‹ Le Larousse pour tousChapitre 186 sur 979 · V. MILLE · texte numérisé non relu

V. MILLE

mil n. m. ilat. mi-

liuill). V. MILI.El'.

milady n. f (déformation des mots anglais my, ma, et lady, dame). Nom donné en France a une dame anglaise de qualité. PI. des miladns

mi-lame

[lè-ne] n.* m.

Etotfe moitié fil, moitié laine.

Adjectiv.: tissu .

mi-laine.

milan n

m . (lat. mil-

rus). Ornith.

Genre d'oiseaux rapaces , propres aux

tempérées de l'ancien monde :

milan royal est commun

France. Ichtyol. Nom vulgaire

d'un trigle, appelé aussi grondin

rouge.

— Encycl. Ornith- Le milan

atteint 1 "' , 50 d'envergure; il a

la queue longue et fourchue. Cruel

et sanguinaire, il chasse le menu

gibier, les petits rongeurs et se

rend nuisible dans les basses-

cours.

Milan d'Or (ordre militaire

du), ordre japonais fondé en 1891

par Moutsou- Ilito, qui prit cet oiseau comme symbole de l'ordre, parce que le premier empereur du' Japon aurait été, suivant la tradition, conduit à la victoire par un milan. Cet ordre est conféré aux militaires ou marins ayant milan.

participé effectivement a des faits de guerre; sept classes, à chacune desquelles est allouée une pen-

MUs

ré

: le

fions chaudes et

Ordre du Milan d'Or

MIL

sion qui va de 200 francs à 3.000 francs (100 a l 100 yens) ; le ruban est \ert, avec une bande blanche sur chaque boni.

Milan, v. aitaii.- , capit. de

la Louibanlie, anc. capit. au Milanais, ch.-l. de la prov. de Milan sur la r. g. de l'Oluna ; 492.000 h (Milanais) Archevêché, cal lie drale, nombreuses écoles, bibliqthèque Ambrosienne, mus..'; églises richement ornées, pa lais; commerce important. Grande fabrication de soieries.- Patrie d" Ferrari, Beccarja. Manzoni, Pic IV, Grégoire XIV.— La prov.

Milan ObrénovitchlV,

né à Jassy en 1854, m. à Vienne en 1901, roi de Serbie en 1882; il abdiqua en 1889 en faveur de son fils Alexandre. Milan épousa, en 1875, Natalie Kechko.

Milanais [né] (le), anc. Etat du nord de l'Italie, tour à tour conquis et perdu par les Français au xvi« siècle. Capit Milan.

Milanais, aise [né, t-ze], originaire ou habitant de Milan : les Milanais. Adjectiv. : population milanaise. N. f. Cordonnet formé d'un fil central sur lequel s'enroulent deux brins de soie peu serrés, et qui s'emploie pour garnir les boutonnières.

milandre n. m. Genre de galéidés des mers chaudes et tempérées, comprenant des squales de petite taille, vivant au fond de l'eau, et qui se rendent nuisibles en détruisant les appâts des pécheurs et en chassant le poisson.

milaneau [nô] n. m. Jeune milan.

Milanesi (Gaetano), historien et critique d'art italien, né à Vienne, m à Florence (1813-1895) ; érudit éditeur de Vasari.

mi'anière n. f. Endroit où l'on élève des milans pour la chasse.

mildiou ou mildew [mil-di-ou] n. m. (m. angl.). Maladie de la vigne, caractérisée par des taches couleur de rouille et causée par un champignon microscopique.

— Encïcl. Le mildiou, qu'on appelle aussi faux oïdium, rouille des feuilles, rosée de farine, etc., est originaire des Etats-Unis et a été importé en Europe

Mildiou : I. Feuille de vigne mil.lmusée (face inférieure) : 2. Coupe d'un fragment de feuille mildiou;ée montrai] L en dessous (très grossies) les végétations du plasmopara; 3. Partie très grossie de la fi g. 2 (s spores de plasmopara ; m, mycélium : st, stomates de la feuille ; r, rameaux conidiopliores ; o, oospores ; c, conidies.

avec les vignes américaines. Il est occasionné par un champignon de la famille des péronosporées (plasmopara viticola), dont le mycélium vit dans les tissus de la vigne, y déterminant différentes affections connues sous les noms de rot gris, rat brun. Ce mycélium émet par les stomates des feuilles des rameaux conidiophores terminés par des organes reproducteurs (conidies), que le vent disperse, et qui, dans des conditions favorables d'humidité, donnent naissance à des cellules nouvelles (zoospores, oospores). propagatrices du fléau. Le plasmopara attaque aussi bien les fruits que les feuilles de la vigne, et c'est, après le phylloxéra, une des plus redoutables maladies de cette plante.

Le traitement est uniquement préventif et consiste en épandages de bouillies cupriques à l'aide de pulvérisateurs. On fait trois sulfatages qui, suivant la latitude, commencent en mai ou juin pour se continuer à des intervalles de trois à cinq semaines.

mildiOUSé [zé], e adj. Attaque par le mildiou.

Miléna, reine de Monténégro, née en 1847. Fille du votvode Pierre Voukotitch, elle épousa en 1866 le prince Nicolas. Elle lui a donné neuf enfants dont la reine Hélène d'Italie.

milésiaque n. et adj. V. milésien.

Milésien, enne [zi-in, è-ne] ou milésiaque habitant ou originaire de Milet : les Milèsiens. Adj. : coutumes milésiennes. Contes milèsiens, contes erotiques, qui furent réunis, au n« s. av. J.-C, par Aristide de Milet. et dont on retrouve la trace dans les contes de Pétrone, Apulée, Boccace, La Fontaine.

Milet [le], anc. v. de l'Asie Mineure, port sur la mer Egée. Ce fut, au vie siècle av. J.-C, une ville d'une richesse et d'une prospérité uniques, dont les colonies peuplèrent les côtes de l'Hellesponl. Prise par les Perses, puis révoltée contre eux, en 504, elle subit un nouveau siège, suivi d'un atroce pillage. Patrie de Thaïes, d Anaximandre, d'Anaximène, d'Hécatée, d'Aspasie, d'Esehine, d'Aristide, etc. Milet fut le siège de l'école philosophique d'Ionie. (Hab. Milèsiens.)

MilhaC-de-Nontron, comm. de la Dordogne, arr. et à 10 kil. de Nontron ; 1.460 h. Ch. do f. Orl. Nickel, manganèse.

Milhau (Edouard, comte), général et homme politique français, né à Arpajon (Cantal), m. à Aurillac 11768-1833). Général de cavalerie, intrépide, il se rendit célèbre à la tête de ses cuirassiers.

Milhaud, comm. du Gard, arr. et à 7 kil. de Nîmes, sur la Vislre ; 1.370 h. Ch. de f. PL. -M Vignobles.

Milher (Edouard Hermil, dit), acteur français, né à Marseille, m. a Aix-les-Bains (1834-18981; comique plein d'originalité.

1814, chef-d'œuvre de Meissonier (1864), épisode de la campagne de France ; Napoléon, à cheval, et suivi de son état-major, sur un chemin boueux, effondré, semble plongé dans une sombre mélancolie. Physionomies

expressives ; ex.Tiilii.il

d'une finesse et d'une précision admirables.

miliacé, e [si]

adj. Bot. Qui ressemble au millet | un Hum

miliacées [se] n.

f. pi. Tribu de graminées, dont le genre millet [milium) est le type. S. une miliacèe.

miliaire [lte-re]

adj. ( lat. miliarus ; de milium, mil). Se dit de toute élevure à la peau qui ressemble à un grain demi! Fièvremiliaire. Syn. de SUETTE miliaire, N. f. Eruption survenant à la suite de transpirations exagérées.

— Emcyci.. Pathol.

La miliaire est formée de petites vésicules ayant à peine le volume d'un grain de

millet, entourées d'une aréole rosée. La miliaire s'observe dans la suette, le typhus, les fièvres intermittentes, les rhumatismes, etc. Le traitement est subordonné à celui de la cause.

— Art vitér. La fièvre miliaire, rofle ou feu d'herbe, est une variété de Yéchauboulure, urticaire qui apparaît brusquement au printemps lorsqu'on fait consommer pour la première fois au cheval, au bœuf, au mouton, des plantes vertes : on la prévient en mélangeant l'herbe nouvelle avec du vieux foin.

Miliana, v. d'Algérie (Alger), ch.-l. d'arr. et de subdivision militaire; 8.430 h. Orangers, oliviers. A 91 kil. d'Alger. — L'arr. a 154.000 h.

miliasse [li-a-se] n. f. Espèce de bouillie, faite avec des grains ou plutôt avec de la farine de grains de mil ou de maïs.

milice n. f. (lat militia). Corps de troupes; armée. Avant 1789, troupes de bourgeois et de paysans destinée à faire partie de l'armée régulière ou des troupes urbaines : les milices je distinguèrent à Malplauuet. Auj., garde nationale. Troupe non permanente de soldats citoyens. Fig.

La milice céleste, les saints, les anges.

Milice de Jésus - Christ (Ordre de la), ordre religieux et militaire fondé par saint Dominique en 1209, pour la défense de la foi. Les membres de cet ordre furent connus (à partir du xiii" s.), sous les noms de chevaliers de Jésus- Christ, du Bosaire, de Saint- Dominique, de Saint - Pierre martyr et de la Bienheureuse vierge Marie glorieuse ou Gaudenti de Venise. Cet ordre, enrichi à travers les siècles de nombreux privilèges et indulgences, fut restauré (188G-1887),

par le pape Léon XIII. Aujourd'hui, les membres sont divisés en deux classes : frères et chevaliers, et l'admission est toujours précédée d'un noviciat. L'insigne est une croix fleurdelisée, partie et coupée blanche et noire, suspendue à un ruban blanc moiré, avec large bordure noire et filet clair au milieu. Il y a aussi un costume de l'ordre.

milicien [si-iri] n. m. Soldat de la milice : les miliciens tonkinois.

milieu n. m. (de mi, et lieu). Centre, endroit également éloigné des extrémités : le milieu d'une table. Endroit éloigné des bords: s'avancer au milieu de la foule. Moment également éloigné de deux termes déterminés: le milieu du siècle. Endroit à peu près également éloigné d'un commencement et d'une fin : le milieu d'un volume. Moyen terme, transaction : trouver un milieu pour arranger une affaire. Lieu dans lequel on se meut : plante qui prospère dans un milieu humide. Sphère intellectuelle, morale oti sociale; société habituelle: Hre influencé par son milieu. Sphère morale ou sociale : être sorti de son milieu. Il n'y a pas de milieu, il faut prendre un parti ou l'autre. Juste milieu, v. juste-milieu. Loc. prép.: Au milieu de, parmi. Aubeau milieu, en ■plein milieu de, juste au milieu.

Milieu (empire du), nom que les Chinois donnent à leur pays, qu'ils ont considéré longtemps comme le centre du monde.

militaire [tè-re] adj. (lat. militaris; de miles, itis, soldat). Qui concerne la guerre, l'armée, les soldats : art militaire. Qui aime la guerre: le Japon est un peuple militaire. Honneurs militaires, honneurs rendus par des troupes en armes, dans des cas prévus par les règlements, [lettre militaire, précise. Service militaire, v. service. N. m. Celui qui fait partie de l'armée : un brave utilitaire. Etat militaire : passer du civil dans le militaire. Gens de guerre : le civil et le militaire.

Militaire de Savoie (ordre), v. Savoie.

militairement [te-re-tuan] adv. D'une manière militaire : vivre militairement. Par la force armée : point militairement occupé. Résolument, rapidement : conduire militairement une affaire. Avec exactitude: repas servi militairement.

militant [tan], e adj. et n. Qui lutte, qui combat: parti militant; les militants d'une idée. Théol. Eglise militante, assemblée de fidèles sur la terre.

militarisation [:sa-si-on] n. f. Organisation militaire : lu militarisation des pompiers de Paris. Action de faire prédominer les goûts, les habitudes militaires.

militariser [zè] v. a. Donner une organisation militaire ou faire prédominer les goûts, les habitudes militaires à : militariser un pays.

MIL

militarisme [ta-ris-me] n. m. Se dit. généralement en mauvaise part.de la prépondérance exagérée de l'élément militaire dans une nation.

Ordre de la Milice de Jésus-Christ.

1SH, par Meiasonier.

militariste [ris-te] adj. et n. Partisan des doctrines du militarisme ou de sa prépondérance dans la nation.

militer [té] v. n. (lat. militari; de miles, itis,

soldat). Combattre, lutter : on est souvent peu juste quanti on milite. Fin. Etre probant, déterminant: circonstances qui militent contre un accusé.

