V. RÉFLEXION
Miroir magique. On appelle ainsi certains miroirs métalliques sur lesquels on a gravé certains dessins en relief, sur la face postérieure. L'image du soleil, réfléchie par la face antérieure, qui est polie, forme un disque, sur lequel sont visibles les dessins de la face postérieure. Ce phénomène a été expliqué par le fait que certains métaux ont la propriété de fléchir sous une forte pression pour revenir ensuite dans une position opposée. Les dessins étant travaillés au grattoir, il en résulte qu'ils se trouvent reproduits sur la face polie, si faiblement d'ailleurs qu'ils sont invisibles.
Miroir ardent. C'est un miroir à surface concave qui a la propriété de concentrer les ondes lumineuses et calorifiques. Archimède passe, d'après les affirmations des auteurs anciens, pour avoir brûlé à l'aide de tels miroirs la flotte romaine qui assiégeait Syracuse. C'est avec un vase concave d'or poli que les anciens, utilisant les rayons solaires, allumaient le feu sacré de Vesta. On a cherché, de nos jours, à utiliser, sans beaucoup de succès d'ailleurs, la chaleur solaire concentrée à l'aide de jeux de miroirs d'une grande puissance.
miroitant [tan], e adj. Qui miroite : la surface miroitante des eaux.
miroité, e adj. Qui a des surfaces miroitantes. Se dit d'un cheval bai a croupe marquée de taches plus brunes ou plus claires que le fond. Ant. Miroutte.
miroitement [mon] n. m. Eclat produit par une surface qui miroite: le miroitement du soleil sur les flots. Fig. : le miroitement de la richesse.
miroiter \té] v. n. (de miroir). Réfléchir la lumière en scintillant : la soie miroite. Fig. Faire miroiter, montrer pour séduire : faire miroiter aux yeux de quelqu'un un brillant avenir.
miroiterie \ri] n. f. Commerce de miroitier. Atelier de miroitier.
miroitier \ti-é], ère n. Personne qui fait ou vend des miroirs, des glaces, etc.
— Encycl. Parmi les opérations les plus difficiles et les plus délicates du miroitier, on peut placer l'encadrement des miroirs à cadre en glace, imitant ce qu'on appelle les glaces de Venise et l'étamage des miroirs concaves et convexes. (V glace.)
mirolOgUe [lo-ghe] n. m. (du gr. mnira, sort, et logos, discours). Chant élégiaque, en usage chez les Grecs modernes pour pleurer la mort d'un parent.
Miromesnil [mê-nil] (Armand-Thomas Hue de), magistrat français, garde des sceaux (1774), né dans l'Orléanais, m. en Normandie, à Miromesnil (172117%). Il contribua au rappel du Parlement et a l'abolilion de la question préparatoire,
Miron, famille française d'origine espagnole, dont plusieurs membres se sont distingués dans la decine et surtout dans la magistrature. — François Miron, né et m. à Paris (riGO-1609), fut prévôt des marchands de Paris de 1604 îi 1 1;06 ; il organisa
MIS
la police, construisit les quais, et lit bâtir la façade de l'ancien hôtel de Ville. — Son frère Robert, m. en 1641. prévôt des marchands de Paris en 1(111, fut président du tiers état aux états généraux de 1014, et plus tard ambassadeur en Suisse et intendant du Languedoc.
mironton mirontaine [tè-ne], mots fantaisistes qui reviennent fréquemment dans les refrains de chansons populaires.
Miropolié, v. de Russie (gouv. de Koursk), sur le Psel ; 15.000 h.
miroton n. ni. Ragoût de viandes déjà cuites, qu'on assaisonne aux oignons : bœuf en miroton.
miroutte [rou-fe] adj. Se dit d'un cheval dont la robe, noire ou baie, est marquée de taches d'une couleur plus claire. Ant. Miroité.
mirtil n. m. ou mirtille n. f. v. airelle.
mirza n. m. Prince, chez les Persans. Modes. Sorte de pendant d'oreilles.
Mirzapour, v. de l'Hindoustan (prov. de Bé narèsj, sur le Gange ; 80.000 h. Bronzes, tapis.
mis, 6 part. pass. du v. mettre.
EClisaine[jè-)ie],n. f.(del'ital. meurt im, moyenne . Mât de misaine, mât d'avant, entre le beaupré et le grand mât. Voile de misaine ou misaine, basse voile du mât de misaine. Misaine-goélette, voile aurique du mât de misaine. (PI. des misaines-goélettes.) [V. les planches navire].
misanthrope [zrtnjadj. etn.(gr. misein, haïr, et anthrôpos, homme). Qui est atteint de misanthropie. Adjectiv. : humeur misanthrope. Ant. Philanthrope.
