‹ Le Larousse pour tousChapitre 185 sur 979 · h. Ch. de f. P.-L.-M · texte numérisé non relu

h. Ch. de f. P.-L.-M

mieux [mi-eu] adv. (lat.

melius). D'une manière plus

avantageuse, plus accomplie (sert de comparatif à

bien) : cet enfant travaille mieux qu'il ne travaillait

autrefois. Elremieux, seportermieux. Aller de mieux en mieux, faire toujours quelque progrès. Tant mieux, expression de satisfaction dont on se sert pour se féliciter d'une chose. Faute de mieux, à défaut d'une chose plus avantageuse, plus agréable. Le mieux, la mieux, avec la plus grande perfection (sert de'superlatif à bien). Le mieux du monde, on ne peut pas mieux, aussi parfaitement que possible. De mon mieux, aussi bien qu'il m'est possible. Prov. : Mieux vaut tard que jamais, il est préférable de faire son devoir après l'heure que de ne pas le faire du tout N. m. Etat meilleur: le mieux est l'ennemi du bien. Loc. adv. : Au mieux, aussi bien que possible. A qui mieux mieux, a l'envi l'un de l'autre. De son mieux, aussi bien qu'il peut. Adjectiv. : il n'y a rien de mieux que ce que vous dites. Prov. : Le mieux est l'ennemi du bien, en poursuivant la perfection, on risque de tout gâter.

mieux-disantjîn-eu-(/i-;nn].e adj. Qui parle mieux que les autres: personne mieux-disanle.

mieux-être [mi-eu-ze-tré] n. m. Bien être supérieur, position, situation meilleure.

mieux-faisant [mireu-fe-zan], e adj. Qui se conduit mieux que les autres. (Peu us.)

mièvre adj. D'une gentillesse prétentieuse: les tableaux de Boucher sont souvent mièvres. Par ext. Chétif : enfant bien mièvre. Autref., vif. espiègle.

mièvrement N'ian] adv. Avec mièvrerie.

mièvrerie [ri, ou mièvreté n. f. Caractère

de ce qui est mièvre : la mièvrerie du style de Florian. Action d'une personne mièvre.

mi-fort n. m. Esc,-. Partie de l'épée, entre la garde et la pointe.

mi-fruit n. m. Partage égal des produits d'une métairie entre le propriétaire et le fermier.

Migennes, comm. de l'Yonne, arr. et à 11 kil de Joigny; 2.470 h. Ciment.

mignard [gnar . e adj. Qui a une gentillesse mignonne : un enfant mignard. Qui affecte une gentillesse mignonne : un parler mignard. N. m. Ce qui est mignard. Genre mignard.

Mignard ',,„„• \ (Nicolas), peintre français, dit Mignard d'Avignon, parce qu'il s'établit dans cette ville, né à Troyes, m. à Pans (1606-1668,. 11 exécuta de nombreux portraits et fut chargé de travailler à la dé- Coration des Tuileries. — fiERp.E, frère du précédent, peintre d'histoire et de portraits, né à Troyes, m. a Pa- 1610-1695), a peint la Blotre du dôme du Vatde-

tllitfi k i>a''is' .f ',le nombre"* portraits, tableaux religieux ou mythologiques et une série de Viinjes

Wilhem Van Mi

Mignard*

fort admirées de son temps, qui reçurent le nom Batteur de mignardes.

mignardement [man] adv. D'une façon mignarde.

mignarder [dé] v. a. (de mignard). Traiter délicatement : mignarder un enfant. Exécuter avec afféterie : mignarder son style.

mignardise [di-ze] n f. Grâce délicate : mignardise des traits. Action ou parole mignarde : les mignardises d'une coquette. Soutache enjolivée servant de garniture. Variété de petit œillet.

Mignault, comm. de Belgique (Ilainaut), arr. de Soignies: 1.310 h.

Migne (l'abbé Jacques-Paul), théologien français, né a Samt-Flour. m. à Paris (1800-1875); fondateur du journal l'Univers, éditeur de précieuses encyclopédies theologiques. telles que la Patroloqie latine et les Orateurs sacrés.

