M OR
ZZO
MOR
Morghen (Raphaël), graveur italien, né et m. à Florence (1758-1833;; il a gravé surtout d'après Raphaël.
morgue [Hior-yAc] n. f. Contenance hautaine et méprisante : lu morgue des grands. Autref. Endroit d'une prison où les guichetiers fouillaient les prisonniers avant de les écrouer. Lieu où l'on expose les cadavres des personnes dont l'identité n'est pas reconnue. Ant. Humilité.
— Encycl. Primitivement aménagée dans la basse geôle du Châtelet, la morgue de Paris, est, depuis 1804, située à la pointe extrême de l'île de la Cité. Des appareils frigorifiques maintiennent les cadavres en état de congélation et assurent ainsi leur conservation. Des cours gratuits de médecine légale pratique sont faits à la morgue de Paris.
morgue! [ghé] morguenne ! [ghe-ne]
morguienne ! [ghi-è-ne] (corrupt. de mordieu). Jurons villageois annonçant un commencement de colère.
morguer [ghé] v. a. Traiter avec morgue, braver avec insolence : la médiocrité morgue le génie. (Peu us.)
morgueur, euse [gheur, eu-ze] n. m. Personne qui a l'habitude de morguer.
Morialnie, comm. de Belgique (Namur, arr. de Philippeville); 1,460 h. Fer, tanneries.
moribond [bon], e adj.etn. (lat. moribundus ; de mori, mourir). Qui est près de mourir.
moricaud [ko], e adj. et n. (de More). Qui a la peau très brune. Pur ext. et fam., mulâtre, nègre-
Moric© (Léopold). sculpteur français, né à Nîmes en 1843, auteur de la statue monumentale de la République, place de la République, à Paris, ainsi que des statues et bas-reliefs qui l'accompagnent.
Morice (Charles), critique et poète français, né à Saint-Etienne en 1801 ; auteur de la Littérature de Coût à l'heure.
Morier (James), littérateur anglais, né à Smyrne, m. à Brighton (1780-1849); auteur d'un joyeux Voyage en Perse (1812).
morigéner [né] v. a. (bas lat. morigenare. — Se conj. comme accélérera) Tancer: morigéner un écolier.
morille [Il mil., e] n. f. (orig. germ.) Genre de champignons comestibles, qui poussent dans les bois.
— Encycl. La fructification des morilles est constituée par un pied épais surmonté d'une tête charnue, conique ou globuleuse et présentant des anfractuosités séparées par des côtes élevées et irrégulières.
Elles poussent dans les bois au printemps (avril), dans les endroits herbeux et frais. Les deux principales variétés sont
la morille esculente {morchella esculenta) et la morille délicieuse (morchella deliciosa).
morillon [// mil.] n. m. Sorte de raisin noir. Morille. Canard du genre milouin. PI. Emeraudes brutes.
morïn n. m. Principe colorant du bois jaune ou mûrier des teinturiers.
Morin, nonule deux rivières tributaires de la Marne ; le Petit Morin (90 kil.) passe à Montmirail, le Grand Morin arrose Crécy-en-Brie et Coulommiers (112 kil.).
Morin (Simon), visionnaire, né à Richemont (Seine-Inférieure), brûlé vif à Paris en 1063, sur la dénonciation de Desmaretsde Saint-Sorlin.
Morin (Jean), physicien français, né à Meung, m. à Chartres (1705-1704).
Morin (Arthur), général et physicien français, né et m. & Paris (1795-1880). On lui doit des travaux remarquables sur l'hydraulique, les turbines, etc.
Morin (appareil du général), appareil destiné à vérifier expérimentalement les lois de la pesanteur.
— Encycl- L'appareil du général Morin se compose d'un cylindre vertical animé d'un mouvement île rotation uniforme; sur ce cylindre est enroulée une feuille de papier, et une masse métallique tombant le long du cylindre entraine avec elle un crayon qui trace une courbe sur la feuille.
C'est à l'aide de ce tracé graphique que l'on vérifie les deux lois de la chute des corps, qui sont celles d'un mouvement uniformément accéléré :
Loi des vitesses.
Les vitesses acquises par un corps qui tombe sans vitesse initiale sont proportionnelles aux temps de chute.