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MOLLUSQUES, VERS, ÉCHINODERMES, CŒLENTÉRÉS, INFUSOIRES

PTEROPODES

CÉPHALOPODES ..^Argonaute

GASTEROPODES

Ooris

mÊÊÊt.

Laroossk poi i! rots.

MOL

MOL

olière chez Louis XIV, d'après Vetter.

province, et, rentré a Paris en 1658, prit la direction du Théâtre de Monsieur, au Petit-Bourbon. En 1602, il épousa Armande béjart, qui devait faire, par sa coquetterie, le désespoir de sa vie. Il mourut presque subitement après la quatrième représentation du Malade imaginaire, et la sépulture ecclésiastique lui fut refusée. Acteur, directeur de troupe, auteur lui-même, il a parcouru le cercle entier de son art avec une souplesse inimitable, depuis la farce la plus bouffonne jusqu'il la comédie la plus élevée- Nul ne peut lui être comparé pour la haute originalité, l'entente parfaite de la scène, la verve jaillissante, la force comique, la verdeur gauloise du style. Il fut dans toute la force du terme, comme le disaient ses contemporains, le contemplateur et le peintre de la nature humaine. Il est inimitable dans la conduite des caractères et dans la peinture des mœurs. La plupart de ses personnages sont devenus d'impérissables types, dessinés avec tant de perfection et si universellement consacrés qu'ils semblent avoir eu une existence réelle. Sa philosophie est celle de la nature, du bon sens et de la haute raison. Nul, enfin, n'a enrichi la langue littéraire et la langue usuelle d'autant de vers, de mots et de locutions devenus proverbes. Ses principales pièces sont : les Précieuses ridicules, Sganarelle, l'Ecole des femmes, Tartufe, Don Juan, le Misanthrope, le Médecin Malgré lui, Amphitryon, l'Avare, George Dandin, le Bourgeois gentilhomme. Psyché (avec Corneille, Quinault et Lulli ), les Fourberies de Scapin, les Femmes savantes, le Malade imaginaire, etc. Molière fut l'ami de Boileau, de Racine, de La Fontaine , et il

Molière est de Seurre; mais on admire surtout les statues de la Comédie grave et de la Comédie enjouée, dues au ciseau de Pradier.

Molière et Louis XIV, tableaux de Gérome(1863) et de Vetter (1864). Le sujet en est l'anecdote fort connue (d'ailleurs très probablement inexacte) de Louis XIV faisant manger à sa table le grand comique, que quelques courtisans se permettaient de ne pas trouver d'assez bonne compagnie pour eux. Vetter a placé derrière le poète les principaux types de ses comédies ; exécution très soignée et très minutieuse.

Molières, ch.-l. de e. (Tarn-et-Garonne.;. arr. et à 20 kil. de Montauban, au-dessus de l'Emboulas; 1 .870 h. — Le cant. a 5 comm. et 4.960 h.

Molières (Joseph Privât de), oratorien et savant français, né à Tarascon, ni. à Paris (1677-1742). Dans ses Leçons de physique, il a cherché a concilier la physique de Descartes et celle de Newton.

moliéresque [rès-ke] adj. Qui a rapport à Molière. Qui est dans la manière de Molière.

MolièreS-SUr-Cèze, comm. du Gard, arr et à 2* kil. d'Alais; 2.840 h. Ch. de f. P.-L.-M.

moliérisme [ris-me] n. m. Culte fervent de Molière.

moliériste [ris-te] n. Personne qui a un culte pour Molière, ou qui fait une étude spéciale de ses œuvres.

molimen [meu] n. m. (mot lat.). Mécan. Force d'impulsion d'une masse en mouvement. Mèd. Ensemble des troubles morbides qui précèdent les crises.

Molina (Louis), jésuite espagnol, né àCuenca, m. à Madrid (1533-1000); auteur du molinisme, doctrine de conciliation, avec la liberté humaine, de la prescience de Dieu et de la nécessité de la grâce. Suivant lui, la grâce est destinée h être efficace; si elle ne l'est pas toujours, c'est que l'homme tantôt lui résiste, tantôt la seconde. Le molinisme, adopté par les jésuites, fut combattu par les dominicains, qui détendirent le thomisme.

