V. BATEAU. AlI.US. LITTÉR. V. AGITER. PROV. et LOC
prov. : C'est un aveugle qui mène l'autre, se dit d'un incapable qui prétend diriger un autre. Mener les poules pisser et les ramener sans boire, se dit d'un niais qui fait le contraire de ce qu'on lui commande. Tout chemin mène à Rome, les moyens les plus détournés peuvent produire le résultat désiré.
Menés, forme grécisée de Mani, le premier roi historique de l'Egypte, qui aurait détourné le cours du Nil.
ménestrandie [yiès-tran-di] n. f. Art du ménestrel. Troupe de ménestrels. Corporation des ménestrels. (Vx.) Syn.
MÉNESTRANDER1E, MÉ- NESTRANDISE.
menestre [ntstré] n. f. (ital. minestra): Potage. (Vx.) Docteur de menestre, parasite, affamé. (Vx .
ménsstrel m
trèl] n. m. (bas lat.
m * n i 8 lerialis). Au moyen âge, poète ou musicien qui composait des vers et allait les chanter dans les châteaux : les ménestrels s'accompagnaient de la viole. V. jom- ■ lii R. TROUBADOUR-
— Encycl. Le mol ménestrel signifiai! a l'origine « serviteur attaché à la personne d'un maître » ; peu à peu il en vint à désigner le serviteur spécialement chargé d>--s divertissements. Dans ce dernier sens, jongleur et ménestrel furent longtemps synonymes. Vers l<> xiv siècle, le mol - ménestrel commença à être réservé aux chanteurs ou uuisi
sien - engagés par un grand seigneur. Froissart fui un ménestrel. En 1397, les mênestriers — ainsi s'appelèrent dès lors les ménestrels — fournirent unicorporation qui avait à sa tête un roi nommé par le roi de France lui-même. Cette corporation fut assez bruyante, par suite de ses démêlés avec les antres musiciens, qu'elle voulait ranger sous sa bannière. Réorganisée par Louis XIV en 1707, elle disparut ;"-• la Révolution.
Menet, comm. du Cantal, arr. et à 31 kil. de Mauriac; 1.610 b. Carrières. . X
MenetOU-Salon, comm. du Cher, arr. et ;> 18 kil. de Bourges; 2.390 h.
ménétrier [tri-é] n. m. (même étymol. que ménestrel). Dans les campagnes, homme qui joue, du violon pour faire danser. (Dans leurs kermesses. Van Ostade et Teniers ne manquent jamais de reirésenter des ménétriers. Citons particulièrement : 'e Ménestrel villageois, de Van Ostade [musée de l'Ermitage] et le Ménétrier, de Teniers [La Haye].;
ménetrière n. f. Femme qui joue du violon pour faire danser.
menette [nè-/e] n.f. Prude, dévote. Adjectiv. C'est une sœur menette, c'est une personne prude, dévote.
meneur, euse [eu-ze] n. Personne qui mène Fig. Personne qui dirige une intrigue, une coalition : on arrêta tous les meneurs de la conspiration. N. m. Celui qui conduit une dame par la main (Peu us.) Meneur d'ours, individu qui exhibe des. ours dans les rues. N. f. Personne qui amène des. nourrices à Paris, ou qui place les nouveau-néa chez des nourrices de province.
Ménexéne (le), dialogue de Platon, contenant une oraison funèbre, curieux pastiche de l'éloquence des rhéteurs du temps.
MengS [pr. allem. mén'ghs] (Raphaël), peintre allemand, né en Bohême, m. à Rome (1728- 1779); artiste habile, mais froid.
Son chef-d'œuvre est V Apothéose de Trajan.
Meng-Tseu ou Men-
CÏUS [min-si-uss], philosophe chinois, petit-fils de Confurius.
Après avoir longtemps médité et commenté les livres sacrés de la Chine, il écrivit le Traité de morale qui l'a immortalisé (tv« s. av. J.-C.) . , , , Menhir.
mentlir [mè-nir] n. m. icelt.
men, pierre, et hir, long). Pierre debout, qui est
Ménestrels.
un monument mégalithique; nommé aussi pierrelevée : les menhirs sont nombreux en Bretagne.
méniane n. f. (lat. msenianum). Petite terrasse ou balcsn en avant-corps, dans les constructions romaines ou italiennes.
ménidés [dé] n. m. pi. Famille de poissons acanthoptères, renfermant les picarels, mendoles et genres voisins. S. un mênidé.