MiliZaC, comm. du Finistère, arr. et à 13 kil. de Brest; 1.950 h.

Mill (James), historien, économiste et philosophe anglais, né à Northwater-Bridge, m. à Kensing ton (1773-1836). Il appliqua aux sciences morales la méthode positiviste.

Mill (John Stuart). économiste, publiciste et philosophe anglais de l'école expérimentale, fils du précédent, né à Londres, m. à Avignon (1806-1873). On lui doit : Système de logique, l'Utilitarisme, Examen de la philosophie d'Bamilton. Adversaire de l'intuitionnisme, il fonde sur l'expérience individuelle et sur l'association d'idées la réalité du monde extérieur et celle des esprits. En morale, il a posé comme principe fondamental du devoir la poursuite du bonheur général.

Il se rattache directement à Hume et à l'empirisme du xvnie siècle.

millade [/; mil.; n. f. Syn.

de MIMASSE.

MillaiS [mi-lè] '(sir John Everett), peintre anglais d'histoire et de portrait, un des chefs des préraphaélites, né à Southampton, m. à Londres (1829- 1896). Citons de lui : Ferdinand et Ariel, l'Enfance du Christ, Ophélia, le Proscrit royaliste, etc.

millas [mi, Il mil., a] n. m. Sorte de gâteau fait de farine de maïs cuite à l'eau, et que l'on mange frite ou en grillades assaisonnées de sucre.

Millas [mi, Il mil.. a<s], ch.-l. de c. (Pyrénées- Orientales), arr. et à 15 kil. de Perpignan, sur la Tét; 2.210 h. Ch. de f. M. Bons vins ordinaires. — Le cant. a 9 comm. et 10.900 h.

Millau ou Milhau [Il mil., 6], ch.-l. d'arr. (Aveyron), sur le Tarn; 18.700 h. (Millavois). Ch. de f . Orl.. à 49 kil. de Rodez. Houille, fabriques de gants de peau.

Patrie de Bonald, Planard- — L'arrond. a 9 cant., 50 comm., 61.030 h. Le cant. a 7 comm. et 22.230 h.

Millaud (Albert), littérateur français, né et m. à Paris (1836-1892); il a donné au théâtre, le plus souventen collaboration :

Madame l'Archiduc, Si niche, Lilli, Mam'zelle Nitouche, la Femme à papa, etc.

Millay, comm. de la Nièvre, arr. et à 30 kil. de Château-Chinon ; 1.510 h.

mille [mi-le] n. m. (lat. mille). Mesure itinéraire qui valait chez les Romains mille pas. Mesure usitée en Angleterre, en Italie, en Allemagne, etc., et variant suivant les pays : le mille anglais vaut 1 609 mètres. Mille marin, soixantième partie du degré d'un grand cercle de la sphère terrestre, c'est-à-dire 1.852 mètres. PI. des milles.

mille [mi-le] adj. num. (lat. mille). Dix fois cent: deux mille hommes ; l'an deux mille avant J.-C. Nombre indéterminé, mais considérable : courir mille dangers. Fam. Des mille et des cent, de grandes sommes d'argent. Mettre dans le mille, réussir complètement. Les Mille, nom des compagnons de Garibaldi dans l'expédition de Sicile en 1860. N. m. Nombre composé de mille unités. Chiffre représentant des mille. Quantité de mille objets: un mille d'épinyles.

— Encycl. Métr. Le mille, unité de quatrième ordre, vaut dix fois cent unités. Il est représenté dans la numération écrite par 1.000. Les Romains représentaient le nombre mille par M, qu'ils reportaient une, deux, trois fois, etc., à la droite d'ellemême pour écrire les nombres 2.000, 3.000, 4.000, etc.

— Gramm. Mille, exprimant une idée de nombre, est toujours invariable : dix mille hommes. On écrit mil (et non mille) quand on désigne une date de l'ère chrétienne: l'Exposition de mil neuf cent. Cependant on écrit l'an mille : les terreurs de l'an mille. Quand on désigne une date précédant la naissance du Christ, on écrit mille : l'an mille neuf cent av. J.-C.

Armes de Millau.

MIL

Mille et une Nuits (les), charmant recueil de contes arabes en partie d'origine persane (xiv« s.). Le roi de Perse Shehriyar, ayant été convaincu de l'infidélité de sa femme, résolut d'en prendre une tous les soirs et de la faire étrangler le lendemain matin. La fille de son vizir. Shehrazade, s'étant offerte pour cette union, demanda comme seule grâce que sa sceur Dinarzade passât la nuit dans la chambre nuptiale. Le roi ayant consenti â ce désir, Dinarzade pria sa sœur, au milieu de la nuit, de lui narrer une de ces histoires qu'elle savait si bien. Le récit ayant vivement intéressé Shehriyar, il décida de ne livrer sa femme au bourreau que le lendemain, pour en entendre la lin. La même scène se passa le lendemain et indéfiniment, si bien que la mille et unième nuit, le roi, ravi de l'esprit et de la fidélité de Shehrazade, renonça à ses projets barbares. Chaque matin, la sultane avait développé un sujet nouveau, sans que son imagination s'épuisât à dérouler l'écheveau de ces fictions orientales, les aventures de Sindbad le marin, du calife Haroun-al-Raschid, d'Ali- Baba et des quarante voleurs, d'Aladin et de la lampe merveilleuse, etc. Sous le voile ingénieux de l'apologue, ces contes si riches et si poétiques, spirituels au surplus, peignent admirablement les caractères et les mœurs de l'Orient, et surtout l'audace et l'artifice des femmes tenues dans l'esclavage doré des harems. Ces contes ont été traduits en français d'une façon gracieuse, mais incomplète et peu exacte, par Galland (1704) puis in extenso par Mardrus (1900).

mille-canton n. m. Très petit fretin, qui, en nombre considérable, se montre aussitôt après l'éclosion du frai.

millée [Il mil., é] n. f. Graine de millet décortiquée et cuite daus du lait ou du bouillon.

mille-fanti n. m. Espèce de pâte de vermicelle.

mille-feuille feu, II mil-, e] n. f. Nom vulgaire d'une espèce d'achillée et d'autres plantes dont les feuilles sont découpées en tous sens. PI. des mule-feuilles.

(On écrit aussi milleeeuili.e.)

— Encyci.- La mille-feuille (achillea m illefolium), appelée encore herbe aux coupures, herbe aux charpentiers, aux voituriers, etc., est une plante vivace, qui croît au bord des chemins, dans les pelouses sèches. Ses feuilles, sessiles, longues et étroites, sont divisées en une infinité de segments; ses fleurs, blanches ou roses, sont réuni es en capitules.

La mille-feuille entre dans la composition de l'alcoolat vulnéraire.

millefiori n. m. invar.

[motital. signif. : mille fleurs).

Nom donné à des objets de verre dans l'intérieur desquels on voit une espèce de mosaïque représentant des fieurs.

mille-fleurs \fleur]n.t.

Substance composée d'un grand nombre de fleurs distillées. Eau de millefleurs, urine de vache qu'on prenait autrefois comme remède. Huile de mille-fleurs, huile qu'on extrayait jadis de la bouse de vache.

mille-graines n. f. Nom vulgaire des herniaires, de la radiole et des oldenlandies.

millénaire [mil-U-ni-re] adj. (lat. millenarius). Qui contient mille. N. m. Chiffre exprimant le nombre mille. Dix siècles ou mille ans. Nom donné à divers écrivains chrétiens qui croyaient que le Messie aurait sur la terre un règne de mille ans- Nom donné à divers sectaires juifs ou chrétiens qui croyaient que le monde devait finir en l'an mille.

millénarisme [mil-lé-na-ris-me] n. m. Doctrine des millénaires.

— Encyci.. D'après un passage de l'Apocalypse IXX, 1-3), Satan doit être enchaîné pour mille ans. L'expression mille ans désigne, suivant l'interprétation commune de la tradition ra'holiqne. une époque indéterminée de paix relative, qui doit précéder les tribulations des derniers jours. Cependant, dans les premiers siècles du christianisme, beaucoup d'écrivains ecclésiastiques enseignaient que le Christ devait bientôt réapparaître pour régner sur la terre, avec ses saints, pendant dix siècles. On les appela millénaires et leur doctrine reçut le nom de millénarisme.

Tertullien et Lactance furent millénaires. Combattu, dès le n° siècle, par Origène, le millénarisme disparut au iv e siècle. Il reparut vin peu modifir au xvi« siècle et n'a cessé depuis d'être professé par plusieurs docteurs protestants. Eu Amérique les mormons en firent un des articles de leur foi.

milléniste [mil- lé -

nis-te] n. m. Prophète des derniers jours.

millénium [mii-lè-

ni-ùm": n. m. (du lat. mille, mille). Règne de mille ans attendu par les millénaires.

mille-pattes [pa-te] ou mille-pieds

n- m. Nom vulgaire des myriapodes du groupe des scolopendres.

mille-pertuis [ptr-

tu-i' n. m. Genre de plantes de la famille des hypéricacées. habitant les régions tempérées.

— Encyci.. Les mille-per-

hypericum) sont des herbes ou des arbrisseaux Mill.-p.rtoi. : a, coupe de 1. a rieurs jaunes ou blanches, fleur; b, fruit; c, feuille. à feuilles petites, percées d'une multitude de petits orifices (d'où le nom fran-

Le mille-pertuis commun (hypericum perforatum) croît an Ibord des chemins, dans les haies. Les fleurs de mille-pertuis servaient à préparer au-

Mille-feuille : a, fleur couo e; b, fleur séparée fécondée ; c, (leur séparée inféconde.

Mille-pattes.

trefois par cuisson darts l'huile une huile de millepertuis, renommée pour le traitement des maux d'oreilles et celui des brûlures, des contusions. On se sert encore aujourd'hui de ces fieurs pour préparer le baume tranquille et le baume du commandeur.

mille-pieds n. m. v. mille-pattes.

millepore [mil-lé] n. m. Genre de polypiers pierreux, à surface creusée d'une multitude de pores.

Miller (llugh!, écrivain et géologue écossais . né à Cromarty, m. près d'Edimbourg (1802-1850).

mille-raies n. f. Tissu ii côtes très fines. Syn. de côtelé.

millsrand [mi-le-ran] adj. (peut-être du lat. mille, »im.pore.

mille, et ijramma, grain). Se dit des raisins atteints de millerandage. Syn. de mii.lerandé, e.

Millerand [ran] (Etienne-Alexandre), avocat et publiciste, homme politique français, né à Paris eu 1859. Radical-socialiste, il a été ministre du commerce dans le cabinet Waldcck Rousseau (1899-1902).

millerandage [mi-le] n. m. Avortement constitutionnel ou «ccidentel du raisin, qui se manifeste par une réduction considérable du volume et de la quantité des grains. (Cet accident est dû soit à la coulure, et se traite alors comme celle-ci par l'incision annulaire, soit à l'affaiblissement de la vigne, et il faut dans ce cas faire les fumures nécessaires.)

millerandé, e [mi-le] adj. Se dit des raisins affectés par le millerandage.

milleret [mi-le-ré] n. m. Espèce de passementerie servant à la garniture des robes de femmes.

millésime [mil-lé-zi-me] n. m. (du lat. millesimus, millième). Chiffre exprimant le nombre mille dans l'énoncé d'une date. Année qui figure comme date sur les monnaies, les médailles, etc. : une pièce de cinq francs au millésime de 1840.

millésimer [mil-lé-zi-mé]Vi a. Prendre la millième partie. Prendre un sur mille. Lever un tribut d'un millième.

millesimo [mil-lé-zi] adv. (m. lat.). Millièmement. En millième lieu, dans une énumération.

Millesimo [mi-lé-zi], bourg du royaume d'Italie (prov. de Gênes), sur la Bormida; 1.400 h. Célèbre par la victoire de Bonaparte sur les Autrichiens du général Provera, le 14 avril 17%.

millet [il mil., è] ou mil [mi, l mil.] n. m. (lai. milium).

Nom vulgaire de quelques panics et de quelques graminées :

le vrai mil/et est conunun dans les bois. La graine de ces plantes. Nom donné aux éruptions qui caractérisent la fièvre miliaire. Petit kyste jaunâtre des paupières.

— Encyci.. On cultive le millet en terre légère ; les sables des Landes et les sols siliceux de l'Ouest lui conviennent parfaitement.

On sème au printemps quand les gelées ne sont plus à redouter ; on récolte au fur et à

' , , . , , Millet : a, prraine.

mesure de la maturité, en coupant les panicules quand les feuilles et les tiges de la plante jaunissent. Les chaumes peuvent être utilisés comme litière ou hachés pour entrer dans les rations alimentaires du bétail.

