h.; le 1" cant. al comm
et 14.350 h.; le 2e cant.. 8 comm.
et48.360h. ; le3«cant., 12comm.
et 30.500 h.
Montpensier [mon-
pan-si-é] (Catherine-Marie de
Lorraine, duchesse de), fille
de François de Guise, épouse
de Louis II de Bourbon, duc
de Montpensier, m. à Paris
(1552-1590). Elle prit, à côté de
ses frères (Henri de Guise, le
duc de Mayenne), une part active aux guerres
de la Ligue et portait , dit-on . à sa ceinture, let
Duchesse de Montpensier.
MON
Duchesse de Montpensier.
ciseaux avec lesquels elle se proposait de tonsurer Henri III, lorsqu'il aurait été déclaré indigne du trône. Elle fut l'instigatrice de la journée des Barricades. On l'accuse, mais sans preuve , d'avoir poussé Jacques Clément â tuer Henri III.
Montpensier {Anne- Marie-Louise d'Orléans, duchesse de), connue sous le nom de la Grande mademoiselle, née et m. a Paris (1627- 1093). Elle prit part aux troubles de la Fronde et, lors de la bataille du faubourg Saint- Antoine, fit tirer le canon de la Bastille sur les troupes royales de Turenne , pour protéger la retraite de Condé.
Elle se maria secrètement, à quarante-deux ans, avec Lauzun ; mais celui-ci dut abandonner la plus riche portion de la dot de Mademoiselle en faveur des bâtards du roi. Les Mémoires écrits par la duchesse sont d'un tour vif et spirituel.
Montpensier (.V|ls de) à la Bastille, tableau de Gaston Mélingue, représentant l'épisode fameux de la duchesse de Montpensier faisant tirer le canon sur les troupes de la cour (1878).
Montpensier (Antoine-Philippe d'Ori éans, duc de.i, deuxième fils de Louis-Philippe-Joseph, duc d'Orléans, né en 1775, m. à Sallhill (Angleterre) en 1807. Il fut aide de camp de son frère le duc de Chartres, se signala àValmy, à Jemmapes, etc., fut arrêté en 1793, passa en Amérique en 1796 et se fixa en 1800 en Angleterre, où il mourut
Montpensier (Antoine-Marie - Philippe d'Orléans, duc de), cinquième fils du roi Louis- Philippe , né à Neuilly (Seine), m. à ' San Lucar (Espagne) [ 1824-1890 ]. Il fit campagne en Algérie, épousa (1846 Marie-Louise- Fernande de Bourbon, sœur de la reine d'Espagne
Isabelle II, qui le lit capitaine général de l'armée espagnole (1859). Après la chute de sa belle-soeur, il prétendit au trône, ne fut pas agréé par les Cortès et, en 1873, fit donner la couronne à son neveu Alphonse de Bourbon , à qui il donna la main de sa fille Mercedes.
Montpeyroux, comm.
de l'Aveyron, arr. et à 18 kil.
d'Kspalion; 1.380 h.
Montpeyroux, comm.
de l'Hérault, arr. et à 21 kil.
de Lodève; 1.230 h. Vins.
Montpezat, ch.-i. de c.
(Ardèche), arr. et à 32 kil.de Largentière, sur le plateau de Bauzon; 1.920 h. Coutellerie.— Le cant. a 8 comm. et 8. 040 h.
Montpezat- du -
Quercy [mon-pe-zal, ch.-l. de c. ( Tarn-et-Garonne), arr. et à 35 kil. de Montauban ; 1.850 h. Ch. de f. Orl. — Le cant. a 6 comm. et 5.210 h.
Montpont [mon-pori], ch.-l. de e. (Saône-et- Loire) , arr. et à 10 kil. de Louhans, au-dessus de la Sane-Vive; 2.550 h. (Monponnais). — Le cant. a 5 comm. et 7.130 h.
montrable adj. Qui peut être montré.
Montrachet [mon-tra-chè ou mon-ra-chè], vignoble de la Côte-d'Or (communes de Puligny- Montrachet et de Chassagne-Montrachet). qui donne des vins blancs universellement réputés. (On dit par métonymie boire du montrachet.)
montre n. f. (de montrer). Marchandises exposées dans la vitrine ou à la porte d'une boutique : les Parisiens excellent à disposer une montre. Vitrine pleine de ces marchandises : mettre un article en montre. Action d'un maquignon qui fait marcher un cheval devaat un acheteur. Echantillon : acheter une marchandise sur montre. Fig. Etalage : faire montre de son érudition. N'être que pour la montre, servir seulement pour l'apparat. Poterie d'essai, chez les fabricants de porcelaine. Autref. Revue de gens de guerre.
montre n.f. (de montrer). Sorte de petite horloge de poche, qui fonctionne dans toutes les positions.