Menier [ni-t] (Emile- Justin), industriel et économiste français, né à Paris, m. à N'ois iel 11826-1881), où il avait organisé une importante cliocolaterie. 11 créa au Nicaragua d'immenses plantations de cacao et institua pour ses ouvriers des fondations philanthropiques.
Menier (Paulin), acteur français, né à Nice, ni. à Paris (1822-1898). Il obtint de grands succès à l'Ambigu et à la Porte-Saint-Martin dans le drame populaire.
MénigOUte, ch.-l. de c. (Deux-Sèvres), arr. et à 26 kil. de Parthenay, au-dessus de la Vonne ; 1.010 h. —Le cant. a 11 comm., et 9.100 h.
ménil ou mesnil [mê-nil] n. m. (du lat. manere, rester). Maison. Village. (Vx mot qui est resté dans certains noms propres de lieux ou de personnes.)
Ménil (Le), comm. des Vosges, arr. et à 27 kil. de Rcmireinont, sur le Ménil, affl. de la Moselle . 1.330 h. Tissage mécanique.
ménilite n. f. Sorte d'opale impure, formée, comme cette pierre précieuse, de silice hydratée.
ménille [Il mil., e] n. f. Manche servant aux papetiers pour lever les mises. Boucle qui servait à enchaîner les forçats.
ménillette [ni, Il mil., è-te] n.f. Grosse pi
d'épis de blé que l'on coupe en même temps que la paille et que l'on fait sécher verticalement
menin n. m. (espagn. menino). En Espagne, nom donné aux jeunes nobles désignés pour eti les compagnons des enfants de la famille royale. En France, gentilhomme attaché autrefois au service du Dauphin.
la méningite
Menin, v. de Belgique (Flandre Occidentale, an' de Courtrai), sur la Lys, qui la sépare du département du Nord ; 19. KO h. Tabac, tissus.
llieniïiage n. m. Office de menin.
Meninas (las) ou les Filles d'honneur, chefd'œuvre de Velasquez, musée de Madrid. Au premier plan, l'infante Marie-Marguerite d'Autriche, jeune fdle de huit à dix ans, s'amuse aveeses dames d'honneur(7neninas); à gauche, Velasquez l'ait le portrait de Philippe IV et de la reine : à droite, un nain et une naine jouent avec un chien.
menine a. f. (espagn. menina) Femme de qualité, attachée à la personne d'une jeune princesse espagnoleméninge n. f. (du gr. ménigx,
membrane). Nom des trois membranes enveloppant le cerveau et la moelle épinière : les trois méninges sont : la dure-mère, l'arachnoïde et la pie-mère.
méningé, e adj. Qui a rapport aux méninges : artères méningées
méningette [jè-te] n. t. Nom
donné parfois a la pie-mère.
méningien, enne [ji-in,
è-ne] adj. Qui appartientaux méninges.
méningine n. f. Nom donné parfois à l'arachnoïde.
méningisme [j-'s-me] n. m.
Ensemble de symptômes qui se présentent dans diverses maladies infectieuses : grippe, fièvre typhoïde, etc., et qui rappellent ceux de la méningite. méningite n. f. Maladie causée par l'inflammation des méninges : la méningite tuberculeuse est généralement mortelle.
— Encycl. Méd. Les maladies des méninges comprennent 1 hémorragie méningée ou pachymêningite (v. ce mot), la méningite aiguë, la méningite tuberculeuse et une forme épidémiqm térébro-spinal . épidémigue.