Migné, comm. de la Vienne, arr. et à 7 kil de Poitiers, près de l'Auxance; 2.270 h. Ch. de f. Et. Mignet [gnè] (François-Auguste-Marie), hist.o-

à Aîv ... A *■»__■ ,.~Â~ ,

Paris ( 1 796-1 884J ;

rien français, né à Aix remarquable par la sûreté de son érudition et de son jugement. On lui doit une remarquable fl/sloiVet/e.il/naeS.'uar.', une Histoire de la Révolution Française et des études sur la Rivalité de François /" et de Charles-Quint. Mignet se recommande, comme écrivain, par un style pur et serré, souvent brillant.

mignon, onne [o-ne]

adj. Délicat, gentil : bouche mignonne. Argent mignon, argent comptant qu'on peut dépenser en superfluités. Péché mignon, celui que l'on commet le plus souvent, et sans grand remords : la coquetterie est le péché mignon des jeunes filles. .

dresse, en parlant à un enfant, à une femme : ma mignonne. Personne favorite. N. m. Favori. Spécialem. Giton; jeune homme servant à de h nteux plaisirs. Nom des favoris de Henri III (Saint-Mégrin, Quélus, Maugiron. d'O, Schomberg, Joyeuse, d'Epernon, etc.). Ce qu'il y a de mignon dans une cLosî : le mignon d'un madrigal. Ant. Enorme, grossier. Mignon, personnage du Wilhelm Meister, de

Mignet.

Terme de ten-

éations

inales et

Gœthe, l'une'd.

les plus touchan tes. C'est un type dont la poésie" et les benux-arts se sont emparés

Mignon, opéra-comique en trois actes, poème de Michel Carré et de Jules Barbier, inspiré de Gœthe, musique d'Ambroise Thomas. Mignon, fille du vieux Lothario, autrefois enlevée par une famille de bohémiens, a été réduite par eux au plus durservage.

Protégée par le riche Wilhelm Meister, elle s'éprend de lui.

Mais l'indifférence de Wilhelm et les coquetteries de la comédienne Philine la désespèrent. Lolhario, qui, depuis la disparition de sa fille, parcourt le inonde à sa recherche, dans une douce folie, la console, sans la reconnaître encore. Dans son aveugle dévouement, sa paternelle pitié, et pour venger Mignon des moqueries de la comédienne, il met le feu au théâtre où doit jouer Philine. Mignon elle-même resterait dans les flammes, si Wilhelm Meister ne la sauvait, pour la garder ensuite près de lui. Au cours d'un voyage en Italie, Lothario et Mignon, se trouvant dans leur château abandonné, se reconnaissent et Mignon peut enfin laisser éclater sa tendresse pour Wilhelm. Mignon est l'œuvre capitale du compositeur; partition 'colorée, pathétique, tout empreinte de poésie (1866).

mignonne [gno-ne] n. f. Petit caractère d'imprimerie, de sept points. Poire d'un rouge foncé Prune longue et jaune.

mignonnement [gno-ne-manUiv. D'une manière mignonne.

mignonnesse [gno-ni-se] n. f. Gentillesse, ce quil y a de mignon : la mignonnesse des petits cierges. (Peu us.)

mignonnet, ette [gno-nè, t-le] adj. Petit et mignon : un enfant mignonnet.

mignonnette [gno-nè-te] n. f. Dentelle très fine. Galons ou lacets imitant le travail du fuseau. Poivre concasse en gros grains, dont on assaisonne les huîtres. Petil œil let. Petite chicorée sauvage.

Caillou lin MiKn„,,„eiie..

pour sabler les allées. Typogr. Syn. de mignonne.

mignonneuse [gno-neu-ze] n. f. Dentelière

en point d Alençon.

mignoter [gno-té\ v. a. Fam. Traiter délicatement : mignoter un enfant.

mignotise [ti-ze] n. f. Fam. Flatterie, caresse.

MlgOUlinskaïa, v. de Russie (prov. du Don) sur le Don; 20.000 h.