Millet [mi-lé] (Jean-François), peintre paysagiste français, né à Gréville (Manche), m. à Barbizon (1815-1875). On lui doit des scènes champêtres d'une sincérité et d'une émotion inexprimables : l'Angelus, les Gla7ieuscs, la Récolte des pommes de terre, etc. Longtemps discuté, Millet mourut pauvre. Il est un maitre du réalisme : il excelle dans l'expression des états fugitifs de l'atmosphère.

Millet 'mi -le] (Aimé), sculpteur français, né et m.

faut citer parmi ses œuvres, et énergique : Bacchante, Vercingetorix, le Tombeau de Boudin, Apollon, etc.

millette [il mil., è-te] n.

f. Variété de maïs à petits grains.

Millevaches (plateau

de), région haute, granitique et mamelonnée en Limousin; 980 mètres d'altitude maximum ; climat pluvieux ; vastes pâturages.

Millevoye [mi-le-voi]

(Charles-Hubert), poète français, né à Abbeville, m. â Paris (1782-1816) ; auteur d'élégies d'une mélancolie maladive, dont la plus connue est la Chute des feuilles. milli [mil-li], préfixe signifiant un millième de la chose indiquée par le mot auquel il est joint : millimétré, milligramme.

milliaire [mi-li-è-re] adj. (lat. milliarus). Se dit des bornes placées sur les routes pour indiquer les distances : pierres militaires. N. m. Borne milliaire : dépasser le premier milliaire. Milliaire d'or, colonne dorée élevée par Auguste sur le Forum, et qui servait de point de départ aux routes militaires sortant de Rome.

milliampèremètre [mUi-an] n. m. Ampèremètre très sensible, employé surtout r r les appareils électro-physiologiques et la télégraphie.

milliard [mi-li-ar] n. m. Mille millions (billion). Par ext. Nombre considérable. Le milliard des

Jean-François Millet.

à Paris (1819-1891). Il d'une facture habile

MIL

(migres, indemnité d'un milliard allouée sous la Restauration aux émigrés pour les dédommager de la. perte de leurs biens, confisqués et vendus pendant la Révolution.

milliardaire [mi-li-ar-dè-re] n. et adj. Riche d'un ou de plusieurs milliards : les milliardaires américains.

milliare [mil-li] n. m. Millième partie d'un are ou dix décimètres carrés.

milliasse [mi-li-a-se] n. f. S'est dit'autrefois pour trillion. Quantité très grande, somme énorme.

millième [mirli] adj. num. ord. Qui occupe un rang marqué par le nombre mille. N. : être le, la millième. N. m. Chaque partie d'un tout divisé en mille parties égales : le litre est le millième du mètre cube.

millier [mi-li-£] n. m. (de mil). Mille : un millier d'épingles. 500 kilogrammes ou mille livres pesant : un millier de fer. Par ext. Un très grand nombre : la guerre fait périr des milliers d'hommes.

milligramme [mil-li-gra-me] n. m. Millième partie du gramme. (S'écrit en abrégé mg.)

millilitre [mil-li] n. m. Millième partie du litre. (S'écrit en abrégé ml.)

millime [milli-me] n. m. Millième partie du franc. (Peu us.)

millimètre [mil-li] n. m. Millième partie du mètre.

Millin [mil-lin] (Aubin-Louis), archéologue et numismate français, né et m. à Paris (1759-1818). Auteur des Antiquités nationales et des Monuments antiques inédits.

million [mi-li-on] n. m. (de mille). Mille fois mille. Mille fois mille francs : une indemnité de trois millions. Pur ext. Nombre considérable.

millionième [mi-li] adj. num. ord. de million. N. m. Chaque partie d'un tout divisé en un million de parties : un millionième.

millionnaire [mi-ft-o-nè-re] n. et adj. Riêiie

d'un ou de plusieurs millions.

millionnairement [mi-li o né-re-man] adv. Fum. En millionnaire, très richement.

millistère [mil-lis-tè-re] n. m. Millième partie d'un stère ou mètre cube, c'est-à-dire un décimètre cube.

millOCOCO [Il mil.] n. m. Nom vulgaire du millet d'Afrique ou sorgho.

Millot [Il mil., o] (l'abbé Claude), historien français, né à Ornans, ni. à Paris (1726-1785). 11 fut précepteur du duc d'Enghien.

Milly [Il mil., ï], ch.-l. de c. (Seine-et-Oise), arr. et à 26 kil. d'Etampes, sur l'Ecole ; 2.430 h. — Le cant. a 17 comm. et 8.110 h.

Milmort, comm. de Belgique (prov. et arr. de Liège) ; 1.580 h.

Milne-Edwards [é-dou-ards] (Henri), naturaliste français, né à Bruges, m. à Paris (18001885). 11 fut directeur du Muséum. On lui doit des Leçons d'anatomie et de physiologie devenues classiques — Son fils, Alphonse, naturaliste français, né et m. à Paris (1835- 1900 j , fut aussi directeur du Muséum.

Milnerisir Alfred), administrateur anglais, né à Tubingue en 1854, gouverneur de la colonie du Cap, lorsde la guerre anglo-boër.

Milo, a ne. Mil os, île grecque de l'Archipel, une des Cyclades, où la fameuse statue connue sous le nom de Vénus de Milo fut trouvée en 1820; 5.540 h. Capit- Palseo- Castro (le Vieux-Château).

MilOCh I" ObrénovitCh, prince de Serbie, né à Srednia Dobrinia, m. à Toptchidéré (1780-1860). Il obtint du sultan l'autonomie administrative de son pays, fut proclamé par la Skoupchtina prince suprême (1817) et abdiqua en 1839 en faveur de son fils aîné Milan, après avoir véritablement organisé la Serbie moderne.

Milon, athlète du vie siècle av. J.-C, né à Crotone, plusieurs fois vainqueur aux jeux Olympiques et aux jeux Pythiques. Il était d'une force et d'une gloutonnerie si extraordinaires que, suivant la tradition, il porta un jour, l'espace de 120 pas, un bœuf, le tua d'un coup de poing et le mangea tout entier en un seul rep;is. D'après la légende, devenu vieux, et voulant encore essayer ses forces, il tenta de fendre avec ses mains un arbre déjà entr'ouvert. Les deux parties du tronc se rejoignirent et le retinrent captif. Dans cette situation, il fut dévoré par des loups, d'autres disent par un lion.

Milon de Crotone, groupe en marbre, de Puget, au Louvre. On dit qu'en voyant cette figure de l'athlète dévoré par un lion, la reine Marie-Thérèse laissa échapper cette exclamation : » Ah ! le pauvre homme! comme il souffre ! » Ce marbre est vivant, en effet.

Milon (Titius Annius l'apianus ), tribun romain, gendre de Sylla, né à Lanuvium, tribun ( du peuple en 57 av. J.-C.

Accusé du meurtre de Clodius en 52, il fut défendu par Cicéron , qui prononça â cette occasion son admirable, mais inutile, plaidoyer Pro Milone ; tué en 48 av. J.-C. au siège de Compsa (Grande-Grèce).

Miloradovitch

( Michel- Andreieviteh ) ,

général russe, né et m. Milon de Crotone, d'après Puget.

à Saint-Pétersbourg

(1770-182:;). Il fut le principal instigateur de l'incendie de Moscou, en 1812.

MIL

mon, et lord,

Milord.

Mllouin.

Miluade

milord [lor]

■ni';. Nom ndonneaux lords on pairs d'Angleterre en leur parlant.

l'ujj . II uni m c très riche : c'est un milord. Voiture à quatre roues, à deux places, a capote, et à siège plus élevé au-dessus de l'avant-train, pour le conducteur.

milOUiU n. m. Nom vulgaire d'un canard sauvage des régions arctiques.

— Encvcl. Le milouin (fuligula farina] est noir et roux. Au printemps et à l'automne, il descend jusqu'en France. , ,

Miltiade [si- a-de], général athé- -»J

nien, vainqueur des Perses a Marathon,

gou .< rneur de la L'hersonèse (190 av.

J.-C. . 11 fut plus tan] blessé mortellement au siège de Paros, et l'on a même raconté que les Athéniens l'avaient condamné à une amende, qu'il ne put payer, pour avoir échoué dans son entreprise. A son nom se rattache cette phrase prononcée par Thémistocle : les lauriers de Miltiade m'empêchent de dormir. V. Thémistocle.

Milton (John), célèbre poète anglais, né et m. à Londres (1608- 1674). Puritain d'une foi austère, il prit parti, dans les troubles religieuxet politiques de son pays, contre la cour et les épiscopaliens. Secrétaire latin du conseil d'Etat sous le gouvernement de Cromwell, il rentra dans la vie privée à la Restauration, et, pauvre, oublié, aveugle, il dicta à sa femme et à ses deux filles son immortel poème, le Paradis perdu.

Il faut encore citer de lui de beaux poèmes philoso phiques : V Allegro et il Penseroso, etc., des comédie: féeriques ou pastorales (Arcades, Cornus, Lycidas), une tragédie biblique (Samson, Agônislês) et un grand nombre d'écrits de circonstance sùï des sujets de religion, de morale et surtout de politique. 11 a été enterré à Westminster . V ■ Paradis perdu.

miltonien, enne [juin, è-ne] adj. Propre à Milton.

Milvius (pont), auj. Ponte- Molle, pont sur le Tibre, à 2 kil. de Rome, où Constantin battit Max'iice (312).

Milwaukee [louo-ki],

v. des Etats-Unis (Wiscoiisin), port sur le lac Michigan rivière Milwaukee; 318.000 h

Mimaut (Jean-François), diplomate français à Méru, m. à Paris (1774- 1837). Il fut longtemps consul à Alexandrie, et obtint •de Méhémet Ali la cession de l'obélisque de Louqsor.

Mimbaste, comm. des Landes, arr. et à 12 kil. de Dax; 1.280 h.

mimber[);î!iH-/yé/'" n. m.

Chaire dans laquelle liman se place pour faire à haute voix la lecture du Coran.

mime n. m. (lat. mimus, gr. mimos). Chez les Grecs et les Romains, genre de comédie populaire où l'auteur imitait le» caractères et les moeurs. Acteur qui jouait dans ces comédies : I.ahirni' n Publilius Syrus lurent deux mimes célèbres.

Auj.. acteur qui joue dans les pantomimes, Par ext.

Homme qui a le talent de contrefaire d'une manière plaisante l'air, les gestes, le langage des autres

— Enoyol. IÀttér. gr. et rom. En général, les mimes

étaient de petites pièces se composant seulement de quelques scènes à deux ou trois personnages, où ne figurait pas de chœur, et où l'action était réduite presque à rien. A l'origine, elles s'écrivaient en prose, ou plutôt dans une sorte de prose rythmique ; mais depuis l'époque alexandrine, elles furent souvent en vers.

Sophron de Syracuse (v« s. av. J.-C.) passait pour être l'inventeur du mime. On p°ut se faire une idée du mime grec d'après les fragments conservés de Sophron, d'après certaines idylles de Théocrite (les Syra usaines) et surtout d'après les curieux mimes d Hérondas. Chez les Romains, le mime était plus grossier el tournait à la farce. II paraît être très ancien dans lltalie centrale. D'après les fragments conservés, les mimes latins étaient écrits en latin populaire. On a joué des mimes jusqu'au temps de Charlemagne,

mimer [mrjv. a. et n. Contrefaire, imiter la voix les manières. Jouer en mimant: mimer une seine.

Mimer, géant de la mythologie Scandinave.

mimèse [mè-ze] n. f. (gr. mimèsis). Rhét. Sorte d'ironie par laquelle on répète ce qu'un autre a dit ou aurait pu dire, en affectant, d'imiter ses gestes, sa voix, etc.

mimétisme [tis-me] n. m. (du gr. mimeisthai, imiter''. Ressemblance que prennent certains êtres vivants avec soit le milieu dans lequel ils se trouvent,

Milton.

à l'embouchure de la Minoteries.

soit les espèces mieux protégées ou celles aux dépens 'lies ils vivent.

— Encyci.. On doit distinguer trois sortes de mimétisme : 1» Vhomochromie mimétique, qui est la ressemblance des animaux avec le milieu dans lequel ils vivent (fourrure blanche des animaux qui rivent dans les neiges, poissons qui prennent la teinte du sable, etc.).

2» Le mimétisme protecteur, par lequel des animaux inoffensifs, particulièrement des femelles, prennent l'asp<*ct d'espèces dangereuses ou répulsives.

