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MÉONIE

mesnil [mès-nil"] n. m. (bas lat. mansile). Petite ferme, petite habitation de campagne.

Mesnil (Le) [mé-nii], comm. de Maine-et-Loire, arr. et à 34 kil. de Cholet ; 1.230 h.

Mesnil-sur-Oger (Le) [mé-niV], comm. de

Ia Marne, arr. et a 14 kil. d'Epcrnay; 1.690 h. Bons vins blancs.

méso (du gr. mesos, qui est au milieu). Préfixe entrant dans la composition de plusieurs mots.

méSOblaste n. f. Biol. Syn. de mésoderme.

mésobranche [;o] adj. (du préf. méso, et de branchie). En parlant des annélides, Qui a les branchies placées sous les anneaux de la région moyenne du corps.

mésOCarpe r=o] n. m. (du préf. méso, et du <rr. karpos, fruit). Substance charnue ou filandreuse, qui est contenue entre l'épidermc et la pellicule interne de certains fruits. N. f. Algue des eaux douces.

méSOCéphale [30] adj. (du préf. méso, et du gr. kephalè, tête). Qui est situé au milieu du cerveau.

meSOCéphalique adj. Qui appartient au mésocéphale.

méSOCÔlon [zo] n. m. (du préf. 'méso, et de côlon). Repli du péritoine, qui soutient le côlon.

mesoderme [so-dèr-me] a. m. (du préf. méso. et de (ferma, peau). Anat. Feuillet moyen, situé entre l'ectoderme et l'endo lerme.

méSOderillique [zo-dèr] adj. Qui a rapport au mésoderme.

méSOépididyme n. m. (du préf. méso, et de êpidid'jme). Repli séreux double, qui unit le corps de l'épididyme au testicule.

mesofl'rir [zo-frir] v. n. Offrir d'une marchandise moins que sa valeur. Peu us.)

mésogastre [zo-ghas-tre] n. m. (du préf. méso, et du gr. gaster, tros, ventre). Région de l'abdomen, située entre les régions épigastrique et hypogastrique.

mésogastrique [zo-ghas-tri-ke] adj. Qui eot situé au milieu du ventre.

méSOglOSSe [zo-glo se] adj. (du préf. méso, et du gr. gïtissa, langue',.

Qui est situé au milieu de la langue.

mésogone >> n.f.

Qenre d'insectes lépidoptères , comprenant des noctuelles assez grandes, dont on connaît plusieurs espèces de l'hémisphère boréal.

mésolabe;3o]n.m.

(du préf. nieso, et du gr. lambanein, prendre). Ancien instrument de mathématiques, formé de trois parallélogrammes mobiles sur une coulisse, qui donnait des moyennes proportionnelles.

mésolemme [zo-lè-me] n. m. (du préf. meso, et du gr. lemma, feuille). Feuillets de régénération ou de Dourgeonnement de l'embryon, situé, comm ■ le mésoderme, entre l'ectoderme et l'endoderme et provenant de l'un ou l'autre de ces trois feuillets.

mésolOgie [zo-lo-ji] n. f. (du préf. méso, et du gr. logos, science). Partie de la biologie qui traite des rapports des milieux et des organismes.

— Encycl. On divise la mésologie en : 1« mésologie spéciale, qui étudie les conditions chimiques et physique* de la vie de l'individu, et l'influence qu'elles exercent ou qu'elles ont exercée sur l'apparition et le développement des fonctions et des organes ; 2° mésologie générale, qui étudie les rapports et les influences réciproques des milieux et des espèces.

mésologique [zo] adj. Qui a rapport à la mésologie et aux milieux : doctriyies mésologiques.

mésomètre [zo] n. m. (du préf. meso, et du gr. métra, matrice). Repli du péritoine, qui, chez les mammifères, unit l'utérus aux parois abdominales,

mésomorphose [zo-mor-fô-ze] n. f. (du préf. meso, et du gr. morphé, forme). Forme de régénération, dans laquelle une partie d'un organe est remplacée à l'intérieur, sans prolifération des surfaces cutanées.

ruésomphale [zon-faAe] n. m. (du préf. meso, et du gr. omphalos, nombril }. Ombilic.

mésonéphros [zo-ni-frost] n. m. (du préf. meso, et du gr. nephros, rein). Forme de l'évolution embryonnaire du rein.

