SB
La Rochelle. .
Marseille
Limoges . . . .
Genève(anVIaXIII;.
Bordeaux . . .
Rome (1812-1813) . . .
Bavonne . . . .
Turin (1804-1813) . . .
Toulouse. . . .
Gènes (1813-1814) . . .
Perpignan. . .
Utrecht (1812-1813) . .
Un màt
Depuis la mise en vigueur de la loi du 31 juillet 18711, l'atelier de Paris (Hôtel des monnaies) est seul en activité ; on a cependant conservé, par mesure de prévoyance, l'atelier de Bordeaux.
— Ecoh. polit. L'échange direct d'une marchandise contre une autre est le plus souvent impraticable, car les deux produits à échanger n'ont pas toujours une valeur équivalente. Ces inconvénients sont évités au moyen de la monnaie, qui est à la fois un terme de comparaison généralement accepté et une véritable marchandise ayant par elle-même une valeur. La matière choisie pour monnaie, c'est le métal, qui est relativement inaltérable, homogène, indéfiniment divisible, difficile à falsifier, et qui a une grande valeur sous un poids modique, ce qui la rend facilement transportable.
On entend par monnaie métallique un certain poids de métal monnayé, servant de commune mesure dans les échanges et constituant par sa valeur intrinsèque un équivalent.
Les monnaies d'or et d'argent sont combinées avec un autre métal qui leur donne de la dureté.
On appelle tolérance les petites différences de poids ou de titre que l'on tolère légalement sur les monnaies. La tolérance de titre s'appelle remède d'aloi ; celle de poids se nomme faiblage.
Le bimétallisme est un système monétaire en vertu duquel le législateur établit un rapport fixe entre la valeur de deux métaux servant a la monnaie, et leur donne, à ce taux, un pouvoir ■ libératoire indéfini > dans les caisses de l'Etat et « obligatoire » pour les particuliers. Ce mot est opposé à celui de monométallisme. Dans ce dernier système, un seul métal, servant à la monnaie, soit l'or, soit l'argent, a les caractères que nous venons d'énumérer. Le système monétaire français est bimétalliste.
— Admin. Les particuliers n'ont pas le droit de fabriquer des monnaies, et doivent s'adresser à l'administration de la Monnaie pour la transformation des lingots qu'ils pourraient posséder. La fabrication est exécutée par voie de régie administrative, sous l'autorité du ministre des finances. L'Etat exerce un contrôle permanent sur les monnaies, d'abord au moment de leur frappe et avant leur misé en circulation dans le public, puis pendant la durée d'existence des différentes pièces monétaires. Lorsque le trébuchage révèle une altération — celle du poids par l'usure en circulation est la plus fréquente — l'Etat a le devoir de refondre la monnaie dépréciée, car le frai lui incombe. On appelle frai l'altération de la monnaie par l'usage.
Les valeurs des monnaies françaises sont basées sur le système métrique : l'unité principale est le franc. Le franc admet comme sous-multiples le décime, qui est la dixième partie du franc, et le centime. qui en est la centième partie. Les lois du 18 germinal et du 28 thermidor an III, du 7 germinal an XI ont fixe les compositions et les titres des monnaies d'or et d'argent. Les lois du 23 mai 1864 et du 14 juillet 1860 ont abaissé le titre des pièces d'ar'ent de 2 fr., 1 fr., 0 fr. 50 et 0 fr. 20. la pièce de 5 fr. seule est restée au titre de 0.900; les autres sont au titre de 0,833. Enfin, la loi du 31 mars 1Ç03 a autorisé l'émission de pièces de 25 centimes en nickel pur. pour une somme de 10 millions de francs. Cette pièce de 25 centimes ne rentre pas par sa valeur dans le système décimal; on l'a cependant établie pour des raisons pratiques.
Union latine. D'après une convention plusieurs fois renouvelée, la France, la Suisse, la Grèce, 1 Italie et la Belgique s'engagent à recevoir dans leurs caisses publiques les espèces d'or et d'argent des Etats contractants sans distincte, m la dernière convention générale date du G novembre 1885, et ses dissimulons sont entrées en vigueur depuis le 1er janvier 1886. Chacun des Etats contractants n'est autorisi a émettre des pièces d'argent de 2 fr.. 1 fr.,
0 fr. 50, 0 fr. 20 que pour une valeur correspondant à 6 fr. par habitant, ce qui a fourni les contingents suivants :
France 236.000.000 fr.
