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LAB

labié, e adj, (du lat. labium, lèvre), Se dit dune corolle gamopétale et zygomorphe, dont le bord est découpé en deux lobes principaux, placés l'un au-dessus de l'autre comme deux lèvres.

labiées [bi-i] n. f. pi. (du lat. labium, li n Famille de plantes dicotylédones gamopétale! Buperovariées, S. une labiée.

— E.ncyci.. Les labiées sont des plantes à tige ordinairement quadrangulaire, dont on connaît trente genres et plus de deux mille cinq cents espèces disper-

Lablache.

Labiée» ; A, tamier (coupe do fleur) ; B, fleura de germftn.lié.- ; C, fU-ur de menthe ; Jl, fleur de bugle ; £, tige cariée de luuiier.

sées sur toute la terre, à toutes les altitudes, sous tous les climats. Leurs fleurs, diversement groupées, sont caractérisées par le calice gamosépale et persistant et la corolle labiée, la lèvre supérieure comprenant ordinairement deux pétales, et la lèvre inférieure les trois autres. Les labiées fournissent, à cause de leurs essences, des condiments ou des parfums. Parmi elles, on peut citer: la lavande, la menthe, la mélisse, le thym, l'origan, le romarin, la sauge, le lamier, la germandrée, etc.

Labienus [nt<ss] (Titus), un des plus habiles lieutenants de César en Gaule (98-45 av. J.-C). Il suivit cependant la fortune du parti de Pompée, et fut tué à Munda.

Labienus {les Propos île), pamphlet de A. Rogeard (1865), dirigé contre Napoléon III au lendemain de la publication de la Vie de Jules César. Labienus s'excuse de ne pouvoir juger la prose de qui peut proscrire.

labileadj. (lat. labilis; de labi, glisser). Sujet à tomber : pétales lahiles. Fin. Sujet à faillir : mémoire labile. (Peu us.)

labio-glosso-pharyngé, e adj. se dit

d'une affection nerveuse, localisée dans les noyaux moteurs du bulbe et caractérisée par la paralysie des lèvres, de la langue et du pharynx.

lablab n. m. Genre de légumineuses, voisin des dolies, dont plusieurs espèces sont cultivées comme ornementales.

Lablaclie (Louis), chanteur italien, d'origine française, né et m. à Naples (1794-1858). Il était doué d'une admirable voix de basse.

Lablachère, comm. de

l'Ardèche, arr. et à 15 kil. de Largentière; 1.870 h. Filature de soie. Sanctuaire de Notre- Dame de Bon-Secours.

La Blanchèr*» (Pies?e-

Rt.:l mouu" . ocoubray de), naturaliste 'français, né à La Flèche, m. à Paris (1821-1880). ' Il s'est occupé beaucoup des animaux, dont il a décrit les mœurs dans des ouvrages intéressants : Dictionnaire des pèches ; les Animaux racontés par eux-mêmes, elc- — Son fils, René, né en 1858, s'est distingué comme archéologue; il a fait de précieuses découvertes en Tunisie.

La Boétie [si] (Etienne de), écrivain français, né à Sarlat, m. à Germignan (1530-1563). Génie vigoureux et noble caractère, nourri de la culture antique, il s'est montré, dans son célèbre Discours sur la servitude volontaire ou Contr'un, un éloquent écrivain. Une profonde amitié l'unissait à Montaigne.

labogénique adj. (de lab. et du gr. gennân, engendrer''. Bn>' intion labogénique, se dit de l'action plus énergique que c lie de l'eau pure, de l'eau salée et de l'eau lactoséc, que le lait et le lactosérum exercent quand ils sont injectés dans l'économie.

laboratoire n. m. (du lat. laborare, travailler). Lieu disposé pour faire des expériences ou des préparations exigeant l'emploi de certains instruments et de certains produits : chaque pharmacie possède un laboratoire. Fig. Lieu où se produisent certaines combinaisons : le laboratoire de la nature. Laboratoire municipal, laboratoire dépendant de la préfecture de police à Paris, et qui fait l'analyse des produits comestibles.