Molinari (Gustave de), économiste belge, partisan distingué du libre-échange, né à Liège en 1819. Citons, parmi ses principaux ouvrages: la Théorie dit progrès, i Evolution économique au xixe siècle, etc.

Molinet (Jean), poète et prosateur français, né dans le Bourbonnais, m. en 1407; historiographe de Charles le Téméraire, continuateur de la chronique de Georges Chastellain.

molinien, enne [ni-in, è-ne] adj. Qui appartient aux molinistes et à leurs doctrines.

Molinier (Auguste), érudit français, né à Toulouse, m. à Paris (1851-1904); auteur d'une précieuse bibliographie des Sources de l'histoire de France. — Son frère, CHARLEs-Loui.s-MARiE-/i'»n7e, né à Nantes, m. à Paris (1857-1906), a étudié l'histoire de l'émaillerie et de la céramique.

Molinier (Emile), écrivain d'art français, né à Nantes, m. à Paris (1857-1906). Il a particulièrement étudié les arts mineurs et attaché son nom à une Histoire générale des arts appliqués à l'industrie.

molinisme [nis-me] n. m. Opinion des molinistes sur l'accord de la grâce et du libre arbitre. V. Molina.

moliniste [nis-te] n. Partisan des opinions de Molina sur la grâce. Adj. Qui a rapporta Molina.

MolinOS [noss] (Michel), théologien espagnol, né à Patalina, m. à Rome (1640-1696); auteur de la Guide spirituelle, où se révèle le germe du quiétisme. On a donné le nom de molinosisme à son système.

molinosisme [zis-me] n. m. Doctrine quiétiste du théologien Molinos.

molinosiste [zis-te] n. Partisan des opinions de Molinos. Adj. Qui a rapport à Molinos.

Molitor (Gain iel-Jean-.Toseph), maréchal et pair de France, né à Ilayange (Moselle), m. à Paris (1770- 1849). Il défendit énergiquement la Hollande en 1813.

Moll, v. de Belgique (Anvers, arr. de Turnhout), sur la Moll-Nèthe ; 8.780 h.

Draps, tanneries, teintureries.

mollah [mol-la] n. m.

Dans les pays musulmans, titre donné à ceux qui exercent des fonctions politiques ou religieuses, aux N marchands notables, etc.

mollasse [mo-la-se] adj. Mou, fiasque : chairs mollasses. Dont le corps a une consistance flasque.

Fig. Apathique, sans énergie

mollasse [mo-la-se] n. f.

calcaire mêlé de sable et d'argile «i l'air.

mollassique [mo-la-si-ké] adj. Géol. Qui est constitué par la mollasse.

molle n. f. Lotte de la Méditerranée (phycis Médit erranea), ou tanche de mer.

molle n. f. Botte d'osier [fendu, à l'usage des vanniers et des tonneliers.

molle atque facetum, mots lat. signif. : Le doux et le fin. Expression d'Horace (Satires. 1, 10, 44), signifiant que les Muses ont accordé à Virgile la grâce et la jeunesse.

mollement [mo-le-man] adv. D'une manière molle : rire mollement couché. Fig. D'une manière efféminée: vivre mollement. Faiblement, lâchement: travailler mollement. Ant. Rudement, énergiquement.

mollesse [mo-lè-se] n. f. (de mol). Etat de ce qui est mou : la mollesse des chairs. Fig. Manque de fermeté : mollesse de caractère. Extrême indulgence.

Molitor.

caractère mollasse.

Roche composée de

la mollasse durcit

Molletière» : 1. Ile cuir : 2. Ranrle molletière des chasseurs alpins ; 3. De louave (lX6tJi.