:i« Le mimétisme Offensif, en vertu duquel certaines espèces carnassières revêtent l'aspect des espèces dont elles font leur proie.

mimeuse n. f. Bot. Syn. de mimosa.

mimeux, euse [meit, êu-xe] adj. Se dit des plantes qui subissent des contractions sensibles lorsqu'on les touche, comme fait le mimosa.

mimi n. m. onomat.) Dans le langage des petits enfants, chat : être griffé par le mimi. Vf. f. Grisettc, amie, maîtresse : des mimis sentimentales. Terme de tendresse, d'affection.

Mimi Pinson, héroïne d'un conte d'A. de Musset (1845), type de la grisette d'autrefois, modiste, lingère ou marchande de tabac, imprévoyante, mais obligeante et charitable.

mimïambe ^mi-mi-an-be] n. et adj. (gr. mU miamboi). Terme employé en métrique pour désigner le trimètre ïambique scazon. (V. scazon).

mimique adj. fgr. mimikos). Qui concerne les mimes : poète mimique. Qui exprime une action, un discours par le geste : langage mimique. N. m. Auteur de mimes. N. f. Art, action d'imiter, de peindre par le geste : ime mimique très expressive.

Mimizan, ch.-l. de c. (Landes), arr. et à 68 kil. de Mont-de-Marsan, sur le courant de Mimizan, qui fait communiquer l'étang d'Aureilhan avec l'Atlantique; 1.700 h. (Mimizannais). Essences. — Le cant. a 6 comm. et 6.780 h.

Mimnerme, poète et musicien grec de la fin du vue s. av. J.-C. Il fut le créateur de l'élégie sentimentale.

mimodrame n. m. (du gr. mimos, mime, et drama, drame . Action dramatique représentée en pantomime.

mimographe n. m. (du gr. mimos, mime, et grapkein, écrire]. Auteur de mimes.

mimographie n. f. Traité sur les mimes.

mimographique adj. Qui a rapport a la mimographie.

mimographisme [fis-me] n. m. Ecriture qui offre aux veux l'image des idées exprimées par les moK

mimolOgie [jî] n. f. (du gr. mimos, mime, et logos, discours i. Imitation de la voix et des gestes.

mimolOgique adj. Qui a rapport à la mimologie.

mimologue [lo-ghé] n. m. Celui qui imite la voix, la prononciation d'une autre personne.

mimoplastique [pias-ti-kc] adj. (du gr. ?»i-

mos, mime, et plassein, former). Se dit des jtableaux formés par des personnes vivantes immobiles.

mimosa 'za. n. m. (f. d'après l'Acad.) [du lat. mimosus, qui fait des grimaces comme une mime] ou mimeuse [ze] n. f. Genre de légumineuses, dont fait partie la sensitive : les pétioles des feuilles de mimosa se resserrent quand ou les touche.

— Enoycl. Les mimosas sont des herbes ou des arbrisseaux dont on connaît près de trois cents

Milton dictant lo Paradis perdu, d'après Munkacsy.

espèces, des régions chaudes du globe et surtout de l'Amérique. La mimeuse pudique est la sensitive; d'autres espèces fournissent des bois tri s durs employés en ébénisterie (bois d'amourette, bois tendre à cailloux, etc.). Les fleurs de mimosa vendues à Paris sont jaunes et proviennent de diverses variétés d'acacias.

milïlOSe mn ;e n.m.

Lave d'un gris uniformef composée de feldspath et de pyroxène.

mimosées [zé] n. f.

pi. Subdivision de la famille des légumineuses, a laquelle appartient le genre mimeuse. S. une mimosée.

— Encyci,. Les mimosées sont des plantes herbacées, des arbrisseaux ou des arbres. On en connaît quinze cents espèces des régions chaudes et tempérées.

mimule n. m. Genre de scrofulariacées.

Mime

Mirnuie

— Encycl. Les mimules sont des plantes herbacées, à fleurs grandes et remarquables pour leur coloris. On en connaît trente espèces. Le mimule jaune est cultivé dans nos jardins pour ses Heurs à corolle bilabiée ; son stigmate est composé de deux lamelles, et il suffit de toucher l'une d'elles pour les voir se rapprocher aussitôt.

mimusope - , n

m. Genre de sapotacées, renfermant une trentaine d'espèces d'arbres ou arbustes des régions tropicales, dont certaines fournissent de la gutta-percha.

Mina (don Francisco Espoz y), chef de partisans espagnols (1784-1836 , qui lutta contre Napoléon I,r, puis contre Ferdinand VII; en 1823, Moncey l'assiégea dans Barcelone et l'obligea à capituler. Il s'enfuit en Angleterre. Revenu en 1834, il combattit les carlistes.

minable adj. (de miner). Qu'on peut attaque? avec la mine. Fig. Mal vêtu, pauvre: tenue »<< i

minage ou minaige [nè-je] n. m. Mesurage

ou vente du grain à la mine. Place du minage, place du marché. (Yx.) Féod. Droit prélevé par le seigneur sur les grains vendus au marché.

minageur ou minaigeur [ nè-jeur ] n. m.

Seigneur qui percevait un droit de minage.

minahouet [ou-e] n. m. Mar. Planche percée, servant à fourrer les cordages. Petit appareil servant à raidir les haubans.

Minard (Antoine), président du parlement de Paris, curateur de Marie Stuart (1553), assassiné par les huguenots en 1559.

minaret [ré] n. m. (m. ar.). Tour d'une mosquée, du haut de laquelle, chez les Turcs, le muezzin appelle le peuple à la prière : les grande s mosquées ont jusqu'à six minarets.

Minas Gerâes,

province de la partie centrale du Brésil :

Ch.-l. Bello- Ilorizonte.

Nombren x gisements miniers.

minauder [nô-dé] v . n . (de mine). Affecter des mines, des manières, pour paraître plus agréable. Aetiv. Feindre en minaudant : minauder une faible résistance.

minauderie [nô-de-rï] n. f. Action, habitude de minauder. Air, geste d'une personne qui minaude.

minaudier [nli-di-é\ ère n. et adj. Qui a l'habitude de minauder : fillette minaudiere.

mince adj. Qui a peu d'épaisseur : étoffe mince. Grêle, peu épais de taille : une jeune fille mince. Par ext. Qui n'a pas grande importance, grande valeur : un mince revenu; un mince auteur. Pop. Mince de, beaucoup de, rien que ça de : mince de chic ! Interjectiv : Ali ! mince ! ou mince alors! loc. qui marque un vif étonnement. Ant. Epais, large, gros.

mincement [mon] adv. D'une manière mince.

mincer [se] v. a. (Prend une cédille sous le c devant a et o : il minca, nous minçons.) Mettre (unmets) en petits morceaux : mincer de la viande.

minceur n. f. Qualité de ce qui est mince : la. minceur de la taille. An r. Epaisseur, grosseur.

MinciO (le), riv. d'Italie, qui sort du lac de- Garde à Pcschiera, passe à Valeggio, Goito, Mantoue et se jette dans le Pô (r.g.J; 80 kil. Il rend degrands services à l'irrigation.

Mindanao, île de l'archipel des Philippines; 650.000 h. Epiées, canne à sucre. Nombreux volcans.

Minden ïden], v. de Prusse (Westphalie), sur le Weser ; 25.430 h. Produits chimiques, scieries.

Mindoro, île de l'archipel des Philippines ; 38.000 h. Sol volcanique, très fertile; magnifiques' forêts.

mine n. f. (orig. celt.). Air du visage, prestance : homme de bonne mine. Expression des traits indiquant certains sentiments: avoir une mine joyeus". Apparence: ce ragoût a bonne mi)ie. Bonne, mauvaise niiiic, apparence d'une personne en bonne, en. mauvaise santé. Faire bonne, mauvaise (grise ou froide) mine. bon. mauvais accueil. Faire {a mine, témoigner de l'humeur. Faire mine de, faire semblant. Ne pas payer de mi?ie, avoir un air qui ne vous fait pas juger avantageusement. PI Minauderies, agaceries : les mines d'une coquette. Allus. litt. :

Garde-toi, tant que tu vivras, De juger des cens sur la mine.

Distique qui termine la fable de La Fontaine : le Cochet, le Chat et le Souriceau. (VI, 5.)

mine n, f. (subst. verb. de miner). Lieu souterrain d'où l'on peut extraire des métaux, des minéraux : mine d'or, d'argent. Cavité creusée dans lesol pour extraire ces matières : descendre dans lamine. Galerie souterraine pratiquée pour faire sauter, au moyen de la poudre, un roc, un bastion,. etc. : mettre le feu à la mine. Chambre ou four-

MIN

MIN

Mines : 1. Coupe schématique d'une mine. — 2. Chevalement et machinerie. — 3. Fonçage d'un puits ; A, cuvelage en hois. — 4. Sondage ; B, trépan. — 5. Câhle plat en aloès. — 6. Cape de montée de

charhou. — 7. Cage de montée des ouvriers. — 8. Wagonnet. — 9. et 10. Bennes. — 11. Berline. — 12. Cage d'ascension des berlines. — 13. l'ompe d'épuisement. — l'i. l'ei fin atrice à main. —

15. Perforatrice électrique. — 16. Moteur pour traction mécanique. — 17. Ventilateur portatif pour aérage secondaire. — 18. Lampe au chapeau. — 19. Lampe à feu nu. — 20. Lampe Davy. — 21. Lampe

Marsault. — 22. 23, 21. l'ics. — 2.~>. Bourroir. — 26. l'ointerolle. — 27. Coin d'abalage. — 28. Pince à talon. — 29. Fleuret. — 30. Épinglette. — 31. Barre à mine. — 32. Pince à levier. — 33. Travail des

ouvriers au chantier. — 31. (jalerics : C, dans la roche ; D, à demi-boisage ; E, à boisage complet ; F, à contre-ûches ; G, à boisage armé ; H, à revêtement en fer ; I, en maçonnerie , J, avec radier.

neau de mine, lieu nù l'on place la matière explosible. Fiq. Eventer la mine, découvrir un complot, un dessein secret. Fonds très riche : livre qui est une mine tle renseignements. Mine de plomb ou plombagine, substance avec laquelle on fabrique les crayons à écrire Fig. Mine d'or, affaire qui fournit des profits continus et abondants.

— ErICYCI. Tcrhn. On désigne sous !e nom de mine l'ensemble des travaux qui servent à l'exploitation d'un gîte de matière utile : minerai, houille, etc. Les travaux que l'on exécute sur les gîtes se divisent en travaux de recherche pour les découvrir; travaux de reconnaissance pour en évaluer l'importance : travaux d'exploitation pour arriver à l'extraction économique du minerai. Les travaux de recherche ont pour fçuide principal l'étude géologique de la région. Les puits servent à la sortie des produits extraits à l'intérieur des travaux; les procédés de creusement des puits varient suivant la nature du terrain. Les galeries se creusent suivant les moyens ordinaires, souvent au moyen de perforatrices. Dans certains cas. les parois ries paieries peuvent rester nues, dans la roche notamment: elles reçoivent dans la plupart des cas un revêtement ou soutènement (cadres en hois de chêne on de pin. cadres de fer, maçonnerie). Les transports à l'intérieur se font dans des wagonnets rectangulaires. Les wagonnets sont transportés à l'extérieur dans des rages en fer. munies de parachutes et suspendues à des câbles dont l'âme est d'acier ou de fer et le corps d'aloès (chanvre de Manille). La circulation des hommes se fait le plus ordinairement par les cages. L'aérage, dont on ne se préoccupe guère dans les mines métalliques, est. nu contraire, de la plus haute importance dans 1rs mines île houille. On y installe des ventilateurs centrifuges, qui aspirent l'air vicié et le rejettent au dehors. L'éclairage th>s mines métalliques ne présente aucune difficulté; mais les mines de houilles grisouteus'es nécessitent l'emploi de lampes dans lesq elles la flamme est complètement entourée d'1 toiles métalliques. La découverte des propriétés des toiles métalliques est due à Humphry Davy.