Italie 182.000.000 —
Belgique 35.000.000 —
Suisse 19.000.000 —
Grèce 15.000.000 —
Ces sommes ont d'ailleurs été augmentées par la convention du 2(1 octobre 1897, et les contingents des monnaies divisionnaires d'argent ont été augmentés île 13» millions pour la France, de 30 millions pour
1 Italie, de G millions pour la Belgique, de 3 millions pour la Suisse; en 1902, cette dernière puissance a été
autorisée à frapper exceptionnellement pour 12 million . de francs de pièces divisionnaires d'argent.
Les pièces d'or et les pièces de 5 fr. sont admises en payement dans les caisses publiques, sans limitation de quantité ; il en est de mémo de la monnaie divisionnaire d'argent pour les caisses publiques, mais, pour les caisses particulières, cette dernière peut n'être admise en payement que pour la somme île 50 Ir. (convention du 23 déc. 1805); les monnaies de nickel et de bronze peuvent n'être admises en payement que jusqu'à concurrence de 5 fr. 'Lois du il mai 1852 et du 31 mars 1903.)
Monnaies d'or. Les pièces d'or françaises sont reçues par les caisses publiques : les pièces de 100, 30, Vu et 20 francs sans distinction de millésime; de 10 francs aux millésimes de 1850, 1851, 1853, 183G et années suivantes ; de 5 francs aux millésimes de 185G et années suivantes. Sont donc à refuser les pièces de 10 francs antérieures à 1850 et les pièces de 5 francs antérieures à 1855.
Sont admises également dans les caisses publiques, sans limitation de quantités : les pièces d'or de Belgique, Grèce, Italie, Suisse; les pièces espagnoles de 10 pesetas (10 francs) à l'effigie d'Alphonse XII, et de 10 à 20 pesetas (10 à 20 francs) à l'effigie d'Alphonse XIII; les pièces autrichiennes de 8 et 4 florins (20 et 10 francs); les pièces monégasques de 100 francs et 20 francs; les pièces russes d'une demi-impériale et d'une impériale de 1886 et années suivantes (20 francs et 40 francs).
Ces pièces d'or sont admises. dans les caisses publiques, sans limitation de quantité.
Monnaies d'argent. Sont à refuser : Pièces françaises : pièces de 2 francs et de 1 franc antérieures à 1866; pièces de 50 et 20 centimes antérieures à 1804. — Pièces étrangères : pièces de 5 francs autres que celles de Belgique, Grèce, Italie et Suisse ; pièces divisionnaires belges antérieures à 1886; pièces divisionnaires grecques antérieures à 1868 ; pièces divisionnaires italiennes sans distinction de millésime ; pièces divisionnaires suisses antérieures à 1816; pièces divisionnaires pontificales sans distinction de millésime; pièces divisionnaires de tous les autres pays.
Monnaies de nickel et de bronze. Les monnaies de cuivre et de billon de fabrication étrangères ne sont pas admises dans les caisses publiques.
La monnaie fiduciaire est la monnaie de papier, billets de banque, chèques, effets de commerce.
Fausse monnaie et faux monnaijeurs. Le Code pénal distingue, à propos de la fausse monnaie, trois séries de crimes et deux séries de délits. Les trois séries de crimes sont; 1° la contrefaçon ou l'altération des monnaies nationales d'or et d'argent(punie des travaux forcés à perpétuité); 2" la contrefaçon ou l'altération des monnaies nationales de billon ou de cuivre punie des travaux forcés à temps); 3» la contrefaçon ou l'altération des monnaies étrangères (punie des travaux forcés à temps). Quant aux deux séries de délits : ce sont: 1° le fait de coloier des monnaies de cuivre ou d'argent nationales ou étrangères, ou le fait de les émettre ou introduire en France (puni d'un emprisonnement de six mois à trois ans) ; 2° le fait de faire usage, sciemment, de monnaies fausses reçues pour bonnes (puni d'amende).
La contrefaçon ou la falsification des billets de banque, qui ne constitue pas à proprement parler un faux monnayage, est punie des travaux forcés à perpétuité. Monnaies {hôtel des), centre de la fabrication monétaire en France, situé à t'aris. quai Conti. Il a été construit de 1771 à 1779 par l'architecte Antoine sur l'emplacement de 1 ancien hôtel Conti. et contient un musée monétaire d'un grand intérêt.