— Encycl. Les organes de la montre ne diffèrent de ceux de la pendule que par leurs dimensions Séduites. La montre comprend les organes essentiels de toute machine à mesurer le temps : le moteur, le rouage, l'éch appement. Une importante aiiii-lioration a été apportée aux montres modernes par la suppression de la I clef, remplacée par un remontoir. Il y a les montres à secondes trotteuses et les montres à secondes fixes. Les premières ont une aiguille à secondes qui parcourt un cercle gradué d'un mouvement continu, les autres ont une aiguille parcourant
un cercle beaucoup plus petit et par saccades. Les montres dites « à répétition n sont celles qui répètent à volonté les heures, les demies et les quarts. La fabrication des montres remonte à la fin du xv» siècle ; elles se réglaient fort mal et ne pouvaient guère donner l'heure qu'avec une approximation d'un quart d'heure à une heure par jour. Les inventions successives du spiral, de l'échappement à cylindre et de l'échappement à ancre augmentèrent leur régularité. Fabriquées à leur origine par un seul ouvrier, elles étaient très coûteuses. Elles ne commencèrent a se répandre dans la classe moyenne que lorsque le travail des horlogers et des orfèvres se divisa. Aujourd'hui, l'usage de la montre s'est tout a fait vulgarisé. On estime la production annuelle dans le monde à plus de 4 millions de montres par an. Les chronomètres sont des montres ayant un mécanisme très précis, que ne possèdent pas les montres ordinaires. Il y a le chronomètre de bord ou montre marine à suspension, et le chronomètre de poche, qui ressemble a une forte montre. Les écarts journaliers de réglage dans un chronomètre sont de l'ordre des dixièmes de seconde. C'est abusivement que le commerce de l'horlogerie donne le nom de chronomètre ou celui, plus fantaisiste encore, de demi-chronomètre, à des montres ordinaires.
Montréal [mon-ré-al], v. du Canada (prov. de
Duc de Montpensier.
Montre :
t. Ordinaire, à clef: 2. Vue intérieure du mécanisme d'un remontoir.
Montpensier à la Bastille, d'après G. Mélingue.
Québec); 207.800 h. Evêché, arsenal, université anglaise; magnifique pont tubulaire sur le Saint-Laurent. Port très actif. Métallurgie, filatures, papete ries, etc. Fondé en 1042 par des Français sur le site d'Hochélaga, découvert par Cartier en 1535.
Montréal, ch.-l. de c. (Aude), arr. et à 17 kil. de Carcassonne ; 2.550 h. Draps. — Le cant. a 9 comm. et 0.300 h.
Montréal, ch.-l. de c. (Gers), arr. et à 15 kil. de Condom, au-dessus de l'Auzoue; 2.010 h. Ch. de f. M. Eaux-de-vie. — Le cant. a 9 comm. et 8.450 h-
Montredon-Labessonnié [montre], ch.-i-
de c. (Tarn), arr. et à 21 kil. de Castres ; 3.940 h- Faucilles. — Le cant. a 4 comm. et 5.730 h.
montrée [tré] n. f. Féod. Procédure ordonnant la visite d'un lieu.
Montregard [qhar], comm. de la Haute-Loire, arr. et à 23 kil. d'Yssingeaux ; 1.810 h.
Montréjeau [mnn-ré-jô], ch.-l. de c. (Haute- Garonne), arr. et à 14 kil. de Saint-Gaudens, au confluent de la Garonne et de la Neste ; 2.720 h. Ch. de f. M. Lainages. — Le cant- a 17 comm. et 10.100 h.
montrer [tré] v. a. (lat. monstrare). Faire voir : montrer ses bijoux. Manifester, faire preuve de : montrer du courage, de la patience. Prouver, démontrer : montrer qu'on a raison. Enseigner : montrer l'italien. Instruire : montrer quelquun. (Peu us.) Montrer les dents, les talons, etc., v. dent, talon, etc. Montrer quelqu'un au doigt, v. doigt. Montrer la corde, se dit d'un vêtement très usé. Montrer à vivre, donner une forte leçon à quelqu'un. Se montrer v. pr. Paraître. Se faire voir. Manifester certaines dispositions : se montrer sévère- Faire bonne ou mauvaise contenance dans une occasion. N'avoir qu'à se montrer, obtenir par sa seule présence l'effet désiré. Ant. Cacher.
MontréSOr [mon-tré-zor], ch.-l. de c. (Indre-et- Loire), arr. et à 17 kil. de Loches, sur l'Indrois ; 600 h. — Le cant. a 10 comm. et 9.080 h-.
Montret [mon-trt], ch.-l. de c. (Saône-et-Loire), arr. de Louhans ; 950 h. Ch. de f. P.-L.-M. — Le cant. a 9 comm. et 6.870 h.
MontretOUt, écart de la comm. de Saint- Cloud (Seine-et-Oise), célèbre par un épisode de la bataille dite « de Buzenval » (19 janv. 1871).
Montreuil [treu, i mil] ou Montreuil-
SOUS-BoiS, ch.-l. de c. (Seine), arr. et à 17 kil.
de Sceaux; 36.000 h. (Montrcuillois). Pêches renommées. — Le cant. ne comprend qu'une commune.
Montreuil ou Montreuil -sur -Mer,
ch.-I. d'arr. (Pas-de-Calais), près de la Canche ; ch. de f. N. ; à 74 kil. d'Arras ; 3.540 h. (Montreuillois). Petit port. Pâtés, fabrication de toiles. Patrie de Denis Lambin. — L'arr. a 6 cant., 141 comm., 80.000 h.
Le cant. a 20 comm. et 25.350 h.
Montreuil (Pierre de), architecte français, m. en 1200.
Il construisit, de 1245 à 124H, la Sainte-Chapelle, à Paris.