Misanthrope (le), comédie en cinq actes et en vers, de Molière, la plus personnelle et la plus profonde de ses conceptions (1606). C'est le récit de la protestation d'Alceste, honnête homme à la rude Iranchise, contre l'optimisme sceptique de Philinte « l'ami du genre humain », contre toutes les grimaces de la vie sociale, aussi bien du bel esprit Oronte, l'homme au sonnet, que delà prude Arsinoé; et contre la duplicité el la coquetterie de Célimêne. qui se moque de lui, et qu'en fin de compte il se résout à abandonner. Toute l'action réside dans le jeu naturel des caractères ; tout le comique dérive de l'étude haute et sereine des moeurs. L'auteur démontre que la vertu, emportée par une indignation excessive, a besoin d'une mesure. Chacun de ses personnages, sauf ta sincère Eliante, a un travers, et ne se retire qu'après avoir reçu sa juste part de censure. Une profonde observation morale a présidé à l'enfantement de ce chef d'œuvre de la scène comique, le plus correct des ouvrages de Molière, et dont un grand nombre de vers ont passé dans la langue :
L'ami du genre humain n'est point du tout mon fait,
pour faire entendre qu'on ne donne pas sa confiance à celui qui lui-même la donne à tout le monde.
Ces haines vigoureuses
Que doit donner le vice aux âmes vertueuses.
expression qui marque énergiquement la réprobation que le vice doit inspirer.
C'est à vous, s'il vous plaît, que ce discours s'adresse,
se dit un peu ironiquement à une personne qui n'a pas l'air de prendre pour elle ce que l'on dit.
Allons, ferme, poussez, mes bons amis de cour,
encouragement ironique adressé à ceux dont on n'approuve ni les actions ni les propos.
Par la sambleu. messieurs, je ne croyais pas être Si plaisant que je suis,
réponse énergique que nous pouvons faire aux railleurs lorsque la raison et le bon droit sont de notre côté.
Un endroit écarté
Où d'être homme d'honneur on ait la liberté.
boutade misanthropique de quelqu'un qui veut fuir la société.
misanthropie [zan-tro-pi] n. f. (de misanthrope). Haine des hommes, dégoût de la société. Humeur bourrue, chagrine. Ant. Philanthropie.
Misanthropie et repentir, drame de Kotzebue. histoire d'un époux trahi qui pardonne ; une des meilleures pièces de l'auteur, mais à laquelle on a reproché des effets d'attendrissement trop faciles (1789).
misanthropique [zan] adj. Qui a le caractère de la misanthropie Ant. Philanthropique.
misanthropisme n. m. Syn. peu us. de misanthropie.
miscellanées [mis-sèl-la-ni] n. m. pi. (du lat. miscellanea, choses mêlées). Mélanges d'ouvrages de science, de littérature. Syn. mélanges.
Mischna (la;, recueil de lois juives et de décisions des rabbins, qui fait partie du Talmud.
mischnique [mich-ni-ke] adj. Qui a rapport à la Mischna.
miscibilité [mis-si] a. f. Qualité de ce qui peut se mêler. (Peu us.)
miscible [mis-si-ble] adj. (du lat- miscere, mêler). Qui peut se mêler avec quelque chose.
miSCOphe [mis-ko-fe] n. m. Genre d'insectes hyménoptères porte-aiguillon comprenant des sphégidés de petite taille, dont quelques espèces sont communes en France.
miSCUS [mis-kuss] n. m. Genre d'insectes hyménoptères porte-aiguillon, que l'on rencontre dans les terrains sablonneux du nord de la France.
mise [mi-ze] n. f. (de mis). Action de mettre : mise en œuvre, en scène, en liberté, en jugement, en vente, etc. Ce qu'on expose au jeu : doubler sa mise. Mise d prix, indication du prix auquel un immeuble ou même un objet mobilier est mis en vente publique. Ce qu'on met dans une société de commerce. Enchère : la dernière m:se a été rie mille francs. Manière de s'habiller : mise élégante. Etre de mise, être propre à être porté comme vêtement ; avoir cours ; avoir de l'à-propos. Mise à pied, retrait temporaire d'emploi. Mise bas, action de mettre bas, en parlant des l'melles d'animaux. Vieux habits que l'on ne veut plus porter : donner sa mise basa son domestique. Mise hors, somme avancée par des tiers danj une entreprise. Mise hors, d'une somme, action de la débourser. Techn: Pièce de fer ou d'acier, façonnée pour être soudée à la forge sur une autre pièce de mêmes dimensions. Bassin carré dans lequel on
MIS
MIS
met refroidir le savon cuit. Trou conique par lequel on introduit la moutarde en grains dans le moulin. Arbor. Mise d fruit.\ Opération qui a pour but de hâter la fructification.
— Encycl. Arbor. Mise, à fruits. La fleuraison et la fructification sont consécutives au ralentissement de la végétation feuillue: aussi pratique-t-on eu arbi riculture, diverses opérations qui tendent à obtenir ce résultat : on diminue la vigueur des jeunes sujets pour hâter leur mise à fruit, par la taille, l'arcure, le pincement; d'autres l'ois par écourtage des racines, suppression du pivot, transplantation, etc.