Pour être économique, l'exploitation d'un site doit être faite avec méthode, ordre et régularité. La méthode d'exploitation comporte d'abord la division du gite en étapes par des paieries tracées a des niveaux distants de 40 à ion mètres, ordinairement suivant la verticale. Pour les couches, on distingue les couches minces, moyennes et puissantes. Les tailles, c'est-à-dire le mode d'exploitation, varient suivant les couches. Avant d'être livrées à la consommation, suit pour leur Utilisation immédiate comme combustibles, soit pour élaboration ultérieure par voie métallurgique, comme les minerais, les matières extraites des mines doivent être soumise» .à une épuration ou à un enrichissement préalables, qui se font en

LAR. I». TOUS. — 11

partie à la main, par voie de triage, de scheidage ou division au marteau, mais surtout mécaniquement, au moyen d'appareils appropriés-

— Dr. Les mines ne peuvent être exploitées qu'en vertu d'un décret ou acte de concession délibéré en conseil d'Etat-

La loi considère la mine comme une propriété distincte de la surface et créée au profit du concessionnaire- Nul ne peut faire des recherchespour découvrir des mines que du consentement du propriétaire de la surface, ou avec l'autorisation du gouvernement, donnée après avis de l'administration des mines, à la charge d'une préalable indemnité envers le propriétaire.

La demande en concession est faite par voie de simple pétition adressée au préfet.

La redevance îles mines est une contribution qui se compose d'une redevance fixe et d'une redevance proportionnelle perçue sur les concessionnaires, qui ont la faculté de demander qu'elle soit convertie en abonnement.

L'exploitation des mines a un caractère purement civil : les sociétés sont civiles, non commerciales , et les concessionnaires de mines sont exempts de la patente.

Les ingénieurs au corps des mines se recrutent parmi lis élèves de l'Ecole polytechnique classés a leur sortie comme élèves de l'Ecole nationale supérieure des mines et ayant satisfait aux examens de sortie de cette dernière école. Ils ont les mêmes traitements et grades que les ingénieurs des ponts et chaussées. Au-dessous d'eux sont les ingénieurs auxiliaires, les sous-ingénieurs, les contrôleurs.

Le service des arrondissements minéralogiques comprend l'instruction des affaires et la surveillance fies mines, minières, carrières, tourbières et eaux mini-raies, ainsi que la surveillance des appareils à vapeur. Pour l'organisation de ce service, la France a été répartie en cinq divisions, chaque division en arrondissements et chaque arrondissement en sousarrondissements minéralogiques. Ire division Sord- Ouesl [comprend les arrondissements minéralogiques de Paris. Douai. Arras, Rouen, le Mans]; 2e division Nord-Est [arrondissements de Nancy et Chalon-sur-Saône.]: 3" division t'entre [arrondisse- . le Poitiers. Clermont-Ferrand, SaintEtienne]; 4-c division Sud-Est [arrondissements de Chambéry, Alais, Marseille:; > division Sud-0 est larronilissements de Bordeaux, Toulouse1. Nous avons indiquéau mut automobile les départements qui ressortissant à chacun de ces arrondissements minéralogiques. Un inspecteur général est à la tête de chaque division: un ingénieur en chef, de chaque arrondissement: un ingénieur ordinaire, de chaque sous-arrondissement.

Les ingénieurs des mines exercent la surveillance des mines au point de vue de la sécurité de l'exploitation. Les brevets de conducteurs d'automo-

biles sont délivrés après examen subi devant un membre du corps des mines.

mine n. f. (gv, héinina). Monnaie des Grecs, qui valait cent drachmes à Athènes. Poids usité chez les Grecs et valant cent drachmes. Ancienne mesure de capacité usitée en France, pour les matières sèches, et qui valait la moitié d'un selier.

Minéides ou Minyades. Myth. gr. Filles

de Minée ou Mynias, roi légendaire des Minyens d'Orchomène (Béotie). Bacchus, pour les punir de n'avoir pas assisté à ses fêtes, éveilla en elles un irrésistible appétit de chair humaine ; elles dévorèrent Hippasos, fils de Leucippe. Mercure les changea respectivement eu chauve-souris, en hibou et en chouette.

mine-orange n. f. Composé coloré de même nature que le minium, que l'on obtient en chauffant la céruse à l'air libre.

miner [né] v. a. (lat. minore). Pratiquer une mine -dans oti sous: miner nu rocher. Creuser lentement : l'eau mine In pierre. Fig. Consumer peu a. peu : l'envie mine l'envieux.

minerai [rè] n. m. (de minière). Substance minérale, telle qu'on l'extrait de la mine: minerai de fer, de plomb.

minéral n. m. (du lat. minera, minière) Tout corps inorganique qui se trouve dans l'intérieur de la terre ou a sa surface. PI. des minéraux.

minéral, e, aux ad;, (du lat. minera, minière). Qui appartient aux minéraux : charbon mine ml. Régne minéral, ensemble des objets compris sous le nom de » minéraux ». Eaux minérale*, eaux qui contiennent des minéraux en dissolution et qu'on emploie en boissons ou en bains. V. eau.

minéralisable [za-ble] adj.Sc dit des métaux

susceptibles d'être transformés en minerais par leur combinaison avec certains corps.

minéralisateur, trice [za] ad,j. Qui dans

forme un métal en minerai en se combinant avec, lui : les propriétés m inéml isatriecs du soufre. N. in. Corps qui a cette propriété.

minéralisation [za-si-an] n. f. Modification qu'éprouvent les substances métalliques combinées avec un minéralisateur. Etat d'une eau qui contient en dissolution des substances minérales. /»'<</. Modification subie par une nienibr. cellulaire qui

s'imprègne de substances minérales. />'/"/. Minéralisation organique, nature el proportions n pi c tives des matières minérales qui entrent dans la constitution des tissus vivants.

— Encycl. Biol Chaque tissu a sa minéralisation

propre et ses dominantes nu |Ui peuvent

influencer -on fonctionni nt, L'ai ti\ iti di

conduit normalement les tissus agi •<' •'•>

néralisation, qui représente un des phénomène: de la vieillesse.

MINÉRAUX

Minéraux : 1 Soufre natif. - 2. Pyrite de fer sulfuré (dodécaèdres pentagonauxi. - 3 et 4. Pyrite jaune (cubes incrustés et cube libre). - 5 Stibine ou antimoine sulfuré. - 6. Quartz aurifère. - 7. Pépite d'or natif. - 8. Pépite de platine natif. - 9. Argent natif. - 10. Myspickel ou arsenopyn.e -11 "* °>«"£ = !'. Sidérose ou fer carbonate. - 13. Blende ou zinc sulfuré. - 14. Smithsonite ou zinc carbonate. - 15 Galène ou plomb sulfuré. - I G Cassite, te ou «•»«»«■ 17 Chalcopyrite ou pyrite de cuivre. - 18. Acerdèse ou manganite. - 19. Cuivre natif. - 20. Malachite ou cu.vre carbonate. - 21. Cinabre ou mercure sulfuré.

22. Azurite de Chessy. — 2:1. Ambre jaune contenant un insecte fossile. - 24. Graphite.

MINERAUX

Minéraux : I. Quartz hyalin ou cristal de roche — 2. Rubellite ou tourmaline rose. — 3. Tourmaline noire ;. opale d'Australie. Pierres précieuses

ou polies : 5. Diamant jaune ; 6. Diamant blanc ; 7. Diamant bleu ; 8. Saphir; 9, Topaze ; 10. Turquoise ; 11. Rubis; l-'. opale ; 13 Émeraude orientale ; 14 Améthyste

orientale. — Ib. Quartz améthyste. — 16. Bérvl ou émeraude de Limoges. - 17. Onyx. — 18. Agale. — 19 et 20. Chiastolite ou macle. — 21 et 22. Staurotide ou

pierre de cr.,ix. — li. Statuette en pagodite. — 24. Almandine ou grenat oriental. — 25. Apatite. — 20. Calcite pure ou spath d'Islande, avec effet de double réfraction- —

27, Grès rhomboédrique ou calcite dite « de Bellecroix ». - 28. Gypse en fer de lance. — S9. Fluorine violette. 30. Sel gemme.

Larousse i-olr tous

MIN

minéraliser [se] v. a. Transformer un métal en minerai, Modifier leau par l'addition de substances minérales.

minéralité n. f. Etat des corps minéraux.

minéralogie [ji] n. f, Par le l'histoin na

turelle qui traite des minéraux : Uatiy fui un des créateurs <!>■ la minéralogie.

minéralogique adj. Qui rancmic la minéralogie: collection, musée minémlogique. La France eut divisée en quinze arrondissements tninéraloniques.

minéralogiquement [Ice-man] adv. Au point de vue de la minéralogie.

minéralogiste [jis-te] n. m. Qui est versé dans la science dys minéraux limité fui un distingué minéralogiste.

mineralurgie [jï\ n. f (de minéral, et du gr. ergon, œuvrej. Application des connaissances minéràlogiques a l'emploi des minéraux dans l'industrie.

minéralurgique adj. Qui a rapport à la mineralurgie : établissements minèralurgiques.

minéralurgiste [jis-te] n. Qui s'occupe de mineralurgie.

minerie [/■!'; n. f. Mine de sel gemme, minérographe n. Qui écrit l'histoire des

minéraux.

minerographie [fi] n. f. Description des minéraux.

minérographique adj. Qui concerne la minerographie : études minérographiques.

minerval, e, aux ,,< ,- ou minervien, eOXLB [nér-vi-in, i-ne] adj. Qui concerne la déesse

Minerve : culte minerval.

minerve [nè)'-»e] n. f. Petite machine a imprimer, qu'on actionne avec le pied. (On l'appelle aussi machine à pédale, el parabrév. pédale.) Appareil orthopédique pour tenic la tête soulevée, maintenir dcoit.e la colonne vertébrale. Vig. el. fam. Tète, cervelle, intelligence : chacun a sa minerve.

Minerve, divinité italique identifiée de lionne heure avec la déesse grecque Athèna ou Pallas, fille de Jupiter, déesse de l'intelligence, de la sagesse et des arts. Elle présidait a tous les travaux d'aiguille et excellait elle-même dans les ouvrages de broderie, de tapisserie et de couture. Elle était aussi une divinité guerrière et une divinité agricole. A Athènes, dont elle était la protectrice, le Parthénon lui était dédié. Beaucoup de récits mythologiques ont pour sujet les aventures de Minerve Arachné ayant osé la défier dans son art. la déesse la métamorphosa en l'insecte que nous nommons araignée, La Fable représente Minerve sortant tout armée du cerveau de Jupiter, après que Vulcain eut tendu d'un coup de hache la tête du maître des dieux. [Myth.) On l'ait en littérature de fréquentes allusions Mmcrve à cette naissance merveilleuse.

Minerve au collier [la), statue antique, au musée du Louvre.

Minerve du Parthénon (la), statue en or et en ivoire, par Simart, restitution savante de la célèbre Minerve de Phidias.

Minerve pacifique, statue antique, au Vatican ; — même sujet au Louvre.

minervien, enne [nèr-vi-in, è-ne] adj. Qui

concerne Minerve: culte minervien.

minerviste [nCr vis-té] n. et adj. m. Ouvrier typographe qui manœuvre la minerve.

Minervois (Ici, anc. pays du Languedoc [départ, de l'Audi- et de l'Hérault); n'esl considéré à part aujourd'hui que comme région viticole (bons vins rouges ordinaires).

minet, ette [ne, l-té] n. (de mine). F, nu. Petit chat, petite chatte. Fig. et fam. Tenue d'amitié.

N. m. Maladie qui attaque les pieds de ehi -ée

rorcés dans des caves, et qui est causée par un

champignon m ierosropique.

mineur n. m. de mine). Ouvrier qui travaille dans les mines : les mineurs sont exposés aux coups il'- grisou. Soldat employé aux travaux dus mines dans les sièges. Anémie des mineurs ou maladie des mineurs, maladie contagieuse due a la présence dans l'intestin de nombreux vers (ankylostome , et qui est commune chez les mineurs. On appelle aussi cette maladie ankylostomiase.)

mineur, euse [eu-se] adj. Qui creuse, fouille : chenille mineuse. Insecte mineur, insecte qui creuse la terre on le tronc des a fbres.

mineur, eadj. lat. minor) Moindre, plus petit. Musiq. tierce mineutfe, composée d'un ton et d'un demi-ton. Gamme mineure, v. gamme. Ordres mineurs, les quatre petits ordres de la hiérarchie

ecclésiastique (portier lecteur, exorciste ci i lyte).

'< mineurs, religieux de l'ordre de Saint- François. Arts majexirs et mineurs, 1 i donné, dans

l'ancienne république de Florence, aux corps de méti rs rang* - , n deux classes suivant leur importance (Les prefmiers, au nombre de sept, formaient la haute bourgeoisie, le peuple gras, suivant l'expression des eliroirqiieurs florentins les seconds, au nombre de quatorze, se composaient des petits métiers, des artisans, du peuple maigre). Adj e1 n. Qui n'a point encre atteint l'âge di la maji -il.' : une fille mineure ; réglementer l>- travail de mineurs. N. f. Seconde il,-, prémisse d'un syllogi me, celle qui a pou- sujet le terme mineur et pour attribut le moyen ternir. Acte le plus court de l'aie ic

licence en théologie. Awt. Majeur.