Délicatesse d'une vie voluptueuse : la mollesse des Sybarites est restée légendaire. Ant. Dureté, rudesseï énergie.

mollet [mo-lè] n. m. (démo/,. Saillie que font les muscles de la partie postérieure de la jambe. Mollets de coq, mollets très maigres. Faut mollets, coussins qu on place sous les ha» pour faire paraître les mollets plus {

mollet, ette mo-li, Me] adj. Mou et doux au contact : étoffe mollette. Pain mollet, blanc et léger. Œuf mollet, 'oit pour être mangé à la coque.

molleterie [mo-le-te^ri] n. f. Cuir de vache, dont on fait des semelles pour les chaussures légères.

molleteur mo-le n m Appareil servant à faire cuire les œufs mollets.

molletière [mo-le] n. f. Bande de cuir, de toile, qui couvre la jambe, du pied jusqu'au jarret.

mo 11e-

ton [mo-le] n.

m. (de mollet).

Etoffe moelleuse de laine, tirée à poil d'un seul ou des deux cotés. Tissu de coton, qui a l'apparence du précédent : vareuse de molleton.

molletonné, e [mo-le-to-nê] adj. Se dit des étoffes de laine ou de coton tirées à poil comme le molleton ou de certains vêtements doublés de molleton.

molletonner [mo-le-to-ni] v. a. Garnir, doubler de molleton.

molletonneux, euse [mo-le-to-neu, eu-ze]

adj. Qui est de la nature du molleton.

Mollien [mo-li-in] (François-Nicolas, comte), homme d'Etat français, né à Rouen, m. à Paris (1758-1850); habile financier, ministre du Trésor de Napoléon I", auteur de Mémoires. — Son fils. Gaspard-Théodore, né à Paris en 1790, échappa an naufrage de la Méduse (1816j et entreprit deux ans après un voyage d'exploration aux sources du s-négal et de la Gambie.

Molliens-Vidame, ch.-l. de c. (Somme), arr. et à 20 kil d'Amiens; 610 h. — Le cant. a 29 comm. et 9.450 h.

molliflcatif, ive [mo-li] adj. Qui amollit, qui est propre à amollir. (Peu us.)

mollification [mo-li, si-on] n. f. Action de mollifier. Ant. Durcissement.

mollifler [mo-li-fi-é] v. a. (Se conj. comme prier.) Rendre mou. (Peu us.) Ant. Durcir.

mollir [mo-lir] v. n. (lat. mollire). Devenir mou : fruit qui mollit. Fig. Devenir moins violent : le vent mollit. Plier, céder : les troupes commençaient à mollir. Ant. Durcir.

Mollis, comm. de Suisse (Glaris), sur la Linth ; 1.900 h. Filatures et tissage de coton, fromageries.

molliuSCUle [mo-li-us-ku-le] adj. Fam. Un peu mou.

molluscoïdes [mo-lus-ko-i-de] n. m. pi.

Embranchement du règne animal, comprenant les bryozoaires et les brachiopodes. S. un molluscolde. (V. la planche mollusques.)

mollUSCUm [mo-lus-hom'] n. m. (m. lat.). Tumeur fibreuse de la peau, qui s'observe surtout chez les enfants.

— Encvcl Le molluscum vrai varie de la grosseur d'un grain de millet à celle d'un œuf ou d'une orange. Il s'observe principalement dans l'enfance; il est sans gravité; on le détruit par l'extirpation.

Le molluscum contagiosum est une affection cutanée, qui se présente sous forme de petites élevures contenant une niasse blanchâtre.

mollusque [mo-lus-ke] n.m. (du lat. mollusca, noix à écorce molle). Animal invertébré, à corps mou, comme un escargot, une huître, un poulpe. Pop. Ignorant, imbécile. N. m. pi. Un des embranchements du règne animal.

— Encycl. Les mollusques sont des animaux invertébrés dont le corps, plus ou moins mou, parfois coriace, s'abrite en tout ou partie dans une coquille calcaire et souvent cornée, qui, chez certains genres, se trouve placée dans l'intérieur du corps. Ils possèdent un cœur, un cerveau et un appareil nerveux très compliqué, un appareil digestif, etc. Beaucoup sont hermaphrodites; presque tous sont ovipares. Au sortir de l'œuf, les jeunes sont de véritables larves et subissent des métamorphoses.