Mise au tombeau lia), tableau de Raphaël, gale-
La mise au tombeau, d'aprè
rie Borghèse ; — du Caravage, musée du Vatican ; du Titien, au Louvre. V. Christ poiité au tombeau. Misène (cap), promontoire d'Italie, en face de Procida, à l'extrémité S. 0. du golfe de Pouzzoles, près de Naples.
miser[;e) v. a. (de mise). Fam. Déposer un enjeu : miser cinq francs; on doit miser avant le coup. Enchérir : vente où personne ne mise.
misérabilité [zé-ra] n. f. Caractère de ce qui est misérable. (Peu us.)
misérable [se] adj. (lat. miserabilis). Malheureux, digne de pitié : un mortel vraiment misérable. Pauvre, manquant de ressources : secourir les hommes misérables. Déplorable, funeste : Charles le Téméraire eut une fin misérable. Qui a peu de prix, de valeur, de mérite : un misérable salaire. Vil, méprisable : un misérable voleur. N. Personne digne de pitié : assistez les misérables. Personne vile, méprisable : on ne fait pas assez la guerre aux misérables.
Misérables (les), grand roman social de Victor Hugo. Le héros des Misérables est Jean Valjean, condamné au bagne pour un pain volé, un jour que les enfants de sa sœur avaient faim, et dont toute l'existence se débat sous la réprobation dont sont frappés les forçats libérés. Autour de lui gravitent des types tels que Myriel, l'évêque qui incarne toutes les vertus morales du christianisme ; Fantine la fille mère; Cosette, la petite fille martyre; Javert. la police laite homme ; l'affreux ménage des Thènardier, Gavroche, le gamin de Paris, etc. L'œuvre, qui est d'une richesse et d'une ampleur démesurées, contient d'admirables épisodes (la bataille de Waterloo, l'insurrection de 1832, etc.) ; malgré ses défauts, elle reste puissamment attachante par la couleur du style et la générosité des idées (1862).
misérablement [zé, man] adv. D'une manière misérable : Gilbert mourut misérablement.
misératioil [zé-ra-si-on] n. f. Sentiment de pitié, de miséricorde. (Vx.)
misère [zh-ré] n. f. (lat. miseria; de miser, malheureux). Etat digne de pitié par le malheur ou la pauvreté : la misère porté au désespoir. Par eragér. Chose pénible, ennuyeuse : c'est une misère que d'avoir affaire aux gens de loi. Par ext. Personnes misérables : secourez la misère. Faiblesse, néant : la misère de l'homme. PI. Peine, calamité : les misères de la vie. Fam. Choses peu importantes : se fâcher pour des misères. Loc. fam.: Collier de misère, travail constant et ennuyeux. Lit de misère, lit sur lequel on place une femme qui va accoucher, un malade qu'on va opérer. Crier misère, se plaindre de son indigence; indiquer la pauvrelé : vêlement qui crie misère. Vallée de misère, la terre, où les hommes sont livrés à toutes sortes de maux. Fam. Faire des misères, se livrer à des taquineries importunes. Misère physiologique, état de dénutrition générale de l'organisme! Ant. Richesse, iortune. Bonheur, grandeur.
Misères de la guerre {les), titre que Jacques Callot a donné à deux admirables séries de gravures, dans lesquelles il représente toutes les phases de la guerre, et qu'il publia en 1633.
misérer [ré] v. n. (Se conj. comme accélérer.) Vivre pauvrement, misérablement.
miserere [zé] ou miserere [zé-ré-ré] n. m.
(m. lat. signif. aie pitié). Nom du 30e psaume de David, qui commence par ce mot. Temps (très court) que dure la récitation de ce psaume. Chant composé sur les paroles de ce psaume : Allegri a écrit un magnifique miserere. Colique de miserere, v.
COLIQUE et ILÉUS.
miséreux, euse [zé-reu, eu-ze] adj. et n. Personne pauvre, sans ressources : l'hiver est dur aux miséreux. Ant. Riche, opulent.
