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LOI DES ESPACES

Les espaces parcourus par un corps qui tombe sans vitesse initiale sont proportionnels aux carres des temps employés à lesparcourir.

morinde n. f.

Genre de rubiacées.

— Encycl. Les morindes sont des arbris- Appareil d seaux des régions tropicales, dont on connaît plus de 00 espèces. On emploie les racines dans la teinture en noir ou jaune, et en médecine comme emmenagogues ou purgatives.

morine n. f. v. moraine.

morille n.f. Genre de dipsacées, comprenant des plantes vivaces, dont les cinq ou six espèces connues croissent en Orient et sont employées comme plantes d'ornement.

moringe n. f. Genre de moringées.

— Encycl. Les moringes sont des arbres à grandes fleurs blanches ou rouges réunies en grnp-

?es. On en connaît trois espèces de l'Afrique et de Asie.

Mori

(Finistère) ; port

Armes de Morlaix.

moringées [je] n. f. pi. Famille de dicotylédones dialypétales supérovariées, du type diplostémone. S. une moringée.

Morins [rin], peuplé de l'ancienne Belgique, cantonné le long de la mer au temps des Romains.

morio n. m. Nom vulgaire d'un papillon du genre vanesse.

morion n. m. (esp. morrion). Casque caractérisé par ses bords relevés en nacelle, et la crête qui surmonte le timbre, et qui fut surtout porté au xvi« siècle.

morion

n. m. Genre de coléoptères pentamères, famille des carabidés, ressemblant à un casque, et dont on connaît douze espèces d'Amérique, de Madagascar et de Java.

morion n. m. (lat. morio). Fou ou nain contrefait, que les riches Romains entretenaient pour s'en divertir.

morique W-fte] adj. (du lat. morus, mûrier). Chim. Se dit d'un acide que l'on rencontre à l'état de sel de calcium dans l'écorce du mûrier des teinturiers.

MoriSOt (Berthe), femme peintre française, née à Bourges, m. a Paris (1841-1895). Ses tableaux de plein air et ses portraits de jeunes filles sont d'une grande sincérité d'expression. Elle a subi l'influence d'Edouard Manet, dont elle avait épousé le frère.

morisque n. et adj. Syn. de mauresque.

MorlaaS [lass], ch.-l. de c. (Basses-Pyrénées), arr. et à 11 kil. de Pau, sur un aflluent du Luy de France ; 1.520 h (Morlans). Chevaux. — Le cant. a 29 comm. et 10.230 h.

Morlaix [le], ch.-l. d'arr.

sur la rivière de Morlaix; ch.

de f. O. ; à 94 kil. de Quimper; 10.000 h. (Morlaisiens).

Minoteries, papeteries. Patrie du général Moreau, d'E. Souvestre. — L'arrond. a 10 cant., Ou comm., 143.000 h. — Le cant.

a 5 comm. et 24 8S0 h.

MorlanWelS, v. de Belgique (Hainaut, arr. de Thuin), sur la Haine; 5 410 h. Charbonnages, fonderies, scieries, tissus.

Morley (John), publiciste et homme politique anglais, un des leaders du parti libéral, né à Blackburn en 1838; écrivain brillant, auquel on doit des études sur E. Burke, Voltaire, Itousseau, Diderot et les Encyclopédistes, Cobden, Cromwell, Gladstone.

Morlot [lo] (François), prélat français, né à Langres, m. à Paris (1795-1802), archevêque de Paris et cardinal.

Mormant [man], ch.-l. de c. (Seine-et-Marne), arr. et à 20 kil. de Melun, au-dessus d'un affluent del'Yères; 1.450 h. Ch. de f. E. Distillerie. — Le cant. a 24 comm. et 9.870 h.

Mormoiron, ch.-l. de c. (Vaucluse), arr. et à 13 kil. de Carpentras, sur le Saint-Laurent; 1.290 h. — Le cant. a 10 comrn. et 7.100 h.

mormolyce n. m. Genre d'insectes coléoptères carnassiers, de la famille des carabidés.

— Encycl. Les mormolyces comprennent des for mes allongées, atteignant jusqu'à 10 centimètres, et qui ressemblent à des feuilles sèches. Ils vivent dans les forêts de la Malaisie.

mormon, e n. Membre d'une secte américaine qui s'appelle aussi Eglise des saints des derniers jours- Adj. : doctrine mormone.