Montreuil- Bellay
[mon-treu-i, I mil., bê-lè], ch.-l.
de c. (Maine-et-Loire), arr. et
mur, au-dessus du Thouet; 2.210 h. (MotUreuilloie),
Ch. de f. Et. Ruines curieuses. Château du xive-xv« s.
Patrie de Toussenel. — Le cant. a 14 comm., et
Montreuil-sur-Ille, comm. d'ille-et-Vi-
laine, arr. et à 26 kil. de Rennes; 1.420 h. Ch.de f. O.
de Montreuil-sur-Mer.
à 16 kil. de San-
MON
montreur, euse [eu-ze] n. Personne qui
montre quelque chose au public : montreur d'ours.
Montreux[(r«M], v. de Suisse (cant. de Vaud), sur le lac Léman, comprenant les agglomérations du Châtelard, des Planches et de Veytaux; 16000 h. Station hivernale très courue en raison de la situation même et aussi de la douceur du climat. Viticulture, exploitation des forêts, ateliers de charpente et menuiserie, marbrerie, etc.
Montrevault [mon-tre-vô], ch.-l. de c, (Maineet-Loire), arr. et à 27 kil. de Cholet, près deM'Evre ; 820 h- Pépinières. — Le cant. a 11 comm. et 13.200 h.
Montrevel [mon-re-vél], ch.-l. de c. (Ain), arr. et à 16 kil. de Bourg, sur la Reyssouze; 1.410 h. Ch. de f. P.-L.-M.— Le cant. a 13 comm. et 13.530 h.
Montrichard [monrlri-char], ch.-l. de c. (Loiret-Cher), arr. et à 29 kil. de Blois, sur le Cher; 2.850 h. Ch. de f. Orl. Vins, carrosserie. — Le cant. a 13 comm. et 16.000 h.
Montrose [mon-ro-se] (James Graham. marquis de), général écossais, né à Edimbourg en 1612. Partisan de Charles 1er, il devint un moment, grâce à ses victoires, le maître de l'Ecosse. En 1650, il tenta une invasion en Ecosse , fut vaincu et exécuté.
Montrouge [mon-
rou -je ] ou le Grand
MontrOUge, comm. de la Seine, arr. de Sceaux; 19.300 h. (Montrougiens).
Nombreuses industries:
produils chimiques, chocolat, etc. — Le Petit-Montrouge, jadis dépendance du Grand-Montrouge, fut englobé en 1860 dans l'enceinte de Paris (xive arr1).
MontS, comm. d'Indre-et-Loire, arr. et à 14 kil. de Tours, sur l'Indre ; 1.500 h. Ch. de f. Orl. Poudrerie, vins blancs.
MontS (Pierre du Guast, sieur de), colonisateur fiançais, né en Saintonge vers 1560, m. vers 1630. II fonda avec Champlain, en 1608, la ville de Québec.
Mont-Saint-Aignan, comm. de la Seine- Inférieure, arr. et à 4 kil. de Rouen ; 4.240 h. Briqueteries.
Mont-Saint- Amand, v. de Belgique (Flandre-Orientale, arr. de Gand); 15.320 h. Ville industrielle.
Mont-Sainte-Aldegonde, comm. de Belgique (Hainaut, arr. deThuinl; 1.770 h. Charbonnages.
Mont-Saint-Guibert, comm. de Belgique (Brabant, arr. de Nivelles), sur l'Orne; 1.570 h. Papeterie.
Mont-Saint-Jean, comm. de la Sarthe, arr. et à 40 kil. du Mans, près de l'Ourthe ; 1.570 h. Haut fourneau.
Mont-Saint-Jean. Géogr. V. Waterloo.
Mont-Saint-Martin, comm. de Meurtheet-Moselle, arr. et à 46 kil. de Briey, sur la Chiers ; 3.290 h. Fer.
Mont-Saint-Michel (Le) [mon-sin-mi-chèl], comm. du dép. de la Manche, arr. et à 24 kil. d'Avranches ; 240 h. (Montais). Sur un ilôt rocheux, au fond de la baie du Mont-Saint-Michel, à l'embouchure du Couesnon, et relié à la côte par une digue, depuis 1875. Magnifique abbaye bénédictine (xne, xve siècles), qui reste, au sommet de l'îlot, un des monuments les plus remarquables de l'architecture militaire et monastique française. On admire surtout la Merveille, longue et haute construction gothique du xiif siècle, toute en granit. Louis XI vint en 1469 instituer au Mont l'ordre des chevaliers de Saint-Michel.
Mont-Saint-Vincent [sin-vin-san], ch.-I.
de c. (Saône -et-Loire), arr. et à 33 kil. de Chalonsur-Saône; 500 h. Carrières. — Le cant. a 12 comm.
Montsalvy [mon-sal-vi], ch.-l. de c. (Cantal), arr. et à 25 kil. d'Aurillac, non loin du Lot; 930 h. — Le cant. a 15 comm. et 9.110 h.
MontsaUChe [mon-sû-che], ch.-l. de c. (Nièvre), arr- et à 26 kil. de Château-Chinon, sur la Cure; 1.510 h. — Le cant. a 6 comm. et 12.600 h.
Mont-Saxonnex, comm. de la Haute-Savoie, arr. et à 6 kil. de Bonne ville; 1.440 h. Horlogerie.
