée et ses extravagances.
mazarinade n. f. Nom donné aux chansons et pamphlets publiés contre Mazarin pendant la Fronde; le nombre en est prodigieux, sans compter les caricatures. Le plus fameux de ces libelles est la Mazarinade de Scarron. Beaucoup d'ailleurs sont spirituelles. Patru, Gui Patin, le cardinal de Retz en écrivirent. On a aussi retenu ces quatre vers : Un vent de Fronde A soufflé ce mutin :
Je crois qu'il pronde Contre lo Maçaim.
Mazarine (bibliothèque), bibliothèque publique de Pans, dans l'aile gauche du palais de l'Institut, sur l'emplacement de la Tour de Nesle, et dont le premier fond fut formé par Gabriel Naudé, sur l'ordre du cardinal Mazarin.
mazariliesque [uès-te] adj. Qui appartient à Mazarin.
mazarinisme [nis-me] n. m. Politique de Mazarin.
mazar illiste [)iis-(e] n. m. Partisan de Mazarin.
niazaro n. m. Arg. inilit. Prison.
Mazas (prison </e), prison cellulaire construite à Paris de 18V5 à 1830. sur le boulevard Mazas, auj. boulevard Diderot. Elle fut démolie en 1900 et ses services ont été transférés à Fresnes-les-Rungis.
mazdéen, 611113 [dé-in, è-ne] adj. Qui appartient au mazdéisme.
mazdéisme [is-me] n. m. Religion dualiste des anciens Iraniens.
Encycl. On admet généralement que le mazdéisme a pris naissance chez les Médes et qu'il se répandit avec eux en Perse. De nos jours, le mazdéisme est encore, en Perse, la religion des guèbres, et, dans l'Inde, celle des parais (Bombay. Surate). Le mazdéisme est la religion dualiste par excellence ; deux principes se combaitent continuellement : celui de la vie et du bonheur, et celui du malheur et de l'infortune. Le premier est personnifié en Ahura-Mazdà (Ormazdj, le second en Angro Malnyous (Ahriman). Ormazd est aidé dans sa mission bienfaisante par les A mschaspands, les saints immortels, les ï'zeds et une foule de divinités. La morale du mazdéisme recommande le travail, le respect de la femme et de l'enfant, et tout son enseignement peut se résumer dans cette formule: bonnes pensées, bonnes paroles, bonnes actions. Le culte consiste à vénérer Ormazdpar le souci de la perfection morale. à lui offrir des pains, de la viande, à laquelle ont été substitués plus tard le lait et le beurre. Malheureusement, ce culte est entaché de pratiques superstitieuses- D'après ses sectateurs, le mazdéisme a été révélé par Ormazd lui-même au grand prophète Zoroastre et la loi d'Ormazd a été consignée dans le livre sacré des mazdéens, le Zend-Avesta.
Mazé, comm. de Maine-et-Loire, arr. età 19 kil de Baugé, près du Chéry ; 3.020 h. Ch. de f. Orl.
mazéage n. m. Premier affinage donné à la fonte. Syn. de fi.vage.
mazeau [zô] n. m. Plaque soumise au mazéage.
Mazeline (Pierre , sculpteur français, né à Rouen en 1633. ni. en 1708. Il fut membre de l'Académie de peinture.
mazelle [zê-/e] n. f. Fonte projetée sur les laitiers dans le mazéage.
Mazendéran ou Mazandéran, prov. de
la Perse septentrionale ; 300.000 h.
(Mazandéranis). Ch.-l. Amul; v. pr.
Suri, Barfrouch. Fer, naphte.
Mazeppa (Ivan-Stépanoviteh).
hetman des Cosaques, né à Mazcpintszi, m. à Bender ( 16V4- 1109 ).
Une aventure malheureuse, qui aurait dû lui être fatale, fut au contraire la cause de son élévation.
