V. ANIMAL
Méchant (le), comédie en cinq actes et envers de Gresset, renfermant des portraits achevés et des vers excellents (1745). Plusieurs de ces vers sont fréquemment eités :
L'espnt qu'on veut avoir gâte celui qu'on a.
L'aigle <1 une maison n'est qu'un sot dans une autre.
Les sots sont ici-bas pour nos menus plaisirs.
KJle a d'assez beaux yeux pour des yeux de province.
mèche n. f. Coton que l'on met dans une lampe, au centre d'une chandelle, d'une bougie, pour brûler. Toile de chanvre imprégnée de soufre pour mécher les t'.nneauv.. Corde préparée pour mettre le feu au canon, à une mine. Bout de ficelle qu'on attache au fouet. Bouquet de cheveux. Partie qui sert à percer, dans la vrille, le vilebrequin, le tire-bouchon, etc. Mèche de cabestan, de gouvernail, etc., axe de ces organes. Fig. et pop. Éventer la miche, découvrir un complot. Vendre la mèche, livrer un secret. Etre île mèche avec quelqu'un, être d'accord avec lui pour une tromperie, etc. Arg. El miche, et davantage, un peu plus : il est midi et miche.
mèche n. m. 'de l'Haï, mezzo, moyen, prononcé mitre . Pop. Il n'y a pas mrche, il n'y a pas moyen.
Meched ou Mechehed, v. de Perse, eapit. du Khoraçan. non loin du Kachaf Moud ; 00.000 li. Fourrures, métaux travaillés.
mechef "<7,r/] n. m. (préf. me, et chef)- Accident fâcheux. (Vx.)
du Mecklembourg.
Mechelen, comm. de Belgique (Limbourg, arr. de Tongres) ; 1.660 h. Poteries, tisseranderies.
mécher [ché] v. a. (Se conj. comme accélérer.) Assainir par la combustion d'une mèche soufrée : mécher un tonneau.
Mecheria, bourg d'Algérie, dép. et à 210 lui. d'Oran, sur le chemin de fer d'Oran à Bêchai". Ch.-l. d'une commune mixte de 20.000 h. Poste français.
mécheUX, euse [dieu, eu-ze] adj. Qui forme mèche, en parlant des laines brutes.
méchine n. f. (allem. mxdchen). Servante, jeune fille. (Vx.) Support, en forme de cercle, pour placer une poêle, suspendu à une crémaillère.
méchoacan n. m. Nom vulgaire d'une asclépiade, appelée au*si rhubarbe blanche et bryone a Amérique, et qui a joui autrefois d'une grande réputation en médecine comme purgatif doux.
mechoir n. m. Broche mécanique propre à filer le Un.
méchoir v. n. (partie, péj. mes, et de choir). Arriver malheur. (Vx.)
mecinUS \mé-si-mtss] n. m. Genre d'insectes coléoptères rhynchophores, comprenant de petits charançons qui vivent sur les plantins, les scrofulariacées, et dont on connaît de nombre. ises espèces de l'hémisphère boréal.
méciter [té] v. a. Citer mal. (Peu us.)
Méckel (Jean-Frédéric), anatomiste allemand, né à Wetzlar, m. à Berlin (1724-1774).
Mecklembourg', région et division politique de l'Allemagne du Nord.
Mecklembourg (Nouveau). V. Nouveau- Mecklembourg.
Mecklembourgeois, e [mé-klin-bour-joi,
oi-ze], habitant ou originaire du Mecklembourg: les Mecklembourgeois. Adjectiv.:
les chevaux mecklembourgeois sont renommés.
Mecklembourg- Schwerin [chvé-rin'],
grand-duché de l'Allemagne du Nord; 007.000 h. (Mecklembourgeois). Capit. Sehiverin. Basses plaines souvent marécageuses. Grandes forêts, prairies d'élevage. Chevaux renommés.
Mecklembourg-
StrelitZ, grand-duché de l'Allemagne du Nord; 102.000 h. Capit. Neu-Strelitz. Elevage; tourbières.
mécompte [kon-te] n.
m. Erreur dans un compte. Fig. Espérance trompée. Déception : vous aurez un grave mécompte.
mécompter [kon-té] v. n. (préf. me, et compter). Sonner une autre heure que celle qui est indiquée sur le cadran : pendule qui mécompte. Se mécompter v. pr. Se tromper dans un compte, éprouver du mécompte. (Peu us.)
méconate n. m. Sel de l'acide méconique.
méconduire v. a. Mal conduire, égarer. (Vx.) Se méconduire v. pr. Se mal conduire. (Vx.)
mécone n. f. Syn. de méconine.
méconine n. f. Substance neutre contenue dans l'opium à l'état de traces, et que l'on prépare par oxydation de la narcotine.
méconinique adj. Se dit d'un acide dont l'anhydride est la méconine.
méconique adj. Se dit d'un acide qui se trouve en combinaison avec la morphine dans l'opium.
méconium [ni-om'] n. m. (gr. mckônion; de mêkôn, pavot). Matière brun verdâtre, qui constitue les premières garde-robes de l'enfant- (L'enfant met quatre à cinq jours à l'expulser complètement ; quand le méconium apparait pendant l'accouchement, il indique que l'enfant souffre.)
méconnaissable [ko-nè-sa-ble] adj. Qu'on ne peut reconnaître qu'avec peine : cadavre méconnaissable. Ant. Reconnaissable.
méconnaissance [ko-nè-san-se] n. f. Action de méconnaître. Ingratitude. (Peu us.) Ant. Reconnaissance.
méconnaissant [ko-ni-san], e adj. Qui 'méconnaît. Ingrat. (Peu us.) Ant. Reconnaissant.
méconnaître [ko-nè-tre] v. a. (du préf. mes, et de connaître. Se conj. comme connaître.) Ne pas reconnaître : méconnaître un service rendu. Désavouer; affecter, par orgueil, de ne pas reconnaître : méconnaître un ami pauvre. Se méprendre sur : méconnaître ses vrais intérêts. Ne pas apprécier le mérite : Milton a étc méconnu de ses contemporains. Se méconnaître v. pr. Oublier ce qu'on a été, ce qu'on est, ce qu'on doit aux autres : les parvemts se méconnaissent. Ant. Reconnaître.
méconnu [Ico-nu], e adj. Non apprécié à son mérite. Substuntiv. : les méconnus.
mèconseiller [Il mil., e] v. a. Mal conseiller. (Vx.)
mécontent [tan], e adj. (du préf. mes, et de content). Qui n'est pas content. N. m. Personne mécontente. Celui qui n'est pas satisfait du gouvernement : le parti des mécontents. Ant. Content, satisfait.
mécontentement [tan-te-man] n.m. Manque de satisfaction; marquer son mécontentement. Ant. Contentement, satisfaction.
mécontenter [ïn;i-îe']v. a. Rendre mécontent : le Directoire mécontenta tous les partis en France. Ant. Contenter, satisfaire.
Mecque ou Mekke (La), v. la plus célèbre <-t
ia plus importante de l'Arabie, dans le Hedjaz : par suite de l'afflucnce de ses pèlerins, la population de fa Mecque varie de 30.000 à 60.000 h. Patrie de Mahomet. Mosquée fameuse de la Kaaba. Fabrication d'orfèvrerie. C'est la capitale du monde religieux musulman, et chaque fidèle est tenu d'y aller en pèlerinage au moins une fois en sa vie.
mécréance n. f. Refus de croire, d'ajouter foi. Incrédulité, défiance. Ant. Croyance.
mécréant [kré-an\ 6 adj. (préf. me, et créant, forme de croyant). Qui n'a pas la vraie foi. Infidèle, impie. N. : une mécréante. Ant. Croyant.
mecroire v. a. et n. Se conj. comme croire.) Refuser de croire. (Peu us.) Ant Croire.
médaille [da. Il mil., e] n. f. (ital. medagUa). Ancienne monnaie des Grecs et des Romains. Pièce de métal frappée en mémoire d'une action mémorable, ou en l'honneur d'un personnage illustre. Pièce de métal donnée en prix, dans certains concours. Récompense donnée au mérite, au courage. Pièce d'or, d'argent OU de cuivre, représentant un sujet de dévotion. Plaque de métal dont le port est exigé dans certaines professions: médaille de commissionnaire. Bas-relief de forme ronde. Le revers de la rnéaaille, le côté où il n'y a pas d'effigie. Fig. Le mauvais coté d'une chose. Toute médaille a son revers, chaque chose a comme son bon son mauvais côté.
— Encycl. Les Grecs et les Romains n'ont pas, en général, distingué la médaille de la monnaie. C'est pourquoi, lorsqu'il s'agit de l'antiquité, il est indifférent d'employer les mots médaille et monnaie. Pourtant il existe pour l'antiquité, bien qu'en petit nombre, des médailles qui ne sont pas des monnaies. Ce sont : 1» les médailles talismaniques et chrétiennes ; 2« les médaillons conformâtes. Ce nom tout moderne leur vient du sillon creux qui entoure leurs types, au droit et au revers. — Pour les temps modernes où, contrairement à l'antiquité, les monnaies n'ont pas, en général, le caractère de monuments commémoratil's, les médailles forment une catégorie de pièces monétiformes , absolument distinctes du numéraire.
Les plus anciennes médailles dites artistiques remontent à la fin du xiv siècle. Ce sont de grandes pièces formées de deux plaques au repoussé, soudées ensemble. Des écoles se formèrent d'abord en Italie et surtout en Toscane ; de là, l'art de la médaille artistique se répandit en Allemagne et en France. De nos jours, les médailles ne sont plus coulées dans des moules ou frappées d'après des coins gravés au burin. Les artistes se contentent de modeler des bas-reliefs de grande dimension, que des artisans réduisent ensuite, au moyen de procédés mécaniques, aux dimensions à donner à la médaille. La gravure sur médailles tend à disparaître pour être remplacée par la sculpture pour médailles.
Médailles. Nombre de décorations civiles et militaires sont officiellement désignées sous cette appellation. En France, les médailles sont commémoratives des campagnes (v. Baltique, Chine, Coloniale, Crimée, Dahomey, Italie, Madagascar, Mexique, Sainte-Hélène, etc.) ou constituent des récompenses accordées aux personnes qui se sont distinguées par leurs services ou leur dévouement. (V. contributions indirectes, épidémies, instituteurs, MUTUALITÉ, PÉNITENTIAIRE, POLICE, POSTES ET TÉLÉGRAPHES, PRÉPOSÉS DOUANIERS, PRÉPOSÉS FO- RESTIERS, TRAVAIL, travaux publics.) La médaille d' honneur ou de sauvetage, instituée en 1815 et modifiée successivement en 1831, 1833, etc., et enfin en 1901. est dénommée officiellement aujourd'hui médaille pour les actes de dévouement. Elle comprend quatre classes : médaille d'or (suspendue à un ruban tricolore, à trois bandes verticales, orné d'une rosette); médaille de vermeil (suspe idue au même ruban orné d'une palme en or, sans rosette); médaille d'argent (1rs classe, médaille suspendue à un ruban orné d'une palme d'argent ; 2e classe, ruban sans palme ni rosette); médaille de bronze (ruban tricolore sans palme ni rosette). La médaille militaire, instituée par décret du 22 janvier 1852, est accordée aux soldats et sous -officiers des armées de terre et de mer en activité, et aux officiers généraux qui ont obtenu la grand'eroix de la Légion d'honneur ou qui ont exercé un commandement en chef, ou rempli les fonctions de ministre. Cette médaille, en argent, est suspendue à un ruban jaune liséré de vert. Une rente viagère de 100 fr. est allouée à tous les titulaires qui n'ont pas été médaillés au titre de la réserve de l'armée active et de l'armée territoriale.
Une médaille militaire spéciale au royaume' d'Annam est conférée par le gouverneur général de l'Indo-Chine française aux troupes indigènes de l'Annam et du Tonkin.
A l'étranger, nous citerons les médaillés suivantes :
Autriche. Médaille de guerre, instituée par François-Joseph Ier en 1873, ruban noir et jaune avec double bordure des mêmes couleurs.
Danemark. Médaille pour le dévouement, créée en 1865 par Christian IX et réservée aux dames : une seule classe ; ruban rouge a bordure blanche et portant une croix blanche brochant sur le tout.
Grèce. Médaille des Phitheltènes, instituée en 1834 par Otlion I" en faveur des Grecs et des étrangers qui contribuèrent à l'indépendance : deux classes (argent et bronze) ; ruban bleu azur.
Italie. Médailles de la valeur militaire et de la valeur maritime (v. valeur). Médaille du mérite civil (v. mérite). Médaille de la santé publique, instituée en 1807 : trois classes ; ruban bleu ciel liséré de bleu foncé. Médaille des Mille de Marsala, fondée par Garibaldi en 1800 et sanctionnée par décret royal en 1865 ; ruban rouge liséré de jaune. Médaille de l'indépendance, instituée en 1805 par Victor-Emmanuel II ; ruban à dix-neuf raies verticales alternées rouge blanc vert. Médaille de l'unité italienne, fondée en 1883, par Humbert Ier ; ruban à six bandes verticales d'égale largeur, alternative ment rouge, blanc vert, vert, blanc, rouge. Médaille d'Afrique, instituée en 1895 ; ruban rouge liséré de bleu.