Montserrat [mon-sè-ra], une des petites Antilles anglaises; 13.500 h. Rhum.
Montserrat, petit massif montagneux de l'Espagne occidentale; paysages ravinés et pittoresques. Célèbre pèlerinage de la Vierge noire.
MontSOreau [mon-so-rô], comm. de Maine-et- Loire, arr. et à 11 kil. de Saumur, sur la Loire; 500 h. Vins estimés. L'ancienne seigneurie de Montsoreau a donné son nom à une célèDre famille française à laquelle appartient le comte de Montsoreau, qui, au xvie siècle, fit assassiner Bussy d'Amboise, et dont la femme, la dame de Montsoreau, est l'héroïne d'un roman de Dumas. V. Monsoreau.
MontSOUriS, ancien hameau de la banlieue parisienne, auj. parc de la ville de Paris, contenant un observatoire météorologique.
MontS-SUr-GueSneS[mon-s«r-s/(é-ne],ch.-l.
de c. (Vienne), arr. et à 15 kil. de Loudun, entre la Vienne et le Thouet; 860 h. Ch. de f. Et. — Le cant. a 12 comm. et 7.210 h.
Mont-SUr-MarchienneS, comm. de Belgique (Hainaut, arr. de Charleroi) ; 9.200 h. Houillères, carrières.
MontSÙrS [mon-sûr], ch.-l. de c. (Mayenne), arr. et à 21 kil. de Laval, au confluent des Deux- Evailles et de la Jouanne ; 1.570 h. Ch. de f. O. —
MontUCla (Jean-Etienne), illustre mathématicien français, né à Lyon, m. à Versailles (1726-1799). Son Histoire des mathématiques est un ourrage encore estimé.
montueux, eUSe [tu-eu. eu-ze] adj. Inégal, coupé de collines : le sol du Limousin est montueux.
montUOSité[;<] n. f.. Etat de ce qui est montueux.
monture n f Bête sur laquelle on monte : le chameau est la monture la mieux appropriée au dé-
MON
MOR
Le Monl Saint-Michel,
Montyon.
sert- Ce qui sert à assembler, à supporter la partie principale d'un objet : la monture d'une scie. Garniture dans laquelle est enchâssée une pierre précieuse. Se dit du travail de l'ouvrier qui a monté un ouvrage : il en coûte tant pour la monture. Prov. : Qui veut aller loin doit ménager sa monture, il faut ménager ses forces, ses ressources, etc. si l'on veut tenir longtemps. Racine a fait de ce proverbe un vers des Plaideurs (I, 1) :
Qui veut voyager loin, ménage sa monture.
Moiltvicq, comm. de l'Allier, arr. et à 1G kil. de Montluçon ; 2.G30 h. Houille.
Montyon (Jean-Baptiste-Antoine Auget, baron de), philanthrope et économiste français, né et m. à Paris (1733-1820). Il fut conseiller d'Etat et chancelier de Monsieur. Possesseur d'une immense fortune, il fonda plusieurs prix : prix de vertu, de littérature, décernés chaque année par l'Académie française, et prix décerné par l'Académie des sciences.
Montzen, comm. de Belgique ( Liège, arr. de Verviers); 2.240 h. Tissus; carrières, plomb.
monument [m an]
n. m. (lat. monument um, de monere, avertir). Ouvrage d'architecture ou de sculpture, pour transmettre à la postérité le souvenir d'un grand homme, d'une belle action : Artémise fit élever à Mausole un magnifique monument. Ouvrage d'architecture considérable par sa masse ou sa magnificence : le Parthénon est le plus beau monument d'Athènes. Construction qui recouvre une sépulture. Tombeau. Monuments publics, édifices appartenant à l'Etat ou à une commune, et destinés à l'utilité et à l'embellissement des villes. Monuments historiques, édifices des temps antérieurs, qu'il importe de conserver, soit à cause des souvenirs qui s'y rattachent, soit à cause de leur valeur artistique. Fig. Tout ouvrage digne de passer à la postérité : les œuvres d'Homère sont le plus beau monument de l'antiquité. Attestation durable de quelque fait mémorable. Ce qui sert à perpétuer un souvenir. Par plaisant. Personne, objet énorme.
— Encyl. Admin. Dans le sens légal du mot, on confond sous la dénomination générale de monuments publics les édifices destinés à perpétuer le souvenir de grands événements et des grands hommes (arcs de triomphe, pyramides, colonnes, statues, etc.) et les édifices publics offrant quelque beauté architecturale (palais des souverains, palais des assemblées délibérantes, palais de justice, églises, théâtres, etc.). Les monuments publics se divisent, au point de vue administratif, en bâtiments civils, bâtiments militaires et monuments historiques.
L'article 257 du Code pénal punit de l'emprisonnement et de l'amende quiconque détruit ou mutile un monument public.
La Commission des monuments historiques, dépendant de la direction des beaux-arts, a mission de déterminer les monuments historiques et d'en faire le classement. Lorsque le monument est dit classé, les travaux d'entretien et de réparation sont à la charge de l'Etat. L'administration est armée du droit d'expropriation, non seulement à l'égard des monuments classés, mais à l'égard des monuments à classer.