miséricorde [zé] n. f. (lat. misericordia ; de misereri. avoir pitié). Vertu qui porte à avoir compassion des misères d'autrui. Vertu qui pousse à pardonner ce qu on aurait le droit de punir. Par ni. Pardon accordé par pure bonté: à tout péché, miséricorde. Saillie fixée au siè;:e mobile d'une stalle d'église, qui permet de s'asseoir légèrement sans 'imiter en apparence la position verticale. Repas que les chartreux font une fois par semaine avec du pain et de l'huile. Dairue de guerre dont on se servait pour menacer l'ennemi abattu et l'obliger à se rendre en demandant merci ou miséricorde. Dimanche de la Miséricorde, deuxième dimanche après Pâques, parce que l'introït de la messe de ce jour commence par le mot misericordia. Crier miséricorde, pousser de grands cris arrachés par la douleur. Ancre de miséricorde, ancien nom de la maîtresse ancre. Œuvres de miséricorde, bonnes œuvres
ayant pour objet de soulager le prochain. (On les distingue en oeuvres de miséricorde cor2>orellé : donner à manger et à boire à ceux qui en ont besoin : donner des vêlements a eux r j i j i n'en ont pas; aller voir et soulager les malades: racheter les captifs; visiter les prisonniers; loger les pauvres et les voyageurs; ensevelir les morts, et sept œun, de miséricorde spirituelle : instruire les ignorants; convertir les pécheurs ; consoler les affligés; donner de bons conseils à ceux qui en ont besoin ; supporter les défauts d'autrui; pardonner à ses ennemis; prier pour les morts et pour les vivants, même pour ceux qui vous persécutent. Miséricordel interj. qui marque la surprise, l'effroi. Prov. : A tout péché miséricorde, il n'est pas de faute indigne de pardon.
— Encycx. Le nom de miséricorde a été porté par plusieurs ordres religieux, dont les principaux sont les Sœurs de la Miséricorde de Jésus, instiln 1002, et qui se vouent au service des hôpitaux ; les Sœurs de la Miséricorde de Séez, établies en 1855. pour remplir l'office de gardes -malades. Une œuvre de la Miséricorde, fondée à Paris en 1822 par Mlle du Martroy, était destinée à venir en aide aux pauvres honteux de la capitale.
miséricordieusement [zé,
ze-man] adv. Avec miséricorde :
accueillir miséricordieusement un ■pécheur repentant.
miséricordieux, euse [zé,
di-eu, eu-ze] adj. et n. Enclin à la miséricorde.
Miskolc ou Miskolcz,
v. de la Hongrie septentrionale, sur laSvinva; 41.CO0 h. Commerce de blé.
Misnie, pays de Saxe, ancien margraviat de l'empire d'AUemag
cl= la corde.
berceau des
électeurs, puis princes de Saxe; ch.-l. Dresde. (Ilab. Misniens.)
misogame n. et adj. (du gr. misein, haïr, et gamos, mariage). Se dit d'une personne qui hait le mariage.
miSOgamie [zo-gha-mi] n. f. Haine du mariage.
misogyne [zo-ji-ne] n. et adj. (gr. misein, haïr, et aune, femme). Se dit de l'homme qui hait les femmes.
misogynie [xo-ji-nî] n. f. Haine de la femme.
miSOlOgie [zo-lo-ji] n. f. Haine de la raison ou du raisonnement.
misologue [zo-lo-ghe] n. m. (du gr. misein, haïr, et logos, discours). Ennemi de la raison, du raisonnement.
miSOnéisme [zo-né-is-me] n. m. (gr. misein, haïr, et neos, nouveau). Eloignemcnt ou méfiance de toute nouveauté, de tout changement.
miSOnéiSte [zo-né-is-te] n. m. Ennemi des innovations, des nouveautés.
misour n. m. Vent du sud dans les ports de la Méditerrannée.
mi-SOUVerain adj. Se dit des Etats protégés ou vassaux dont la souveraineté est limitée quant à l'exercice de certains droits.
mispicltel [mis-pi-kél] n. m. Arsénio-sulfure naturel de fer.
miss n. f. (m. angl.). Nom que l'on donne aux demoiselles, en Angleterre. PI. des }niss ou misses.
Miss Helyett, opérette en trois artes, paroles de Maxime Boucheron, musique élégante et facile d'Edmond Audran (1890) . Dans la montagne, miss Ilellyett a fait une chute, pénible pour les convenances: un peintre, Paul, la sauve discrètement. La jeune fille se met à la recherche de son sauveur, que son honneur lui commande d'épouser ; elle le trouve et devient sa femme.
missel [mi-sèl] n. m. (du lat. missa, messe.) Livre qui contient les prières de la messe pour tous les jours de l'année. Abrégé de ce livre a l'usage des fidèles. Recueil de messes notées en plain-chant.
— Encycl. Lit ara. Le nom de missel remplaça celui de sacramentaire, lorsque le sacrifice eucharistique reçut le nom de messe. 11 y eut d'abord plusieurs sortes de missels. Vers le ixe siècle on commença à donner aux curés des églises les plus pauvres, où il n'y avait ni diacres, ni sous-diacres, ni même parfois de chantres, des missels pléniers, c'est-à-dire contenant toute la liturgie de la messe. L'usage des missels pléniers est devenu général. Les missels actuels du rit romain, rédigés conformément au texte adopté par le pape Pie V en 1570 sont divisés, en trois parties : 1° l'ordre de la messe ; 2° le propre du temps ; 3° le propre des saints.
Misserghin, comm. d'Algérie, dép. et à 13 kil. d'Oran ; 4.360. h. Vignobles, céréales.
missi dominici (envoyés du maître), hauts commissaires chargés par les anciens rois de France, et notamment par Charlemagne, de parcourir les provinces et de surveiller l'administration.
missile [mi-si-le] adj. (du lat. misselis, qu'on peut lancer). Qui se lance: armes missiles. N. m. Projectile. (Vx.)