— Encycl. Tous les grands établissements scientifiques et écoles publiques, les usines de produits chimiques et métallurgiques, etc., sont pourvus de laboratoires.

Laboratoire central d'électricité. Ce laboratoire a été institué par décret du 2V février 1882 et installé définitivement en 1893, rue de Staël (Paris). Il est à la disposition des savants et des industriels dans les conditions fixées par un règlement. Depuis 1894, il a été adjoint au laboratoire central d'électricité, une école d'application, qui a reçu le nom d'Ecole supérieure d'électricité, et où l'on enseigne les connaissances pratiques qu'exige l'emploi de l'électricité dans l'industrie.

Laboratoire municipal. Il fut crée à Paris en 1878, dans le but d'analyser les denrées, produits, médicaments, provenant de dépôts volontairement opérés par le public ou de prélèvements faits par les inspecteurs dans les halles, marchés et boutiques des commerçants.

Laboratoire d'essais mécaniques, physiques, chimiques et de machines. Ce laboratoire, ère,' par décret du 19 mai 1900, est installé au Conservatoire national des arts et métiers ; il s'occupe des mesures dynamométriques, des essais de résistance des matériaux, de l'étalonnage des poids et mesures, prototypes de commerce, etc.

Laboratoires d'analyse. On nomme ainsi des laboratoires fonctionnant sous l'autorité du ministre de l'agriculture et qui analysent les échantillons

prélevé*, en vue de la répression des fraudes dans la vente des marchandises.

Laborde (Jean-Joseph de , financier fra i né à Jaca (Aragon) décapité :i Pari 1724- 179'.), malgré lu éminemment philanthropique qu'il avait fait de sa grande fortune.

La Borde Benjamin de), compositeur et musicographe français, né et m.

guillotiné à Paris (1734-1794). On lui doit un grand n ombre d'agréables pet i t s opéras-comiques [AnnetteetLubin/Jeannot et Colin, etc.).

Laborde (Joseph, comte de), archéologue et homme politique français, né et m. à Paris (1774- 1842).

Laborde (Léon,

marquis de), archéologue français, fils du précédent, né et m. à Paris (1807-1869); auteur d'intéressants ouvrages sur l'Arabie et l'Orient

Laborde (Jean), colonisateur français, né à Auch en 1806, m. en 1878; il prépara dès le second empire l'établissement définitif de la France à Madagascar.

laborieusement [ze-man] adv. (de laborieux). Avec beaucoup de peine et de travail.

laborieux, euse [rt-e«i,eu-*e]adj. tiat.labo-

riosus ; de labor, travail) adj. Qui travaille beaucoup, qui aime le travail : homme laborieux- Qui coûte beaucoup de peine, fatigant, pénible : recherches laborieuses ; digestion laborieuse. Classe laborieuse, ouvriers, gens de labeur. Substantiv. : les laborieux et les paresseux. Ant. Paresseux, fainéant.

laboriosité [zi-té] n. f. Caractère de celui ou de ce qui est laborieux.

labor omnia vincit improbus, mots lat. signif. : Un travail opiniâtre vient à bout de tout. Fragments de deux vers des Géorgiques de Virgile (1,144- 145), devenus proverbes.

Labouan, île d'Oeéanie, sur la côte nordouest de Bornéo ; aux Anglais ; 6.800 h.

Labouheyre, comm. des Landes, arr. et à 53 kil. de Mont -de -Marsan, sur le Canteloup; 1.700 h. Ch. de f. M. Bois, métallurgie.

LabOUlaye [le] (Edouard-René Lefebvre de), publiciste et jurisconsulte français, né et m. à Paris (1811-1883); auteur de nombreux ouvrages d économie politique, particulièrement sur les pays anglo-saxons et aussi des Coyites bleus et Nouveaux contes bleus. — Son frère, Charles-Pierre, ingénieur, né et m. à Paris (1813-1886), est l'auteur d'un Dictionnaire des arts et manufactures.