L'immeuble classé ne peut être détruit, même en partie, ni être l'objet d'un travail de restauration, de réparation ou de modification quelconque, si le ministre des beaux-arts n'y a donné son consentement.
Les objets mobiliers classés et appartenant à l'Etat sont inaliénables et imprescriptibles.
Les objets classés appartenant aux départements, aux communes, aux fabriques ou autres établissements publics, ne peuvent être restaurés, réparés, ni aliénés par vente, don ou échange, qu'avec l'autorisation du ministre des beaux-arts.
Des mesures de protection et de conservation analogues ont été édictées en faveur des sites et paysages.
Lorsque, par suite de fouilles ou de travaux, on découvre des monuments, des ruines, des inscriptions ou des objets pouvant intéresser l'archéologie, l'histoire ou l'art, sur des terrains appartenant à l'Etat, à un département, à une commune ou autre
établissement public, le maire de la commune doit assurer la conservation provisoire des objets découverts et aviser immédiatement le préfet du département des mesures prises. Le ministre des beauxarts statue définitivement. Si la découverte a eu lieu sur le terrain d'un particulier, le ministre peut poursuivre l'expropriation dudit terrain en tout ou partie pour cause d'utilité publique.
Les architectes des monuments historiques chargés de la conservation de nos édifices classés sont recrutés par voie de concours au fur et à mesure des vacances qui se produisent dans ce service.
monumental, e, aux [man-tal] adj. Qui a les proportions d'un monument : porte monumentale. Par ext. Qui a un caractère de grandeur : la peinture monumentale. Fam. Enorme en son genre; prodigieux; étonnant : nez monumental ; bêtise monumentale.
monumentaliser Iman-ta-li-zé] v. a. Donner un caractère monumental à.
monumenté, e [man] adj. Dr., Se dit quelquefois, dans le langage de la pratique, dans le sens de attesté parade authentique (par opposition à l'ucfe sous seing privé).
Monval (Georges Mondain, dit), acteur et littérateur français, né au Monceau (Seine-et-Manie) en 1845. Il s'est distingué dans l'érudition théâtrale et surtout moliéresque. Il fonda la revue le Moliériste. Monvel (Jacques-Marie Boutet, dit), acteur et auteur dramatique, né à Lunéville, m. à Paris (1745- 1812), père de M"» Mars. Il obtint au Théâtre-Français l'emploi de grand raisonneur et 'des pères nobles.
Monvel (Louis-Maurice Boutet de\ peintre français, né à Orléans en 1851. Il s'est distingue dans le portrait et dans des illustrations archéologiques d'une spirituelle naïveté (Vie de Jeanne d'Arc, Chansons de France, etc.).
Monville, comm. de la Seine-Inférieure, arr. et à 16 kil. de Rouen ; 2.900 h. Filature, chaux.
Monza, v. d'Italie (prov. de Milan) ; 31.600 h. Cathédrale dans laquelle se trouve la couronne de fer des rois d'Italie. Près de la ville est la Villa Reale, résidence préférée des rois d'Italie. Le roi Humbert 1er fut assassiné à Monza, le 29 juillet 1900.
Moor (Antonis van) ou Antonio Moro,
peintre hollandais, né à Utrecht, m. à Anvers (1512- 1581). Il séjourna en Portugal, en Angleterre et en Espagne, et fut un excellent portraitiste.
Moore [mou-re] (sir John), général anglais, né à Glasgow, tué à La Corogne (1761-1809).
Il se distingua en Hollande et en Espagne contre les Français.
Moore (Thomas), poète anglais, né à Dublin, m. à Sloperton (1779-1852). Ses œuvres ( Mélodies irlandaises , Lalla Rookh, etc.) brillent par la grâce et l'imagination.
Moore (George), romancier anglais, né en Irlande en 1857, qui, d'abord réaliste, a évolué vers l'idéalisme; auteur de Vaine fortune, Esther Waters.
Moorea [mour-è-à] ou EïmO, île française de l'archipel de la Société, voisine de Taïti (Polynésie);
Moorseele, comm. de Belgique (Flandre-Occidentale, arr. de Courtrai), sur la Heul* ; 4.370 h. Dentelles, lin.
Moorsel, comm. de Belgique (Flandre-Orientale, arr. d'Alost) ; 3.750 h. Distilleries.
Moorslede, comm. de Belgique (Flandre-Occidentale, arr. de Roulersj; 7.500 h. Tanneries.
mops ou mopse n. m. Variété de bouledogue.
MopSOS ou MopSUS. Myth. gr. Devin grec, fils d'Apollon ou du Cretois Rhàkios, fondateur d'oracles d'Apollon dans diverses villes. Après sa mort, il eut lui-même un oracle à Mallos (Cilicie).
moquable [ka-ble] adj. Susceptible d'être tourné en dérision.
moque [mo-he] n- f. (provenç. moco). Bloc de bois lenticulaire, cannelé sur son pourtour pour recevoir une estrope, et percé intérieurement d'un trou par où passe un cordage. Vase en fer-blanc pour mesurer certaines denrées.
Thomas Moore.