Missillac, comm. de la Loire-Inférieure, arr. et à 36 kil. de Saint-Nazaire ; i.OaO h.
mission [mi si-on] n. f. (lat. rnissio ; de mittere, envoyer). Pouvoir donné à un délégué d'aller faire une chose : les conventionnels en mission galvanisèrent les armées de la République. Fonction temporaire et déterminée, dont un gouvernement charge un agent spécial : mission diplomatique- Par ext. Ce que l'on est chargé d'accomplir dans l'intention de Dieu ou d'après la nature des choses. Délégation divine, donnée dans un dessein religieux : la mission des apôtres. Suite de prédications pour l'instruction des fidèles et la conversion des pêcheurs : la mission est finie. Ensemble des personnes envoyées en mission.
— Encycl. Les premiers missionnaires furent les apôtres : saint Pierre porta la foi chrétienne à Antioche et à Rome, saint Matthieu en Judée, saint Jean à Ephèsc, saint Paul en Asie Mineure, en Macédoine et en Grèce. A l'exemple des apôtres, leurs disciples se répandirent dans tout le monde romain. La conversion de Constantin, l'invasion des barbares, les conquêtes de Charlemagne, les croisades, la découverte du Cap et celle de l'Amérique donnèrent successivement un nouvel essor aux missions.
A partir de la Réforme, il y eut deux sortes de missions, les missions catholiques et les missions protestante
A. Mimions catholiques. Au xvn« siècle furent fondés la congrégation romaine de la Propagande, et le collège de la Propagande destiné à former des missionnaires. Peu après, la société et le séminaire des Missions étrangères, établis à Paris, devenaient une nouvelle pépinière d'apôtres. Ralenties dès l'origine par les persécutions, les missions reprirent une nouvelle intensité au xvm« et au xix« siècle, par suite de la fondation d'un grand nombre de i ongrégations nouvelles d'hommes et de femmes, des conquêtes des nations européennes dans l'extrême Orient et dans l'Afrique centrale, et de l'institution des œuvres de la Propagation de la Foi, de la sainte Enfance et les Ecoles d Orient- La France fournit à elle seule la majorité des missionnaires catholiques et la plus grande partie des fonds destinés à leur entretien.
IS. Misions protestantes. Les missions protestantes ne datent, à proprement parler, que du xvmc siècle, et c'est au xix* siècle surtout qu'elles prirent un grand développement. Aujourd'hui, dans chaque Etat protestant, des sociétés sont établies qui envoient et entretiennent des missionnaires chez les peuples infidèles. Les prolestants français ont fondé à Paris, en 182*, une Société des missions évangéliques. Les missions protestantes ont pour principaux champs d'action l'tlindoustan, Ceylan. Madagascar, le Groenland, la Chine et l'Afrique centrale.
Mission (piètre de la). V. lazariste.
Missions étrangères (Société des>, fondée en 16.:.1 par le P. de Meur pour préparer les prêtres au service des missions. Autorisée par Louis XIV (1663), par Louis XV (177b), puis supprimée en 1791, rétablie en 1805, supprimée de nouveau en 1809, elle fut restaurée eu 1815, et dessert principalement les missions catholiques de l'extrême Orient.
missionnaire [mi-si-o-nè-re] n. m. Prêtre employé aux missions : les missionnaires français sont nombreux en Chine. Fig. Propagateur : un missionnaire du libre-échange-
miSSionnariat jni-si-o-na-ri -a] n. m. Fonctions de missionnaire.
miSSionnariSme [mi-sio-na-ris-me] n. m.
Etablissement de missions. Esprit qui anime les missionnaires.
MiSSissipi (le), grand fleuve des Etats-Unis. Il sort du lac Ilasca (Minnesota), arrose Saint-Paul. Saint-Louis, Memphi's, Wicksburg, Natchez, Bâton, Rouge, la Nouvelle-Orléans, reçoit, enlre autreafiluents, l'Ohio, qui lui apporte les eaux du massif des Alleghanys, le Missouri, l'Arkansas et la rivière Rouge, descendus des Montagnes Rocheuses, et se jette dans le solfe du Mexique par les bouches d'un vaste delta ; 4.620 kil.
Mississipi (compagnie du), compagnie commerciale fondée par Law en 1720 pour la mise en valeur des terrains de la Louisiane. V. Law.
MiSSiSSipi, un des Etats unis de l'Amérique du Nord ; 1.708.000 h. (Mississipiens). Ch.-l. Jackson. Coton, tabac, canne à sucre.