Page du roi de Pologne Jean-Casimir V, il mena à la cour une vie des plus dissolues. Surpris en flagrant délit d'adultère par un noble polonais, il fut attaché nu et enduit de goudron sur un cheval sauvage et abandonné à la course furieuse de cet animal. Le cheval, né dans les déserts de l'Ukraine, y transporta Mazeppa, qui fut recueilli, exténué de fatigue et de faim, par quelques paysans. La reconnaissance le fixa parmi ses libérateurs, dont il partagea la vie inquiète et belliqueuse.
Plus tard, il devint hetman, c'est-àdire chef d-s Cosa |ues de L'Ukraine.
Allié de Charles XII contre Pierre le Grand, il s'empoisonna après la bataille de Pultava {1709 .
Mazeppa , poème ou conte de Byron. un des chefs-d'œuvre du romantisme, qui est comme le symbole et l'histoire même du génie (1819). V. Hugo a également consacré a Mazeppa une de ses plus belles Orientales.
Mazeppa, célèbre tableau d'Horace Vernet (1826). musée d'Avignon; — de Boulanger (1827), musée de Rouen.
mazer [zé] v. a. Faire subir à la fonte l'opération du mazéage ou finage.
mazerie [ri] n. f. Lieu où l'on maze la fonte.
Mazet-Saint-Voy, comm. de la Haute- Loire, arr. età 16 kil. d'Yssingeaux ; 2.8o0 h.
mazet [zé] n. m. (de mas). Dans le Midi, petite ferme, petite maison de campagne.
né à
mazette [se te a. f. Mauvais petit cheval. Pig.
Personne sans caj • jouer comme une mazette.
Interj. Exclamation d'étonneroent.
Mazières-en-Gâtine, eb.-i de c, (Deux-Sèvres), arr. et a 18 kil. de Parthenay; 1.160 h, Ch, de f. Et. Ferme école au Petit-Chêne. Chaux. — Le cant. a I:! comm, et 1 1.240 h,
Mazingarbe, comm. du Pas-de-Calais, arr.
et a II) kil. de Béthune . B.820 h. Houille.
Mazois [soi [François), architecte et ai logue français, ne à Lorient, m. à Paris (1783-1826).
mazout '.-m' n. m. Nom donné dans la presqu'île d'Apebéron aux résidus solides de la distillation du du pei rôle
Mazovie, nom donné parfois à la partie de la Pologne qui entoure Varsovie.
mazurka n. f. Danse à trois temps, d'origine polonaise, qui tient de la valse et de la polka. Air sur lequel elle s'exécute. (On a dit d'abord mazourJra, puis ma* wke.
— ENCYCL. La mazurka est une des danses delà Pologne. C'est uni' sorte de cotillon composé d'un grand nombre de ligures, et dont les pas sont variés. La musique en est à trois-quatre ou à trois-huit. Il ne faut pas confondre la mazurka avec la polka-rnazurka. Celle-ci, appelée communément mazurka, est une sorte de polka exécutée presque deux fois en répétant le pas de cette danse. Le pas s'exécute sur deux mesures à trois temps.
maZUrker [lié] v. n. Danser la mazurka.
mazurkeur, euse [eu-ze] n. Danseur, danseuse de m zurka.
Mazzini (Giuseppe), patriote italien, Gênes, m. à Pise (I80o- 18 72). Fondateur d'une société secrète (la Jeune Italie), il ne cessa de conspirer, soit en Italie, soit en Suisse, soit en Angleterre, et contribua à la préparation de l'unité italienne. Il était très hostile à la France.
En 1848, il lit partie du triumvirat romain.
MaZZOUi (Guido), poète et critique italien, né à Florence en 1857. Il a surtout chanté les grands souvenirs patriotiques de l'Italie.
Mazzuchelli ( Jean- Marie de), biographe et numismate italien, né et m. à Brescia (1707-1705); auteur l'Italie.
M'Bomou, rivière de l'Afrique centrale.affluent droit de l'Oubanghi, née dans le pays des Niam- Niams. C'est la frontière méridionale du Congo français.
mdoll n. m. Chapeau haut et à larges bords des Arabes d'Algérie.
me pr. pers. de la Ire pers. du sing. Moi, à moi.
me ou mes (dulat. minus, moins), préfixe privatif et péjoratif.
mea-culpa n. m. Mots latins tirés du Confiteor et qui signifient par ma faute.