Japon. Médaille militaire, fondée en 1895 pour récompenser les militaires et marins ayant pris part aux expéditions guerrières; le ruban est partagé en trois bandes verticales, celle du milieu blanche, les deux autres vertes. Médaille pour le me rite mili taire, v. mérite.
Monaco (principauté de). Médaille d'honneur, instituée par Albert 1" en 1894 : trois classes ; le ruban est fuselé rouge et blanc pour les deux premières ; mi-parti rouge et blanc pour la troisième
Perse. Médaille pour les arts et tes sciences, fondée en 1876 par Nasr-ed-Din : une seule classe ; ruban rouge pour les professeurs, vert ] r les élèves.
Saint-Marin (republique dei. Médaille du mérite, v. mérite.
Siam (rovaume de). Médaille pour les sciences cl les arts, fondée en 1873 : deux classes ; la première poulies écrivains (ruban vert à bordure bleue et ;i double filet rouge et bleu); la seconde pour les ai (ruban rouge bordé de vert, avec double filet jaune et bleu) ; le bijou diffère aussi pour les deux classes.
MÉD
MÉD
Médailles: 1. Pour les actes de dévouement ; 2. Militaire; 3. Militaire (Anoam et Tonkinl; 1. De guerre lAulriche) ; 5. Pour le dévouement (Danemark) ; 6. Des Philhellénes {Grèce) ; 7. De la santé publique |ltalie|:8. Des Mille (Italie| ; 9. De l'indépendance (Italie) : 10. De l'unité (Italie) ; 11. D'Afrique (Italie) ; 12. Militaire (Japon) ; 13. D'honneur (Monaco) ; 11. Pour les arts et les science,
(Perse); 15. Pour les sciences et les arts (Siam).
Médail'on.
médaillé [<la. Il mil., e], e adj. et n. Qui a reçu, qui porte une médaille : soldat médaillé ; un médaillé de Sainte-Hélène.
médailler [<fa, Il mil., é] v. a. Honorer, décorer d'une médaille : méduiller un soldat courageux. Autoriser une profession dont une médaille est le signe distinctif : médailler un commissionnaire.
médailleur [da, Il mil.] n. m. Celui qui grave les coins de médailles.
médaillier[da. II mil., ié] n. m. Collection de médailles. Meuble à tiroirs qui les renferme.
médailliste [da, Il mil., is-te) n. et adj. Amateur de médailles. Qui fabrique, qui grave des médailles : graveur médailliste.
médaillon [da, Il mil., on]n. m. (dp l'ital. medoglione). Médaille qui surpasse en poids et en volume les médailles ordinaires. Bijou de forme circulaire ou ovale, dans lequel on place un portrait, des cheveux, etc. Bas-relief représentant une tète ou un sujet.
médaillonnisté[t/K. «mil..
o-nis-te] n. m. Artiste qui fait des médaillons.
Médan [les Soirées de), recueil de six nouvelles, dues à Emile Zola, Guy de Maupassant, Huysmans , Hennique, Céard, Paul Alexis. Elles furent comme le manifeste de l'école naturaliste (1880.
Médard [dar] (saint), évêque de Noyon, né à Salency (Oise) en 456 on 480, m. vers 537. Fête le 8 juin. — On attribuait jadis à saint Médard une influence irrésistible sur le beau et le mauvais temps. On dit encore :
Quand il pleut à la Saint-Mêdard 11 pleut quarante jours plus tard.
C'est-à-dire pendant quarante jours consécutifs. On ajoute ;
A moin; que >;aint Barnabe Ne vienne lui couper le nez.
C'est-à-dire à moins qu'il ne fasse beau le 11 juin, jour de la fête de saint Barnabe.
mède adj. Qui appartient aux Mèdes ou à la Médie. (V. ces mots). N. m. Une des quatre langues principales de l'ancien empire des Perses.
Médéa ou Médéah, v. d'Algérie (Alger), ch.-l. d'arr. et de subdivision militaire, à 10 kil. d'Alger ; 13.000 lt. [Médéens). Vins, asperges, oliviers. — L'arrond. a 146.330 li.
médecin n. m. (de médecine). Celui qui exerce la médecine : tout médei in doit être jiourvu du grade de docteur. Médecin ordinaire, celui qu'une famille consulte ordinairement. Médecin traitant, celui qui a dunné, qui donne ses soins au cours d'une maladie déterminée. Médecin consultant, qui est appelé en consultation et qui ne donne pas ordinairement ses soins à la personne malade. Médecïn'des morts, h Paris, médecin de l'état civil qui constate les décès- Médecin de papier, sur les navires de commerce, qui n'ont pas de médecin, manuel de médecine dont le capitaine applique les prescriptions aux malades. Médecin des âmes, prêtre, confesseur. Fia. Objet propre à rendre où à conserver la santé : la tempérance et le travail sont d'excellents médecins. Arg. Avocat. Adjectiv. Femme médecin, femme qui exerce la médecine. Prov. : Médecin, guéris-toi toi-
même (prov. rom. que l'on cite quelquefois sous sa forme latine : medice cura te ipsuvi), avant de régenter les autres, il faut veiller à sa propre conduite. Après la mort, le médecin, le secours vient trop tard. Les médecins font les cimetières bossus, les médecins tuent beaucoup de monde. Il vaut mieux aller au boulanger qu'au médecin, les dépenses de table sont toujours inférieures aux frais d'une maladie. La robe ne fait pas le médecin, le titre ne prouve pas la science.
— Encycl. Dr. Exercice de la profession médicale. La profession de médecin n'était pas soumise dans l'antiquité, à une garantie de capacité et d'études antérieures. Ce fut à la fin du moyen âge qu'apparurent les lettres de maîtrises délivrées par les maistres es sciences physiques et médicales. Au xne siècle, les statuts de l'Ecole de Paris exigeaient déjà le doctorat ou au moins la licence pour la pratique de la médecine à Paris.
Le décret du 18 août 1792 abolit tous les diplômes et le doctorat en médecine. La loi du 19 ventôse an XI institua les médecins et les officiers de santé ; mais c'est la loi du 30 novembre 1892 qui en France régit actuellement l'exercice de la médecine. Pour exercer la médecine, il faut être pourvu du diplôme de doctorat d'Etat d'une faculté de médecine française.
Les médecins sont assujettis à la patente.
L'exercice illégal de la médecine est puni au minimum de 100 francs d'amende ; le maximum de la peine en cas de récidive est de 3.000 francs et un an de prison.
(juand un médecin veut exercer sa profession, il doit, après avoir fixé son domicile, présenter son diplôme au greffe du tribunal de première instance et à la préfecture ou sous-préfecture à laquelle ressortit ce domicile. Les médecins sont assujettis, de plus, à un droit de patente.
Les femmes peuvent exercer la médecine.
Les professions de médecin dentiste et de sage-femme ne peuvent être exercées qu'après l'obtention d'un diplôme spécial, à défaut du doctorat en médecine.
Le Code civil attribue aux honoraires des médecins un privilège sur la généralité des meubles et fixe à deux ans io délai de prescription, courant de chaque visite faite.
Le médecin qui a assisté à l'accouchement doit, à défaut du père, déclarer à l'état civil la naissance de l'enfant.
Le Code pénal interdit aux médecins, sous peine d'un emprisonnement d'un à six mois et d'une amende de 100 francs à 500 francs, la révélation des secrets qui leur ont été confiés dans l'exercice de leur profession, même quand ils sont appelés en témoignage devant les tribunaux.
Les certificats de complaisance délivrés par les médecins, en vue de dispenser quelqu'un d'un service public, exposent leur auteur à un emprisonnement d'un an au moins, de trois ans au plus, et, s'il y a eu « don ou promesses », de quatre ans au plus. La peine de l'interdiction de séjour peut en outre être prononcée.
Si de la maladresse ou de l'imprudence d'un médecin résulte la mort ou l'infirmité du malade, il peut y avoir lieu, suivant les cas, à une action civile ou à une action pénale, ou même aux deux à la fois. Les dispositions des articles du Code pénal sur l'homicide par imprudence ou les blessures involontaires peuvent recevoir leur application.
Les médecins ou pharmaciens qui ont traité une personne pendant la maladie dont elle meurt ne
peuvent profiler des dispositions entre vifs ou testamentaires qu'elle aurait faites en leur faveur pendant le cours de cette maladie. .Sont exceptées : 1" les i remunératoires faites à titre par-
ticulier, eu égard aux facultés du disposait* i services rendu» ; 2" les dispositions universelles, dans le cas de parenté, jusqu'au V- degré inclusivement, pourvu toutefois que le décédé n'aii pas d'héritiers en ligne directe ; à moins que celui au profit de qui la disposition a été faite ne soit luimême du nombre de ces héritiers.
Médecin de campagne Ile . un des principaux romans de 11. de Balzac ; il y a exposé avec force
i'!' > i politiques. C'est là que se trouve nante biographie de l'Empereur', déjà légendaire, que le troupier Goguelat raconte à la veillée (1833;.
Médecin de son honneur (le), drame de I ron. un de ses chefs-d'œuvre. La jalousie, le vif sentiment de l'honneur conjugal, la cruauté dans la ssce y sont peints avec une énergie et une çii - 1 < oi*c saisissantes.
Médecin malgré lui [le), comédie en trois actes et en prose, par Molière (1666). Le sujet en est tiré d'un tableau du moyen âge, te Vilain C'est l'aventure de Sganarelle, contraint par sa femme à jouer le rôle de médecin, et qui finit par tirer de l'aventure honneur et profit, après avoir guéri facilement Lucinde. fille de Géronte, laquelle n'a d'autre mal que le désir d'épouser Léandre. Plusieurs situations de cette farce ont donné naissance à des mots dont la langue s'est emparée :
1" Voilà justement ce qui fait que votre fille est muette. Sganarrlh- vient d'être appelé en qualité de ii auprès de Géronte, dont la fille feint d'être muette. Sganarelle. qui voit l'ignorance de Géronte, se livre, avec un sérieux des plus comiques, aux raisonnements les plus bouffons ; « Or, ces vapeurs dont je vous parle venant à passer du ciité gauche, où est le foie, au côté droit, où est le cœur, il se trouve que le poumon, que nous appelons en latin armyan, ayant communication avec le cerveau, que nous nommons en grec nasmus, par le moyen de la veine cave, que nous appelons en hébreu cubtle, rencontre en son chemin lesdites vapeurs qui remplissent les ventricules de l'omoplate ; et parce que lesdites vapeurs... comprenez bien ce raisonnement, je vous prie..., et parce que lesdites vapeurs ont certaine malignité..., écoutez bien ceci, je vous conjure..., ont une certaine malignité qui est causée... soyez attentif, s'il vous plaît..., qui est causée par lacreté des humeurs engendrées dans la concavité du diaphragme, il arrive que ces vapeurs... Ossabuîidus, nequeis, putarinum. quipsa milus : Voilà justement ce qui fait que votre fille est muette. » — Dans l'application, ces derniers mots servent à caractériser ces explications prétentieuses, qui cachent l'ignorance et qui n'expliquent rien.
2» Nous avons changé tout cela, mots tirés de la même scène. Le bonhomme Géronte est ébloui de la magnifique tirade qu'il vient d'entendre, et il ne lui reste qu'un petit scrupule, qu'il soumet timidement à Sganarelle : « On ne peut pas mieux raisonner, sans doute. Il n'y a qu'une seule chose qui m'a choqué : c'est l'endroit du foie et du cœur. Il nu blc que vous les placez autrement qu'ils ne sont ; que le cœur est du côté gauche et le foie du côté droit. — Oui, répond Sganarelle, cela était autrefois ainsi ; mais nous avons changé tout cela. »> — Dans l'application, ces mots : Nous avons changé tout cela, se disent ironiquement d'une réforme opérée contrairement au bon sens ou à la morale.
médecine n. f. (lat. medicma). Science qui a pour but la conservation et le rétablissement de la santé : étudiant, docteur en médecine. Profession de médecin : l'exercice illégal de la médecine est sévèrement prohibé- Système médical; la médecine homéopathique. Médecine légale, celle qui, pour éclairer la justice, procède à certaines constatations (examen des plaies, etc.) différentes questions de droit, dans le but de les élucider. Remède en général et, plus souvent, remède purgatif : prendre une médecine. Fig. Chose rebutante. Médecine de cheval, remède violent. Avaler ta médecine, prendre son parti. Prov.; Il ne faut pas prendre la médecine en plusieurs verres, il faut faire sur-le-champ et d'un seul coup les choses désagréables dont on ne peut se dispenser.
— Encycl. L'origine de la médecine remonte aux temps préhistoriques, alors que l'homme pratiquait déjà sur le vivant, et dans un but thérapeutique, des trépanations crâniennes. La médecine s'occupa tout d'abord de l'art de guérir sans se préoccuper du diagnostic ; elle était alors l'apanage des chefs, des rois, des poètes et surtout des prêtres.
Le premier traité de thérapeutique fut publié en 2700 avant notre ère, sous les auspices de Chin-Nong, empereur de Chine. En Grèce. Esculape ou Asclépias devint le dieu de la médecine et les ministres de son culte les Asclé/iiades furent des prêtres médecins.