Monnaie, comm. d'Indre-et-Loire, arr. et à 13 kil. de Tours; 1.810 h. Ch. de f. Orl. Chaux.
monnaierie [mo-nè-ri] n. f. Atelier monétaire. (Vx.)
monnayage [mo-nè-ia-jé] n. m. Fabrication de la monnaie ; te monnayage de l'or. Droit que l'on prend pour la fonte ou la façon de la monnaie. Lieu d'un hôtel des Monnaies où est placé le balancier. monnayer [mo-nè-ié] v. a (Se conj. comme balayer) Convertir un métal en monnaie; monnayer de l'or. Absolum. Fabriquer de la monnaie.
monnayère [mo-ne-iè-re] n. f. Nom vulgaire de diverses plant, s (nummulaire, thlaspi des champs), dont Jes feuilles ont quelque ressemblance avec une pièce de monnaie.
monnayeur \mo-nê-ieur] n. et adj. m. Ouvrier qui travaille à la monnaie de l'Etat. Faux monnayeur, qui fabrique de la fausse monnaie.
Monnetier-Momex, comm. de la Savoie, arr. et a 20 kil. de Saint-Julien-en-Genevois, entre le grand et le petit Salève ; 740 h. Ch. de f. à crémaillère de Veyrier et funiculaire d'Annemasse. Station d'été.
Monnier (Marie-Thérèse-Richard de Ruffet, marquise de), célèbre par sa liaison avec Mirabeau, la So/diie delà correspondance de l'illustre orateur, née à Pontarlier, m. par suicide â Gien (1734-1789). Monnier [mo-ni-é\ (iJenri-Bonaventure), spirituel écrivain et dessinateur caricaturiste français, né et m. à Paris (1805-1877); le créateur du type célèbre de Joseph Prudn.om.me. Les Scènes populaires sont son principal ouvrage.
Monnier (Francis), littérateur français, ne à Besançon, m. à Beauinelle (1824- 1875); précepteur du prince Louis, fils de Napoléon III.
Monnier (Marc), littérateur et auteur dramatique français, né à Florence, m.
à Genève (1829-1885). Citons de ce critique français par l'esprit, cosmopolite par la culture : Genève et ses poètes; la littérature moderne, etc.
mono (du gr, monos, seul), préfixe signifiant
seul, va seul.
monoatomique adj. Se dit d'un corps simple dont li molécule ne renferme qu'un atome : le zinc est un corps monoatomique.
monoaxe [ak-se] adj. Qui possède un seul axe.
monobase [ba-ze] adj . Qui n'a qu'une seule base.
H. Monnier.
Histoire générale de
porter monocle.
MON
monobasique [zi-ke] adj. Se dit d'un acide qui ne renferme qu'un atome d'hydrogène reuiplaçable.
monoblepsie [blèp-si] n. f. (du préf. mono, et du gr. blepsis, vue), vice de la vision, qui consiste en ce que l'on voit confusément avec les deux yeux, tandis qu'on voit d'une manière nette avec un seul.
monobloc [blok] n. m. Se dit d'un fusil dont le canon est fait d'un seul morceau.
monocarpe adj. (du préf. mono, et du gr. karpos, fruit). Se dit des végétaux qui ne portent qu'un fruit.
monocarpellaire [pU-ie-re] adj. Bot. Qui
n'a qu'un carpelle.
monocarpien, enne \pi-in, é-tie] adj. Se dit
d'une plante qui ne fleurit et fructifie qu'une seule fois.
monochromatique
[kro] adj. Qui est peint dune seule couleur.
monochrome [kro -me]
adj. (du préf. mono, et du gr.
klirôma, couleur ). Se dit des objets qui sont d'une seule couleur : vase monochrome.
monochromie [kro-mî]
n. f. (de monochrone). Qualité de ce qui est de la même couleur.
monocle n. m. (du préf. mono, et du lat. oculus, œil). Lorgnon composé d'un seul verre Sorte de châssis double pour gros- ■ sir les photographies. Bandage employé pour maintenir un appareil sur l'un des yeux.
monoclinal,
e, aux adj . Se
dit, en géologie, des plis ousystèmes de couches inclinées parallèlement et se raccordant de part et d'autre avec des couches horizontales.
monOCline adj. (du préf. mono, et du gr. kil né, lit). Qui réunit les deux sexes sur une même fleur.
monoclinique adj. Se dit d'un type cristallin qui a trois axes obliques l'un sur l'autre, dont deux seulement sont égaux.
monocoque [ko-ke] n. m. Nom sous lequel on désigne les microcoques (coccus) qui se présentent à l'état isolé.
monocorde n. m. (du préf. mono, et de corde). Instrument à une seule corde, servant à déterminer les rapports numériques des sons et pour accorder les autres instruments. Adjectiv. Fam. Monotone : plaintes monocordes.
monOCOtylédone adj. (du préf. mono, et de cotylédon). Se dit des plantes qui. comme le lis, n'ont qu'un seul cotylédon. N. f. pi. Classe des phanérogames, caractérisée par la présence d'un seul cotylédon à l'embryon. S. une monocotylédone.