Méningite aiguë. L'inflammation atteint très rarement la dure-mère ; au contraire, la pie-mère et l'arachnoïde sont toujours prises. Elle donne naissance à un épancaem:nt purulent. Elle s'observe dans les traumatismes crâniens ou est due à la propagation d'une otite ou d'une inflammation nasale ou oculaire; elle survient souvent dans les maladies infectieuses. On observe une période d'éréthisme et une période asthénigue, qui consiste dans une résolution générale des forces, une torpeur, un coma profond. Le diagnostic est généralement facile ; le pronostic est grave; la guérison laisse souvent des troubles de l'intelligence. Le traitement consiste en une diète et un repos absolus.
Méningite tuberculeuse. Elle est surtout fréquente chez les jeunes enfants. On remorque comme signes la rétraction du ventre en bateau, la position en chien de fusil, le cri hydrencéphaligue, plaintif et très vif. La mort survient par asphyxie. Le traitement est le même que eelui de la variété précédente.
Méningite cérébro-spinale épidémigue. La maladie s'étend à toutes les méninges. Le pronostic n'est pas toujours fatal.
— Art vélér. La méningite est assez fréquente chez le cheval et chez le chien ; elle se caractérise par du coma ou du vertige plus au moins furieux. Le traitement consiste en saignées, en antiseptiques internes et injections de sérum artificiel.
méningitique adj. Qui a rapport à la méningite.
niéningOCèle n. f. (de méninge, et du gr. kèlè, tumeur). Tumeur du crâne, remplie de sérosité et constituée par une hernie de la pie-mère.
méningo-encéphaiite n. f. inflammation
des méninges et de 1 encéphale, méningite compliquée d'une encéphalite,
méningomalacie [si] n. f. (de méninge, et du gr. malakos, mou). Ramollissement des méninges.
mémngO-myélitB n. f. (de méninge, et de myélite). Inflammation de la moelle épinière et des méninges.
Menippe, philosophe grec, de l'école des eynv ques^ né à Gadara. Esclave, puis affranchi, il s'enrichit par l'usure, puis perdit sa fortune et se pendit de désespoir (me s. av. J.-C).
Ménippée (satire), célèbre pamphlet politique dirigé contre la Ligue, et dont les principaux auteurs sont : P. Pithou, N. Rapin, Passerai et Pierre Le Roy ; c'est une œuvre de bon sens courageux, patriotique, qui favorisa l'avènement de Henri IV. Le récit de la procession burlesque de la Ligue, ainsi que la grande scène de l'ouverture des états généraux. où chacun des meneurs vient livrer le secret de sa conduite, enfin la magnifique harangue patriotique du représentant du Tiers, d'Aubray. en sont les passages principaux, le style est plein de verve, d'ironie, d'esprit, et atteint souvent à la plus haute éloquence (1594).
méniscoïde [nis-là-i-de] adj. En forme de ménisque, de croissant.
ménispermacées [nis-j>ér-ma-sé] ou méni- Spermées [nis-pèr-mé] n. f. pi Famille de plantes dicotylédones dialypé taies, renfermantune trentaine de genres de l'Asie et de l'Amérique tropicales. S. une ménispermacée ou ménispermée.
ménisperme [nis-pèr-me] n. m. Genre de plantes dicotylédones, type de la famille des ménispermacées, originaire de l'Amérique du Nord, et dont les espèces sont cultivées en Europe dans les jardins.
ménisque [nis-he] n. m. (du gr. mèniskos, croissant). Verre convexe d un cité et concave de l'autre: ménisque divergent, convergent. Surface concave ou convexe, qui se forme à l'extrémité supérieure d'une colonne de liquide contenue dans un tube. Cloison fibro-cartilaginense, que l'on rencontre dans certaines jointures. Ornement de bijouterie, en forme de croissant.
Menitré (La), comm. de Maine-et-Loire, arr. et à 22 kil. d'Angers, sur la Loire: 1.C00 h.
Menu (Barthélémy), peintre suisse, né et m. à Genève (1 815-189:1), fondateur du groupe des humanistes, pour qui l'art doit être en harmonie avec le milieu cosmique et le milieu social.
Mennecy, comm. de Scine-et-Oise.arr. et à 8 kil. de Corbeil, sur l'Essonne ; 1.550 b. Ch.de f. P.-I..M.
Las Meninas, d'après Velasquez.