Bientôt naquirent deux écoles rivales, celle de Cnide et celle de Cos, où professa Hippocrate; mais la période scientifique ne commença qu'avec l'école d'Alexandrie, d'où naquirent un grand nombre de sectes : dogmatique, empirique, éclectique, méthodique. C'est à cette époque que furent faites les premières dissections humaines.
Cette période s'étendit jusqu'à Galien, dont l'imagination ardente, l'esprit profond et subtil firent de lui le fondateur d'une doctrine médicale destinée à régner longtemps. Pendant quatre siècles le christianisme empêcha tout progrès en interdisant la dissection comme une profanation.
Au moment de la Renaissance, on revint aux textes anciens, puis une réaction se produisit avec Paracelse. Après lui, l'anatomie prit un essor considérable avec Vésale, Ambroise Paré, Eustache, Fallope, Varole, etc. On décrivit la suette, le typhus, la coqueluche, la syphilis.
Au xvii» siècle, les progrès continuèrent, grâce à l'influence des idées philosophiques. C'est alors que prennent naissance les trois systèmes médicaux: la chimiatrie de Sylvius, l'iatromécanisme de Borelliet l'animisme de Stahl. Peu de temps après se produisit l'immortelle découverte de la circulation du sang par Harvey, et Leuwenhoeck inventa le microscope.
A la fin du xvme siècle et au commencement du XIXe siècle, Pinel. Bichat, Broussais contribuèrent puissamment à éliminer de la médecine la métaphysique et les systèmes. Laênnec découvrit l'auscultation et, en même temps. Bouillaud, Rostan, Rayer, Andral, Beau, Trousseau, Ricord transforment la médecine en science positive.
MÉD
La découverte de la bactériologie par Pasteur ouvre une voie inconnue et les progris de la médecine et de la chirurgie j furent immenses. En marne
temps. La chimie, La physique contribuent puissamment à li précision du diagnostic et l'hypodermie rend plus facile l'administration des médicaments.
Enlin, actuellement, nous voyons la naissance de la sérothérapie et de L'opothérapie.
Enseignement de la médecine. Il y a sept facultés de médecine où se donne L'enseignement médical Paris, Montpellier. Nancy, Lyon, Bordeaux, Lille, Toulouse : en outre, diverses villes possèdent des écoles, qui ne peuvent délivrer le doctorat.
Il faut pour prendre des inscriptions être i lier de l'enseignement secondaire classique et avoir Le certificat d'études physiques, chimiques et naturelles : cependant quatre certificats des facultés de sciences peuvent en tenir lieu.
La durée des études est théoriquement de quatre années. La thèse de doctorat se passe après tous les examens.
Médecine (Facilité de) de Paris, vastes bâtiments construits entre le boulevard Saint-Germain, les rues Hautefeuille, de l'Ecole-de-Médccine, Racine, Monsieur-le- Prince et Antoine-Dubois. etqui ont remplacé l'ancienne Académie royale de chirurgie, bâtie ellemême sur le terrain occupé précédemment par le collège de Bourgogne. Vastes amphithéâtres, laboratoires bibliothèques; école pratique; musée Dupuytren.
Médecine coloniale {Institut de . fondé à Paris 0. 11 a pour but de perfectionner l'instruction médicale des étudiants ou docteurs qui se proposent d'exercer leur art aux colonies, où manquent les centres d'enseignement, mais où se rencontrent, des maladies endémiques qu'il n'est guère possible d'étudier en France. Un laboratoire s'y livre à des recherches sur les maladies exotiques. Il a son siège à l'hôpital installé à Auteuil (rue Michel-Ange) par les Dames françaises.
Médecine expérimentale {Introduction à l'étude de ia), par Claude Bernard (1865), remarquable traité de la recherche expérimentale fondée sur l'observation et 1 expérience, où l'auteur tient compte de la spécificité des phénomènes de la vie.
médeciner [né] v. a. Fam. Médicamenter, droguer. Se médeciner v. pr. Se droguer.
médée [dé] n. f. Nom donné par les tisseurs à l'espace compris entre la partie tissée et le corps ou le remisse.
Médée, magicienne légendaire du cycle des Argonautes, fille d'.Eétès, roi de la Colchide. Elle était sœur de Circé, la magicienne. Elle s'enfuit avec Jason. chef des Argonautes, lorsque, grâce à ses artifices, il se fut rendu maître de la Toison d'or. Elle rajeunit par son art Eson, père de son époux ; mais, ce dernier l'ajant abandonnée, elle se vengea en égorgeant elle-même ses enfants. Plus tard, elle se réfugia en Attique, où elle épousa le vieux roi Egée. (Myth.j
Médée, une des principales tragédies d'Euripide. Elle a pour objet la vengeance de Médée. qui envoie à Creuse une robe empoisonnée, tue ses enfants et s'enfuit à Athènes. Ce sujet mythologique a été traité par d'autres poètes (431 av. J.-C); — une des meilleures tragédies de Sènèque, encombrée cependant de déclamation et de tirades d" s. ap. J.-C); — tragédie de P. Corneille, l'essai de son génie naissant (1635); c'est dans cette pièce que se trouve le fameux hémistiche :
Moi. dts-je, et c'ept a-=se2,
réponse faite par Médée à Nérine, sa confidente, qui, dans la situation désespérée où elle le voit, lui demande quelles ressources lui restent contre tant d'ennemis. Le moi de Médée est resté proverbial pour exprimer la confiance que l'on conserve dans ses propres forces au milieu d'un danger.
Medellin, v- de la Colombie, près d'un affluent du Cauca; 50.000 h.
medersa [dèr] n. f. Etablissement musulman d'enseignement supérieur.
Mèdes, habitants de la Médie. V. Médie et Médiqles (guerres).
médétèrô n. m. Genre d'insectes diptères brachycères. renfermant des mouches allongées, d'un vert cuivreux, dont une espèce est commune en France,
médiaire [di-é-re] adj. (du lat. médius, milieu). Se dit de l'embryon quand il est large, et placé au milieu du périsperme; des cloisons et du trophosperrne. quand ils se trouvent au milieu des valves lits; des nervures, quand elles occupent la partie médiane de la feuille.
médial, e, aux adj. et n. (lat. tnedialis; de
(, qui est au milieu. Se dit surtout d'une lettre qui occupe Le milieu d'un mot: lettre médiate, et substantiv. : une médiate.
médialemeilt [man] adv. D'une façon médiale ; au milieu : lettre placée ntédinlrmcnt.
médian, e adj. (lat. Hiedinnusi. Placé au milieu : lignes médianes. ( Substantivem. : une médiane. ) '••Hun, nerf issu du plexus brachial, dont il est la bianche la plus importante, et qui se distribue aux muscles de la région antérieure de l'avant-bras. (Il innerve tous les muscles de la région antérieure, sauf le cubital antérieur.) Veines médianes, veines qui sont à la superficie de l'avant-bras, au nombre de trois.
i — Ekcyi i . Géom. MM,, me ou ligne médiane. On nomme médiane d'une figure planeunedioite qui divise en deux parties égales toutes les cordes parallèles h une direction déterminée : une médiane est un diamètre rectiligne. En particulier, une médiane d'un triangle est la droite qui joint l'un des sommets au milieu du coté opposé. Les trois médianes d'un triangle passent par un même point situé au tiers de l'une d'elle- à partir de la bas.- ; ce point est le centre de gravité du triangle.
Plan médian. C'est un plan diamétral d'une figure. Un plan médian d'un tétraèdre est un plan déterminé une des arêtes et le milieu de l'arête opposée. 1 i dians d'un, tétraèdre passent par un
même point, qui est situé au quart, à partir de la base de la droite qui joint undes sommets au centre de gravité de la face opposée; ce point est le centre de gravité du tétraèdre.
médianimique adj. fini est propre aux médiums: étal, faculté médianimique.
médianitO n. m. Cigare d'un petit module.
1; M, médiane.
médianoche n. m. (mot espagn.: de mcdiu. qui est au milieu, et ■noclie, nuit). Repas eu gras qui se l'ait après minuit sonné, à la suite d'un jour maigre : le rereillon ,le Noël est un ntédianoche.
médiante n. f. (lat. médians, antis). Musiq. Tierce au-dessus de la note tonique ou principale.
mediastiu [ts-tin] n. m. (lat. mediastinus
Anat. Cloison membraneuse, qui divise le thorax en deux parties : l'une a droite, l'autre a gauche. Bot. Cloison transversale fort mince, qui sépare, dans les crucifères, le fruit en deux parties.
mèdiastin [as-rrâ], e adj. Qui appartient au mèdiastin : nerfs ntédiastins.
médiat [di-u], e adj. (lat. mediatUS ; de mediare, s'interposer). Qui n'a rapport, qui ne touche à une chose que par une autre qui est intermédiaire : cause médiate. Se dit des princes qui, dans l'ancien empire germanique, ne tenaient pas leurs fiefs directement de l'empereur; se dit aussi de leurs Etats. Ant. Immédiat.
mediatement [man] adv. D'une manière médiate. (Peu us.)
médiateur, trice n. (lat. mediator, rWx).Qui s'entremet pour amener un accord, un accommodement entre deux ou plusieurs personnes : médiateur de. la paix. Absol. Le Médiateur, Jésus-Christ. Adjectiv. : puissance médiatrice-
médiation (si-oii] n. f. Entremise destinée à produire un accord : proposer sa médiation. Astrot. Heure du midi, milieu du jour. Moment de la culmination d'un astre. Dans le plain-chant, espèce de repos que la voix fait au milieu de chaque verset.
médiatisation [sa-si-on] n. f. Action de médiatiser.
médiatiser [le] v. a. Faire qu'un prince, un pays allemand, ne relève plus immédiatement de l'empire : médiatiser un petit seigneur.
médiator n. m. Petite lame de corne, d'écaillé, d'ivoire, etc., à l'aide de laquelle on joue de certains instruments à cordes, entre autres de la mandoline.
médica go n. m. Nom scientifique de la luzerne.
médical, e, aux adj. Qui concerne la médecine : ouvrage médical. Matière médicale, ensemble des substances employées en médecine.
médicalement [man] adv. Au point de vue médical.
médicament [man] n. m. (lat. medicamenium). Remède pour guérir un malade : administrer un médicament.
médicamentaire [man-te-re] adj. Qui traite
des médicaments : méthode médicamentaire.
médicamentation [man-ta-si-an] n. f. Syn.
de MÉDICATION.
médicamenter [man-té] v. a. Donner des médicaments à un malade (en mauv. part). Se médicamenter v. pr. S'administrer des médicaments.
médicamenteux, euse [man-teii, eu-ze]
adj. Qui ala vertu d'un médicament : testantes fournissent de nombreuses substances médicamenteuses.
médicastre [kas-tre] n. m. (ital. medieastro). Mauvais médecin, charlatan sans instruction.
médicateur, trice adj. Qui a rapport à la guérison, à la réparation des désordres de l'économie.
médication [si-on] n. f. (lat. mtdieàfio). Emploi d'agents thérapeutiques pour répondre à une indication déterminée : la médication du la lèpre est encore incertaine.
medice, cura te ipsum, mots lat. signif. : Médecin, guéris-loi toi-même. V. médecin.
médicée adj. f. Herbe médicée, nom donné primitivement au tabac, parce que la reine Catherine de Médicis l'avait mis en vogue. (On disait
aUSSi HERBE A LA REINE.)
médicéen, enne [sé-in, è-ne] adj. Qui a rapport aux Médicis : la période médit éeiinc est la plus brillante de l'histoire de Florence.
Medicina, comm. d'Italie (prov. de Bologne) ; 13.000 h. Sources minérales.
médicinal, e, aux adj. Qui sert de remède: le ricin est une plante médicinale.
Quia rapport à la médecine : moyens médicinaux.
médicinalement
[man] adv.
D'une façon médicinale.
médicinier [ni-é]
n. m. Genre
d' euphorbia-
eées , d ii n t
l'e s p èc e la
[dus connue
est le iatro-
pha, dit encore gros pignon d'Inde, ricin d'Amé-
rique. (Ses graines, purgatives à petites doses, sont
vénéneuses en grande quantité.)
Médicis [siss], illustre famille guelfe, qui régna sur Florence, et dont les membres les plus célèbres furent: Cosme (1389-1464) dit F Ancien. Protecteur des savants et des artistes. Il sut, par des alliances avec Milan, Venise et Rome, faire respecter l'intégrité du territoire florentin, et évita toujours avec soin ce qui pouvait Lui donner les apparences d'un tyran ; — Laurent I", dit le Magnifique, mort a Careggi (1448-1432); protecteur des arts et des lettres. Il réprima la conspiration des Paz/i. au cours de laquelle son tiare Julien fut tii" et s'allia à Vei Perrare. Marsile Plein, Pic de La Mirandole, Politien furent encourir lui. Il composa lui-même des poésies < rite. Il fut le père de Léon X. — Laurent II. père de Catherine de Médicis, mort en 1510. Il acquit le duché
alicinier : a, fleur mâle; b, fleur femelle ; c, fruit.