Mèsonero Romanos (Ramon), écrivain espagnol, né et ru. à Madrid (1803-1882), auquel on doit de curieuses études des mœurs madrilènes.

mésophragme [zo] n. m. (du préf. meso, et du gr. phragma, clôture). Cloison qui sépare le second segment thoracique du premier. (C'est le second diaphragme du thorax des insectes.)

méSOphryon [zo] n. m. 'du préf. meso, et du gr. ophruts, sourcil). Partie de la face située entre les sourcils.

mésophyte rzo] n. m. du préf. meso. et du gr. phuton, plante). Nom d> la partie germée d'une graine d'où partent la tige et la racine.

méSOpithèque [zo-pi-tè-ke] n. m. Genre de singes fossiles dans le tertiaire d'Europe.

Mésopotamie (mot qui signifie entre les fleu ves), région de l'Asie ancienne, entre l'Euphrate .-' l'O. et le Tigre h l'E. Ce fut, dans l'antiquité, une région d'une opulence remarquable, d'une exception nelle beauté, et le siège d'une suite de civilisation-. tnciennes, antérieures même à la civilisation chinoise. V. Chaldée, Assyrie, Susiane.

Mésopotamieil, erme [zo, mi-in. è-ne], habitant ou originaire d • la Mésopotamie : les Mésotiens. Adj. : les tn [antiennes.

mésopotamique

Mo] adj. De la Mésopotamie.

meSOSa [mi-za-za] ' lire d'insectes cores longicornes, comprenant de petites formes grises ou noirâtres, variées de. jaune et de blanc, dont on connaît quelques espèces de l'hémisphère boréal.

méSOStemum [sos-fèr-nom'] n. m. Partie moyenne du sternum. Éntom. Face inférieure du mésothorax, qui porte les pattes de la deuxième paire.

mésothoracique [zo] adj. Qui appartient au mésothorax.

méSOthorax \zo-to-raks] n. m. Anat. Partie moyenne de la poitrine. Zool. Deuxième division du thorax des insectes.

mésotriasique [zo-tri-a-zi-ke] adj. Se dit de

la partie moyenne du système triasique.

mésoyage [zoi-ia-je] n. m. Petite culture qui se fait a la bêche.

meSOZOaire [zo-zo-é-re] n. m. (du préf. meso, et du gr. zoon, animal). Animal composé d'une grande cellule centrale, entourée par une couche de cellules vibratiles plates, et qui fait le passage entre les protozoaires et les métazoaires.

mésOZOÏque [zo-zo-i-ke] adj. Se dit des terrains de l'ère secondaire.

Mesquer, comm. de la Loire-Inférieure, arr. et à 27 kil. de Saint-Nazaire ; 1.410 h. Bains de mer.

mesquin \mès-kin], e adj. (ital. meschino). Chiche, ladre : être mesquin datis son ménage. Qui annonce de la parcimonie: repas mesquin, l-ig. Qui manque de noblesse : sentiments mesquins. Qui a peu de grandeur, d'importance : un monument mesquin. Ant. Riche, généreux, grandiose.

mesquinement [més-ki-ne-man] adv. D'une manière mesquine.

mesquinerie [mès-ki-ne-ri] n. f. Caractère de ce qui est mesquin. Economie sordide ; action mesquine Ant. Richesse, générosité, magnificence.

meSS [niéss] n. m. (m. angl. dérivé du franc mets). Salle où mangent, en commun, les officiers ouïes sous-officiers d'un régiment. Groupe des officiers ou des sous-officiers ainsi réunis.

MeSSaC, comm. d'Ille-et-Vilaine, arr. et à 31 kil. de Redon ; 2.030 h.

message [mè-sa-je] n. m. (b. lat. missaticum , du lat. missus, envoyé). Commission de dire ou de porter quelque chose : être chargé d'un message. La chose elle-même : porter, recevoir un message. Communication officielle du pouvoir exécutif au pouvoir législatif, ou d'une Chambre à une autre.

messager [mèsa-jé], ère n. Qui fait un message. Conducteur de voiture ou de coche qui fait un service de dépêches, de marchandises, de messageries en général. Ce véhicule lui même. Le messager des dieux. Mercure. La messagère du jour, l'Aurore. Les messagères du printemps, les hirondelles. Messager de malheur, porteur d'une mauvaise nouvelle.