MiSSissipien, enne [mi-si-si-pi-in , è-ne], originaire ou habitant de l'Etat de Mississipi : lés Mississipiens. Adj. Qui appartient au fleuve Mississipi ou à l'Etat de Mississipi: la vallée ni ississipienne est très humide. N- m. Au temps de Law, actionnaire de la compagnie du Mississipi.
missive [mi-si-ve] n. et adj. f. (du lat- missus, envoyé). Lettre d'affaire destinée à être envoyée immédiatement : envoyer une missive.
Missolonghi, v. de Grèce, à l'entrée du golfe d * Patras, célèbre par la défense héroïque que Botzaris y opposa aux Turcs en 1822 et en 1825: 16.000 h. Byron y mourut (1824).
Missouri (le), grande riv. des Etats-Unis, née dans les Montagnes Roeheuses. Elle passe à Omaha, Kansas City, Jefferson City, et se jette dans le Mississipi (riv. dr.) ; 4.847 kil.
MlSSOUri, un des Etats unis de l'Amérique du Nord ; 3.363.000 h, (Missouriens). Ch.-l. Jefferson. Grande production de céréales, tabac.
mistelle [misté-le] n. f. Nom donné aux moûts de raisins mutés à l'alcool, pour en arrêter la fermentation: l'Algérie fait un important commerce de mislelles.
mistenflùte [mis-tan] n. m. Enfant d'une complexion faible et délicate. (Vx.) Fam. Nom dont on désigne une personne quelconque, qu'on ne peut ou ne veut nommer.
mister [mis-leur] n. m. Mot anglais qui s'emploie dans le sens du français monsieur devant les noms d'hommes qui n'ont pas droit aux titres de sir ou de lord. (Il s'écrit toujours en abrégé : Mr.)
misti [mis-li] n. m. Abréviation de mistigri.
Misti, volcan du Pérou, près d'Aréquipa ; 5.640 m. d'altitude.
mistic [mis-tik] ou mistique [mis-ti-ke] n. m. Bateau caboteur portant jusqu'à 80 tonnes, et employé surtout sur les côtes d'Espagne-
mistigri
\iuis-ti} n. m Fam.
Chat. Jeu de cartes. Le valet de trèfle, à ce jeu et à quelques autres.
— Encycl. Au mistigri, les joueurs sont en nombre indéterminé. Chacun
d'eux reçoit cinq cartes. Celui qui a le mistigri (c'est-à-dire le valet de trèfle, appelé aussi pamphile et lustucru), reçoit un ou plusieurs jetons de chaque joueur. Si le donneur retourne le mistigri, il a le droit de choisir l'atout. Quand un joueur a les cinq cartes de la même couleur, il fait lenturlu: il a gagné. Quand celui qui possède le mistigri a les quatre autres cartes d'une même couleur, il fait également lenturlu, si la couleur de ces quatre cartes est l'atout.
miStOUfle [mis-tou-fle] n. f. Arg. Misère. Faire des mistoufles à quelqu'un, lui faire des misères, des méchancetés.
iUislic.
MIS
mistoufler [mis-tou-flé] v. a. Arg. Faire des
méchancetés, tracasser, chicaner.
mistral [mis-tral] n. m. (en provenç. magistral). Vent violent froid et sec soufflant du N. ou du N.-É., dans le midi de la France : le mistral se fait surtout sentir dans la vallée du Rhône.
mistral ou maistral n. m. Dr. anc. Sorte d'officier municipal au moyen âge.
Mistral (Frédéric1, poète provençal, né à Maillane (Bouches-du-Rhone) en 1830, auteur de Mireille, magnifique poème rustique, de Calcndal, des lies d'Or, du Rhône et du Trésor du Félibriye, etc., poète puissant et coloré, d'une sincérité vraiment épique. Rénovateur de la langue provençale, partisan de la décentralisation tant sociale qu'artistique, Mistral a été un des fondateurs et reste le plus illustre des représentants du félibrige. V. Mireille.
mistre [mis-tre n. m. Dr. anc. Exécuteur des hautes œuvres.
miStreSS [mis-p-èss] n. f. (mot angl.). Nom que l'on donne, en Angleterre, aux femmes mariées appartenant à la bourgeoisie. (11 s'écrit en abrégé Mrs. et se prononce ntissis.)
misumène [su] n. f. Genre d'araignées, comprenant une vingtaine d'espèces de l'hémisphère nord, dont le type est la misuinena valia, commun en France. *
mitaine [rêne] n. f. (anc. fr.
mire). Gant de laine sans doigtiers, excepté pour le pouce.
Gant a une seule division pour le pouce et ne couvrant que la première phalange des doigts. Fam.
Prendre des mitaines, user de grands ménagements. Peau de castor de mauvaise qualité.
Plaque de tôle portant une échancrure dans laquelle le verrier appuie sa canne pendant le soufflage.
mitainerie [tè-ne-ri] n. f. Fabrication, commerce de mitaines, de gants.
mitainier [tè-ni-é] n. m. Fabricant de mitaines. mitan n. m. Dialect. Milieu.