— Encyci.. Dr. On est mineur jusqu'à vingt el un ans. Pour protéger le mineur, la loi ouvre la I mil. des qu'un entant a perdu son père ou sa lier,-. Le principe qui domine la matière, c'est le souci de pro-

té'ger le mineur contre les m. propres orients. Le Code civil lui accorde une hypothèque légale bur les biens de son tuteur, el le Code de procédure civile prescrit la communication :,u procureur de la République de* cause-, concernant les tutelles m les mineurs, I ne incapacité gé nérale de contracter frappe le min ur

La mineur ne peut faire le commerce: 1° il n'csi. émancipé el âgé de dix-huit ans au moins; ii" s il n'est autorisé par son père ou par sa mère, ou par une délibération 'lu conseil de famille horao- !.. née par le tribunal civil; '.'," m [/autorisation n'a été enregistrée et affichée au tribunal '.le commerce du lieu o i le mineur veut établir son domicile.

Le mineur non émancipé a .son domicile chez ses père ei mère ou tuteur.

Le mineur, assisté des personnes dont le consentemeii! est nécessaire pour la validité du ma peul réïler >e^ conventions matrimoniales.

Sur la minorité quant au mariage, v. mariage.

Lorsque le mari est mineur, l'autorisation du tribunal est nécessaire a la femme suit pour ester en justice, soit pour contracter.

Le tuteur mineur ne peut accepter la succession qui lui e.i échue qu'avec l'autorisation du conseil de famille, et L'acceptation n'a lieu que sous bénéfice d'inventaire.

Le mineur ne peut être témoin dans un testarm ni . ni exécuteur testamentaire, même avec l'autorisation du tuteur.

Lorsqu'une infraction aux lois pénales est établie à la charge d'un mineur de dix-huit ans, la question se pose de savoir s'il a agi avec discernement, m le mineur est déclaré avoir ai.ri sans discernement, il est non coupable et il est absous; mais il est. selon les circonstances, remis à ses parents, ou bien envoyé dans une maison de correction pour un temps fixé par le jugement, et qui ne peut, toutefois, excéder l'époque «ni n aura accompli sa vingtième année. Si, au contraire, le mineur est déclare avoir agi avec discernement, il est coupable; mais son jeune âge devient alors une cauv d'excuse, qui a pour objet de taire réduire à son égard, dans une proportion considérable, l'échelle ordinaire et normale de la pénalité.

L'enlèvement d'un enfant nouveau-né est qualifié crime et puni île la réclusion. Si la personne enlevée est une fille au-dessous de seize ans accomplis, la peine est celle des travaux forcés a temps; mais si le ravisseur n'avait pas encore vingt et un ans, il est puni seulement d'un emprisonnement de deux à cinq ans. Dans le cas où le ravisseur aurait épousé la fille qu'il a enlevée, il ne pourrait être poursuivi que sur la plainte des personnes qui, d'après le Ci de civil, ont le droit de demander la nullité du mariage; et. il ne pourrait, en tout cas. être condamne qu'après que la nullité «lu mariage aurait été prononcée.

Miïlg, dynastie chinoise, qui régna de 13G8 à lGiî- de notre eie, et fut remplacée par celle des Tsing.

' Minghetti (Marco), homme d'Etat et publi-

ciste italien, né à Bolotrne, m. à Home lsls-lss; .

11 fut longtemps le fidèle collaborateur d" Cavour.

mingrelet, ette [le, e-te] adj. Mince, maigre,

chétif. (Yx.)

Mingrélie, région de la Russie d'Asie, au S.-O. du Caucase. Soi très fertile ; céréales, vignobles.belles forêts, f nab. Minyrèliens.) La Mingrélie

correspond à la partie méridionale de l'a ne. Colchide.

MiïltlO [mi-no], fleuve d'Espagne etde Portugal, né dans la sierra de Meira, qui arrose Lugo, Orense et. sujette dans l'Atlantique; 27o til. Le Sil, son principal affluent, double le volume de ses eaux.

Minho ou 'Entre Douro e Minho, prov.

du Portugal, comprenant les districts de Porto Iiraga, Vianna do Castello; 1. 150.000 h.

Miniac-Morvan, comm. cVIlle-et-"Vilaine, arr. et à JO lui. de Saint-Malo; 2.890 h. Ch. de f. o.

miniature n. f. Citai, miniatura; de minium, substance rouge employée parles enlumineurs de manuscrits). Lettre ornée, trace en rouge avec du minium sur les anciens manuscrits. Peinture fine de peiils sujets, exécutée sur les anciens manuscrits. Aquarelle de très petite dimension, exécutée avec une délicatesse particulière: portrait en miniature. Tableau peint en ce genre ; jolie miniature. Fig. Objet d'art île petite dimension, travaillé avec délicatesse : cette boite estunevraie miniature. Se dit aussi d'une personne mignonne et délicate.

— Encyci,. Le mot miniature est employé aujourd'hui, d'une façon assez générale, pour désigner tout ce qui a été fait, depuis les temps les plus anciens, pour l'illustration des manuscrits. 11 s'applique plus particulièrement aux scènes et sujets qui y son! peints, soit, dans des lettres initiales, soit en tête des livres et chapitres, soit enfin dans les marges des feuillets ou à pleine page. Le manuscril

dans lequel les traditions antique-, de la miniature

se s>. ut te mieux conservées est le Virgile du Vatican, appelé Vaticanus. 11 reste du xni° siècle un assez grand nombre de manuscrits enlumines; les plus précieux de ceux d'origine française sont les psauliers de la reine Ingeburge et du roi saint Louis. Av 'e le mv' sieele paraissent les premiers vrais bibliophiles, qui donnent aux miniaturistes les encouragements les plus efficaces. C'est pour le duc Jean de Berry qu'onl travaillé André Beauneveu, Pol de Limbourg "t Jacquemart de Hesdin, donl les œuvres sont aujourd'hui si justement admirées. Le w sieele a été l'âge d'or de la miniature. Les paysages, en partit nlier, deviennent quelquefois admirables de justesse et d'art ; c'est à la seconde moitié de ce siècle qu'appartient Jean Fouquet, l'un des plus grands miniaturistes que la bYance ait produits. La découverte de l'imprimerie eut pour l'art de la miniature les mêmes conséquences que pour le manuscrit. Le livre 'illustré remplaça le manuscril enluminé. Le xvr siècle a laissé, cependant, un certain nombre d'œuvres remarquables, Les célèbres Heures d'Anne de Bretagne furent, en quelque sorte, le •• testament de La miniature expirante . miniature, eadj. Enjolivé de miniatures.

miniaturiste [ris-te] adj. et n. Qui peint, dessine en miniature : peintre miniaturiste,

Minièh, v. d'Egypte (Moyenne -Egypte), ch.-l. de province ; 21000 h.

MIN

minier [ni-é], ère adj. Qui a rapport aux minet: industrie minière v : Gangue renfermant mi métal, un minerai. Mine peu profonde qui s'exploite a ciel ouvert.

— Eni ml. Dr Les minières comprennent lis minerais de fer «lits • d'alluvion ., les terres pyriu-uses propres n être converties en sulfate de fer, les terres alumine um-s et le, tourbes.

Lorsque l'exploitation des miniires doit avoir lieu a ciel ouvert, le propriétaire est tenu, avanl d- co omencer à exploiter, d'en taire la déclaration au pn fet.

Lorsque l'exploitation doit être souterraine, la permission donnée par le pri aine les con-

dition pédales auxquelles l'exploitant est tenu i n ce ca j, de se conformer.

Enfin, si l'exploitation nécessite l'établissement de puits, galeries et travaux d'art, ou m, bien qu'à ciel ouvert, elle doitdurerpeu île temps et rendre ensuite impossible l'exploitation aiec puits et galeries, clli est soumise aux règles de concession de mines.

minilli n. m. Féod. En Bretagne, territoire affranchi auquel était attachée l'immunité du droit d'asile.

Minihy-Tréguier, comm. des Côtcs-du- Nord, air. et à 20 kil. de Lannion ; 1.203 h. Patrie de sal ni Yves.

minima n. m. pi. v. minimum.

minima (a) loc. adv. 'm. lat. si-^nir. * la plut

petite peine ). Appel à minima, celui que le ministère public interjette quanti il croit que la peine est trop faible. V. thermomètre.

minima de malis, mots lat signif. : Des maux choisir tes moindres. Proverbe des fables de Phèdre.

minimailt [man], e adj. Qui atteint son minimum : vitesse minimante.

minime adj. 'lat minimils). Très petit: somme minime. N. m. Religieux de l'ordre de Saint-François de l'aule. N. t. Note de plain-chant valant la moitié d'uni' demibrève. Asr. Enorme, grand, considérable.

— Encyci.. Bist.

relia. L'ordre des minimes eut pour fondateur saint François de Paule.

Institués à Cozenza (Italie en 1435, sous le nom d'ermites de Sain t-F rançoi s d Assise, leurs Constitutions furent a p p r o u v e es pa r Alexandre VI [I.,u2 et. Jules II (1506).

Leur premier monastère en France lut bâti à Plessisles- Tours, grâce aux libéralités de Charles VIII. Le peuple de Paris les appelait bonshommes en souvenir du nom de Bonhomme de la Ùalabre, donné à leur fondateur. Leurs constitutions étaient calquées sur la règle des frères mineurs ; elles leur imposaient, en outre, un carême perpétuel. Ils s'adonnaient â la contemplation et à l'étude.

minimer [mé] ou minimiser [zé] v. a. Réduire au minimum.

minimesse [mê-se] n. f. Religieuse de l'ordre de Saint-François de Paule.

minimisme [mis-me] n. m. Thcol. Tendance à réduire le nombre des faits et des doctrines imposées à la foi des fidèles, et que ceux-ci sont tenus de croire.

minimité n. f. Caractère de ce qui est minime : lu minimitc d'un bénéfice.

minimum [mom'] n. ni. (m. Int. si^nif. la plu» petite chose). Le plus petit degré auqupl une chose quelconque puisse cire réduite; la plus petite quantité nécessaire à: machine qui dépense le minimum de combustible, lie. Peine l;i plus faible qui puisse être appliquée pour un cas déterminé. .1" minime m loc, adv Pour le moins. (PI. des minima ou miniminus.) Adjectiv. : déterminer le poids, la valeur minimum ; les altitudes, les effets minima (ou minimums). Ant. Maximum. V. rem. ù maximum.

ministère [nis-tc-re] n m. fiai, minislerium ; de minislinre, régir). L'emploi, la charge qu'on exerce : remplir les devoirs de son ministère. Entremise, concours: offrir suit ministère. Fonction de ministre, temps pendant lequel on l'exerce: le ministère île tlichelieu. Corps des ministres ou cabinet: ie voie a ébranlé le ministère. Département d'un ministre: le ministère des /manies. Hôtel et bureaux d'un ministre : aller au ministère. Ministèri public, magistrature établie près de chaque tribunal, requérant l'exécution des lois au nom de la société, Fig. Ministère îles uiitrls. fonctions de prêtre. Ministère de la parole, fonctions de prédicateur.

— Encyci.. Admin. Il y a en France douze ministères : ce sont les ministères de l'intérieur, de l'instruction publique el des beaux-arts, de la instice, des affaires étrangères, de la guerre, de la marine, des travaux publics, du commerce, de l'industrie et des |M,..irs ri télégraphes, des colonies, de l'agriculture, des finances, du travail et de la prévoyance sociale, il. a direction des cultes est rattachée tantôt a un ministère, tantôt a un autre; le plus souvent au ministère de la justice.)

— Dr. Ministère public. Les fonctions du ministère public sont 'emplies : près la Cour de cassation par un procureur général et des avocats généraux ; prés des cours d'appel, par un procureur général, des avocats généraux el des substituts; près les tribunaux d'arrondissement par un procureur de la République et un ou plusieurs substituts: près les tribunaux de simple police, par les commissaires de police ..u ,i l.ur défaut, par les maires et adjoints. Les tribunaux île com rce et, en matière civile, les justices

de paix n'ont point de ministère public. Les mêmes

r 'tions sont exercées au conseil d'Etat, dans les

conseils de préfecture el devant les conseils de

guerre, par des i nissaires du gouvernement. Il

rxisie êgalemenl près la Cour des comptes un procureur général, et un conseiller référendaire y remplit les fonctions d'avocat général.

