‹ Le Larousse pour tousChapitre 151 sur 979 · MÉM · texte numérisé non relu

MÉM

Merabrons: I. l-.n zinc ; 2. A bnurseaux.

Memling.

LAH. P. TOUS

tant un crâne humain ou une tête décharnée pour servir de sujet de méditation sur la mort.

Memling [mèm-lin'gh] (Hans), peintre flamand, né vers 1435, m. à Bruges en 1494. Génie très original, à la fois puissant et ingénu, il a peint d'admirables Vierges, et déroulé, parmi des panoramas superbes, les scènes passionnantes de la vie du Christ et de saint Jean; citons : te Mariage mystique de Sainte Catherine et la Châsse de sainte Ursule à Bruges.

Memmi (Simone ou Simon Martini ou i>i Martino, dit), peintre italien, né à Sienne en 1284, m. vers 1344 ; auteur de fresques d'un remarquable coloris et de portraits. Ami de Pétrarque.

Memnon, personnage fameux des légendes de l'antiquité, fils de Tithon et de l'Aurore. Il fut envoyé par son père, roi d'Egypte et d'Ethiopie, au secours de Troie assiégée par les Grecs. Après avoir tué Antiloque, fils de Nestor, il périt lui-même de la main d'Achille. L'Aurore alla, les cheveux épars et les yeux baignés de larmes, se jeter aux pieds de Jupiter et le supplier d'accorder à son fils quelque privilège qui le distinguât du reste des mortels. Des faits merveilleux éclatèrent autour de son bûcher ; toutefois ces prodiges ne calmèrent pas la douleur de l'Aurore, et depuis elle n'a cessé, chaque matin, de verser des larmes ; c'est la rosée, à laquelle les disciples d'Apollon ont donné le nom poétique de pleurs de l'Aurore.

La célébrité attachée à Memnon lui vient surtout de la fameuse statue qui, selon la tradition grecque, lui avait été élevée aux environs de la ville de Thèbes, et qui paraît être en réalité le colosse du pharaon Aménôthês III. Lorsque les rayons du soleil levant venaient à la frapper, elle faisait entendre des sons harmonieux, comme si Memnon avait voulu saluer l'apparition de sa mère. Ce phénomène a été très naturellement expliqué par la nature du grès très dur et très dilatable de la statue, dont la surface, sous l'action de la rosée du matin et des premiers rayons de l'aurore, se fendillait avec bruit en multiples cassures.

mémoire n. f. (lat. memoria). Faculté de conserver les idées antérieurement acquises : la mémoire se cultive par l'usage. Souvenir : j'ai perdu la mémoire de ce fait. Réputation bonne ou mauvaise, qui reste d'une personne après sa mort : laisser une mémoire honorée. De mémoire, en s'aidant seulement de la mémoire : jouer de mémoire une symphonie. De mémoire d'homme, du plus loin qu'on se souvienne. Rafraîchir la mémoire à quelqu'un, rappeler quelque chose à quelqu'un. Mémoire de lièvre, mémoire courte, mémoire qui conserve mal les souvenirs. Pour mémoire, terme indiquant en comptabilité qu'un article mentionné, à titre de renseignement, n'est pas porté en ligne de compte. Liturg. Commémoration. La Mémoire, Mnémosyne. Les filles de Mémoire, les Muses. Paov. :

Mémoire rlu mal a longue trace, Mémoire du bien bientôt passe,

le ressentiment est plus durable que la reconnaissance.

— Encycl. La mémoire est la faculté de conserver et d'éprouver à nouveau des états de conscience passés en les reconnaissant comme passés.

Le souvenir est donc un état complexe, qui suppose, pour être parfait : 1° la conservation des impressions antérieures; 2° leur reproduction; 3° leur reviviscence; 4° leur localisation.

La mémoire ne suppose pas seulement une modification des éléments nerveux, mais aussi des associations dynamiques entre eux. Plus l'association aura été répétée, plus le souvenir sera tenace. C'est ce qui explique que les souvenirs les plus anciens sont les derniers à disparaître (loi de régression).

L'image rappelée doit ê're reconnue comme nous donnant la représentation de quelque chose de déjà perçu. Il faut donc la distinguer et des sensations actuelles et des fictions de l'imagination.

La mémoire s'explique par l'habitude, mais la mémoire a aussi ses habitudes, très différentes selon les divers individus (mémoire auditive, mémoire visuelle, mémoire motrice).

mémoire n. m. Etat de sommes dues : arrêter un mémoire. (Les mémoires de travaux et fournitures faits aux services publics doivent être établis sur papier timbré.) Mémoire d'apothicaire, facture démesurément grossie. Exposé des faits et moyens relatifs à un procès : les mémoires ne peuvent donner lieu à aucune action en diffamation. Dissertation scientifique ou littéraire : lire un mémoire à l'Académie. PI. Recueil des travaux d'une société savante. Relation écrite par ceux qui ont pris part aux événements (en ce sens, prend une majuscule) : les Mémoires de Saint-Simon.

Mémoires de Joinville, histoire de saint Louis et des Croisades entreprises par ce prince; récit plein de naturel, de sensibilité et de charme, source précieuse pour l'étude de la vie de saint Louis, dont le narrateur avait été l'ami et le confident.

Mémoires de Comines, ouvrage des plus précieux sur les règnes de Louis XI et de Charles VIII. C'est le récit vivant et clairvoyant d'un témoin oculaire, écrit dans une langue rapide et animée (1523).

Mémoires du cardinal de Richelieu, relation volumineuse, écrite quelquefois avec emphase, mais où se révèlent les hautes qualités politiques de l'auteur (xviic s.).

Mémoires du cardinal de Retz, un des chefsd'œuvre de notre langue pour l'intérêt du récit, le feu des peintures et l'appréciation des événements, n écrits, dit Voltaire, avec un air de grandeur, une impétuosité de génie et une inégalité qui sont l'image de sa conduite ». Ils sont particulièrement précieu] pour l'histoire de la Fronde, dans laquelle le car dinal avait joué un rôle considérable (xvn< siècle

Mémoires de M»c de Motteville, sur le règne de Louis XIII et la régence d'Anne d'Autriche; récit prolixe, mais écril.-'ver ln-.-iur.oiip ib- sine- rite, de -race et d'esprit. Ils sont très favorables à la reine Anne, dont M»' de Motteville était l'intime conliilrnte (xvii'- siècle

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