MÉD
d'Urbiuo: mais son orgueil excessif le fit détester;
— Son fils naturel, Alexandre, premier duc de Florence, assassiné par Lorenzino de Médicis, après avoir mené une vie criminelle et dissolue- (1610>1S37) ;
— Cosme, premier grand-duc de Toscane (1319-1574). Il agrandit considérablement son domaine, et lit exécuter d'importants travaux de voirie el de fortification. — François-Marie, son fils (15H-1587), qui lui succéda, fut le père de Marie de Médicis, reine de France. Son amour pour Bianca Capello, qu'il finit par épouser, est célèbre. — Le dernier grand duc de Toscane de la maison de Médicis futJjîvN- Gaston (1871-1737),
Médicis (villa), palais et jardin de Rome, occupé depuis 1803 par l'Ecole française de Rome.(V. école.)
Vdla Médie
Bâti en 154-0. le palais fut reconstruit et embelli par Alexandre de Médicis, qui devint pape sous le nom de Léon XI.
Médicis (tombeaux de Julien et de Laurent de), célèbres mausolées ornés de figures allégoriques, par Michel-Ange. Nouvelle sacristie de San Lorenzo, a Florence.
Médicis {fontaine de), fontaine du jardin du Luxembourg, à Paris, construite sur Tordre de Ma-
Laurenl de .Mi-Iki*.
Fontaine de Médicia (Paris).
rie de Médicis, par J. Debrosse. Les niches sont ornées de sculptures de Ottin ; le motif central représente le géant Polyphème surprenant Acis et Galatée. V. Acis et Gai.atuée.
Médicis (vase ou forme). Nom donné à certains vases dont la forme rappelle un vase antique conservé à Florence, et auquel on donna le nom de la célèbre famille à laquelle il appartint tout d'abord :
un vase Médicis, un vase de forme Médicis.
Médicis. V. Léon X, Clément VII, Catherine.
Marie.
médico-légal, e,
aux adj. Qui se rapporte ;i la médecine légale : expertise médico-légale.
médie ©-légalement adv. Au point de vue médico-légal.
médicomane n.
Atteint de médicomanie.
médicomanie n. t.
decine.
médico-vétérinaire adj. Qui appartient à
la médecine vétérinaire.
Médie [di], anc. contrée d'Asie ; capit. Ecbatanc D'abord divisé en un certain nombre de petites principautés, la Médie devint, sous Cvaxare, au vip siècle av. J.-C, un puissant empire, qui fut renversé par Cyrus vers 866; elle fut réunie par- ce prince au royaume de Perse. (Hab. Mcdes.)
médiéval, e, aux adj. (du lut. médium.
moyen, et xvum, âge). Qui se rapporte au moyen âge : l'archéologie médiévale.
médiévisme [ris-me] n. m. Amour du moyen âge : les romantiques yrofesstrent le médiévisme. Partie de l'érudition qui s'occupe du moyen âge.
médiéviste [vis-te] n. Erudit qui s'occupe de l'histoire, de la littérature, etc., du moyen âge : Pau lin Paris fut mi remarquable médii
Vase Médicis.
Manie de faire de la mé-
MÉD
médiflxe adj. Dot. Se dit d'une partie qui est fixée ■■■ une autre par son milieu : l'anthère du lis est médiflxe.
médimarémètre n. m. instrument destiné à enregistrer automatiquement le niveau moyen de la mer.
médimne Mo»' /ic n.m gr. medimnos Unité des mesures de capicilé chez les Athéniens qui va lail environ B2 lit. »2.
Médina del Campo, v. d'Espagne 'prov. de Valladolld), sur laZapartiel;B.400h.Tjssus, chapeaux.
Médina-Sidonia, v d'Espagne (prov. de Cadix) ; 12.000 h. Draps, poterie.
Médine, v d'Aral>ie iTIedjazj ; («.000 h. Ville sainte pour 1rs musulmans. Dans une belle et riche mosquée, tombeau de Mahomet.m, à Médine en 632. Commerce de dattes, tapis.
Médine, vill.-ijr ci poste du Soudan français, sur le haut Sénégal ; 8.000 h. En 1857, Faidhcrbe obligea le prophète musulman El-Hadj Omar à lever le siège de Médine. qui avait été défendue courageusemenl par une poignée d'hommes sous la direction de Paul il. .11.
Médinet-AbOU, village de la Haute-Egypte, sur le Nil, prés de Louqsor et sur le site de l'antique Thèbes, dont il subsiste de magnifiques ruines, nul. •miment un temple, presque intact, de Tlioutmosis III.
Médinet-el-Fayoum (l'antique Crocodiiopolis ou Arsinoé), v de la Moyenne-Egypte, sur le Bahr-Youssouf, dérivation du Nil; 22.000 h.
médio-carpien, enne adj. Qui appartient
à l'articulation des os de la première rangée du carpe.
médiocratie [si] n. f. (lat. médius, qui est au milieu, et gr. kratos, force). Gouvernement exercé par la classe moyenne.
médiocre adj. (lat. mediocris ; de médius, qui est au milieu). Qui est entre le grand et le petit, le bon et le mauvais : ouvrage médiocre. Homme médiocre, de peu de capacité. N. m. Celui, ce qui est médiocre : le médiocre plaît aux médiocres,
médiocrement [mari] adv. Dune façon médiocre : travail médiocrement réussi.
médiocriser [zé] v. a. Rendre médiocre.
médiocrité n. f. (du lat. mediocritas). Etat, qualité de ce qui est médiocre : en littérature, la >)iédiocrité est insupportable- Fortune petite, mais suffisante : vivre dans la médiocrité. Insuffisance d'esprit, d'excellence, de mérite : homme d'une annule médiocrité. Personne médiocre, ensemble des personnes médiocres : la médiocrité gouverne le monde. Production médiocre : l'amas dus médiocrités grossit chaque jour. Ai. lus. i.itt. V. aurea mediocritas.
médio-dorsal, e, aux adj. Qui est situé
dans le milieu du dos.
médionner [o-né] v. a. Prendre le milieu ou un terme moyen.
médio-passif n. m. et adj- Gram. Nom donné par les grammairiens à l'ensemble des formes communes a la voix moyenne et à la voix passive.
médio-tarsien, enne [siin, e'-ne] adj. Qui
passe par le milieu du tarse.
medio tutissimus ibis V. inter utrumquetene.
médique adj. Qui concerne les Mèdes : les guerres médiques.
Médiques [guerres), guerres qui eurent lieu au v« siècle av. notre ère. Lorsque Darius eut conquis l'Asie occidentale et l'Egypte, il résolut de poursuivre ses succès en attaquant les prospères colonies grecques de l'Asie Mineure Colophon, TMilet. Ephèsc, Phocée, etc.), puis la Grèce elle-même; mais ses efforts ne purent triompher d un peuple qui défendait l'intelligence et la liberté contre le despotisme et la force brutale. La première guerre eut lieu en 490 ; elle fut marquée par la défaite des Asiatiques à Marathon, ("est à Athènes qui. au même moment, essayait de développer son commerce et sa marine dans la mer Egée, que la Grèce fut redevable de son salut. La seconde, entreprise par Xerxès pour venger cet affront, fut signalée par le dévouement des Spartiates aux Thermopyles, les combats maritimes de l'Artemision, l'incendie d'Athènes, les victoires de Salamine (1-88), de Platées et de Mycale (4791. Cette fois encore, Athènes porta l'effort principal de la guerre ; c'est Thémistocle qui réalisa l'union des Grecs contre l'envahisseur. La troisième éclata en 4oU. Des Tannée suivante, vine double victoire remportée par les Grecs sur terre et sur mer, sur les bords de l'Eurymédon, obligea les Perses à accepter un traité (paix de Cimon). qui interdit à leurs armées l'approche des côtes d'Asie Mineure et à leurs flottes les mers de Grèce. La paix de Cimon était surtout le triomphe d'Athènes, qui trouvait dans la Confédération de Délos, fondée a son profit en 477, la juste récompense de son initiative et la base de sa puissance maritime.
médire v. n. (préf. me, et dire. — Se conj. comme dire, sauf à la 2" pers. pi. du prés, de l'ind. et de l'impér., où l'on dit : vous médisez ; médisez). Dire de quelqu'un, avec une intention mauvaise, un mal qui est vrai : on ne doit jamais médire; médire de quelqu'un.
médisance [zan-se] n. f. Propos désavantageux, mais exael tenu avec l'intention dé nuire. Personnes qui médisent : faire taire la médisance.
médisant [zan], e n. et adj. Qui médit : les médisants sont insupportabl
méditatif, ive adj. Porté a la méditation ; penseur, rêveur. Livré a la méditation : esprit midi tatif. Qui annonce la méditation : un air méditatif.
méditation rsi'-o?i] n. f. lai meditatio). Action de méditer; réflexion, contention. Application de l'esprit à un objet : être plongé dans la méditation. Opuscule sur un sujet philosophique ou religieux (en ce sens, prend une majuscule). Oraison mi application de l'esprit à des idé :s religieuses.
Méditations sur l'Évangile, ouvrage de Bossuet, écrit pour les religieuses de sainte Marie de Meaux. ou l'écrivain expose les vérités enseignées par Jésus- Christ. Le style en est simple, vigoureux et empreint souvent d'une onction pénétranie (169S .
Méditations touchant la première philosophie, ouvrage de Descartes, où il reprend et développe les principaux points de doctrine du Discours sur la Méthode (1641).
Méditations poétiques (1820) et Nouvelles méditations poétiques (1823), élégies et chants
lyriques, d'un caractère rêveur et religieux, qui commencer ne de Lamartine. Certaines
pièces des Méditations l'Isolement, le soir, le Vallon, le Lac, l'Automne, etc.j et des Nouvelles Méditations I ehia, les Préludes, le < rucifii . lont devenue populaires. La forme, parfois un peu molle, atteint, quand elle est soutenue par un sentiment profond, la plus forte et la plus sua. e harmonie.
méditer [tè] v. a. (lat. meditari). Soumettre à des réflexions, à un examen intérieur : méditer une vérité. Projeter, combiner : méditer une évasion Absol. : méditer de partir en voyage. V. n. Se livrer à la réflexion : méditer sur le passé, faire une m< ditation pieuse.
méditerrané, e [té-ra] adj. (du lat. mediu qui est au milieu, et terra, terre;. Situé au milieu des terres. N. f. Mer intérieure : la nier Caspienne est une mèditerranée.
Méditerranée [té-ra-né]. mer située entre l'Europe au N., l'Asie à l'E. et l'Afrique au S. Elle communique avec l'i Icéan par le détroit de Gibraltar peu profond et qui ne permet guère le mélange des eaux) et avec la mer Houge par le canal de Suez. Elle est divisée en deux bassins par le seuil sous -marin qui relie la Tunisie a la Sicile. A l'O. s'étend la Méditerranée occidentale ou latine ; à l'E. la Méditerranée orientale, plus vaste en étendue La Méditerranée forme de nombreux goifes appelés mers : Tyrrhénienne, Adriatique.
Ionienne , Archipel .
de Marmara, Noire, d'Azov. Elle contient des îles nombreuses (Sardaigne, Corse. Sicile, Malte, Archipel grec, etc.). Sa superficie est d'environ 3 millions de kil.carr., et sa plus grande profondeur atteint 3.960 mètres. Les marées y sont insignifiantes. Les abords de la Méditerranée sont placés sous un climat spécial, caractérisé par sa douceur et la longue durée des saisons sèches.
méditerranéen, enne [tâ-ra-né-in, é-ne] adj.
Qui a rapport à la Méditerranée : le climat méditerranéen est chaud et sec.
médium [di-om'] n. m. (du lat. médius, qui est au milieu). Moyen terme, intermédiaire : proposer, accepta- un médium. Personne pouvant servir d'intermédiaire entre les hommes et les esprits, selon les spirites. Musiq. Etendue de la voix, registre des sons, entre le grave et l'aigu. PI. des médiums.
médiumnité [om'-ni] n. f. Faculté que posséderaient certaines personnes', appelées médiums, de servir d'interprètes aux esprits. V. spiritisme.
médius [di-uss] n. m. (du lat. médius, signif. qui est au milieu). Le doigt du milieu. V. main.
médiUSCUle [us-k'u-le] adj.et n. f. Typog r-Lettre intermédiaire entre la majuscule et la minuscule : les médiuscules servent surtout dans les titres (Inus.)
Medjerdah, fleuve de l'Afrique septentrionale, né non loin de Soukh-Aras ; il traverse la Tunisie, reçoit l'oued Mellègue et se jette dans la Méditerranée, non loin de l'ancien port d'Utique; 420 kil.
Medjidié [ordre impérial du), établi en Turquie par Abdul-Medjid (1852). Ruban rouge, liséré vert.
médoc [dok] n. m. Vin récolté dans le Médoc : une bouteille de médoc. Caillou brillant, que Ton trouve dans le Médoc, et avec lequel on fait quelques bijoux,
Médoc [doit], pays du midi de la France, enclave aujourd'hui dans la Gironde.
C'est la région qui borde la Gironde (rive gauche) de Blanquel'ortàSoulac (80 kil.
de long sur 10 de largeur moyenne). Sol d'ailleurs très favorable à la culture de la vigne. Le Médoc se divise en Haut-Médoc (de Blanquefort à Saint-Seurin-de-Cadourne) et lias-Médoc (de Saint-Seurin à Soulac.) Les communes suivantes produisent les vins rouges les plus renommés: Margaux, Pauillac. Saint-Julien, Saint-Estèphe, puis Labarde, Lud >n, etc.