MIL

l,^i^r,ain6t['i'r'!-'le] "' f' (F- àémikrania; de (ton, a demi et kraniun, crâne). Douleur qui n'aflecte qu'un côté de la tête.

— Encycl La migraine s'observe à tous les â»rs mais surtout, d une part, au moment de la pubeî-té et, d autre part, dans l'âge mur, aussi bien chez les hommes que chez les femmes. Elle parait résulter d une intoxication générale à élection nerveuse ou dune déminéralisation organique. Elle est fréquente chez les neurasthéniques, les dyspeptiques/tes »-outteux, les arthritiques et aussi dans l'anémie la chlorose, la fièvre typhoïde et la tuberculose.

En dehors du traitement de la cause, qui s'impose naturellement, beaucoup de médicaments ont été préconisés contre le syndrome lui-même • quinine, antipyrine, antifibrine, acétanilide, etc. On doit autant que possible éviter les préparations opiacées. migraine [grè-ne] n. f. Nom ancien et dialectal de la grenade.

migrateur, trice adj. (lat. migmior, trix).

Qui émigré : oiseaux migrateurs.

migration [si-ori] n. f. (lat. migratio). Action de passer d un pays dans un autre pour s'y établir Voyages que certains animaux entreprennent à des époques périodiques : les migrations des hirondelles les ramènent à chaque- printemps da?is nos pays.

— Encycl. Les migrations d'animaux adultes peuvent être considérées comme subordonnées à 1 instinct de conservation : défaut d'aliments (certains singes), variations de la température (oiseaux) nécessité de la reproduction (poissons); quelquefois les conditions mécaniques (courants marins courants aériens) semblent seules intervenir. Les migrations du pigeon voyageur paraissent être d'origine plus complexe. Les animaux à migration font toujours preuve d'un sens extraordinaire de direction dont la nature exacte nous échappe.

migratoire adj. Qui a rapport aux migrations: un mouvement migratoire.

MigUel(doinMarie-Evariste),roidePort.ugal né a Lisbonne, m. àBonnbach (1802-1866). Il s'empara du trône en 1828, mais dut abdiquer en 1834- devant le soulèvement de San Pedro appuyé par une flotte anglaise

miguelisme [ghé-lis-me] n.m. Attachement à la cause de dom Miguel, roi de Portugal.

migUéliste [ghé-lis-te] n. m. Partisan de dom Miguel.

mihrab [mi-rab'] n. m. Sorte de niche pratiquée dans la muraille d'une mosquée, et où se place limam, la face tournée dans la direction de La Mecque, pour guider les assistants dans la prière , mi-jambe \jan-be](&) loc. adv. A la hauteur du milieu de la jambe : l'eau monte à mi-jambe

mijaurée [jô-ré] n. f. Femme qui a de petites manières affectées et ridicules : faire la mijaurée.

mijoter [té] v. a. Faire cuire doucement et lentement : mijoter du bœuf à la mode. Fig. Préparer • le longue main : mijoter un complot. V. n Bouillir cuire lentement: bœuf qui mijote dans le pot Fia' Se préparer lentement : vengeance qui mijote.

mikado n. m. Terme par lequel les étrangers désignent l'empereur du Japon. (Les Japonais n'emploient guère ce mot qu'en poésie; ils désignent plus ordinairement l'empereur par les appellations de tenslu [fils du ciel], tenno [empereur céleste I, shuio souverain maître], etc.)

mikadonal, e, aux adj. Qui appartient au mikado : sceau mikadonal.

mikanier [ni-e] n. m. Genre de composées tubuhflores, comprenant des plantes volubiles à fleurs blanches qui sont célèbres dans l'Amérique tropicale comme remède contre la morsure des serpents et les lièvres paludéennes.

Mikhaïlovskoé, v. de la

Russie d'Asie (Transcaspienne), point de départ du chemin de fer Transcas- ;.ien; 2.000 h.

MlkSZath (Coloman), romancier hongrois, né a Szklebonya en 1849, auteur des Récits villageois slovaques.

mil [mil'] n. m. Sorte de massue dont on se sert en gymnastique pour des exercices analogues à ceux des haltères.

mil [m iT] adj. num.

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