Mora.
moqué [ké], e n. et adj. Qui est un objet de moquerie : les moqués se vengent parfois. Etre moqué, être un objet de moquerie.
moquer [ké] v. a. Railler, tourner en ridicule : Molière moqua les précieuses. Se moquer v. pr. Se railler de, tourner en ridicule : il ne faut pas se moquer da Infirmes. Ne faire aucun cas : se moquer drs réprimandes, du qu'en dira t-on. Ne pas parler sérieusement : c'est se moquer que de... Loc. prov. : Se moquer du tiers comme du quart, se moquer de tout le monde. Prov. : La pelle se moque du fourgon, tel se moque des autres qui mérite luimême d'être moqué. Il ne faut pas se moquer des chiens avant d'être sorti du village, il ne faut pas se rire du danger avant d'être complètement à l'abri.
moquerie [lce-rï\ n.f. Action ou habitude de se moquer. Parole ou action moqueuse ; dérision, ironie. Chose absurde, impertinente : c'est une moquerie que de...
moquette [kè-te] n. f. Oiseau que l'on attache près d'un piège pour attirer les autres oiseaux. Pop. Moquerie, attrape.
moquette [kè-te] n. f. Fumée de chevreuil.
moquette [kè-te] n. f. (anciennem. mocade). Etoffe à trame et chaîne de fil (de chanvre ou de lin) veloutée en laine, et que l'on emploie pour faire des tapis et garnir des sièges. (Il existe deux sortes de moquettes : la moquette bouclée et la moquette coupée ; le tissage s'exécute comme celui du velours. [V. ce mot].)
moqueur, euse [keur, eu-ze] n. et adj. Qui a l'habitude de se moquer, de railler : les moqueurs sont souvent moqués. Qui marque la moquerie ; sourire moqueur. N. m. Merle d'Amérique qui excelle à imiter les cris des autres animaux.
moqueusement [keu-ze-man] adv. D'une façon moqueuse.
Moquin-Tandon (Horace-Bénédict-Alfred), naturaliste français, né à Montpellier, m. à Paris (1804-1863). Il fut membre de l'Académie des sciences et de l'Académie de médecine.
moquoiseau [koi-zô] n. m. Variété de cerise blanche, que les oiseaux ne mangent pas ne les croyant pas mûres.
mora
n. f. Genre de poissons anacanthines de la famille
des gadidés, comprenant une espèce de la Méditerranée.
Moradabad, v. de l'Ilindoustan (prov. de Rohilkandj, sur le Ramganga; 73.000 h.
morailler [ra, il mil., é]
v. a. Pincer avec des murailles : morailler un cheval.
Allonger (le verre) avec des morailles.
morailles [ra, Il mil., e] n. f. pi. (du provenç. mor, museau). Espèce de tenailles pour pincer le nez des chevaux difficiles à ferrer. Tenailles de fer ou de bois à l'usage des verriers (verrerie à vitres).
moraillon [ra. il mil]
n. m. Pièce de fer mobile autour d'une charnière et munie d'une fente dans laquelle pénètre un demi-anneau fixe, rivé sur le côté d'une malle, d'un
coffre. (Quelquefois, le moraillon est constitué de la pièce mobile portant un demi-anneau qui pénètre dans la serrure et qui reçoit le pêne. Dans le premier cas, on se sert d'un cadenas.)
moraine [rè-ne] n. f. (provenç.
mourreno). Débris de roches qui s'amassent sur les côtés d'un glacier, et qui sont fournis par le gel ou par l'action érosive du glacier : on distingue, selon leur place , les moraines latérales, médianes et frontales. V. glacier.
moraine [rè-ne] ou morine
n. f. (de mourir). Laine enlevée, à
l'aide de la chaux, de la peau d'un animal mort.
Adjectiv. : laine moraine.
morainique [rè] adj. Qui se rattache aux moraines : dépôt morainique.
Moraïte [ra-i-le] n. et adj. De Morée.
moral, e, aux adj. (lat. moralis ; de mores, mœurs). Qui concerne les mœurs : réflexion morale. Qui pratique la morale : homme moral. Qui est conforme aux bonnes mœurs, ou propre à les favoriser : un livre moral. Intellectuel, spirituel (par oppos. à physique, matériel) : les facultés morales. Sens moral, discernement de ce qui est ou de ce qui n'est pas conforme à la science des mœurs. Mal moral, péché. Certitude morale, celle qui n'est fondée que sur des convenances, et non sur des preuves absolues. Ant. Immoral. N. m. Ensemble de ces facultés : le jihysique influe sur le moral; relever le moral de quelqu'un. Ai.lus. litt. : Morale nue, allusion à un vers d'une fable de La Fontaine, le Pâtre et le Lion (VI, 1)
\}ae morale nue apporle'de l'ennui, Le conte fait passer le précepte
Morailles : A, en fer:
B, en fer , à gaine ; C, à
branches de bois.
"•■•«n- Vif
Moraillon.
vec lui.
Morales (Œuvres), par Plutorque, recueil collectif de dissertations littéraires, philosophiques, morales, d'anecdotes, de lettres, de dialogues, etc., inspirées par un platonisme éclectique.
morale n.f. Science qui enseigne les règles à suivre pour faire le bien et éviter le mal. Traité relatif à cette science (en ce sens, prend une majuscule) : la Morale d'Aristote. Réprimande, leçon mêlée de reproches : faire la morale à un enfant. Conclusion morale qu'un écrivain veuttirer de son œuvre : la morale d'une fable. Morale indépendante,
MOR
La,
morale qui ne dépend d'aucune théorie métaphysique ou religieuse.