Mitau ta], v. de la Russie, ch.-l. de gouvernement de Courlande ; 33.000 h. Tanneries, toiles. Sur l'Aa. Louis XV11I y résida de 1708 à 1807.
mite n. f. (du b- allem. mite). Nom vulgaire de toutes sortes de petits insectes (lépidoptères, acariens, arachnides, etc.), qui vivent dans les fourrures, les étoffes, le vieux fromage, etc. : pour preserver les fourrures des mites, il "faut les battre fréquemment.
mité, e adj. Attaqué par les mites : fourrure mitée.
mitelle [té-le] n. f. Genre de saxifragacées, comprenant des herbes de l'Amérique du Nord.
mi-temps n. f. Sport. Moment de repos au milieu d'une partie.
mi-terme (à) loc. adv. Au milieu du terme : déloger à mi-terme.
miteux, euse [teu, eu-ze] adj. Pop. Chassieux. Malheureux, mal tourné, minable.
Mithra ou Mithras, l'un des génies de la religion mazdéenne. peut-être issu du mitra védique, l'esprit de la lumière divine, dieu de la véracité et de la bonne foi. Son culte détrôna en Perse celui d'Ormazd, s'étendit chez les Grecs d'Asie, puis dans tout l'empire romain, où il opposa une résistance tenace au christianisme.
mithracisme ou mithriacisme [sis-mé]
n. m. Culte de Mithra.
mithras
Perses.
mithriaque adj. Qui a rapport au culte de Mithra : ta religion mithriaque.
mithridate n. m. Ancien nom de la thériaque, inventée, dit-on, par Mithridate. Nom des électuaires usités dans l'ancienne thérapeutique. Vendeur de mithridate, charlatan qui débite des drogues en plein air.
Mithridate Ier, roi du Pont, allié de Cyrus le Jeune (402-363).
Mithridate VII Eupator ou le Grand, ennemi implacable des Romains, roi du Pont de 123 à 63 av. J.-C T. .ut jeune et continuellement en butte aux
es et aux conspirations d'une cour qu'il faisait déjà trembler, il avait, dit-on, étudié les plantes vénéneuses et s'était si bien familiarisé avec les poisons les plus violents, qu'il en était arrivé à n'avoir plus rien à craindre de leur effet. Il parlait les langues de tous les peuples sur lesquels s'exerçait son empire. Devenu roi, il conquit la Galatie, la Phry-
la Cappadoce, puis envahit la province d'Asie
Mineure. Ses guerres avec les Romains, commandés
par Lucullns et Pompée, durèrent de 90 à 63 av.
J.-C, presque sans interruption. Une révolte de son
fils Pharnace l'ayant empêché démarcher sur l'Italie,
il se fit donner la mort par un esclave. Milhridate,
prince cruel et perfide, mais brave et habile, avait
lût des lettres et des arts.
Mithridate, tragédie de Racine en cinq actes et
en vers. Racine, désireux de rivaliser avec les pièces
politiques de Corneille, y a dessiné un de ces grands
caractères de l'antiquité. Elle a pour sujet la riva-
■noureuse du vieux roi vaincu et de son fils,
Xipharés. tous deux épris de Monime, et en même
la lutte du roi du Pont contre les Romains. Monime est un délicieux typede jeune fille 167
mithridatique adj. Qui a rapport à Mithridate.
mithridatisme [tis-me] n. m. mithrida-
tisatioil [zasi-on] n. f. Immunité à l'égard des substances toxiques, acquise par l'ingestion de doses progressivement croissantes du poison consul
[«•] n. m. Grand prêtre, chez les
Mitidja ou Métidja, grande, belle et fertile plaine d'Algérie (départ. d'Alger).
mitière n. f. Canal qui amène l'eau de mer dans le réservoir ou vasicre d'un marais salant.
mitigatif, ive adj. Qui mitigé.
.intimation [«t'-ojt] n. f. Adoucissement.
mitigé, © adj. Adouci, tempéré : verdict de culpabilité, mitigé par des circonstances atténuantes. Relâché : morale mitigée. Ordre mitigé, ordre religieux dont la règle a été adoucie.
mitigeant [/an], e adj. Adoucissant.
mitiger [je] v. a. (lat. mit la are; de mitis, doux. — Prend un e muet après le g devant a et o : il mitigea, nous mitigeotis.) Adoucir, modérer : mitiger une peine.
mitis [tiss] n. m. (adj. lat. signif. doux). Nom donné au chat par La Fontaine.
mitome n. m. (du gr. mitos, filament). Partie du cytoplasma, constituée par des filaments de protoplasma vrai.
miton n. m. (de l'anc. fr. mite, mitaine). Gant qui ne couvre que l'avant-bras. Dialect. Gros morceau de pain pour la soupe. Fam.