— Encycl. On partage les uionocotylédones en quatre ordres principaux: les graminées, dépourvues de corolle ; les joncinées, à corolle sépaloïde ; les Uliinées, à corolle pétaloïde; les iridinées, dont la corolle est encore pétaloide, mais qui diffèrent des trois premiers ordres par la position infère de l'ovaire.
monocotylés [lé] n. m. pi. Division des mollusques comprenant ceux dont les bras ont leurs ventouses disposées sur un seul rang. S. un monocotylé.
monoculaire [Zè-re] adj. (du préf. mono, et du lat. oculus, œil). Qui se fait avec un seul œil : vision monoculaire.
monoculture n. f. Forme d'agriculture limitée à un seul objet. Utilisation du sol pour une seule culture.
du préf. mono, et du gr.
monocycle n. m.
kuklos , cercle. . Vélocipède à une seule roue.
Monod i Gabriel), historien fiançais, né au Havre en 1844, directeur de la Hevue historique, membre de l'Académie des sciences morales et politiques.
monodactyle adj.
(du préf. mono, et du gr.
daktulos, doigt). Zool.
Qui possède un seul doigt, une seule bronche :comme la pince le la langouste).
moncdelphe [delfe] ou monodel-
phien [dèl-fi-in] adj.
du préf. mono, et du gr.
delpnus, matrice1. Qui possède une seule matrice.
— Encycl. Les mammifères monodelphes ne possèdent qu'une matrice et, comme ils ont toujours un placenta adhérent, on les appelle aussi placentaires, d'autant plus que certains ont un utérus cloisonné.
monodie [di] n. f. (gr. monâdia). Chant à une voix, sans accompagnement. Couplet lyrique, dans un dialogue de tragédie.
monodique adj. (de monodie). Qui est à une seule voix.
monodore n. m. Genre d'anonacées , comprenant des arbres à fleurs solitaires, dont on connaît six espèces de l'Afrique tropicale-
monœcie [né-si] n. f. (du préf. mono, et du gr. oikia. maison1. Etat d'une plante monoïque. Propriété de certains champignons de ne se reproduire que sur une seule espèce de plante.
monœcique adj. Syn. de monoïque.
monogame adj. (du préf. mono, et du gr. gaynos, mariage). Qui n'épouse à la fois qu'une seule femme, un seul mari : peuples monogames. Ant. Polygame.
monogamie [mî] n. f. (de monogame) Système dans lequel l'homme ne peut épouser à la fois qu'une seule femme, ou la femme un seul mari. Ant. Polygamie
monogamique adj. Qui a rapport à la monogamie : le foyer monogamique est la base des sociétés de l'Occident,
MON
iMON
monogamiste [niis-te] a. Partisan de la monogamie.
monogastrique [ghas-tn-ké] adj. du préf.
mono, et du gr. ganter, tros, ventre:. Qui présente une seule cavité générale.
monogènB adj. Qui se rapporte à la monogénèse.
monogénèse [nè-zel n. t'. (du prêt', mono, et du gr. genesis, génération). Nom donné à la génération directe, dans laquelle les êtres vivants sont des phases de développement identiques, en opposition avec la digénése ou génération alternante
monogénésique [si-ke] adj. Qui se rapporte à la monogénèse.
monogéllie [ni] n. f. Génération consistant dans la production par un corps organisé d'une partie organisée, qui s'en sépare et reproduit par des changements successifs un individu semblable à celui dont il provient.
monogénique adj. Géol. Dont toutes les parties sont de même nature.
monogéllisme [nis-tnel n. m. Doctrine anthropologique, d'après laquelle toutes les races humaines dérivent d'un type primitif unique: le monogénistne a été défendu par Quatrefages.
monogéniste [nis-tc] n. et adj. Partisan du monogeuisnie.
monogrammatique [gram'-ma-tirke] adj.
Qui est de la nature du monogramme.
monogramme [gramme] n. m. (du préf. mono,
et dugr. gram-
ma, lettre). 1 P
Chiffre coin- 1»
posé des prin- 1/- /\ C*
Eipales lettres IV W J
d'un nom : IBS est le monn-
g r a m ni e d e Jésus-Christ.
(V. CIIRISME. i
Caractère composé de plusieurs lettres, employé souvent pendan le moyen âge pour servir de sceau aux rois et aux papes.
Chiffre ou si-