Plate
morcelable adj. Que l'on peut morceler.
morceler [lé] v. a. (Prend deux / devant une syllahe muette : il morcellera.) Diviser en morceaux.
morcellement [sè-le-man] n. m. Action de morceler: le morcellement de la propriété.
Morcenx [sinss], ch.-l. de c. (Landes), arr. et à 34 kil. de Mont-de-Marsan; 2.370 h. Ch. de f. M. Source sulfureuse. — Le cant. a 9 comm. et 9.850 h-
mordache n. f. (de mordre). Morceau de bois, de plomb ou de cuivre, que l'on place entre les mâchoires d'un étau, pour saisir un ouvrage sans 1 endommager. Extrémité de grosses tenailles ou pinces. Grosses tenailles employées pour placer de grosses bûches dans la cheminée. Sorte de bâillon en ' bois que, dans certains couvents, on mettait aux moines qui avaient enfreint la règle du silence.
mordacité n. f. (du lat.
mordax, acis, mordant). Qualité corrosive : la mordacité de l'eau forte. Fig. Caractère d'une parole, d'un discours aigre et piquant : la mordacité d'une épigramme.
mordamment [da-man] adv. D'une façon mordante. (Vx.)
mordançage n. m. Application d'un mordant sur une étoffe.
— Encycl. Le mordançage a pour but d'imprégner une fibre textile d'un mordant, ou corps destiné à faire prendre la couleur à la fibre soit par compression, soit par teinture. Le mordançage se fait au bouillon (à l'ébullition) pour la laine ; à une température ne dépassant pas à l'ordinaire 40», pour le chanvre, le cjton, le jute ou le lin, et à froid pour les soieries. V. mordant.
mordancer [se] v. a. (de mordant. — Prend une cédille sous le c devant a et o : il mordança, nous mordanç ons. JSoumettreà l'opération du mordançage.
mordâne n.m.Epaulementde renfort destiné a consolider un tenon, dans unassemblagedecharprntr
mordant [dan], e adj. Qui mord : les VI appellent bêtes mordantes celles qui se défendent avec leurs dents (ours, loups, renards,, etc.). Qui entame en rongeant: acide mordant. Incisif, pénétrant, en parlant d'un son : voix mordante. Caustique, rique: esprit, style mordant. Chaleur mordante, chaleur de la peau exerçant sur la main qui la touche une sorte de constriction. N. m. Pince courte des fabricants de clous, d'épingles. Pince à mâchoires
MOR
de bois, à l'usage du parcheminier. Tringle en bois à l'aide de laquelle le typographe lixe la copie. Vernis pour fixer l'or en feuilles sur le cuivre, le bronze, etc, Composition chimique pour fixer les
couleurs sur les étoffes. Fig. Causticité : le mordant de Chamfovt. Mus. Signe d'ornement ainsi figuré vw et qui, placé sur une note, indique une sorte de trille brisé et non terminé.
— Encycl. La plupart des matières colorantes ne peuvent former avec les fibres végétales ou animales que des combinaisons peu stables. On a donc recours à un intermédiaire, le mordant, qui, ayant une affinité égale pour la fibre et pour la matière colorante, se fixe d'abord sur la première, puis forme avec la seconde un composé insoluble, tout en rehaussant le plus souvent l'éclat de la couleur. Le nombre des mordants est assez élevé. On remarque d'abord les mordants ordinaires, au moyen desquels la matière colorante est réellement combinée à la fibre textile (sels d'alumine, de fer, d'étain, de plomb). On emploie aussi d'autres bases (zinc, cuivre, manganèse, antimoine), mais leurs combinaisons, moins stables, rendent leur emploi moins fréquent. Une autre classe de mordants comprend ceux qui, comme la caséine, le gluten, l'albumine, animalisent les fibres textiles. Ce genre comprend aussi le tanin, qui sert à la fixation des couleurs d'aniline, les huiles oxydées ou huiles tournantes. Enfin, les mordants modificateurs servent à aviver certaines nuances déjà données aux fibres textiles.
mordaret [rè] n. m. Clou doré, employé dans la confection des harnais.
mordelle [dè-le] n. f. Genre d'insectes coléoptères hétéromères, répandus en France.
Mordelles, ch.-l. de c.(llle-et-Vilaine), arr. et à 14 kil.de Rennes, sur leMeu; 2.320 h. (Mordellais). — Le cant. a 7 comm. et 6.900 h.
mordellistena [dè-lis-té] n. f. Genre de coléoptères voisin des mordelles, et dont plusieurs espèces sont communes en France.
mordette [dè-té] n.î. Nom vulgaire du ver blanc.
mordeur, euse [eu-ze] n. et adj.Qui a l'habitude de mordre : cheval mordeur.
mordicant [/tan], e adj. (du lat. rnordieare, mordiller). Corrosif: suc mordicant. Fig. Caustique : esprit mordicant. (Peu us.)
mordication [si-on] n. f. Picotement.
mordicus [tas] adv. (m- lat.). Fam. Avec ténacité : soutenir mordicus une opinion.
mordienne [rfi-è-)ie]interj. fdemordicu). Sorte de jurement. Fam. Substantiv. : à la grosse mordienne, sans façon.
mordieu interj. (pour mort de Dieu). Juron qui a le même sens que morbleu.
mordillage [H mil.] n. m. Action de mordiller.
mordiller [di, Il mil., é] v. a. Mordre légèrement et à plusieurs reprises : mordiller son mouchoir. Absolum. : les jeunes chiens aiment à mordiller.
mordillure [Il mil.] n. f. Action de mordiller.
mordoré, e adj. (de More, et dore). Qui est d'un brun chaud à reflet doré. N. m. : le mordoré.
mordorer [ré] v. a. Donner une teinte mordorée à.
mordorure n. f. Couleur mordorée.
mordre v. a. (lat. mordere). Blesser, entamer avec les dents: mordre son pain. Blesser avec des organes spéciaux: dormeur que mord une puce. Serrer en laissant une empreinte : tenaille qui a mordu le fer. Entamer, user: la lime mord l'acier. Entamer, dissoudre en partie ; les acides mordent les métaux. Attaquer la planche à graver, en parlant de l' eau-forte. Pénétrer, entrer dans : vis qui n'a pas mordu le bois. Détériorer : le soleil mord les couleurs. Affecter : parfum qui mord agréablement l'odorat. Fig. Attaquer d'une façon maligne, médire de : Boileau mordit les mauvais poètes. Tourmenter : chacun a sa passion qui le mord. Mordre la poussière, être tué dans un combat. V. n. Mordre à ou dans, entamer à coups de dents : mordre à une poire- Fam. Mordre à, comprendre, travailler avec plaisir à: mordre au lutin. V. hameçon. Fam. Cane mord pas, la ruse ne réussit pas. Crocher dans le fond, en parlant d'une ancre. Engrener: pignon qui ne mord pas assez. S'imprimer sur l'étoffe, en parlant de la teinture. Mordre sur, chevaucher : les ardoises des toits mordent les unes sur les autres: Fig. Exercer sa malignité sur. Captiver, s'emparer de : l'orateur doit mordre sur son auditoire. V. pr. S'en mordre les doigts, s'en repentir. Prov. : Un chien mort ne mord plus, une personne morte ne peut plus nuire. Il vaut autant être mordu d'un chien que d'une chienne, peu importe de qui nous vient le mal.