Onguent miton mitaine, remède qui ne fait ni bien ni mal.
mitoimage [to-na-je] n. m. Espèce de potage constitué par du pain qui a bouilli très longtemps dans du lait, dans du bouillon gras ou de l'eau salée avec du beurre, et réduit à l'état de bouillie. (On dit aussi mitonnaue.)
mitonner [to-né] v. n. Se dit du pain qu'on met dans du bouillon et qu'on laisse longtemps sur le feu: Miton.
le potage mitonne. Bouillir doucement et longtemps dans sa sauce. V. a. Dorloter : mitonner un enfant. Fig. Mitonner une a/faire, en préparer lentement le succès.
mitonnerie [to-ne-ri] n. f. Cajolerie.
mitonnier [to-ni-é}n. m. Ancien nom des marchands bonnetiers.
mitose [t6-ze] n. f. (du gr. mitos. filament). Division indirecte de la cellule, dans laquelle la division du noyau précède celle du corps cellulaire.
mitoufle n. f. Mitaine. (Vx.)
mitoyen, enne [loi-i-in, ène] adj. (de moitié). Qui est entre deux choses : puits mitoyen. Qui appartient à deux personnes et sépare leurs propriétés : mur mitoyen. Dents mitoyennes, quatre dents d'un cheval placées entre les pinces et les
coinsmitoyenneté [tui-iè-ne-té] n. f. Etat d'une propriété mitoyenne : la mitoyenneté d'un puits.
— Encycl. Dr. La communauté consiste dans l'usage commun d'une chose indivise, et chaque communiste est propriétaire du tout. Dans la mitoyenneté, chaque voisin est considéré comme propriétaire de la moitié de l'objet mitoyen qui' se trouve du côté de son fonds.
Un mur est mitoyen lorsque, formant séparation entre deux fonds contigus, il appartient aux deux propriétaires de ces fonds. Le mur de séparation, au contraire, n'est point mitoyen lorsqu'il appartient en propre à un seul des deux voisins, qui l'a construit à ses frais et l'a établi en entier sur son terrain.
Est réputé mitoyen tout mur faisant séparation entre deux bâtiments. Le mur est mitoyen dans toute sa hauteur si les bâtiments qu'il sépare ont la même élévation. Dans le cas, au contraire, où les bâtiments sont inégalement élevés, le mur n'est mitoyen que jusqu'à l'héberge. (L'héberge est le point où s'arrête le moins élevé des deux bâtiments contigus ; la ligne formant l'héberge est ainsi marquée par la toiture de la maison la plus basse.) Au-dessus de l'héberge, c'est-à-dire au-dessus de la hauteur de la clôture commune, le mur appartient exclusivement au propriétaire de la construction plus élevée. Mais le propriétaire de la maison plus basse peut toujours acquérir la mitoyenneté de cette partie supérieure du mur en en remboursant au voisin la moitié. Il doit nécessairement acquérir ce surplus de mitoyenneté, s'il veut lui-même exhausser son bâtiment.
Sont également réputés mitoyens : 1» dans les villes et leurs faubourgs, tous murs formant séparation entre cours et jardins; 2» tout mur formant séparation entre fonds, enclos, dans les champs.
Les règles qui précèdent n'établissent, du reste, qu'une piésomption de mitoyenneté, qui cesse lorsqu'il existe soit un titre, soit des marques ou signes extérieurs de non-mitoyenneté, par exemple lorsque le mur est construit de telle sorte que les eaux de pluie ne tombent que d'un côté; en effet, si le mur eût été mitoyen, le propriétaire de ce côté n'aurait pas consenti à les recevoir seul.
Tout mur qui sépare deux héritages peut devenir mitoyen s'il ne l'est pas. Le voisin dont le fonds joint ce mur a le droit imprescriptible d'en acquérir la mitoyenneté, en toutou en partie; il suffit pour cela qu'il rembourse au propriétaire limitrophe : 1° la moitié de la valeur du mur ou de la partie du mur qu'il veut rendre mitoyenne ; 2» la moitié de la valeur du terrain sur lequel le mur est bâti.
Les droits des deux voisins sur le mur qui fait séparation entre eux sont tout différents suivant que ce mur est mitoyen ou non ; dans le premier cas. chacun ne peut en user qu'en ne nuisant pas au droit de l'autre, par exemple pour y appuyer ou y adosser des constructions ; dans le second, le propriétaire du mur peut en disposer comme bon lui semble, y faire des brèches, le démolir, etc.
Les charges de la mitoyenneté se reluisent à l'obligation, pour chacun des copropriétaires du mur. de contribuer aux frais de son entrelien et, au besoin, de sa reconstruction en entier, dans la proportion ou chacun a droit à la mitoyenneté
Chacun des intéressés peut se libérer de la contribution aux charges en faisant abandon de son droit eu- mitoyenneté, mais a la condition que celui qui veut renoncer ne soit pas propriétaire d'un bâtiment appuyé au mur mitoyen ; en pareil es le mur mitoyen continuerait, en effet, de servir utilement au propriétaire prétendu renonçant, puisque f ruction y es I adossée.
Chacun peut contraindre son voisin, dans les