Médor, époux d'Angélique, dans le Roland furieux de l'Arioste. V. Angélique.
médonne [do-ne] n. f. Acliou demédonner.
médonner [do-né] v. n. (préf. me, et donner). Mal donner, mal distribuer les cartes.
Médoquin, e [kin, i-ne] ou Médocain, e
[kin, é-ne] n. Originaire ou habitant du Médoc : les tfèdoguins. Adjectiv. : productions médoquines
MÉD
Medréac, comm. d'Ule-et-Vilaine, arr. et à 10 kil. de Montfort : 2.580 h.
médullaire [dul-le-re] adj. Mu lat. medulla, moelle). Qui appartient à la moelle, ou qui en a la nature : substance médullaire Ot médullaire, os qui contient d.- la moelle. Canal médullaire, canal qui contient la moelle épinière. N. f. Artère médullaire
medulle n. f. tlat, medulla). Moelle des végétaux ligneux. Couche centrale des lichens.
médulleux, euse [dul-leû, eu-ze] adj. Se dit des organes qui renferment une sorte de moelle : la tige du sureau est médulleuse.
médulline n. f. Substance extraite de la moelle des végétaux et en particulier de la moelle de sureau.
médullique adj Se dit d'un acide gras qui. avec les acides palmitique et oléique, e trouve dans la moelle de bœuf.
médullisation 'za-si-on] n. f. Envahissement du tissu compact des os par les éléments de la moelle.
Le radeau de la Méduse, d'après Géricault.
medullite n. f. Inflammation de la moelle osseuse presque toujours d'origine tuberculeuse.
médullOCèle n f. Elément anatomique de la moelle des os, consistant en une cellule sphérique possédant un noyau souvent entouré de granulations.
méduse [du-ze] n. f. (de Méduse, n. myth.i. Terme général par lequel on désigne les cœlentérés de la classe de hydroméduses, des genres acaléphes, cténophores, etc. : le corps des méduses est gélatineux.
— Encycl. Les méduses sont des organismes marins gélatineux, bombés, transparents, ressemblant
T.;-te de Méduse.
Medrassen ou Madracen, monument en pierre, appelé improprement le tombeau de Sgphax, dans la province de Constantine,
à une cloche ou à une ombrelle. Leur contact avec la peau produit ordinairement une sorte de brûlure, due à des filaments urticants. Les méduses donnent naissance à des larves, qui se fixent en se transformant en polypes. Ceux-ci par bourgeonnement, reproduisent l'organisme primitif ou deviennent des méduses libres.
Méduse, une de trois Gorgones. Elle était d'abord d'une rare beauté, et avail une chevelure magnifique; mais, ayant offensé Minerve, la déesse irritée changea ses cheveux en affreux serpents et donna à ses yeux le pouvoir de transformer en pierre tous ceux qu'elle regardait. Persée lui coupa la tête, qu'il porta dans toutes ses exi éditions, s'en servant pour pétrifier ses ennemis. C'est dans ce sens qu'on fait allusion en littérature à la tête de Méduse. Se dit de toute personne, de tout objet qui stupéfie par sa laideur, etc.)
Méduse (naufrage de la), naufrage tristement Célèbre du navire français Méduse, envoyé par le gouvernement de la Restauration pour reprendre possession de la colonie du Sénégal, que les traités de 1813 venaient de rendre à la France. Par suite de l'incapacité du capitaine improvisé, unancien émigré, Duroy de Chaumareyx, la Méduse s'échoua sur le banc'd'Arguin (2 juillet 18ir>) à 40 lieues de la côte occidentale d'Afrique. Quand tout espoir de sauver le vaisseau fut perdu. 149 malheureux se réfugièrent sur un radeau construit a la hâte, et qui se trouva bientôt seul au milieu de l'immensité des mers. Apres douze jours d'agonie, le radeau fut enfin aperçu par le brick Argus, qui recueillit quinze mourants; les autres étaient au fond de la mer ou avaient été dévorés par les survivants. Chaumareyx, à son retour en France, fut condamné à trois ans de prison.
Méduse (/e liadeau de la), chef-d'œuvre de Géricault (1819), au Louvre; d'une composition savante, d'une expression réaliste et d'un coloris éclatant.
MÉD
méduséen, enne [sé-m, è-ne] adj. Fam.
Pétrifiant, stupéfiant.
méduser [*«"1 v. a. Fam. Immobiliser par la stupeur (en souvenir de la tète de .Uà/usi ) : apparition qui méduseun voleur.
mée n. t. Syn. de maie.
Meer, comm. de Belgique (Anvers, arr. de Turiihûut > : 1.730 h.
Meer [Van dkr]. V. Vas dbr Meer.
Meerane, v. de Saxe, sur un affl. de la Pleisse ; 25.000 h. Lainages.
Meerbeke, comm. de Belgique (Flandre-Orientale, arr. d'AlosQ; 3.050 h. Dentelles, distillerie.
Meerdonck, comm. de Belgique (Flandre- Orientale, arr. de Saint-Nicolas); 2.430 h. Dentelles
Meerendré, comm. de Belgique (Flandn Orientale, arr. de Gand), sur le canal de Gand ù
Bruges ; 2.180 b. Distilleries.
Meerhout, e.uniN. ... Belgique Anvers, arr. de Turnhout), sur ta Grande Nèthe; 5.000 h. Tanneries.
Meerle, comm. de Belgique (Anvers, arr. de Turnhout), près de la Marcq ; 1.640 h.
Mées (Les), ch.-l. de c. (Basses-Alpes), arr. et a 22kil.de Digne, sur la Durance ; 1.750 h. Vignobles, magnaneries. — le cant. a 8 comm. et 5.700 h.
meeting [mi- \in 'oA' n. m. (m. angl.; de to meet, se rencontrer). Réunion où l'on délibère sur une élection, un sujetpolitique ou social, etc. : tenir un meeting en plein air.
— Encyci . Les Anglais possèdent le droit de réunion avec la plus entière liberté. Sous la législation actuelle de l'Angleterre, les meetings dont le caractère est inoffensif sont, en fait, a l'abri de toute entrave: quant aux meetings séditieux, l'autorité reste armée a leur égard de protections suffisantes. Du reste la longue pratique des meetings par les Anglais en a rendu l'exercice à peu près inoffensif et l'on a vu se tenir reunion de plusieurs centaines de mille hommes, sans dommage pour la tranquillité publique.
mefaire [fè-re] v. n. (préf. mé, et faire. - Se conj. comme faire.) Faire une mauvaise action : il ne faut ni mefaire, ni médire.
méfait [fi] n. m. (subst. particip. de mefaire . Mauvaise action : dégâts : les méfaits du renard
méfentes[/"uu-ie] n.f.
pi. (partie, mes, et de fente .
Ton "te des lattes
quand on les taille et qui
est destiné au chauffage.
ménable adj. Dont il tant se métier, méfiance n. f. Dispoa soupçonner le m d dans ies autres : la méfiance, dit le poète, est de la sûreté. An t.
Confiance.
méfiant >a»],e adj.
et n. Qui se méfie. Ant.
Confiant.
mener fi-é] (sa) v.
pr. [préf. rue, et fier. — 6e conj. comme prier.) Ne pas se fier : se méfier di • intentions de quelqu'un.
Ant. Se fier se confier.
Megabyze, générai
de Darius 1", un des sept conjurés qui renversèrent Le faux Smerdis ; père de Zopyre. — Son petit-fils, Méoabyze, gênerai d'Artaxerxes et satrape de Babylone. fut vaincu par Cimon en I megaceros [sé-ross]
n. ni. Genre de mammifères, ruminants comprenant des cervidés fossiles, remarquables surtout par l'extraordinaire développement de leurs bois, et qui se rencontrent dans les formations pleis nés ( q u a t e r nan" .
mégaehile [ki-le] n.f.' d'insectes hyménoptères porte-aiguillon c nant des ai solitain s, célè bres par l'adresse avec laquelle ( 1 les découpent les feuilles pour en tapisser leur nid.
(On en connaît près de deux cents espèces du globe.
Mégaclès,
archonte d'Aihè-
— Encyci.. C'est à dessein que le terme de méga litlie a été établi vague et imprécis, parce qu'on Ignore l'origine et les bâtisseurs de ces monuments. Au début, on avait cru pouvoir les attribuer aux Celtes, puis plus particulièrement aux druides. Mais, comme des monuments du même genre ont été rencontrés en Crimée, dans l'Inde, l'Afrique du Nord, jusqu'au Japon et au Pérou, on a été forcé d'abandonner cette hypothèse. En France, c'est surtout dans les départements des CÔtes-du-Nord, du Morbihan et du Finistère que se rencontrent les mégalithes les plus importants et les mieux conservés. Le plus simple des mégalithes est le menhir, peulren ou pierre levée, bloc gigantesque de pierre planté en terre. Assez souvent le menhir signale la présence d'un dolmen (v. ce mot), et aux dolmens se rattachent les allées couvertes, qui sont en forme de couloirs et érigées au-dessus du sol.
mégalithique adj. Se dit des constructions préhistoriques élevées au moyen de gens bines de pierre, comme les menhir, etc. : monuments mégalithiques.
mégalocéphale adj. et n.(du gr. megas, alos, grand, et kephalé, tête). Dont la tète est très grande
mégalogone adj. (du gr. menas, alos. grand. et'gonia, angle). Miner. Qui obtus : cristaux mégalogones.
mégalographie [fi] n f.
grand, et graphein, écrire).
Art dépeindre, de dessiner ' en grand. Art de peindre des sujets élevés, des sujets de grand style,
mégalomane n. et
adj. Affecté de mégalomanie.
mégalomanie [ni]
n. f. (du gr. megas, utu*.
grand, et mania, manie).
Délire des grandeurs.
mégalonyx [niks]
n . m . Genre d'oiseaux passereaux de l'Amérique du Sud, à livrée harmonieusement nuancée.
mégalope n. ni. Crusl. Forme larvaire des cra-
MÉH
ses angles très (du gr. megas, alos,
Mégalithes ; 1. r>, 1 nen de Kervagat-, '2. Menhir il*.- t'enmaich ; 3 4. Pierre tournante d'L'choQ , 5. Cromlech d'Abur
Allée couverte de Saun (le-tauré).
Mégaceroa .
nés, de la famille des Alcméonides. Il fit échouer la conspiration de Cylon et massacrer ses complices.
mégaderme [dèr-me] n. m. Genre de chauvessouris.
— Encycl. Les mégadermes sont assez grands. avec les oreilles très larges et hautes. Ils habitent l'Indo-Chine, la Malaisie et l'Australie ; ils se rencontrent aussi dans l'Afrique orientale ou tropicale.
méga graphe n.m. dugr. megas, grand et grajihein, écrir-', dessiner.. Planche a dessiner permettant de faire de très grands dessins.
— Encycl. Le mégagraphe, inventé par Gemy, est un grand panneau articule par le haut, et qui pi ni prendre ton tes les inclinaisons. Les bords en sont pourvus derè-hs graduées. Les dessinateurs s'en s pour reproduire leurs dessins à très grande échelle.
mégalésien, enne [si-in, e-ne] adj. Qui a
rapport aux mégalésies.
mégalésies [zi] n. f. pi. (du gr. megalé, grande, surnom de Cybèle). Antiq. l'êtes en 1 le i. neur de Cybèle.
mégalithe n. m. 'du gr. megas, alos, grand, et lit lins, pierre), Pierre monumentale des temps préhi toriques : les mégaiitlies sont nombreux en Bretagne.
bes. Ichtyol. Genre de poissons physostomes, appartenant à la famille des clupéidés, et dont le plugrand représentant est le tarpon, des côtes de l'Amérique septentrionale.
MégalopoliS [liss], anc.v. d'Arcadie (Péloponèse). quelque temps rivale de Lacédémone. Patrie de Philopœmen et de Polybe. Cléomène, roi de Sparte. la fit raser. (Hab. Mégalopolitains.) Auj. Sinano.
mégalosaure [sd-re] n. m. Genre de reptiles dinosauriens, de taille énorn e. fossiles dans les formations jurassiques et crétacées.
mégalosome n. m. Genre d'insectes coléoptères lamellicornes, comprenant des scarabées géant . dont on connaît une dizaine d'espèces d'Amérique.
mégalOSplénie [splé-nî] n. f. Pathul. Tuméfaction de la rate.
megalure n. m. Genre d'oiseaux passereaux denttrostres, comprenant des fauvettes à longu ' queue, dont on connaît une quinzaine d'espèces d s régions chaudes de l'ancien monde.
mégamètre n. m. (du gr. mer/as, grand, et metron, mesure). Instrument pour déterminer les longitudes en mer.
mégaphone n. m. (du gr. megas, grand, et phônê, voix). Appareil qui a pour objet d'amplifier les sons enregistrés sur les phonogrammes plats ...u longitudes disques des phonographes.
mégapode n. m. Genre d'oiseaux gallinacés, comprenant une vingtaine d'espèces de Malaisie el d'Australie. (Les megapodes sont de gros oiseaux, qui enfouissent leurs œufs sous un tumulus de terre S< ai vent très haut. )
mégapodidés [de] n. m. pi. Genre d'oiseaux gallinacés, dont le genre mégapode est le type. S. un mégapodidé.
mégaptère n. f. Genre de célacés voisins des baleines, que l'on rencontre dans presque louies les mers. (Y. la planche mammifi res.)
megarde u. f. préf. me, et garde). Faute d'attention. Par mégaràe loc. adv. Par inadvertance : marcher }>ar mégarde mr l< pied •<>< voisin.