Morale [Essais de), par Nicole; recueil de petits traités de méditations, etc., fins et ingénieux, qui eurent un grand succès au xvn» siècle. Le plus connu est intitulé : Des moyens de conserver la paix avec les hommes (1671 et ann. suiv.).
Morale (Traité de), par Malebranche (1684), où l'auteur essaye d'accorder la grâce divine et le libre arbitre humain.
Morale (la) ou Ethique à Nicomaque, un des plus beaux traités d'Aristote, en dix livres, où l'auteur l'onde la morale sur l'idée du bonheur de l'être en qui prédominent les vertus de l'esprit.
Morale {Principes métaphysiques de), par liant | 1785 . Cet ouvrage est divisé en deux livres : Des devoirs envers soi-même. Des devoirs envers autrui.
moralement [man] adv. Au point de vue des règles de la morale. Au point de vue des sentiments, de l'opinion : être moralement sûr d'un fait. Ant. Immoralement. Matériellement, physiquement.
Morales [lise] (Luiz de), peintre espagnol, dit et Divino, né et m. à Badajoz (1509-1586). Il ne peignit que des tableaux religieux, dont le plus remarquable est la Voie des douleurs.
moralisant [zan], e adj. Qui
moralise.
moralisateur, trice [za]
adj. Propre à moraliser : récit moralisateur.
moralisation [za-si-on] n. f.
Action de moraliser : la moralisation du peuple.
moraliser [se] v. a. Rendre mural : moraliser tes classes ouorières. Réprimander : moraliser un enfant. V. n. Faire des réflexions morales : il moralise sans cesse.
moraliseur, euse [zeur,
eu-ze] n. Qui affecte de parler morale : un moraliseur insupportable.
moralisme [/is-»ie]n. m. système philosophique purement pratique.
moraliste [lis-te] n. Philosophe qui écrit sur la morale : les conseils des moralistes. Auteur qui écrit sur les mœurs, comme Montaigne , La Rochefoucauld , La Bruyère, etc. Fam. Personne qui aime à faire la morale. Adj. : écrivain moraliste.
Moralistes français ( Etudes sur les), par Prévost-Paradol ; analyses nettes et pénétrantes, langue élégante et pure (1864).
moralité n. f. Rapport d'un acte, de la conduite avec la morale : moralité des actions. Mœurs :
homme sans moralité. Réflexion morale : belle moralité. But moral d'un ouvrage, sens moral d'une fable : moralité cachée. Au moyen âge, œuvre dramatique qui a pour objet l'édification, et dont les personnages sont des allégories. Ant.
Immoralité.
Morand [mn](Charles-Alexis- Louis- Antoine, comte), général français, né à Pontarlier, m. à Paris (1771-1856); il se distingua à Auerstaedt. Il fut créé pair de France sous Louis- Philippe.
Morand (Eugène-Edouard), auteur dramatique français, né à Saint-Pétersbourg en 1854 ; auteur, en collaboration avec A. Silvestre, des pièces : Grisélidis. Drames sacrés, etc.
Morande Charles Théveneau ou Thévenot de), pamphlétaire français, né et m. à Arnay-le-Duc (1741-1805,; il publia le Courrier de l'Europe, puis l'Argus patriotique.
morasse [ra-se] n. f.Marais, fondrière. (Dialect)
moraSSO [ra-se] n. f. (du lat. mora, retard). Typogr. Dernière épreuve d'un journal tirée avant le serrage définitif.
moraSSier [ra-si-é] n. m. Typographe qui exécute les corrections indiquées sur la morasse.
morastel [ras-lél] n. m. Cépage rouge, cultivé dans le Languedoc et en Algérie.
Morat [ra], v. de Suisse, cant. de Fribourg, sur le lac de Morat. long de 8 kil. sur 2 à3 kil.de large, et situé entre les cantons de Fribourg et de Vaud; Î.260 h. Célèbre par la victoire des Suisses sur Charles le Téméraire, le 22 juin 1476.
Moratalla, v. d'Espagne (Murcie), près du Ségura; 12.000 h. Draps, toiles.
morate n. m. Sel dérivé de l'acide morique.
Moratin (Xicolas-Fernandez de), poète dramatique espagnol, né et m. à Madrid (1737-1780). Auteur de poésies épiques et surtout de comédies estimées.— Son fils, Léandro Fernandez, né à Madrid, m. à Paris (1760-1828), encore plus distingué dans le même genre, mérita le surnom de Molière espagnol. Son chef d'œtivre est Et Si de las ninas.
moratoire adj. (lat. moratorius ; de morari, retarder). Dr. Qui accorde ou formule un délai: sentence moratoire. Intérêts moratoires, intérêts dus à raison du retard apporté au payement d'une créance et courant du jour de la sommation.
Moravaj rivière d'Autriche, affl. gauche du Danube. Elle naît dans les Sudètes, et arrose Olmûtz ; cours 319 kil. Elle donne son nom à la Moravie.
Morava, rivière de la péninsule des Balkans, affluent du Danube (159 kil.). Elle est formée par la réunion de la Morava serbe (200 kil.) et de la Morava bulgare (2G1 kil.), et atteint le Danube en aval de Belgrade.