Faire son mea-culpa, se Mdoll.
repentir de sa faute, l'avouer. (L'Acad. écrit : meâ-cui.pà.) Mea maxima culjia, par ma très grande faute.
Méandre ou Mendereh (le), fleuve de
l'Anatolie (Turquie d'Asie), qui se jette dans l'Archipel ; cours 280 kil. Son cours sinueux a fait nommer méandres tous les contours des cours d'eau.
méandre n. m. (n. d'une rivière de l'Asie Mineure au cours sinueux). Sinuosité d'un fleuve : la Seine décrit de nombreux méandres, entre Paris et Rouen. Fig. Détour, ruse. Dessin d'ornementation, formé de lignes ou de baguettes diversement entrecroisées. (On dit mieux frette ou grecque.)
des
Mazzini.
Ecrivains de
méandrine n. f. Genre de madrépores, comprenant des polypiers vermiculés, qui habitent les mers chaudes.
— Encycl. Les méandrines se fixent par une large base au fond de la mer; les calices sont disposés en rangées sinueuses, d'où le nom de cerveau de Neptune qu'on leur donnait autrefois. Meandm.e.
méandrique adj. riein de sinuosités.
méat [mc-a] n. m. (Iat. meahis). Conduit ou ori-
Armes <ie Meaui.
MÉC
fice d'un conduit : mini auditif. Interstices entre plusieurs cellules végétales.
Meath, comté d'Irlande (prov. de Leii 'jo.ouo h. Ch.-l. Navan; 2.400 h.
méau ii n m. Petite solive formant le grillage d'un pressoir.
Meaux [mtS], ch.-l. d'arr. (Seine-et-Marne), sur la Marne; ch. d.; f. E. : a 90 kil. de Melun ; 13.920 h. [Meldient ou Ml Belle cathédrale. Evêché
dont Bossuet fut titulaire l'aigle de Meaux). Carrières, minoterie in, mages. — L'arr. a 7 cant., 156 comm., 103.300 h. Le cant.
a 13 comm. et 21.920 h.
MeaUX Camille, vicomte de . homme politique ■ vain français, né à Montbrison i IKjO-1907 ), ministre dans le cabinet de Broglie-Foin 'tou , après le 16 mai 1877. Il a écrit des Mémoires intéressants.
mécanicien, enne [si-in, è-ne) n. Personne qui, possédant la science de la mécanique, invente ou eonstruitdes machines. N. m. Celui qui dirige une machine, et spécialement une locomotive. N. f. Ouvrière qui travaille à la machine à coudre. Ingénieur-mécanicien, celui qui donne des plans de machines à construire. (PI. des ingénieursmécaniciens.) Adjectiv. : ouvrier méeanicù n.
— Encycl. Ch. de f. L'ordonnance de 18W dit que le mécanicien doit porter constamment son attention sur l'état de la voie, arrêter ou ralentir la marche en cas d'obstacle, se conformer passivement aux signaux et signaler au premier arrêt les anomalies remarquées. Il est assisté d'un chauffeur capable au besoin d'arrêter la machine. Pendant la marche du train, le mécanicien et le ebauffeur doivent être tous deux debout, le mécanicien ayant toujoursà la portée de la main la manette du régulateur et le robinet des freins continus.
Les mécanicien s sont obligés d'avoir été ajusteurs et chauffeurs ; ils passent des examens portant sur leurs aptitudes physiques (excellence de l'ouïe et de la vue avec absence de daltonisme |, les signaux, le montage et le démontage de la locomotive. Comme épreuve pratique, ils doivent avoir conduit plusieurs trains.