Les mollusques présentent de nombreuses formes terrestres; on peut dire toutefois que la vie aquatique est la règle chez ces êtres. Les fonctions respiratoires s'exercent surtout par les téguments, mais il existe parfois des branchies et des poumons.

Les mœurs des mollusques sont extrêmement variées. Beaucoup sont carnassiers, beaucoup se nourrissent d'algues, d'autres sont parasites d'animaux aquatiques. C'est dans les mers et les pays chauds que se trouvent les plus grandes formes comme les énormes bénitiers, les volutes, les mollusques nus.

L'homme utilise comme alimentaires : les huîtres, les moules, les palourdes, les clovices et toutes les espèces de coques (lamellibranches), les escargots.

La nacre est fournie par divers lamellibranches ; les perles par les pintadines ■ D'autres coquilles , comme les coques, sont utilisées pour fabriquer des camées.

On divise les mollusques en cinq classes : céphalopodes, ptéropodes , gastéropodes , sca phopodes , pélécypodes ou lamellibranches.

moloch [lok]

n- m. Genre de reptiles sauriens, comprenant de larges agamidés de l'Australie, couverts de fortes épines ecailleuses très saillantes.

jfeto

Moloch.

MOL

MON

Moloch. Ce nom, qui veut dire roi, était appliqué par les anciens Chananéens aux baals qu'ils considéraient comme les plus purs et les plus puissants.

molOChite [ki-te] n. m. Anliq. Pierre précieuse opaque et mauve, dont on faisait des amulettes.

molokan ou molokany n. m. Membre

d'une secte russe iconoclaste, sans clergé, plaçant la vraie communion dans la méditation, de la parole du Christ. (Les molokanys boivent du lait pendant le carême, d'où leur nom de buveurs de lait.)

molops [lopss] n. m. Entom. Genre d'insectes coléoptères, comprenant des feronies noires ou brunes, dont on connait 30 espèces de l'Europe et de l'Asie Mineure. Pathol. Tache que l'on observe sur la peau, à la suite de traumatisâtes ou des infections graves.

molOSSe [lo-se] n. m. Chien du pays des Molosses, en Epire, qu'on employait dans l'antiquité pour la chasse ou la garde des troupeaux. Auj., gros chien de garde, généralement de la race des dogues. (Adjectiv. : chien molosse.) Genre de mammifères chéiroptères de l'Amérique centrale et méridionale. Métriq. Pied de vers grec ou latin composé de trois syllabes longues.

MolOSSeS, peuple de l'ancienne Epire. qui avait pour capitale Ambracia. Les chiens des Molosses étaient autrefois célèbres.

molOSSique [/o-st-/rel ndi. Witriq. anc. Se dit d'un vers qui n'est composé que de molosses.

Molsheim, anc. ch.-l. de c. (Bas-Rhin), cédé à l'Allemagne, sur la Bruch; 3.101) h. Vignobles.

Moltke [mol-ke] (llelmuth-Cliarles-Bernard, comte de), gênerai prussien, né à Parchim, m. à Berlin (1800-18'JI). C'est lui qui a combiné les opérations de l'armée prussienne en tSuO et celles de l'armée allemande en 1870-1871. Il fut un administrateur et nu organisateur hors liiue, plus encore qu'un grand général.

molucelle [si>-ie] n. f.

Bot Genre de labiées, dites aussi moluques. et dont on connait deux espèces de la région méditerranéenne

Moluques (îles), archipel hollandais de la Malaisie (Océanie). Les principales iles sont : Gilolo ou lfalmahera, Céram, Boeroe, Amboine; 53.000 h. environ (Muluquois). V. pr. Amboine. Epices renommées.

Moluques (mer des), partie du Pacilique qui baigne les iles Moluques.

Moluques (détroit des1, entre les Moluques et l'île Célèbes ; large de 200 kilomètres.

molure n. m. Espèce de gros serpent du genre python, qui atteint jusqu'à 6 mètres de long et est répandu du sud de l'Inde jusqu'en Malaisie et en Chine. Il n'est pas venimeux.)

molUSSOIl [lu-son] n. m. (de Montluçon). Bateau construit pour pouvoir naviguer dans lis canaux du Centre. Syn.

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