LabOUlbène (Jean-Joseph-Alexandre), médecin français, né à Agen, m. à Paris (1825-1898).

laboulbéniacées [sé\ n. f. pi. Famille de

champignons. S. une laboulbéniacée.

— Encycl. Les laboulbéniacées vivent en parasites sur les insectes aériens ou aquatiques. On en connaît cent cinquante espèces, réparties en trente genres. Ces champignons n'ont pas plus de 1 millimètre de hauteur et forment des sortes de poils ou de petits buissons, sur le corps des insectes, auxquels, d'ailleurs, ils ne paraissent pas nuire.

Le développement des laboulbéniacées a été étudié par Thaxter, botaniste américain ; leur mode de fécondation rappelle celui des fioridées et crée un nouveau rapprochement entre les algues et les champignons.

labOUlbéllie [ni] n. f. Genre de champignons, ayant des asques supportés par un pédicelle bieellulaire.

labour n. m. (de labourer). Façon qu'on donne aux terres en les labourant : laboura la lèche, à la charrue. Terre labourée : chasser le lièvre dans les labours.

Labour (terre de), prov. de l'Italie méridionale, appelée aussi prov. de Caserte ; 783.500 h. Ch.-l. Caserte. Sol fertile, vignobles.

labourable adj. Propre à être labouré.

labourage n. m. Art, action, manière de labourer le sol : labourage et pâturage, disait Sully, sont les deux mamelles qui nourrissent la France. Navig. Travail qui consiste à faire passer les bateaux sous certains ponts, ou à tirer les tonneaux pleins hors des bateaux.

— Encycl. Agric. Le labourage consiste à diviser et à retourner la couche superficielle du sol. Il a des effets multiples : ameublissement de la terre arable, aération, destruction des mauvaises herbes, enfouissement des engrais, recouvrement des semences. Il facilite les réactions chimiques et les phénomènes biologiques, grâce auxquels les éléments nutritifs du sol passent de l'état organique à l'état minéral et deviennent assimilables.

On effectue le labourage soit à l'aide d'instruments à bras (pioche, pic, houe, bêche), soit avec des charrues actionnées par des animaux (chevaux, bœufs) ou des moteurs mécaniques. Dans la grande culture, la traction mécanique tend de plus en plus à remplacer la traction animale.

Si la profondeur d'un labour ne dépasse pas dix centimètres, c'est un déchaumage ou un labour superficiel; de dix à vingt-deux centimètres, c'est un labour moyen; au delà de vingt-deux centimètres, et jusqu'à soixante-dix ou quatre-vingts centimètres, c'est un défoncement ou labour profond. On distingue aussi, suivant le relief de la surface labourée, les labourages en billons, en planches et à plat.

Les labourages peuvent être exécutés en toute saison, sauf toutefois pendant la saison des gelées ou les périodes de sécheresse. En général, on laboure à l'automne ou au printemps ; les labours d'automne sont des labours profonds, entrepris pour que les alternatives de gel et de dégel pulvérisent la terre et l'ameublissent. Ceux du printemps sont super-

Pendant l'été, on effectue des labours de semailles et des labours de jaele Labourage nivernais ( le , tableau de Rosa

La Bourdonnais.

Labourage Hivernais, ÔVaprfa Ko. a Bonheur.

Bonheur fLnxembourg) ; toile pleine de vérité (1849).

Labourd [boue] 'pays pe) [lat. Lapurdum), petit pays dépendant de l'ancienne Gascogne, et qui avait pour chef-lieu Bagonne. (Hab. Labourdins ou Labourdans.)

LaBourdonnaie [d<Mlé] (François-Régis de), comte de La Bretêche, homme politique français, né à La Brenne, m. au château de Mésangean (1767- 1M9j. Il fut pendant la Restauration un des chefs des ultra-royalistes et ministre de l'intérieur dans le cabinet Polignac.