— Mar. Ecole des mécaniciens. Y. école. mécanicisme n.m. Syn de iatkomécanisme.
mécanicité n. f. Etat, nature de ce qui est purement mécanique.
mécanique adj. (du gr. mèkhan/1, machine). Qui a rapport aux lois du mouvement et de l'équilibre : lois mécuniques. Qui exige le travail des mains ou des machines : les arts mécaniques. Machinal : la digestion est une opération mécanique. Qui n'agit pas chimiquement, mais suivant les lois du mouvement : l'action mécanique d'un agent. N. f. Branche importante des mathématiques, qui traite du mouvement et de l'équilibre des forces motrices et des machines: d' Alembert est un des fondateurs de ta mécanique. Ouvrage traitant de la mécanique: ta Mécanique de Laplace. Mécanique céleste, qui étudie la théorie des mouvements des astres. Combinaison d'organes propres à produire ou à transmettre des mouvements: la mécanique d'une montre. Machine: étoffe fabriquée a la mécanique. Mécanique Jacquard, V. jAcqUARn. i>'i'.7. Combinaison de moyens; intrigue : la mécanique politique. Pop. Chose quelconque.
— Encycl. La mécanique est la science des forces et du mouvement; elle se distingue de la géométrie proprement dite par l'introduction d'une nouvelle notion, le temps. On distingue la mécanique rationnelle et la mécanique appliquée. Dans la mécanique rationnelle, les théories ne s'appliquent qu'à des êtres fictifs, n'existant pas dans la nature ; c'est d'ailleurs grâce à ces fictions que l'on parvient à introduire dans l'étude de ces questions des considérations mathématiques rigoureuses ; la constitution moléculaire des corps matériels offre, en effet, au mathématicien, des difficultés qui, pour le moment, sont insurmontables. La mécanique rationnelle fournit une première solution approximative des problèmes relatifs aux corps matériels ; l'introduction de certains coefficients dans les formules trouvées permet d'obtenir des résultats suffisants pour les besoins pratiques de l'industrie. On constitue ainsi les formules de la mécanique appliquée ou industrielle. La mécanique rationnelle est partagée en trois parties : la cinématique, qui étudie les mouvements en eux-mêmes, indépendamment des forces qui les produisent ; la dynamique, qui étudie les forces ; la statique, qui étudie les conditions d'équilibre des corps.
Mécanique céleste, grand et immortel ouvrage sur la ligure et les mouvements des astres, par Laplace (1799-1825).
mécaniquement [ke-man] adv. D'une manière mécanique: travail exécuté mécaniquement. Sans l'intervention de la volonté, de la réflexion.
mécanisation [za-si-on] n. f. Transformation en machine.
mécaniser [zé] v. a. Rendre semblable à une machine. Pop. Taquiner : as-tu fini de me mécaniser ?
mecaniseur [zeur] n. m. Arg. Taquin.
mécanisme [nis-mé] n. m. Combinaison d'organes ou parties disposés pour la production d'un fonctionnement d'ensemble: démonter le mécanisme d'une montre. Maniement d'un instrument: le mécanisme du piano. Philos. Système qui explique tous les phénomènes par des actions mécaniques. Fia, Mécanisme du langage, arrangement des mots. Mecanis.ne des vers, rythme poétique.
— Encycl. Phil. Le mécanisme est le système qui explique tous les phénomènes pardes actions mécaniques. Au mécanisme s'oppose dans l'histoire de la philosophie le dynamisme. La conception mécaniste du monde fait son apparition avec Démocrite. Epicure reprend, en les développant, les doctrines de Démocrite. Pour Démocrite et Epicure, les éléments premiers des choses, les atomes, n'ont en eux-mêmes aucune qualité intrinsèque ; c'est leur combinaison qui a produit tous les êtres, et cette combinaison a lieu sous l'action extérieure du mouvement. Selon Descartes, l'essence de la matière est l'étendue, et partout ou il y a étendue, il y a matière. Les corps ne sont que les divisions de l'espace. Déduisant ensuite les lois du mouvement. Descartes prétend, avec l'étendue et le mouvement
MÉC
MED
seuls, expliquer comment tous les êtres de l'univers se sont formés. Le mécanisme de Descartes se retrouve dans certaines théories de savants contemporains, d'après lesquels la matière solide et résistante est engendrée par le mouvement.