MIN

Le ministère public est obligatoirement chargé de surveiller tous les officiers ministériels.

ministërialisme [nis-ié, Us-me] a. m. Opinion (le ceux qui soutiennent le ministère.

miniStériat [nis-te-ri-a] n. m. Fonctions de ministre. (Vx.)

miniStériaUX [nis-té-ri-â] a. m. pi. Sous les Carolingiens, nom donné aux bas officiers du palais.

ministériel, elle [nis-té-ri-U, è-ie] adj. Qui

appartient au ministère : fonctions ministérielles. Dévoué, inféodé au ministère : journal ministériel Officiers ministériels, les avoués, les notaires, huissiers, commissaires-priseurs, etc. N. m. Partisan du ministère : c'est un ministériel.

ministériellement [nis-té-ri-c-ie-man] adv.

Par l'autorité des ministres. Dans la forme ministérielle.

ministrable [nis-tra-ble] adj. Fam. Qui est en situation de devenir ministre: député ministrable.

niinistral [ntt-tnzQ, e, aux adj. Qui a rapport aux ministres protestants : fonctions ministrale*. N. m. Partisan du ministère. (Vx.)

ministrant [nt's-rranj, e adj. se dit surttiut

de la chirurgie qui, sur l'ordonnance d'un médecin, fait certaines opérations d'importance secondaire (saignée, etc.).

ministre [nis-tre] n. m. (du lat. minister, serviteur). Celui qui travaille a l'exécution des desseins d'autrui : être le ministre des vengeances de quelqu'un. Homme d'Etat choisi par le chef du pouvoir exécutif pour diriger l'administration centrale d'un grand service public : ministre des finances, du commerce. Prêtre d'un culte réformé. Ministre des autels, de Dieu, de lu religion, le prêtre Fig. Ce qui imprime l'impulsion, le mouvement : le cerveau est le ministre de la pensée. Ministre plénipotentiaire ou simplem. ministre, envoyé chargé de pleins pouvoirs auprès d'un gouvernement étranger qui comporte non une ambassade, mais une légation.

— Encycl. Dr. L'homme politique chargé par le président de la République de former un ministère a le titre de président du conseil des ministres.

Quand les ministres se réunissent pour délibérer, leur réunion s'appelle conseil des ministres si elle est présidée par le chef de l'Etat, et conseil de cabinet si elle est présidée par le président du conseil.

Les ministres sont les agents du pouvoir exécutif, c'est-à-dire du président de la République. Ils sont solidairement responsables de la politique générale du gouvernement et individuellement de leurs actes personnels. Le chef de l'Etat n'étant responsable qu'en cas de haute trahison, tous ses actes sont contresignés par un ministre, qui en prend la responsabilité.

Leur action n'est pas seulement gouvernementale et politique, elle est en outre administrative : chacun d'eux donne l'impulsion à une branche dé terminée des services publics, la contrôle, la surveille, ordonnance ses dépenses et contracte au nom de l'Etat- Les ministres sont nommés par décrets individuels. Ils ont immédiatement sous leurs ordres les fonctionnaires composant l'administration centrale et, dans la mesure de leur spécialité, étendent leur action au pays tout entier par l'intermédiaire de leurs agents. Ils sont les premiers des fonctionnaires, et sont parfois secondés par des sous-secrétaires d'Etat.

Ils peuvent être mis en accusation par la Chambre des députés, pour crimes commis dans l'exercice de leurs fonctions. En ce cas, ils sont jugés par le Sénat.

Les actes administratifs des ministres sont individuels, spéciaux et non généraux. Ils sont dits arrêtés ministériels. Ils peuvent Être attaqués devant le Conseil d'Etat à la condition que la réclamation soit fondée sur la violation d'un droit acquis et non sur la lésion d'un simple intérêt.

Les ministres statuent parfois comme de véritables juges, notamment lorsqu'ils sont saisis d'un recours contre une décision contentieuse d'un préfet.

L'ensembl» des ministères compose l'administration centrale. Chaque ministre, directement secondé par le personnel de son cabinet, a sous ses ordres des chefs de service : directeurs généraux, directeurs, sous-directeurs, chefs de division, au-dessous desquels des chefs et sous-chefs de bureau dirigent le travail des rédacteurs, qui préparent les décisions, rapports, etc., et les expéditionnaires, qui copient le travail des rédacteurs. Les ministres donnent des directions aux fonctionnaires placés sous leurs ordres au moyen d'instructions ou de circulaires.

ministrerie [nis-tre-rî] n. f. (de ministre). Scolasl. Salle de l'école de droit île Poitiers, où l'on appliquait les Institutes. Etablissement où l'on formait, à Genève, des ministres calvinistes. A la ministrerie, à la façon, à la mode des ministres protestants : lire à ta ministrerie.

ministresse [nis-trè-se] n. f. Fam. Femme d'un ministre.

minium \m-om'] n. m. (m. Iat. . Oxyde s.ilin de plomb d'un beau rouge : délai/ '■ dans l'huile, le minium donne une peinture dont on enduit le fer pour le préserver de la rouille. (Ne pas confondre avec le minium des anciens ou cinabre, qui est un sel de mercure.)

Minna de Barnhelm. comédie de Lessing 1763). 'Vue pièce fut un véritable événement littéraire. Pour la première fois on mettait a la scène un sujet contemporain : un officier prussien Tellhcim est fiancé à une jeune saxonne Minna; mais accusé de concussion, il est mis en disponibilité, et renonce alors au mariage parce qu'il s'estime déshonoré et il part. Minna se met à sa recherche, le rejoint et triomphe de sa résistance; sur ces entrefaites Tellheim reconnu innocent reprend son grade. L'œuvre de Lessing vaut d'ailleurs par la vigueur des peintures morales, la sobriété de l'intrigue, le charme et la simplicité du style. C'est le chef-d'œuvre de la comédie allemande.

Minneapolis liss], v. des Etats-Unis (Minne- Mta'j, sur le Mississipi ; 274.000 h. Grand commerce de céréales, filatures.

minnesinger [siri-gher"] ou minnesaen-

ger sèn'-ghèr] n. m. de l'allem. minne, amour, et

singer, chanteur). Trouvère allemand du moyen fige: Walter de la Vogelweide est un de: plus fameux mintiesingers.

Minnesota, un des Etats de l'Union américaine : 2.025.000 h. Cnpit. Saint-Paul. Grande production de blé, élevage.

Mino da FieSOle, sculpteur italien, né à Poppi vers H30, m. en 1484; auteur des mausolées de Paul II, de Francesco Tornabuoni, de Hugues de Toscane.

minois [noi] n. m. (de mine). Fam. Visage gracieux d'enfant ou de jeune femme. Par ext. Air, extérieur.

minon n. m. Chat, dans le langage des enfants.

minon-minette n. f. Fam. Cachotterie : faire des minons-minettes.

minorât [rai n. m. Titre et fonction d'un clerc qui a reçu les ordres mineurs.

minoratif, ive adj. (du lat. minorare, amoindrir). 8' dit d'un remède qui purge doucement N. m. : un minoratif.

minoration [si-on] n. f. Purgation très douce.

minoré n. m. (du lat. minor, moindre). Clerc qui a reçu les quatre ordres mineurs.

minorer [?'é] v. a. (lat. minor, moindre). Evaluer une chose au dessous de sa valeur réelle exprimée en monnaie de compte.

minorité n. m. Nom donné parfois aux frères mineurs.

minorité n. f. (lat. minoritas ; de minor, moindre). Etat d'une personne mineure : la minorité cesse avec le mariage. Temps pendant lequel on est mineur. Temps pendant lequel un souverain, étant mineur, ne peut régner par lui-même : la minorité de Louis Xlll fut très agitée. Nombre inférieur : le bon sens sera toujours le fait d'une minorité. Le petit nombre dans une assemblée, par opposition à majorité. Ant. Majorité. V. mineur.

Minorque, l'une des iles Baléares; 35.000 h. (ilinorquins). Ch.-l. Port-Mahon. Vins, oranges, câpres. Pays d'or.gine d'une race de volailles voisine de la race andalouse, et qui affectionne les climats doux et maritimes.

Minorquin [fein], e, originaire ou habitant de Minorque : les Minorquins. Adj. :

population )ninorquine.

Minos [nossl roi de Crète, fils de Zeus et d'Europe, sage législateur.

La tradition en fit un juge des Enfers avec Eaque et Rhadamante.

minot [no] n. m. (de mine). Ancienne mesure de capacité, qui équivalait à la moitié d'une mine. Un minot de terre, surface que l'on pouvait ensemencer avec un minot de grain. Manger un minot de sel avec quelqu'un, demeurer, vivre longtemps avec lui

minot [?îo] ou minois [noi]

n. m. Mar. Arc-boutant servant à amurer la misaine.

minotaure [tô-re] n. m. Etre qui dévore ; le minotaure industriel.

Fam. Mari trompé (parce que le minotaure a des cornes).

Minotaure [tô-re], monstre '»"'»»»"■ moitié homme et moitié taureau, fils de Pasiphaé, femme de Minos. Ce dernier l'emprisonna dans le labyrinthe qu'avait construit Dédale, et il nourrissait le monstre de chair humaine. Il avait imposé aux Athéniens qu'il avait vaincus un tribut annuel de sept garçons et de sept filles, qui devaient être dévorés par le Minotaure. Thésée, aidé par Ariane, fille de Minos, pénétra dans le labyrinthe et tua le monstre. {Myth.)

minotauriser [tô-ri-zé] v. a. Fam. Cocufier.

minoterie [ri] n. f. Etablissement où l'on prépare les farines destinées au commerce: Chicago possède d'immenses minoteries. Commerce de minotier.

minotier [ti-ê] n. m. (de minot). Celui qui exploite une minoterie.

MinquierS (Les), écueils dangereux formant un plateau dans le golfe de Saint-Malo au N. des îles Chausey, à 13 kil. du Cotentin.

Minsk, v. de la région occidentale de la Russie d'Europe, ch.-l. du gouv. de Minsk, sur la Kroupka ; 91.000 h. Tanneries. Archevêché grec, évêché catholique. — Le gouv. a 2150. 000 h.

MintO (Gilbert Eli.iot, comte de), homme d'Etat anglais, né à Edimbourg, mort à Stevenage (1751-1814), gouverneur de la Corse (1793-1796), ministre libéral (180(1), gouverneur général de l'Inde. — Son fils Gilbert, premier lord de l'amirauté (1782- 1859). — Son petit-fils, Gilbert John Murray Kynynmonu, combattit en Afghanistan (1879) et fut gouverneur du Canada (1898).

mintrir v- n. (lat. minirire, chicotter). Pousser de petits cris aigus en parlant du rat.

Mintumes, auj. Trajetta, v. du Latium, près de laquelle Marius, fugitif et proscrit, se cacha dans les marais.

minuit [nu-ï] n. m. (demi, et de nuit). Le milieu de la nuit. : sur le minuit (et non sur les minuit. — On écrit aussi minuit et dc7ni et non demie). Messe de minuit, messe que le clergé catholique célèbre à minuit, le jour de Noël, en mémoire de la naissance de Jésus-Christ.

minuitnette ou minuinette [nui-nt-té]

ni. (mot formé sur le modèle de midinette). Fam, Femme qui est habituellement dehors à minuit.

minuscule [nus-ku-le] adj. (lat. minusrulus). Tout petit : un insecte minuscule. N. f. Petite lettre. (Sun opposé est majuscule.)

minus habens, mots lat. signif. : Ayant moins. Fam. Expression qu'on emploie familièrement pour désigner un homme de peu de capacité : c'est un minus habens.

MinUSiO, comm. de Suisse (cant. du Tessin); 1 200 h. Vignes, agriculture. Station d'hiver.

minutaire [tè-re] adj. Qui est en minute : acte minutaire.

MIQ

millUte n. f. fdu lat. minutas, menu). Soixantième partie d'un;: heure : la minute se divise en soixante secondes. Minute sexagésimale, soixantième partie de chaque degré d'un cercle. Minute centésimale, centième partie de chaque degré d'un cercle. (La minute du temps se représente par le signe m ; la minute sexagésimale d'arc par le signe ' ; la minute centésimale d'arc par le signe > .)Fig. Petit espace de temps : je reviens dans une minute. Archit- Subdivision du module qui varie suivant les ordres (12e, ige ou 30e). Division de la tête humaine, à peu près égale à son quarante-huitième. Interj. Minute' doucement, attendez.

minute n.f. (du lat. minutus, menu). Très petite écriture. Ecrit original sur lequel se fait une copie : faire la minute d'une lettre. Original d'un acte notarié, d'un jugement.

— Encycl. Dr. Les minutes sont : les originaux des actes reçus par les notaires, signés par les parties, originaux qui restent en dépôt dans l'étude; l'original des jugements ou arrêts rédigé sur la feuille d'audience, signé des magistrats et contresigné au greffe.