La Bourdonnais (Bertrand-François Maué de), marin français, né à Saint- Malo, m. à Paris (1699-1755), gouverneur de l'île de France. Il combattit vaillamment dans l'Inde, contre les flottes de l'Angleterre ; mais sa rivalité avec Dupleix qui l'accusa d'avoir vendu Madras aux Anglais, lui valut, à son retour en France, d'être emprisonné à la Bastille, où il resta trois ans et demi. Déclaré innocent il fut remis en liberté mais on ne lui rendit pas ses biens confisqués ; il succomba trois ans après dans une profonde misère.

labourer [ré] v. a. (du

lat. laborare, travailler). Remuer la terre avec la charrue,

la bêche, etc. Creuser des sillons dans : pré labouré par les taupes. Ecorcher : visage que les balles ont labouré. Fig. et absolu»/. Se fatiguer beaucoup. Mar. Labourer le fond, se dit d'un navire qui touche le fond avec la quille, ou d'une ancre qui chasse.

laboureur n. m. Celui dont l'état est de labourer la terre : on ne peut se passer du laboureur.

laboureuse [rew-ze] n. f. Charme à vapeur.

Labourse, comm. du Pas-de-Calais, arr. et à 6 kil. de Béthune, sur l'Aisne, affl. de la Lawe; 1.350 h. Houille; distillerie.

Labouverie ou La Bouverie, comm. de

Belgique (Hainaut, arr. de Monsl ; 7.410 h. Charbonnages; tabac; fabrique de produits chimiques.

Labrador, presqu'île de l'Amérique anglaise (Dominion canadien , entre l'Atlantique, le détroit d'Hudson, les mers de Davis et d'Hudson ; 15.000 h., sur une surface considérable. Plateau de granit froid, marécageux et peu fertile. Pêcheries-

labradorite n. f. Silicate naturel d'alumine, chaux et soude, appartenant au groupe des feldspaths.

labre n. m. (lat. labrum). Lèvre supérieure, chez les mammifères. Pièce impaire de la bouche des insectes, faisant office de lèvre supérieure.

labre n. m. (lat. labrus). Genre de poissons acanthoptères, des mers de l'hémisphère boréal.

— Encycl. Les labres ou vieilles de mer sont des poisssons remarquables par leurs Labre, teintes vives et tranchées; ils peuvent atteindre une grande taille, et vivent près des côtes rocheuses, parmi les coraux et les algues; leur chair est très estimée.

Labre (saint Benoît), chartreux, né à Amettes (Pas-de-Calais), m. à Rome (1748-1783). Vêtu d'un manteau en loques, sans linge, il pratiqua, par esprit de mortification, le dédain des soins les plus nécessaires au corps. Fête le 16 avril.

Labrède, ch.-l. de c. (Gironde), arr. et à 17 kil. de Bordeaux ; 1.580 h. Château de Montesquieu, où est né le célèbre écrivain. Vignobles. — Le cant. a 13 comm., et 12.600 h.

Labrit [bri], ch.-l. le c. Landes), arr. et à 28 kil. de Mont-de-Marsan ; 1.270 h. Fer. commerce de laines. Labrit s'appelait jadis Albret et fut la capit. du duché de ce nom. — Le cant. a 9 comm., et 6.060 h.

La Brosse ou La Broce (Pierre de), gentilhomme tourangeau, ministre de Philippe le Hardi ; disgracié par suite de l'hostilité de la reine Marie deBrabant, il fut emprisonné et pendu en 1278.

La Brosse (Gui de', médecin de Louis XIII. né à Rouen, m. en 1641. Botaniste, il conseilla la création du Jardin des Plantes.

Labrouste 'Théodore), architecte français, né et m. à Paris (1799-1885). — Son frère, Henri, architecte français, né et m. à Paris (1801-1875); architecte de la bibliothèque Sainte-Geneviève.

Labruguière [ghi-è-re\ ch.-l. de c. (Tarn), arr. et à 9 kil. de Castres, sur le Thoré ; 3.210 h. — Le cant. a 6 comm., et 6.000 h.

La Bruyère (Jean de), moraliste français, né à Paris, m. à Versailles [1645-1696). Il passa sa vie

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