Messager (^-Indré-Charles-Prosper), compositeur français, né à Montluçon en 1853 ; compositeur distingué et gracieux, à qui l'on doit notamment des opéras-comiques et des opérettes : les P'tites Michu, Véronique, la Basoche, etc. Il devint en 1908 directeur de l'Opéra.

messagerie [me-ta-je-rï] n. f. Service de voitures pour le transport des voyageurs et des marchandises. Maison où est établi ce service. Transport qui s'effectue rapidement par chemin de fer ou par bateau : les messageries maritimes. Marchandises envoyées par le chemin de fer.

— Encycl. Au xvme siècle, les services de messageries étaient encore peu nombreux, mal faits et fort lents. Turgot y apporta de grandes améliorations et forma la première entreprise générale de messageries. Le mauvais état des chemins rendait alors les voyages très longs. On mettait 12 jours pour aller de Paris à Strasbourg. Au début du xixe siècle les grandes compagnies de messageries en abaissant leurs tarifs firent disparaître les petites entreprises de transports. Les chemins de fer amenèrent la disparition des compagnies de messagerie ; il ne subsiste plus aujourd'hui que de petites entreprises locales, et la compagnie des Messageries nationales, auxquelles sont affiliées les Messageries nationales, service de paquebots, dont la direction est à Marseille.

messagiste [mè-sa-jis-te] n. m. Entrepreneur de messageries.

MeSSaline, épouse de l'empereur Claude, fameuse par ses débauches, mère de Britannicus et d'Octavie. En l'an 48. elle voulut épouser le consul Silius, le plus beau, disait-on, de tous les Romains. Claude, après avoir feint de consentir à ce mariage, la fit mettre à mort.

MeSSancy, comm. de Belgique (Luxembourg, arr. d'Arlon) ; 2.210 h.

Messapie, région delà Grande Grèce (ancienne Italie méridionale), habitée par les Pediculi. les Calabri et les Messapii (auj. la Calabre). Les habitants étaient appelés Messapiens, ennes.

messe [mè-se] n. f. (lat. missa). Sacrifice du corps et du sang de Jésus-Christ, qui se fait à l'autel par le ministère du prêtre : la messe est la cérémonie principale du culte catholique. Messe haute, syn. de grand'messe. Messe basse, messe dont toutes les parties sont lues et récitées et non chantées. Musique composée pour une grand'messe : Palestrina a écrit de remarquables messes. Honoraires donnés à un prêtre pour qu'il dise une messe à telle intention : vivre de ses messes. Livre de messe, livre qui contient l'office de la messe et des prières à l'usage de ceux qui y assistent. Fonder une messe. attribuer des fonds à la rétribution du prêtre qui dira, à certaines dates une messe, à une intention déterminée. Messe reuge ou du Saint-Esprit, messe qui, avant 1901, était célébrée devant les magistrats parisiens à la rentrée des vacances. Faut. Messe de i hasseurs, de voyageurs, messe rapidement dite. Dire une messe basse, causer à voix basse. Occull. Messe noire, cérémonie du culte infernal, parodie licencieuse de la messe. Prov. : Il ne faut pas se fier à une personne qui entend deux messes, les dévotions outrées ne sont pas une preuve d'honmhi . Ai. lus. msT. Paris vaut bien une messe, mot attribué ' Henri IV au moment de sa conversion au catholicisme. On le rappelle à propos de quelqu'un qui sacrifie à son intérêt ce qui est ou parait être son devoir, et souvent avec des variantes appropriées aux circonstances

— Encycl D'après la doctrine traditionnelle de l'Eglise, résumée et définie par le concile de Trente,

< I non seulement un sacrement, mais aussi un véritable sacrifice. Le sacrifice eucharistique est le centre même de toute la religion chrétienne ,