Mégare, v. de l'anc. (ire. a-, capit. de la Méga riae, sur l'isthme île Corinthé. Longtemps rivale de Corinthe et d'Athènes, elle fui prospère a L'époque romaine, et Hadrien l'embellit. (Hab. Mégariens ou Méi ari i
Mégare [école de ou École Eristique, école tb' dialecticiens subtils, fondée a Mrgare \crs ,00 av
J.-C, par Euclide. Leur doctrine était un mélange tics idées de Socrate et de Parménide.
Mégaride, petite contrée de l'anc. Grèce, autour do Mégare.
mégarique adj. Qui appartient à l'école de philosophie fondée a Mégare par Euclide.
mégascope [ghas-ko-pe]n.m.l$r megas, grand, et skopein, regarder Instrument destine a projeter sur un écran l'image amplifiée d'un objet (Vx.j
mégathérium [om'] n m. Genre de mannniiv res édentés, qui di passaient 5 mètres de long et 2 mètre»
de haut. (Fossiles dans les terrains tertiaires et qu ternaires de l'Ane -
1 i'|'le.
mège ou mei-
ge n. ni. Médecin.
(Vx.) Empirique qui exerce sans diplôme.
méger [je]
n. m. Fermier qui partage avec son propriétaire les fruits de la terre.
Mégère, un<-
des trois Furies, personnification de
l'envie et de la haine. (Myth.)
mégère n. f.
(de Mégère, n. myth.). Femme emportée et très méchante : une insupportable méyère.
Mégère apprivoisée (la), comédie de Shakspeare, où le jeune Pétrucnio, par une feinte brutalité, met à la raison la violente Catherine.
mégerg [ghérg'] n. m. Unité secondaire C.G.S. de travail valant un million d'ergs soit 10,1936 graniniètres.
Megève, comm. de la Haute-Savoie, arr. et à 40 lui. de Bonneville, sur l'Arly; 1 S00 h. Miel, lainages.
mégie \jl\n. f. Action de mégir. Art du mégissier.
mégir ou mégisser [ji-sé] v. a. Préparer en blanc, en parlant des peaux de mouton et autres peaux délicates : une peau mégie.
mégis [ji] n. m. (orig. germ.). Bain de cendre et d'alun employé pour mégir les peaux. Adjeetiv. Veau, mouton mégis, peau de veau ou de mouton qui a séjourné dans le mégis, préparée en blanc.
mégisserie [ji-se-ri] n. f. Travail et commerce du mégissier.
— Encycl. La mégisserie consiste à préparer les peaux blanches, toutes celles qui servent à faire des gants, ainsi que celles qui doivent conserver leurs poils.
Les peaux sont successivement mises à la chaux, trempées dans l'eau, travaillées du cède de la Heur, rincées dans l'eau, mises en confit dans un bain d'eau et de son, passées un blanc (quelques minutes dans une dissolution chaude d'alun et de sel marin, puis bain pâteux de farine et de jaunes d'oeufs), séchées sur des perches. [,es peaux blanchies sont jiassées au palisson. Lorsque les peaux sont de très bonne qualité, on fait précéder le passage au palisson d'une façon qui a pour effet d'enlever le premier et le second épidémie. Les peaux sont alors polies du côté de la fleur au moyen d'une plein ponce et de sable très fin. Si l'on veut donner à la peau la couleur jaune tendre, très recherchée, on mêle au sable un peu de blanc de Meudon et d'ocre jaune. Les peaux sont alors étirées, lissées au fer à répasser et livrées au gantier.
mégissier [ii-si-él n. ni. Artisan dont le métier est de mégir les peaux.
mégohm u. m. Unité secondaire C. G. S. de résistance électrique, valant un million d'ohms.
mégot [gho] p. m.
Pop. Bout, de cigare ou de cigarette.
mégotier [li-é]
n. m. Po,,. Raniasseiir.
vendeur 'de mégots.
Mégl'it, c o m m .
des Côtes- du- Nord .
arr. et a 1!) kil. de Dinan; 1.330 h.
mehalla n. f. v.
MAIIA1.1.A.
méhari n.m. Variété de dromadai e domestique d'Afrique, dressé pour les courses rapides ; le méhari peut faire une i entaine dekilomèlres par jour.
PI, des mèhara.
méhariste [ liste] n. et adj. m. Se dit des hommi s montés sur des méhara :
pagnies de méharistes.
Méhédia ou Mehdia, v
d'un eaid.il ; G h. Huiles. Ce l'ut la capitale de l'empire des Fatimites.
Méhémet-Ali, vice-roi d'Egypte, ué à Kavala, m.
au Caire 1769 l h ; 9 ) Souverain actif et intelligent, il fortifia son pouvoir dès 1811 en iea--.aei.anl les mameluks, au Caire, puis assura la tranquillité de l'Egypte et se constitua une solide puissance militaire tout en réformant l'agriculture et l'industrie. H anla la Turquie dans sa lentalive pour réprimer l'insur-
e grecque ; puis il Se
souleva contre le sultan, avec l'a îde de son fils Ibrahim, qui
Méhariste.
il existe au Sahara
de Tunisie
Méhémet-Ali.
vietoire de Nézib Le sultan le reconnut, comme parha héréditaire.
remporta en 1839 la
' en 18H.
M Kil
mehr licht, mots allem. signif. : Plus de lumière. Dernières paroles de Scethe demandant qu'on ouvTÎt une fenêtre pour donner plus de lainière, el
qu'on cite dans un sens tout différent pour dire : « Plus de clarté intellectuelle, plus de savoir, de vérité. »
Méhul (Etienne- Nicolas;, compositeur frnn né à Givet, ni. à l'aris (1703- 1817); auteur de l'opéra de Joseph, de la musique du Citant du départ et de nombreux opéras ou opéras-comiques : Stratonict, Mélidore et Phrosine, Adrien, l'Irato, Vulcntine de Milan, etc. Son style est élevé, iivm et sobre. Méhul fut un des premiers professeurs du Conservatoire.
Mehun-sur-Yèvre,
ch.-l. de cant. (Cher), arr. et à 15 kil. de Bourges; 6.400 h. Ch. de f. Orl. Porcelaine. — Le cant. a 9 comm.
etl3.660h.
meia-
llian.m.
Ancienne embarcation très tonturée desiles de la Sonde.
Méiamoun, surnom que portèrent beaucoup de rois d'Egypte, dont le plus célèbre est Ramsés II.
Meiborn (lat. Meibomius) [Henri], médecin allemand, né à Lubeck, m. à Helmstœdt (1638-1700). Il est connu par sa découverte des glandes palpébrales.
Meienberg, comm. de Suisse (cant. àVArgovie) ; 1.480 h. Industrie laitière; agriculture et élevé de bétail.
meigle, mègle ou meille [me. u mil., e] n. f.
Pioche à fer recourbé, avec laquelle on donne a la vigne le premier îabour.
Meije [mè-je] (la), mont des Alpes françaises (Dauphiné); 3.989 m. Glaciers.
Mei-Kong. Géogr. V. Mékong.
Meilen, v. de Suisse (cant. de Zurich), sur la rive dr. du lac de Zurich ; 3.210 h.
MeilhaC [mé, Il mil., ak] (Henry), auteur dramatique français, né et m. a Paris (1831-1897). Il a laissé un grand nombre d'oeuvres, qu'il a écrites seul ou en collaboration avec Ludovic Halévy : la Belle Hélène, la Périehole, les Brigands, le Petit Duc, Froufrou, Tricoche et Cacolet. etc. Meilhac possédait un esprit léger, capiteux, pyant dans la bouffonnerie même quelque chose de distingué.
Meilhan [mè, Il mil., an], ch.-l. de c. (Lot-et-Garonne), arr- et à 13 ail. de Marmande, sur la Garonne et le canal latéral ; 1.810 h. Tabac, bestiaux. — Le cant. a 8 comm., et 6.070 h.
MeilhardS, comm. de la Corrèze, arr. et à 33 kil. de Tulle; 1.820 h.
Me il lac, comm. d'Ille- et -Vilaine, arr. et à 37 kil. de Saint-Malo ; 2.290 h.
Meillant, comm. du Cher, arr. et à 9 kil. de Saint- Amand-Montrond; 1.260 h. Château Renaissance.
Meilleraie. v. La Meili.er.aie.
Meilleraye-de-Bretagne (La), comm. de
la Loire-Inférieure, arr. et à 19 kil. de Châteaubriant; 1.060 h. Dans le voisinage, près de l'étang de Viorcau, se trouve l'abbaye cistercienne de la Meilleraye. fondée en 1143.
meilleur [me, Il mil., eur], e adj. (lat. melior). Qui a un plus haut degré de bonté [sert de comparatif à bon] : ma santé est meilleure qu'elle n'était. Son caractère n'est pas meilleur qu'il étal ou qu'il l'était (sans ne). De meilleure heure, plus tôt. Le meilleur, ta meilleure, exprime la supériorité, l'ex cellence sur tous [sert de superlatif à bon]. La meilleure part, la principale partie. N. m. Le meilleur. ce qui est préférable à tout. Boire du meilleur. boire du meilleur vin qu'on a. Adverb. // fait meilleur ; 1° On est mieux : suivant la température, il fait meilleur dedans ou dehors; 2» il vaut mieux : il fait meilleur espérer que se souvenir ; 3° le temps est plus beau : en été, il fuit meilleur qu'en hiver. Mar. Meilleur! avec plus de force. Ali.us. litt. Y monde et passer. Ant. Pire.
Mein [mi7i] ou Main (le), riv. d'Allemagne, qui se jette dans le Rhin, près de Mayence (r. dr.). Le Mein naît au Fichtelgebirge, arrose Bayreuth, Wurtzbourg, Hanau, Francfort, et reçoit la Regnitz. Cours 495 kil.
Mei-Nam. v. ménam.
Meiningen [pr. Mem.ma-i-nM-ghen], v. d'Al lemagne, eapit. du duché de Saxe-Meiningen, sur la Werra ; 16.000 h. Beaux édifices.
Meire, comm. de Belgique (Flandre-Orientale, ; 3.530 h. Dentelles.
Meirelbeke, comm. de Belgique (Flandre- Orientale, arr. de Gand), près de l'Escaut; 6.120 h. Poteries, tanneries.
Meiringeil, comm. de Suisse (cant. de Berne), sur 1 Aar ; 3.U80 h. Résidence dVte.
MeiSSaS [mè-sass] (Achille de), géographe français, né à Gap, m. à Paris (1799-1874); auteur d'un Dictionnaire de géographie ancienne et moderne.
Meissen [pr allem. ma-i-sèn], v de Saxe, sur l'Elbe ; 32.000 h. Patrie d'Hahnemann. Porcelaine, métallurgie, tissages- Belle cathédrale.
MeiSSner (Alfred), poète allemand, né à Teplitz, m. a Bregenz (1822-1885); auteur de poésies lyriques, d'oeuvres dramatiques, de romans.
MeiSSOnier [iné-so-ra-el(Ernest), peintre français, ne à Lyon, m. à Paris (1815-1891). Ses œuvres : V Amateur d'estampes, l'Attente, les Joueurs de boule, la Rixe, lén" 1807, 1815, Napoléon III à Solferino, etc.,
M. i iBoaier.
valent par l'harmonie de l'ordonnance, la justesse de la composition, l'exactitude minutieuse de la
facture et le charme de la — -
couleur.
meistre ou mestre
[mit -Ire] n. m. (autre forme de maître). Mât, arbre de mestre, grand m.'it des bâtiments a voiles latines.
méjuger [je] v. a. (du préf. mé, ri de juger. — Se conj. comme juger.] se tromper dans un jugement, dans une opinion. Se méjuger v. pr.
Si- mal jurer soi-même. Véner.
Se dit de ranimai qui ne porte pas le pied de derrière dans celui de devant et ne tire pas ses voies droites.
Mékhitar ( Pierre Manouk., dit), savant arménien, néàSébaste, m. à San Lazzaro (1676-1749), fondateur de l'ordre savant des mékhitaristes, qui a contribué â la publication des oeuvres des principaux écrivains de l'Arménie.
mékhitariSte [H-ta-ris-te] n. m. Membre d'une congrégation fondée par le moine arménien Mékhitar (xvm« s.), et qui s'occupe surtout de travaux d'érudition et de propagande religieuse en Orient. (Les mékhitaristes out à Venise une importante librairie arménienne.)
Mékong, Mé-Kong, Meï-Kong [kong'] ou Cambodje (le), grand fleuve de l'Indo-Chine. Il sort du Thibet, traverse le Laos, passe à Pnoml'enh, Kemmarat, Savannaket et se jette dans la mer de Chine par un delta aux branches multiples ; 4.500 kil. environ.