MoraveS ^frères), association religieuse, fondée des débris des hussites.
— Encycl. La secte des frères moraves est née en 1457 en Bohême, parmi les disciples de Jean Hus. Sans rejeter absolument le clergé, ils eurent de
bonne heure une tendance à repousser les dogmes ecclésiastiques et à se rattacher directement au texte de l'Ecriture. Lorsque la Réforme de Luther se propagea en Allemagne, ils se rapprochèrent de ses doctrines. Aux xvi» et xvn» siècles, les frères moraves fournirent des polémistes, des grammairiens, des pédagogues remarquables ; le plus célèbre est Komensky (Comenius). Après la ruine de la Bohème (1620), ils émigrèrent en Pologne. En 1817, la secte fut définitivement supprimée en Prusse ; cependant, elle y a gardé quelques communautés non reconnues. Les frères moraves existent encore en Amérique, en Hollande et en Russie. Leur doctrine, très large, est un christianisme mystique et libéral.
Moravie, province ou margraviat d'Autriche ; 2.438.000 h. (Moraves). Ch.-l. BrUnn. Elevage actif; nombreuses industries.
Morbecque, comm. du Nord, arr. et à 4 kil. d'Hazebrouck; 3.120 h. Toiles.
morbide adj. (lat. morbidus ; de morbus, maladie). Qui appartient à l'état de maladie : symptômes
MOR
Les morceaux en sont bons, se dit d'une chose, qui, bien que brisée ou divisée, conserve de la valeur. Morceau avalé n'a plus de goût, une fois passés, plaisirs et peines ne sont plus rien. Fig. Manger un morceau, prendre un petit repas. Rogner les morceaux à quelqu'un, lui fournir avec parcimonie ce qui lui est nécessaire. Emporter le morceau, mordre violemment, parler, agir avec violence. Gober le morceau, se laisser prendre à un piège- Etre fait de pièces et de morceaux, manque d'unité* d'ensemble. Mâcher les morceaux à quelqu'un, lui préparer la besogne. Morceau de prince, de roi, personne ou chose considérée au point de vue des désirs qu'elle inspire, des satisfactions qu'elle peut procurer. Morceau honteux, dernier morceau qui reste sur un plat, et que personne n'ose prendre. Morceau de pain, très petite somme, petit revenu : acheter un chef-d'œuvre pour un morceau de pain. Morceau de réception, ouvrage de peinture ou de sculpture, que les artistes devaient présenter autrefois pour être reçus à l'Académie. Morceaux choisis, recueil de passages de divers auteurs ou de divers écrits.
10 zo
PRÉFECTURE
O SSPRÉFECTUKE
O Ch.lieu de canton
o Commune
+ Êvèché
„ Limite de déparlem:
d'arrandissemt
Ch de ter T^'Canaux
morbides. Dx-arts. Souple et délicat : chairs morbides (de l'ital. morbido).
morbidement [man] adv. D'une manière morbide. (Peu us.)
morbidesse [dé-se] n. f. (ital. morbidezza). Bx-arts. Souplesse et délicatesse des chairs dans une figure. Par ext. Souplesse des attitudes : la morbidesse des créoles.
morbidité n. f. Caractère de ce qui est morbide.
Morbier, comm. du Jura. arr. et à 24 kil. de Saint-Claude; 1.470 h. Ch. de f. P.-L.-M. Fromageries, horlogerie.
morbieu interj. Morbleu, prononcé à la façon de certains paysans.
morbiiîque adj. (lat. morbifictis). Qui cause la maladie: humeur, virus morbifique.
morbihan n. m. Sorte de bateau de plaisance.
Morbihan (dép. du), dép. formé d'une partie de la Bretagne; préf. Vannes; s-préf. Lorient, Ploermel, Pontivy ; 4 arr., 37 cant-, 256 comm., 573.200 h. (Morbihannais). 11' corps d'armée; cour d'appel de Rennes ; évêché à Vannes. Ce département doit son nom au golfe du Morbihan. L'élevage, la pêche maritime, l'industrie des carrières et des ardoisières sont les principales ressources du département.
Morbihan (golfe du), mot breton signif. mer petite; golfe situé sur la côte du dép. de Morbihan ; renferme de nombreux groupes d'îles.
morbilleux, euse [M, Il mil., eu, eu-ze] adj. (du lat. morbilli, rougeole). Qui a rapport à la rougeole : fièvre morbilleuse.
morbilliforme [Il mil] adj. Se dit des éruptions qui ressemblent à la rougeole.
morbipare adj. Pathol. Qui engendre, qui occasionne des maladies : les acariens sont morbipares.
morbleu interj. (altér. de mordieu). Espèce de juron qui marque l'impatience, la colère. On dit aussi par la morbleu!
morceau [sS\ n. m. (de l'anc. fr. mors, du lat. morsus, mordu). Partie d'un mets solide : aimer les bons morceaux. Partie séparée d'un tout : un morceau de bois, de verre. Partie d'un tout, distincte sans être séparée : acheter un morceau de terrain. Fragment d'une œuvre écrite : réciter un morceau (/"Athalie. Toute œuvre artistique prise isolément : morceau d'architecture. Fragment complet d'une œuvre musicale. Fam. Personne de très petite taille : épouser un morceau de femme. Prov. :
Mordaches : 1 . Cintrée :