La loi du 25 ventôse an XI sur l'organisation du notariat oblige les notaires à garder minute des actes qu'ils reçoivent ; certains même ne sont valables que sous cette condition.

Les copies des minutes sont appelées grosses ou expéditions.

minuter [lé] v. a. Faire la minute d'un écrit. Projeter, méditer : minuter sa retraite.

minuterie [ri] n. f. Partie d'un mouvement d'horloge qui sert à marquer les divisions de l'heure (demies, quarts, minutes, secondes). Appareil électrique fonctionnant par un mouvement d'horlogerie et destiné à assurer un contact pendant un nombre déterminé de minutes.

minuteur n. m. Officier de la chancellerie apostolique, qui dresse les minutes.

minutie [si] n. f. (lat. minutia). Bagatelle : perdre son temps à des minuties- Caractère de celui qui s'attache aux bagatelles.

minutier [ît-é] n. m. Registre contenant les minutes des actes d'un notaire.

minutieusement [si-eu-ze-man] adv. D'une

manière minutieuse.

minutieux, euse [si-eu, eu-ze] adj. Qui s'attache aux minuties, aux détails : inspection minutieuse. N. Personne minutieuse : le minutieux est souvent ennuyeux.

minutissime [ti-si-me] adj. Fam. Excessivement petit.

MinutiUS Félix [si-uss, liks], éloquent apologiste français du me siècle, auteur de YOctavius.

MinutOli (Henri de), archéologue allemand, né à Genève, m. a Lausanne (1772-1846).

Minyen, enne [ni-in, t-ne], peuple de l'ancienne Grèce, dont le héros éponyme était Minyas, fils de Chrysès- Son fils, Orchoménos, fonda Orchomène en Béotie. Les Minyens, vaincus par les Béotiens, durent entrer dans leur ligue.

miocène adj. (du gr. meion, très petit, etkainos, nouveau). Se dit de l'une des quatre grandes divisions de l'ère tertiaire : les terrains miocènes. N. m. : le miocène a vu l'apparition des singes.

mioche n. (de mie). Fam. Jeune enfant.

MiolliS [liss] (Sextius-Alexandre-François), général français, né et m. à Aix (1759-1828). Il fut longtemps gouverneur de Mantoue, puis de Rome.

mion, onne [o-ne] n. Arg. Tout petit enfant.

miOSe n. f. Bhétor. Syn. de litote.

Miot de MelitO (comte André -François), homme politique et écrivain français, né à Versailles, m. à Paris (1762-1841); auteur de curieux Mémoires sur la Révolution et l'Empire, et d'un certain nombre de traductions d'auteurs grecs.

mi-parti, e adj. ( de mi, et parti, dérivé du verbe partir, diviser). Partagé en deux parties égales. Composé de deux parties égales, mais dissemblables : les Chambres mi-parties des parlements étaient composées de conseillers protestants et catholiques, lllas. Se dit de deux écus coupés par le milieu et l'approchés en un seul, de telle sorte qu'on ne voit que la moitié de chacun d'eux.

mi-partir ou mipartir v a. Diviser en deux moitiés.

mi-partition n. f. (de m i-pa rt i). Partage par moitié.

mipoux [pou] n. m. Morceau de borate de soude, sur lequel les plombiers frottent le fer à souder.

Miquel (Jean de), avocat et homme politique allemand, né à Neuenhaus en 1829. Chef du parti national libéral, il devint ministre des finances en Prusse, en 1890.

miquelet [ke-tè] n. m. (espagn. miquelete). Autrefois, bandit espagnol. Soldat de la garde desgou-

Miqueleu: 1. E.paiçno] (1792); 2. Frtngail (1745) i 3. Français (1793).

verneurs de province, en Espagne. Corps de partisans espagnols, créé par Napoléon en 1808.

MIQ

Miquelon [ké] (grande et petite), île française de l'Amérique du Nord, au S. de Terre-Neuve, 600 ti.(Mit/uelonuis): 218 kil. carr. L'île est divisée en

deux : la Grande et la Petite Miquelon réunies depuis 1183 par une chaussée de sable, dite isthme de Langlade. Les deux Miquelon, françaises depuis 1763, forment avec Saint-Pierre une colonie- V. Saint- Pierre.

miquelot [AWo] n. m. Homme qui va en pèlerinage au Mont- Saint-Michel. Par exl. Gueux, vagabond. (Vx.) Faire le miquelot, se donner hypocritement des airs de dévotion.

lllir n. m. Commune rurale autonome, en Russie.

— Encycl. Le mir est avant tout un organisme de propriété collective. Le moujik qui en fait partie possède son isba ainsi que le petit enclos y attenant et peut les transmettre à son fils. Les terres arables et les prairies se partagent entre tous les habitants. Un partage définitif des terres du mir peut avoir lieu si les deux tiers des voix donnent leur adhésion à cette mesure. L'assemblée du mir est constituée par tous les habitants, sous la présidence d'un chef de famille influent, Yelder. Cette assemblée nomme le starosta (l'ancien), chef du mir. V. volost.

Mira de Mescua ou De Amezcua

(Antonio), auteur dramatique espagnol, né à Guadiz vers 1578, m. en 1640. Auteur de el Palacio confuso, qu'imita Corneille dans Don Sanche.

Mirabeau [60] (Victor Riqueti, marquis de), économiste français, né au Pertuis (Provence), m. à Argenteuil (1715-1789), père du comte de Mirabeau. Disciple de Quesnay et des physiocrates, c'était un caractère bizarre et emporté, mais un esprit singulièrement ouvert et généreux. On l'avait surnommé l'Ami des hommes.

Sa Philosophie rurale, ses Lettres sur l'impôt, etc., sont des œuvres d'un grand intérêt.

— Son fils, Honoré-Gabriel, né au château de Bignon (Loiret;, m. à Paris (1749-1791), fut l'orateur le plus éminent de la Révolution française. Tirs durement traité par son père etenfermé plusieurs années, il parvint à s'enfuir à l'étranger, en enlevant la marquise de Mirabeau.

Monnier (Sophie) , fut arrêté

en Hollande et incarcéré à Vincennes, où il resta de 1777 à 1781, et d'où il envoyait à sa maîtresse des lettres passionnées (Lettres à Sophie). Il menaensuite une vie tourmentée et précaire. En 1789, repoussé par la noblesse, il fut envoyé aux états généraux comme député du tiers, contribua, par son savoir et son éloquence, aux victoires de la Constituante. Beaucoup d'actes ou de discours de sa carrière politique sont restés célèbres : son apostrophe au marquis de Dreux-Brézé venant, le 23 juin, sommer l'Assemblée de se dissoudre : « Allez dire a votre maître que nous sommes ici par la volonté du peuple, et que nous n'en sortirons que par la force des baïonnettes ! » ; — sa harangue sur la banqueroute, son discours pour le maintien du veto royal, etc. Son caractère était inférieur à son talent et à sa très remarquable intelligence politique. Il mourut, usé par le travail et la débauche, au moment où on l'accusait, avec raison, de pactiser avec la cour.

Mirabeau (André -Boniface- Louis Riqueti, vicomte de), frère du grand orateur, né à Paris, m.àFribourg(1754-177Ji, Député à la Constituante par la noblesse de Limoges, il émigra en 1791. Son penchant pour l'ivrognerie le fit surnommer Mirabeau- Tonneau.

Mirabel, eomm.

de la Drôme, arr. et à 5 kil. de Nyons ; 1.240 h.

mirabelle [bê-ie]

n. f. (de Mirabel, n.

géog.). Nom vulgaire

d'une petite prune

ronde, jaune, ponctuée

de rouge, à chair douce

et parfumée, dont on

prépare des confitures,

et que l'on récolte principalement en Lorraine et

dans les Vosges.

Mirabelle.

mirabellier [tè-it-éj n. m. Nom donné parfois au prunier qui produit la mirabelle.

mirabile visu, mots lat. signif. : Chose admirable à voir ; dictu (à dire] : c'était vraiment un spectacle curieux, mirabile visu.

mirabilis [liss] n. f. Genre de nyctaginécs.

— Encycl. Les mirabilis sont des herbes à (leurs odorantes. La mirabilis jalapa , merveille du l'érou ou belle-de-nuit.

parce que ses fleurs s'ouvrent la nuit, est très cultivée dans les jardins.

miracle n. m. (lat.

miraculum; de mirari, admirer). Fait surnaturel, contraire aux lois de la nature : l'Ecriture attribue à Jésus-Christ de nombreux miracles.

Effet dont la cause échappe à la raison de l'homme : les miracles de la nature. Parexagir.

Chose extraordinaire :

échapper à la mort par miracle. Personne ou objet merveilleux en son genre : un miracle d'ar- Mirabilis.

chitecture. Circonstance

rare, hasard merveilleux. Crier miracle (ou au miracle), s'extasier. A miracle, parfaitement bien. Liltér. Aux xiii« et xiv« siècles, composition dramatique où est représenté quelque épisode miraculeux de la vie d'un saint : le miracle de Théophile, par Rutebœuf. Allus. uist. V. convulsionnaire. Allus. littér. :

Et quel temps fut jamais si feitile en miracles ?

Vers de Racine dans Athalie (I. 1). On rappelle ce vers quand on veut rendre confiance, raffermir une conviction, etc. Prov. Il n'est miracles que de vieux saints, il ne faut rien attendre que des gens éprouvés.

Miracle de saint Marc (le), chef-d'œuvre du Tintoret (Académie deVenise). Composition d'un bel effet.

Miracles (cour des), quartier de l'ancien Paris, près de Notre-Dame-des-Victoires ; il servait de retraite aux mendiants et aux vagabonds qui encombraient la capitale au moyen âge.

miracliflque adj. (de miracle, et du lat. facere, faire). Par plaisant, rtfam. Qui produit des miracles.

miraculé, e n. Convulsionnaire de Saint- Médard. (Vx.) Adj. Se dit de quelqu'un, de quelque chose qui a été l'objet d'un miracle.

miraculeusement [ze-man] adv. D'une manière miraculeuse, très étonnante.

miraculeux,

eUSe [leu, eu-ze] adj.

Qui tient du miracle :

quérison miraculeuse.

Qui fait des miracles : source miraculeuse. N.

m. Ce qui parait surnaturel : le miraculeux séduit toujours les hommes. Par exagér. Merveilleux : ouvrage miraculeux.

miraculiser

v. a. Donner pour mira culeux : on peut miraculiser bien des faits naturels. V. n. Faire des miracles.

mirador n. m

espagn.; de mirar, regardera Belvédère au sommet gnôles. Observatoire temporaire en temps de guerre, juché en général au haut d'un arbre. PI. des mirailores.

Miradoux

[dowl, ch.-l. de c. (Gers), arr.

et à 16 kil. de Lectoure, non loin de l'Arrats 4.100 h.

Miraflores [w] (chartreuse de), célèbre monastère espagnol, à 4 kil. de Burgos ; en style gothique flamboyant (xve et xvr' s.).

MirafloreS (don Manuel de Pando de), homme politique et publiciste espagnol, ne et m. à Madrid (1192-1872). On lui doit d'intéressantes Idées politiques relatives à l' Espagne.

mirage n. m. (de mirer). Phénomène d'optique particulier aux pays chauds, consistant en ce que les objets éloignés produisent une image renversée, comme s'ils se reflétaient dans une nappe d'eau. Fig, Illusion trompeuse : le mirage des promesses.

— Encycl. Le mirage se produit fréquemment sur les grèves de sable, dans les plaines sablonneuses, partout en un mot où le sol, uni, dépourvu de végétation, s'échauffe fortement sous l'action directe du soleil. Le phénomène a été souvent observé par l'armée française, pendant l'expédition d'Egypte. Lorsque la surface du sol est échauffée par la présence du soleil, le terrain semble terminé par une inondation générale; chaque monticule présente audessous son image renversée, comme s'il était entouré d'eau. A mesure qu'on avance, on découvre le sol et la terre brûlante, au lieu même où l'on croyait voir le ciel ou quelque autre objet.

Monge a expliqué ce phénomène en remarquant que, par suite de réchauffement de l'atmosphère à la surface du sol, la densité de l'air peut aller d'abord en croissant avec la hauteur; il peut alors se produire une réflexion totale pour les rayons de Lumière venant d'objets éloignés; ceux-ci donnent alors une image renversée. On peut d'ailleurs avoir des déformations très complexes, et Wollaston a reproduit expérimentalement les différents aspects du mirage. C'est à ce phénomène qu'il faut rappor-

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