Mêla (Pomponius), géographe latin du 1er siècle. Sa Chorographie est un précieux document géographique.
mêlage n. m. Mise en tas de toutes sortes de papier que le cartier doit coller ensemble.
mêlagre n. f. (du gr. melos, membre, et aç/ra, prise). Douleur des membres en général.
mélaleuque [leu-ke] n. m. Genre de myrtacées.
— Encycl. Les mélaleuques sont des arbres ou des arbrisseaux à fleurs blanches, jaunâtres ou purpurines, groupées en épis. On en connaît une centaine d'espèces océaniennes, dont plusieurs cultivées dans les serres.
mélamphaès [/an-f<t-êss]n.m.Genre de poissons téléostéens, renfermant des formes des abysses.
mélampyre [lan] n. m. Genre de plantes herbacées, qui croissent dans les champs.
— Encycl. Les mélampyres {melampyrum) sont des herbes annuelles à fleurs jaunes, violettes ou panachées, et qui vivent en parasites sur les plantes, qu'ils épuisent par leurs racines. On en connaît six espèces, dont la plupart habitent la France. Le melampyrum arvense, vulgairement appelé rougeole ou queue-derenard, a des bractées rougeâtres ; il est parasite des graminées. Ses graines, souvent mélangées à celles du ble.
donnent au pain une teinte rosée.
mélampyrisme [lan-
pi-ris-me] n. m. Ensemble des troubles gastro- intestinaux provoqués par l'ingestion de farine provenant de grains de blé mélangés de grains de mélampyre.
mélanagogue [go-ghe]
adj. (du gr. meias, anos, noir, et agôgos, qui entraîne). Qui fait évacuer l'humeur noire. (Vx.)
Mélanchthon [lang-ton] (Philippe Schwarzzero, dit), savant théologien allemand, né à Bretten, m. â Wiltenberg (1497-1560). Ami de' Luther et dévoué à la Réforme, il rédigea avec Camerarius la Confession d Augsbourg . De tempérament conciliant, il poursuivit jusqu'à sa mort l'établissement d'un accord entre toutes les parties de la Réforme et même entre la Réforme et le catholicisme.
mélancolie [/;] n. f.
liât, melancholia ; du gr. mêlas, noir, elkholc, bile). Etat morbide de tristesse et de dépression. Sombre tristesse.
Tristesse vague : douce mélancolie. Fam- A'e pas engendrer la mélancolie, être très gai I'nov. : La mélancolie ne paye point de dettes, la tristesse n'avance en rien les affaires. Ant. Gaieté.
— Encycl. Méd. La mélancolie est une des formes du délire vêsanique général, l'autre forme étant le délire maniaque. Les causes sont celles de la folie; elle est accompagnée d'hallucinations, d'idées de suicide; les malades, abattus, refusent de manger, de bouger, ou se portent parfois des coups mortels. On ordonne les distractions, la suggestion, l'isolement et les toniques nerveux. La mélancolie aboutit souvent à la démence.
Mélancolie lia), estampe dans laquelle Albert Durer a représenté, sous la figure d'une femme ailée et robuste, affaissée sur elle-même et abimée dans la tristesse, l'impuissance de la science humaine.
mélancolique adj. En qui domine habituellement la mélancolie : caractère mélancolique. Momentanément triste : être tout mélancolique. Qui inspire la mélancolie ; chant mélancolique. Substantiv. Personne qui se livre à la mélancolie : les rêveries d'un mélancolique. Ant. Gai.
mélancoliquement ' ke-man] adv. D'une manière mélancolique. Ant. Gaiement.
mélancoliser \%i\ v. a. Rendre mélancolique : le soir jicus mélancolise.
Mélampyre : a. coup© de la fleur.
Mélanchthon.
MÉL
mélanémie [mf] n. f. (du gr. mêlas, anos, noir, et haima, san^j. Changement de couleur du sang, qui devient plus foncé.
mélanémique adj. et n. Qui concerne la mélanémie.
Mélanésie [zi], c'est-à-dire f/es des noirs, l'une des trois grandes divisions de l'Océanie. comprenant l'Australie, la Tasmanie, la Nouvelle-Guinée, l'archipel de Bismarck, les îles Salomon. les Nouvelles- Hébrides, la Nouvelle-Calédonie, l'archipel de La Pérouse, les iles Fidji, l'archipel de la Louisiade. Hab. Mêla " •<
Mélanésien, enne [z habitant ou
originaire de la Mélanésie : les Mélanésiens. Adj. : coutumes mêlant
mélange n. m. [de mêler). Action de mêler : opérer un mélange Résultat de plusieurs choses mêlées ensemble : mélange de liqueurs. Réunioa confuse de personnes. Réunion intime de cho verses : mélange d'événements heureux el malheureux. Croisement de races : mélange des blancs et des noirs. Bonheur sans mélange, Banc cause d'inquiétude. Chim. Association de plusieurs corps qui deviennent indistincts, mais sans former une combinaison. PI. Recueil composé de morceaux sur différents sujets : mélanges littéraires. Ant. Triage.
mélangeoir [joir] n. m. Récipient mobile pour triturer et mêler certaines substances.
mélanger [je] v. a. (Prend un e muet devant a et o : il mélangea, nous mélangeons.) Faire un mélange de plusieurs choses : mélanger des vins, des couleurs. Réunir des personnes diverses : mélanger les bons et les méritants. Ant. Trier, séparer.
mélangeur, euse [eu-se] n. Appareil servant a mélanger diverses substances : mélangeur il cho-
Melangeurs : 1. A chocolat: 2. A couleur*.
colat, à couleurs. Appareil permettant de mélanger par quantités déterminées l'eau froide et l'eau chaude pour les douches. Ant. Trieur.
mélanidrose [drô-zé] n. f. (du gr. mêlas, anos, noir, et hidrôs, sueur). Sueur noirâtre qui paraît provenir d'une hyperhémésie des glandes sudorales.
mélanie [ni] n. f. Genre de mollusques gastéropodes, comprenant de nombreuses espèces de toutes les mers du globe : les mêlantes ont leur coquiUe noire, allongée et pointue.
Mélanie (sainte). Romaine d'une naissance illustre, qui embrassa la vie monastique et mourut à Jérusalem en 444. Fête le 31 décembre.
mélanine n. f. Substance noire, qui donne leur coloration aux cellules pigmentaires. (Elle se rencontre dans la couche de Malpighi, la peau des nègres, les tumeurs mélaniques, la moelle des cheveux, etc.)
mélanippe [ni-ve] n. f. Genre d'insectes lépidoptères, comprenant des phalènes dont on connaît de nombreuses espèces de l'hémisphère boréal, et dont une espèce habite la France : les mélanippes ont les ailes blanc/tes avec lignes et bandes grises ou brunes.
mélanique adj. Palhol. Qui appartient à la mélanose.
mélanisme [nis-me] n. m. (du gr. mêlas, anos. noir). Etat de la peau qui présente une pigmentation noirâtre diffuse, d'intensité variable, quelquefois généralisée.
mélanite n. f. Miner. Espèce minérale appartenant au genre grenat.
melanitis [tiss] n. m. Genre d'insectes lépidoptères rhopalocères, renfermant des papillons de l'ancien monde, de couleur rousse et ressemblant à des feuilles mortes.
melanOCetUS [mé, sé-tuss] n. m. Genre de poissons acanthoptères , à corps court . à tète énorme, à bouche démesurément élargie, et qui comprend deux espèces des abysses de l'Océan : comme les baudroies, les melanocetus ont un filament pêcheur. (V. la fig- abysse.)
mélanocnromoscope [kro-mos-ko-pe] n. m.
(du gr. mêlas, anos, noir, khroma, couleur. pein, examiner). Sorte d'appareil photographique inventé par Ducos du Hauron, et au moyen duquel on reconstituait la couleur des objets par réflexion des rayons lumineux sur des miroirs et à travers des objectifs et des écrans colorés.
mélanodermie [dèr-mi] n. f. (du gr. mêlas. noir, et derma, peau). Accumulation anormale de pigment dans la peau.
— Encycl. La mélanodermie est une variété de mélanose congénitale ou accidentelle. Congénitale, elle est localisée et aboutit à la formation de neevus, d'éphélides. Accidentelle, elle est généralisée et dépend d'affections graves (tuberculose, maladie d'Addison, diabète bronzé).
mélanosarcome n. m. Tumeur ressemblant au sarcome et présentant une coloration intense.
mélanose [no-ze] n. f. (du gr. mêlas, anos, noir, et nosos, maladie). Palhol. Accumulation anormale de pigment dans les différents tissus de l'économie domestique. Yitic. Maladie cryptogamique des feuilles de la vigne.
— Encycl. Pathol. Le nom de mélanose est étendu à tous les troubles dans lesquels il y a accumulation de matière ou de pigments noirs, que ces matières viennent de l'extérieur, comme l'anlhraenose, ou qu'elles se forment dans l'économie. La mélanose peut être hématique, biliaire, toxique, etc. Aucune médication n'agit sur elle.
— Art rétér. La mélanose se rencontre principalement dans l'espèce chevaline et atteint plus particulièrement les chevaux blancs. Elle peut, comme
MÉL
MÉL
dans l'espèce humaine, affecter un tissu quelconque ; mais, en général, elle se pr< seule sous la forme de tumeurs noires qui se développent au pourtour de l'anus (hémorroïdes du cheval). Le développa m lent en est lent, mais continu et il arrive un moment où ces tumeurs gênent considérablement la défécation. C'est d'ailleurs une maladie incurable.
— Vitic. La melanose attaque de préférence les vignes américaines. Elle est due à un microscopique champignon [aeptoria ampelinu), qui envahit 1rs deux l'acos du parenchyme des feuilles et s'y développe en taches plus ou moins serrées, d'un aspect brunâtre, mais qui ne semblent pas porter à la végétation un préjudice bien considérable.
mélanostomias [nos-tCrmv&se] n. m. Genre de poissons téléostéens de la famille des stomiidés, comprenant des poissons des abysses, a gueule largement fendue et armée de dents pointues : une espèce de mélanostomias porte tout le long du corps des organes phosphorescents.
mélanotrique ou mélanotriche adj.
(du gr. mêlas, anos, noir, et trikhos, cheveu). Qui a les cheveux noirs.
mélanurèse [ré-ae] ou mélanurie [ri] n.
f. (du gr. mêlas, noir, et ouron, urine). Emission d'urine colorée en noir par la présence d'une notable quantité d'indigotme ou d'indican.
mélasomes n. m. pi. Ancien nom du groupe de coléoptères appelés aujourd'hui ténébrionidés. S. un mélasome.
Mêlas [lass] (Michel, baron de', général autrichien, né a Radeln, m. à ElbetciniU, battu par Bonaparte à Marengo (1729-1806).
melasis [liss] n. m. Genre d'insectes coléoptères serricornes, bruns ou noirs, comprenant trois espèces de l'hémisphère nord. (Le mélasis buprestolde est commun en France.)
Illélasme [las-me] n. m. Genre de scrofulai'iacées. à fleurs jaunes, de l'Afrique et du Brésil.
mélasse [la-se] n. f. (de l'espagn. melaza, dérivé de miel). Matière sirupeuse, fournie par le résidu de la fabrication du sucre. Pop. Infortune, misère : tomber dans la mélasse.
— Encvcl. La mélasse est un sirop dense, visqueux, incristallisable, qui marque 41° à 4V° à l'aréomètre Baume. Elle est de couleur brune ou jaune foncé suivant sa provenance. On distingue la mélasse de cannes et la mélasse de betteraves. Les unes et les autres contiennent encore une forte proportion de sucre cristallisable. On les utilise de diverses manières, soit que, par une seconde et parfois une troisième cuisson, on en retire encore du sucre, soit qu'on les distille après fermentation pour en obtenir des eaux-de-vie (rhum, tafia), soit encore qu'on s'en serve dans certaines préparations et confiseries comme de sucre ; soit enfin qu'on en extraie des sels de potasse, qu'on les emploie comme engrais ou encore que, mélangées à de la paille, à des baies, à de la tourbe, etc., on les fasse servir à la nourriture des bestiaux.
mélasse [la-sé], e adj. Qui contient de la mélasse : eau mëlassée.
mélassique [la-si-ke] adj. Relatif àla mélasse : tourteau mélassique.
mélastomacées [las-to-ma-sé] n. f. pi. Famille de dicotylédones dialypétales inférovariées, dont le mélastome est le type. S. une milastomacée.
mélastome [las-to-me] n. m. Genre de mélastomacées de l'Asie tropicale, dont plusieurs espèces sont astringentes . ( Le fruit du mélastome est une baie dont la chair possède une saveur agréable, mais qui tache les lèvres en noir, d'où le nom de la plante.)
Melay, comm.
de la Haute-Marne, arr. et à 50 kil. de Lansrcs ; 1.250 h.
Melbourne,
v. et port d'Australie, sur le Varra-
-»• „ , »^ i Mclulome : a, coupe de la Heur.
\ arra, près de la > *■
baie de Port-Philip, capitale de l'Etat de Victoria; 620.000 h. Important commerce maritime.