aussi l'Eglise catholique fait-elle aux fidèles un grave de\oir d'y assi .ter au moins chaque dimanche et à chacune des grandes fêtes de l'année. L'Eglise permet au céléurant. d'appliquer l'intention de la messe à des uns particulières, comme le bien spirituel ou temporel des vivants, la délivrance des âmes du purgatoire ou la glorification des saints. La messe, au point de vue liturgique, se compose de parties d'importance inégale. On y dislingue : lo la préparation ; 2» l'instruction ; 3" l'oblation ou offertoire ; 4» le canon, précédé de la préface et du sanctus ; 5° la communion ; 6° l'action de grâces (communion et post-communion). La messe ne peut être offerte que sur un autel consacré, fixe ou portatif. Les vases sacrés sont le calice et la patène. Le prêtre revêt les ornements sacrés, manipule, étole, chasuble, ainsi qu'une longue robe blanche appelée aube. L'aube recouvre une pièce de lin appelée amict. Un cordon serre l'aube à la taille. Le prêtre est assisté, aux messes basses, d'un servant, aux chantées, d'un diacre et d'un sous-diacre. Le célébrant doit toujours avoir observé le jeûne eucharistique. Aussi la messe est-elle célébrée seulement le matin et jusqu'à midi et même une heure. L'évêque peut permettre au prêtre de biner, c'est-à-dire de célébrer deux fois la messe dans un seul jour. Le jour de Noël, à partir de minuit, le prêtre peut célébrer trois fois la messe.

Messe de Bolsène [la), fresque de Raphaël, au Vatican (Chambres), où le peintre a représente une tradition suivant laquelle, sous le pontificat d'Urbain V, un prêtre, qui doutait de la transsubstantiation, aurait vu couler le sang de l'hostie qu'il venait de consacrer dans l'église Sainte-Christine, à Bolsène.

messéance [mè-sé] n. f. Caractère de ce qui est messéant. (Peu us.) Ant. Bienséance.

messéant [mè-sé-an], e adj. (de messeoir). Malséant, contraire à la bienséance : tenue messéante. Ant- Séant, bienséant.

MeSSei, ch -1. de c.(Orne), arr. et à 17 kil. de Domfront;1.030h.Ch.def.O.— Le cant. a 10 comm.; 7.810 h.

Messeix, comm. du Tuy de-Dôme, arr. et à 52 kil. de Clermont, près de la Dordogne; 2.150 h.

MeSSène, v. du Péloponèse, anc. capit. de la Messénie. Elle s'élevait au pied du mont Ithome. C'est aujourd'hui un village appelé Messcn, ou Mavromati.

Messénie, ancienne contrée du Péloponèse, capit. Mcssène. Les Messéniens furent soumis par les Spartiates après deux longues guerres (vu0 siècle av. J.-C.) et réduits à la condition d'ilotes, mais Epaminondas les délivra du joug lacédémonien en 369 et releva leur ville, qui fut le centre d'un Etat libre jusqu'à la dissolution de ligue Achéenne.(Hab. Messéniens.)

Messénien, enne [mè-sé-ni-i», t-ne], habitant ou originaire de la Messénie : les Messénieits. Adj. : les Spartiates conquirent le sol messénien.

Messéniennes [les], douze élégies patriotiques de Casimir Delavigne ; poésies écrites au lendemain des désastres de la France en 1815, et dont le sentiment national assura la popularité. C'est là que se trouve l'émouvant récit delaMortde Jeanne d'Arc. Laforme en paraît aujourd'hui factice et surannée (1818-1822).

messeoir [mé-soir] v. n. (préf. mes, et seoir. — Se conj. comme seoir.) N'être pas convenable : cet ajustement messied à votre âge. Ant. Seoir.

messer [mè-sèr] n. m. (de l'Haï, messcre, même sens). Messire. Messer gaster, l'estomac.

meSServir [mè-sbr] v. a. Desservir. (Vx.)

Messiade (la), poème épique en vingt chants, polie poète allemand Klopstock (1748-1773). Le poète chante la venue de l'homme-Dieu, sa passion et son ascension ; il suit fidèlement les traditions du Nouveau Testament. Les récits, les dialogues, les tableaux, les chants lyriques y alternent ; la versification, le rythme, sont d'une perfection classique. La Messiade contribua à accomplir et à enrichir la langue allemande.

messianique [mè-si] adj. Qui a rapport au Messie : les traditions messianiques furent toujours vivaces chez les Juifs.

messianisme [mè-si-a-nis-me] n.m. Croyance au Messie ; attente du Messie.

messianiste [mé-si-a-nis-te] n. Partisan du messianisme.

messianité \mè-si] n. f. Caractère de messie.

meSSiaque [mé-si-a-ke] adj. Qui a rapport au Messie. Syn. de messianique.

messidor [mè-si] n. m. (du lat, messis, moisson, et du gr. doron, don). Dixième mois de l'année républicaine en France (du 20 juin au 19 juillet). V. calendrier.