Mennetou-sur-Cher, ch.-l. de c. (Loir-et-
Cher), arr. et à 15 kil. de Romorantin ; 1.160 h. Ch. de f. Orl. — Le cant. a 8 comm., et 7.110 h.
Mennevret, comm. de l'Aisne, arr. et à 30 kil. de Vervins; 1.78U h.
mennonisme [mèn-no-nis-me] n. m. Doctrine des mennonites.
mennonite [mtn-no] ou mennoniste [mèn-
no-nis-te] n. m. Membre d'une secte anabaptiste fondée vers loOG, par Menno Simonis. (On en trouve encore en Hollande, en Allemagne, en Suisse et aux Etats-Unis.)
Menno SimoniS, réformateur hollandais, né à Milmarsum, m. près de Lubeck < i'f98-loui). Il fut le fondateur de la secte des mennonites.
ménole n. f. Bâton garni d'une planche ronde et trouée servant à battre le beurre.
menologe n. m. (du gr. mrn, menos, mois, et logos, discours). Calendrier, martyrologe des chrétiens srecs.
menon n. m. Bouc qui marche à la tète des troupeaux transhumants. Chèvre du Levant, dont la peau sert à la fabrication du maroquin.
ménopause [pô-ze] n . f. (du gr. mèn, mois, et pausis, cessation}. Cessation définitive des règles.
— Encycl. La ménopause a lieu ordinairement de quarante-cinq à cinquante ans ; lorsqu'elle est proche, on observe des troubles divers : palpitations, pesanteurs dans le ventre, élancements, démangeaisons vulvaires, migraines, bouffées de chaleur au visage, etc. C'est l'nf/e critique de la femme; après lui, la santé est souvent mieux équilibrée qu'avant cette période.
ménopon n. m. Genre d'insectes hémiptères, parasites sur divers oiseaux.
ménorragie [no-ra-jf] n. f. (du gr. min, mois, et rhagè, rupture). Flux excessif des règles.
— Encycl. Le plus souvent la ménorragie est un symptôme pathologique d'une maladie de l'utérus ou de ses annexes. Le repos au lit et les injections d'eau très chaude sont d'excellents palliatifs. Il importe surtout d'instituer le traitement de la cause.
ménorragique [no-ra-ji-ke] adj. Qui a rapport à la ménorragie : flux ménorragique.
ménorrhée n. f. Syn. de menstrues.
ménOStase [nos-ta-ze] n. f. (du gr. mèn, menos,' mois, et stasis, arrêt). Pathol. Rétention du llnx menstruel.
Menot (Michel), prédicateur français, né vers 1440, m. à Paris en 1518. Ses Seru.ons, célèbres de son temps, renfermentdespassages burlesques et bizarres.
menotte [no-te] n. f.
(rad. main). Main, dans lelangage des enfants. PI. Liens de fer ou de corde dont on Menotte»,
entoure les poignets des prisonniers. Fig. Mettre les menottes il quelqu'un, lui enlever toute liberté d'action.
menotter \no-té) v. a. Attacher avec des menottes : menotter un prisonnier.
Menou "Jacques-François de), général franç;iis. né à Boussay (Indre-et-Loire), m. à Venise (1150-1810). Il commanda l'armée d'Egypte après l'assassinat de Kléber, mais, battu par les Anglais à Canope, il dut capituler à Alexandrie.
Menouf, v. d'Egypte, sur le canal de Menoufieh ; 22.000 h. Riz. coton.
menouille [nou, Il mil., c] n. f. Arg. Argent.
Mens [manss], ch.-l. de c. (Isère), arr. et à 42 kil. de Grenoble; 1.G50 h. Patrie d'Accarias. Toiles. — Le cant. a 11 comm., et 5.120 h.
mens agitât molem. mots lat. signif. : L'esprit nient la masse. Commencement d'un ver, de Virgile [Enéide, VI, ~i21), placé dans une explication panthéiste et stoïcienne du monde, et signifiant qu'un principe spirituel anime le monde. S'emploie dans un sens un peu différent pour désigner tout ce qui marque l'empire de l'intelligence sur la matière.
mensaire [man-sè-re] n. m. (lat. mensarius). Antiq. rom- Nom donné à des magistrats romains,