Melbourne (William Lamb, vicomte), homme d'Etat anglais du parti libéral, né à Londres, m. à Melbourne-House (1779-1848). Il fut premier ministre au début du règne de la jeune reine Victoria.
Melchisédech [iti-U-dtlc], roi de Salem, prêtre du Très-Haut et contemporain d'Abraham. Il est plusieurs fois donné dans l'Ecriture comme le type et la figure du Messie. (Bible.)
melcbisédécien [mil-ki-zi-dé-si-in] n. m.
Se dit d'hérétiques ou de théologiens qui voyaient en Melchisédech : les premiers, le vrai médiateur ; les seconds, un ange.
melchior n. m. Transcription fautive de maillechort.
Melchissédec (Pierre-Léon), chanteur français, né à Clermont-Ferrand en 1843. Doué d'une belle voix de basse, il a chanté longtemps à l'Opéra- Comique et à l'Opéra. En 1894, il fut nommé professeur au Conservatoire.
melchite [mèl-ki-te] n. f. (du syriaque meleeh, roi). Nom donné par les eutychiens aux catholiques, et demeuré depuis aux grecs orthodoxes.
MelchnaU, comm. de Suisse (cant. de Berne) ; 1.350 h. Agriculiure, fromagerie; broderie
Melchthal, vallée de la Suisse (canton d'Cnterwaldeni.
Melchthal (Arnold de), un des trois libérateurs légendaires de la Suisse en 1307. L'avoué autrichien Laudenberg ayant fait crever les yeux du père d'Arnold, celui-ci forma avec Werner Stauffacher, de Schwyz, et W ilther Fùrst, d'Uri, la conjuration du Grûtli, et, après le meurtre de Gessler par Guillaume Tell, souleva les habitants du canton d'Unterwalden.
Melden, comm. de Belïique (Flandre-Orientale, arr. d'Audenarde), sur l'Escaut; 1.140 h. Huile. chicorée.
Meldert, comm. de Belgique (Fiandre-Orientale. arr. d'Alost); 2.400 h. Distilleries. Meldien, enne ou Meldois, e, personne
née à Meaux ou qui habite cette ville : 1rs Meîdiens ou Meldois Adjectiv. : industrie meldiennc ou nteldoise.
mêlé, © adj. Société mêlée, monde mêlé, réunion où se trouvent des personnes inférieures à d'autres par les mœurs, les habitudes, la condition sociale, etc. N. Suii'i mêlé, personne issue d'une union entre père et mère de races différentes.
Méléagre, roi de Calydon. Les destins avaient décidé qu'il vivrait tant que durerait un tison qui brûlait dans le foyer .ni moment de sa naissance. Sa mère Althœa éteignit aussitôt le tison, qu'elle garda soigneusement. Dans la suite, Méléagre se distingua par son courage. Il prit part à l'expédition des Argonautes et tua ie sanglier de Calydon. Une rixe s'étant élevée entre lui et ses oncles pour la possession de la hure du fameux sanglier, il les frappa d'un coup mortel dans la chaleur de la dispute. La mère, irritée du meurtre de ses frères, jeta au feu le tison fatal, et son fils expira aussitôt. Ses sœurs, les Mèléagrides, désolées de la mort de leur frère, se couchèrent auprès de son tombeau en versant des larmes abondantes. Diane, touchée de pitié, les métamorphosa en pintades, sur le plumage desquelles les taches blanches et rondes représentent les larmes. (Mylh.)
Méléagre, statue antique, au Vatican.
Méléagre, poète grec du IIe siècle av. J.-C, né à Gadara, m. à Cos, qui. a fourni le premier fonds de l'Anthologie grecque.
méléagrine n. f. Huître perlière.
— Encycl. La méléagrine ou pintadine (meleagrina margaritifera) appartient à la famille des aviculidés. On la trouve dans le golfe Persique, la mer Itouge, l'océan Indien. Elle peut acquérir une forte taille et fournit non seulement une nacre remarquable, mais encore les plus belles perles des pêcheries de Ceylan.
méléagris [griss] n. m. Nom scientifique du genre dindon.
mêlé-cassis et par abrée. mêlé-cass ou
mêlé n. m. Pop. Mélange d'eau-de-vie et de cassis.
Mélèce (saint), patriarche d'Antioche, né à Mélitène vers 310, m. à Constantinople en 381. Adversaire des ariens.il présida le concile d'Antioche et le premier concile œcuménique de Constantinople. Fête le 12 février.
Mélèce ou Mélice, évêque de Lycopolis, en Egypte, m. en 326. 11 fonda le schisme des Mélétiens.
mêlée [lé] n. f. Combat opiniâtre où les soldats de deux troupes ennemies s'attaquent corps à corps : se jeter au plus épais de la mêlée. Rixe -entre plusieurs individus. Lutte de paroles. Conflit quelconque : la mêlée des intérêts.
Melegari (Dora), femme de lettres d'origine italienne, née à Lausanne en 1849 : auteur de romans écrits en français (Expiation, la Duchesse Ghislaine, kyrie Eleison).
Melegnano. v. Mamgnan.
mêlement [man] n. m. Action de mêler.
méléna ou melaena \mi-u\ n. m. (du gr.
melaina, fém. de mêlas, noir). Flux intestinal noirâtre s'échappant par l'anus.
— Encycl. Le méléna apparaît chaque fois qu'une hémorragie importante se produit dans le tube digestif; suivant son origine, il est traumatique, idiopalhique ou symptomatique. Dans tous les cas, lorsque l'écoulement sanguin est abondant, on observe des coliques, de la tension abdominale, pâleur de la face, affaiblissement et rapidité du pouls, tendance aux syncopes, etc. Plus tard, les fèces deviennent rouges ou noirâtres (couleur de suie).
Le traitement consiste en un repos absolu, puis on utilisera l'ergotine, la caféine et on instituera une diète rigoureuse.
Melen, comm. de Belgique (prov. et arr. de Liège); 1.320 h. Clouterie.
Melendez Valdès (Juan), poète espagnol, né à Ribera del Fresno, m. à Montpellier (1754- 1817). Il excella dans la poésie bucolique et anacréontique.
mêler [lé] v. a. (lat. pop. misculare; de miscere, même sens). Mélanger des choses diverses : mêler de l'eau avec du vin. Emmêler, embrouiller : m/lerses cheveux. Joindre : mêler l'agréable à l'utile. Fig. Comprendre dans ; mêler quelqu'un dans une accusation. Mêler les cartes, les battre avant la partie : fig. Embrouiller une affaire. Se mêler v. pr. Se confondre : se mêler dans la foule. Se joindre : se mêler au cortège. Fig. Prendre soin : se mêler imprudemment d'une affaire. S'insrérer mal à propos : de quoi mus mêlez-vous? Le diable s'en mêle, il y a làdessous quelque influence inexplicable, mystérieuse. Ant. Démêler.
Melesse, comm. d'Ille-et-Vilaine, arr. et à 11 kil. de Rennes; 2.400 h.
Mêle-SUr-Sarthe (Le), ch.-l. de c. (Orne). arr. et à 22 kil. d'Alençon, sur la Sarthe; 740 h. Ch de f. O. Elevage. — Le cant. a 15 comm., et 5. ..80 h.
MeleSVille (Anne-Honoré-Joseph Duveyrier.
dit), auteur dramatique français, né à Paris, m. à Marly-le-Roi (1787-1865): il a fait représenter, seul ou en collaboration. 341 pièces.
mélétien ou mélécien [si-in] n. m. Partisan de Mélèce, évêque de Lycopolis.
melette [/è-:e] n. f. Genre de poissons physostomes, voisins des har e n g s , et que l'on r e ncontre dans presque toutes les mers du globe.
— Encyci.. Les melettes (meletta), que l'on appelle communément esprots, sprats, harangue te, abondent dans l'Océan, la Manche et la mer du Nord. On les pêche au (ilet et elles sont vendues, conservées en sel ou dans la saumure, «tous les noms d'anchois de Norvège, petits harengs de Norvège, etc. Une espèce des mers de l'Inde a la chair vénéneuse.
Melette.
Mêle» d'Kurope:
a, graine,.
meleze n. ni. (mot du patois des Alpes, dérivé de mel, miel). Genre de conifères : le mélèze recherche les sols meubles.
— Encyci,. Les mélèzes (larix) habitent les régions tempérées de l'hémisphère nord. On en connaît huit espèces. Le mélèze d'Europe est un arbre à feuilles caduques (fait rare chez les conifères), qui porte deux sortes de rameaux : les uns allongés, à feuilles espacées, les autres courts, à feuilles réunies en bouquets. Le mélèze, qui peut atteindre de 30 à 50 mètres de haut, fournit un bois rouge brun, résistant, facile à fendre, et qu'on utilise pour la construction des chalets de montagne et des conduites d'eau; de l'aubier, on retire la térébenthine et, des feuilles, la manne de Briançon.
Melfl, v. d'Italie (prov. de Potenza), au pied du mont Vultur; 13.000 h. Vins.
Melghir (chott), un des principaux chotts du Sahara algérien, au S. de l'Aurès. Etendue variable selon les saisons.
Il occupe le fond de la vaste dépression au-dessous du niveau de la mer qui suggéra au commandant Roudaire son projet de mer saharienne.
Melgven, comm. du Finistère, arr. et à 26 kil. de Quimperlé ; 2.950 h.
mélia n. m. Genre de méliacées, de l'Asie et de l'Océanie, dont l'écorce est fébrifuge.
méliacées [se] n. f. pi. Famille de plantes dicotylédones des régions chaudes du globe, dont certaines espèces ont des propriétés médicinales, et dont d'autres fournissent des bois à l'ébénisterie, S. une méliacée.
mélianthe n. m. Genre de sapindacées, comprenant des arbrisseaux à fleurs d'un rouge foncé, à grandes feuilles d'un vert glauque, dont on connaît plusieurs espèces du Cap : les feuilles des mélianthe» laissent exsuder une matière sucrée, que recherchent les peuplades indigènes.
Mélibée. Myth. gr. Une des filles de Niobé, surnommée Chlorie (du gr. k/Uôros, pâle), à cause de la pâleur de son visage, après qu'elle eut été épargnée par Diane.
Mélibée, un des bergers de Virgile, qui donne le réplique à Tityre dans la première églogue, et qui figure encore dans la septième.
mélicerte [sèr-te] n. m. Genre de vers rotateurs, vivant dans les eaux douces de France.
Mélicerte. Mylh. gr. Dieu marin, fils d'Athamas et d'Ino, qui devint un dieu marin sous le nom de Palémon.
Mélicerte, comédie pastorale de Molière, en deux actes et en vers (1666).
mélicoque [ko-ke] n. m. Genre de sapindacées.
— Encyci.. Les mélicoques, vulgairement knèpiers, sont des arbres et des arbrisseaux à fleurs blanches et odorantes, dont le fruit est souvent romestible ; les espèces connues appartiennent à l'Amérique tropicale.
Mélien, enne [li-in, é-ne), habitant ou originaire de Mélos ; les Mèliens. Adj. ; mœurs mèliennes.
mélier [li-é] n. m. Nom vulgaire du genre mélia.
melierax [mé-li-c-raks] n. m. Genre d'oiseaux rapaces.
— Encycl. Les melierax ou faucons chanteurs, ainsi appelés à cause de leur cri modulé en gazouillement, sont de taille médiocre. On en connaît huit espèces de l'Afrique.
meligèthé n. m. Genre d'insectes coléoptères clavicorties.
' — Encycl. Les melisèthes sont de petits nitidulidés abondants sur les fleurs des composées, les uns bronzés ou vert métallique, les autres noir et rose. On en connaît quinze espèces de l'hémisphère boréal.
MélikOV (Loris), officier et administrateur russe, né à Tiflis, m. à Nice (1826-1888). Il commanda dans le Caucase (1860, 1877) et, chargé de la répression des complots nihilistes après un attentat contre Alexandre II, il vécut dans la retraite après l'assassinat du tsar, qu'il n'avait pu empêcher.
Melilla, v. de l'Afrique septentrionale ; 2.000 h. Petit port sur la Méditerranée. A l'Espagne, qui y possède un pénitencier.
melilot [lo] n. m.
( du gr. melilôtos ; de mèli, miel, et lotos, lotus). Genre de légumineuses papilionacées.
— Encycl. Les mélilots (melilotus) sont des herbes annuelles ou bisannuelles a fleurs petites, jaunes ou blanches. On en connaît une di/.aine d'espèces des régions tempérées et t chaudes de l'hémisphère " nord. Presque toutes sont communes en France. Le mélilot bleu a des fleurs très odorantes ; on le cultive souvent dans les jardins. Le mélilot blanc constitue un bon fourrage. Le mélilot officinal possède des (leurs jaunes très parfumées et qui sont employées en pharmacie et en parfumerie.
méli-mélo n. m. Fam. Mélange confus et désordonné : un méli-mélo d'intrigues.
Mélin, comm. de Belgique (Brabant, arr. de Nivelles); 1.340 h. Carrières.
Méline (Jules), homme politique français, né à Remiremont en 1638. 11 a été président de la Chambre, ministre de l'agriculture, président du
Mélilot : a, Ileur : b, fruit.