Messie [mè-si] n. m. (de l'hébr. maschiah, oint). Libérateur envoyé de Dieu, que les anciens prophètes ont promis aux Juifs, et que les chrétiens reconnaissent et adorent en Jésus-Christ (s'écrit toujours avec une majuscule) : les Israélites d'aujourd'hui attendent encore le Messie. Etre attendu comme le Messie, être attendu impatiemment.

— Encycl. Au sens propre, le nom de Messie désigne, dans les livres saints, l'envoyé céleste, le rédempteur futur, qui devait sauver Israël et le monde A toutes les époques de son histoire, ce fut le rôle du peuple de Dieu de préparer la venue du Messie ; ce l'ut sa pensée perpétuelle de le désirer et de l'attendre; il vécut de cette espérance. Il y était encouragé par les oracles des prophètes, qui pendant vingt siècles annoncèrent la grande « nouvelle » et dans des tableaux successifs, dessinèrent d'avance la physionomie du « Désiré des nations ». Les Juifs, malgré les prophéties dont ils sont dépositaires, ont refusé de voir en Jésus l'envoyé céleste qu'annonçaient leurs oracles. La grande majorité de la nation persista ii attendre un Messie, restaurateur delà puissance temporelle de la patrie juive. Cette espérance inspira diverses révoltes, dont la principale fut celle de Barcochebas (132-137) sous l'empereur Adrien. Aujourd'hui la plupart des docteurs j un ne voient plus dans les doctrines messianiques que l'annonce imagée des destinées providentielles de leur race.

messier [mè-si-é] n. m. (du lat. messis. moisson). Homme préposé à la f-ardo des fruits de la terre, à l'époque de leur maturité, adjectiv.; garde messier.

messieurs [mè-si'-ci(]. PI. de monsieur.

MES

MES

Messieurs de Bois-Doré {les Beaux), roman de cape et d'épéo, par G. Sand (18B8), oeuvre poétique el

romanesque, dont l'action se passe dans lu Berry sous Louis XIII. Dans cette œuvre éminemment idéaliste, où les héros sont aimables, généreux, liabiles, il faut louer l'agréable peinture de la vie de château au xvn» siècle.

Messimy, comm. du Rhône, arr. et à 1S kil. de Lyon, au-dessus du Garon; 1.210 h. Ch. de t. O.- Lyonnais.

Messin [mè-sin], e, habitant ou originaire de Metz: les Messin», Ailjeetiv. : la population messine.

MeSSine, v. de Sicile, sur le phare ou détroit de Messine, détruite le 28 déc. i'JOX par un tremblement de terre qui fit périr les deux tiers de ses habitants (environ 108.000). Patrie de Dicéarque, d'Evhémère

Messine (détroit ou phare de), entre l'Italie et la Sicile; il laii communiquer la mer Tyrrhénienne avec la mer Ionienne.

Messines, comm. de Belgique (Flandre-Occidentale, arr. d'Ypres); 1.400 h.

messire [mè-ss-re] n. m. (de mes, anc. cas sujet de mon, et de sire)- Titre d'honneur, signil'. monseigneur, que l'on donna d'abord à tout personnage d'un rang distingué, puis à tout homme noble. Titre que se donnaient les prêtres, les avocats, les médecins. Poire de messire Jean, poire rousse, cassante et sucrée, qui mûrit en automne.

Mesta. llisl. Association formée au XVI' siècle par les grands propriétaires de la Castille, de Léon et de l'Éstrainnaure. Ce syndicat, qui exerça le droit de justice, ruina les cultures en prétendant imposer le libre passage des troupeaux.

mesto adj. m. (m. ilal.) Musiq. Triste et plaintif. Adagio mesto, adagio exécuté avec un sentiment de tristesse.

mestre [mès-lrc] n. m. Ancienne orthographe du mot maître. Mar. V. meistre. Mestre de camp, commandant d'un régiment aux xvic et xvn" siècles. N. f. Mestre de camp, première compagnie d'un régiment d'infanterie ou de cavalerie. PI. des mestres de camp.

mestre [mês-tre] n. m. (orig. provenç). Grand mât des galères.

méSUa n. f. Genre de clusiacées, comprenant des arbres de l'Inde, dont le bois très dur est susceptible d'un beau poli. (C'est le buis de fer de Ccylan.)