— Mécan. Un distingue, dans toute machine, trois organes principaux : 1° le récepteur, qui se charge de l'action du moteur: '2° l'outil, ou opérateur destine à manœuvrer ou travailler directement les objets en vue desquels la machine fonctionne; 8" les mécanismes, qui mettent en rapport le récepteur et l'opérateur. Voici la classification des mécanismes par Haton de la Goupillière: 1. Contact immédiat: a, roulement simple, galets ; 6, glissement simple, glissière; c, mouvement mixte: A. excentriques; B, engrenage. II. Intermédiaire; a, solide: bielles ; û, flexible, cordes.
inecailiste [nis-te] n. m. Partisan du mécanisme.
mécanomorphose [fo-xe] n. C Ensemble des influences que les actions mécaniques peuvent exercer sur le développement de l'embryon et la structure de certains organes.
mécanotllérapie [pi] n. f. (de mécanique, et du gr. therapeia, traitement). Traitement des maladies par des appareils mécaniques.
— Encycl. La mécanotllérapie s'occupe surtout du traitement des maladies articulaires et musculaires. Elle utilise des appareils mécaniques reproduisant les mouvements des diverses articulations du corps humain; ces appareils, très perfectionnés, étendent progressivement les mouvements, si bien que. dans des pseudo-ankyloses, ils rompent peu à peu sans douleurs les adhérences articulaires. La mécanothérapie a surtout pris de l'extension en France depuis la loi sur les accidents du travail. Les compagnies d'assurances ont, en effet, avantage à obtenir une guérison complète pour l'ouvrier, ce qui supprime l'indemnité d'incapacité permanente.
mécénat [na] n. m. Qualité de mécène.
mécène n. m. Protecteur des lettres et des savants, par allusion à Mécène, favori d'Auguste : les mécènes sont rares.
Mécène (Caius', chevalier romain, né à Aretium (auj. Arezzo), m. en l'an 8 de J.-C. Il se servit de son crédit auprès d'Auguste pour encourager les lettres et les arts. Virgile, Horace, Properce, furent comblés de ses bienfaits Mécène fut, pour le compte d'Octave, un des négociateurs de la paix deBriudes. Son nom est devenu le synonyme de protecteur des lettres et des arts.
mécenien, enne [ni-in, è-ne] adj. Qui convient à un mécène.
méchage n. m. Action de mécher un tonneau.
— Encycl. Le méchage des fûts a pour but d'en faire disparaître l'oxygène nécessaire à la vie des ferments et moisissures. On descend dans le tonneau, allumée et suspendue au crochet d'une bond'? a soufrer, une mèche de chanvre enduite de soufre (0m,02 par hectolitre de contenance); le soufre brûle, s'empare de l'oxygène et donne des vapeurs d'anhydride sulfureux. Avant d'emplir le fut, il faut le rincer à plusieurs eaux.
Mechain [ckin] (Pierre -François -André), astronome français , né à Laon, m. à Castellon de la Plana [Espagne] (1744-1804).
Il découvrit plusieurs comètes, détermina, avec Cassini et Legendre, sur l'ordre de l'Assemblée constituante, la différence des longitudes de Paris et de Greensvich, et mesura avec Delambre l'arc du méridien de Dunkerque à Barcelone.
méchamment [cha-
man] adv. Avec méchanceté : se conduire méchamment. Ant. Excellemment.
méchanceté n . f . Penchant à faire du mal ; méchanceté de caractère. Action, parole méchante : faire, dire des méchancetés. Ant. Bonté.
méchant [chan1, e adj. (de l'anc. fr. méchoir). Porté au mal: homme méchant. Turbulent : enfant méchant. Exprimant la méchanceté ou inspiré par elle : regard méchant. Mordant : une épigramme méchante. Qui ne vaut rien dans son genre : méchante viande; méchant porte. Désagréable, dangereux: s'attirer une méritante affaire. Maussade: de méchante humeur. N. m. : fuyez les méchants. Faire le méchant, s'emporter. Ant. Bon, bienveillant, excellent. Prov. : Jamais cheval ni méchant homme n'amenda pour aller à Rome, on ne se corrige pas de ses vices en voyageant. Il ne sera pas si méchant qu'il l'a promis à son capitaine, il ne fera pas tout le mal qu'il a menacé de faire. Allus. littér.