mesurable [zu] adj. Qui peut se mesurer : grandeur mesurable.

meSUTage [zu] n.m. Action de mesurer. Arpentage.

mesure [zu-re] n. f. (lat. mensura). Evaluation d'une quantité faite d'après son rapport avec une quantité de même espèce, prise comme unité et comme terme de comparaison : la mesure du temps, des longueurs. Unité servant à cette évaluation : se servir de mesures fausses. Dimension : prendre mesure d'un habit. Quantité d'objets, déterminée par l'évaluation de leur volume: acheter trois mesures de vin. b'iij. Moyen de comparaison et de juste appréciation : le droit est la mesure de la liberté. Métriq. Quantité de syllabes exigées par le rythme: vers qui n'a pas la mesure. Musiq. Division de la durée d'un air en parties égales, qui sont indiquées d'une manière sensible dans l'exécution : battre ta mesure. Barre de mesure, barre qui coupe verticalement la portée, et qui sépare les mesures entre elles. Cadence qui règle l'exécution d'un morceau et les pas des danseurs : chanter, jouer, danser en mesure. Fia. Précaution, moyen : prendre des mesures infaillibles. Borne: cela passe toute mesure. Modération, retenue : manquer de mesure. Etre en mesure, en état de. Faire bonne mesure, donner à un acheteur un peu au delà de ce qui lui revient. Avoir deux poids et deux mesures, traiter différemment des personnes ou des choses identiques. Combler la mesure, pousser les choses à l'extrême. Donner sa mesure, montrer ce qu'on peut faire. Dans la mesure de, en proportion de. Loc. adv. : Outre mesure, avec excès. A mesure, au fur et à mesure, successivement et à proportion. Loc. conj. : A mesure que, à proportion et en mêmct"mps que.

— Encycl. Métrol. Pour mesurer les objets qui nous entourent, il faut les rapporter à des unités ou étalons de même nature Si nous considérons l'étendue suivant une, deux ou trois dimensions, nous ferons appel à des mesures de longueur, de surface ou de volume. Nous apprécierons la masse des corps au moyen de mesures de poids ; enfin, nous fixerons la valeur des choses matérielles avec des mesures monétaires-

Dans l'antiquité, chaque peuple imagina des mesures appropriées à ses conditions d'existence, d'où la grande diversité des premiers systèmes.

Dans les Etats barbares qui s'édifièrent après la chute de l'empire d'Occident, la métrologie reposa d'abord sur le système des mesures romaines; puis, bientôt, de nouvelles unités s'introduisirent dans les différents royaumes de l'Europe, venant gêner les transactions commerciales de peuple à peuple. Charlemagne tenta, un des premiers, d'obtenir, par le capitulaire d'Aix-la-Chapelle, l'emploi par tous ses sujets de prototypes uniformes (789). Charles le Chauve déclara dans î'édit de Pistes (864) que les mesures usuelles devaient être conformes aux modèles déposés dans son palais. Mais, durant la période féodale, le droit d'étalonnage appartint au seigneur, et, comme la taxe payée constituait un excellent revenu, chaque hobereau eut intérêt â posséder des unités particulières. Philippe le Bel, puis Philippe V, essayèrent en vain de réagir contre cette confusion. François 1er (1540) et Henri III (157b) ne furent pas

Elus heureux. Au siècle suivant, l'abbé Mouton eut eau proposer un système emprunté à la grandeur de la terre (1670). on n'en continua pas moins à se servir en France de mesures variant d'une province à une autre, parfois même de ville à ville.

Jusqu'à la Révolution, on employa comme unité principale de longueur la (Oise, qui se subdivisait en 6 pieds. Le pied représentait 12 pouces: le pouce, 12 lignes, et la ligne, 12 points. L'aune, qui servait pour les étoffes, valait 3 pieds 7 pouces 10 lignes. Pour les mesures itinéraires, il y avait la lieue terrestre de 25 au degré et la lieue de poste ou petite lieue de 2.000 toises. Dans la navigation, on comptait par lieue marine de 20 au degré. Les mesures de superficie comprenaient la toise carrée = 36 pieds carrés ; le pied carré = 144 pouces carrés ; le poui e carré = 144 lignes carrées; lu ligne carrée = 144 points carrés.

Anciennes mesures françaises avant l'adoption du système métrique.

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