— Encycl. La secte des mormons fut fondée en 1827, aux Etats-Unis, par Joseph Smith qui publia, sous le nom de Livre de Mormon, attribué à un prophète juif de ce nom, un manuscrit resté inédit du ministre Salomon Spaulding (1701-1816). La doctrine mormone est un mélange étrange d'éléments bouddhiques, gnostiques, mahométans et chrétiens. Les mormons reconnaissent deux grands devoirs : le patriotisme et le payement des dîmes; pour le reste, leur ambition se borne à s'enrichir et à multiplier le nombre de leurs femmes. Assassiné en 1844, Smith eut pour successeur Brigham Young, qui fonda une colonie sur les bords du grand lac Salé. Cette colonie fut, sous le nom d'Utah, organisée en territoire (1849). Brigham Young mourut en 1877, et avec lui disparut la prospérité des mormons. Un bill voté en 1887 leur a interdit la polygamie. Un décret du 10 octobre 1888 a dissous l'Eglise mormone comme corporation et confisqué ses propriétés.

mormoniser [zé] v. a. Donner le caractère mormon.

mormonisme [nis-me] n. m. Secte et doctrine des mormons.

mormyren. m. Genre de poissons physos tomes.

— Encycl. Les mormyres sont des poissons oblongs aplatis, couverts d'écaillés, munis d'un appareil pseudo-électrique. Le mormyre rume est assez commun dans les eaux du Nil.

Momant [nan], ch.-l.

de c. (Rhône), arr. et à 21 kil. de Lyon, au-dessus d'un aftiuent du Garon ; 1.800 h. Chapeaux de feutre.— Le cant. a 12 comm.

et 9.440 h.

Mornay (Philippe de),

né à Buhy, m. à La Forétsur-Sèvre (1549-1623), seigneur du Plessis Marly, dit communément Duplessis - Mornay, ami de Henri IV et le rédacteur de ses manifestes. Il avait beaucoup voyagé en Europe ; on l'appelait le Pape des linginmits. On lui doit, entre autres ouvrages, d'intéressants Mémoires.

Ph. de .Mornay.

Morny.

mome adj. (orig. germ.). Abattu, sombre, mélancolique : un homme morne. Empreint d'une sombre tristesse . une morne plaine. Terne, sans éclat : couleur morne. Ant. Gai, joyeux. Allus. litt. V.œil.

morne n. m. (mot créole, de l'espagn. morro). Petite montagne ronde, isolée, dans les Antilles

morne n. f Archêol. Anneau épais, sorte de frette dont on habillait le fer de la lance de joute

momé, eadj. Garni d'une morne. /SZas\Qui n'a ni dents, ni bec, ni langue, ni ongles, ni queue, en parlant des bêtes (lion, aigle, etc.). Se dit aussi des casques à visière complètement close.

morne, e adj. (de mort, et né). Viande mornée, viande qui n'est pas fraîche.

mornement [man] adv. D'une manière morne.

morner [né] v. a. Garnir d'une morne: monter une lance.

momet [ne] n. m. Petit morne.

moraine n. f. Pop. Revers de main sur la face. Fig. Raillerie piquante. Arg. Monnaie.

Morny (Charles, duc de), homme politique français, né et m. à Paris (1811-1805). Fils naturel du général de Flahaut et de la reine Hortense, et par suite frère utérin de Napoléon III, il prit une grande part au coup d'Etat de décembre 1851 et fut ensuite président du Corps législatif et ambassadeur de Russie.

Morogues, comm. du Cher, arr. et à 22 kil. de Bourges, sur le Colin; 1.200 h. Ocre.

Morone (Jérôme), diplomate milanais, m. en 1529 ; il joua, par ses intrigues et ses négociations, un rôle important pendant les guerres d'Italie.

Morosaglia, eh.-l. de c.

(Corse), arr. et à 38 kil. de Corte ; 880 h. Cuivre. Patrie de Paoli.— Le cant. a 7 comm. et 3.580 h.

morose [rô-ze] adj. (lat. morosus). Bourru, chagrin, bizarre : vieillard, air morose. Aijt. Gai.

moroSif [zif], ive adj. (du lat. morosus, qui tarde). Dr. anc. Tardif, négligent: débiteur morosif.

Morosini (Antonio), historien vénitien, auteur d'une Chronique et d'un Journal (fin du xiv« s. et commencement du xv).

Morosini (François), doge de Venise, célèbre par sa défense de Candie contre les Turcs et par ses succès en Grèce, qui lui valurent le surnom de Péloponésiaque (1618-1094).

morosité [zi] n. f. Caractère morose.

Morot [ro] (Aimé -Nicolas), peintre français d'histoire et de portrait, membre de l'Institut, né à Nancy en 1850, auteur de Reiclisho/l'en , liezonville, etc.

morphée [fé\ n. f. Pathol. Dermatose dans laquelle la peau et le tissu cellulaire sous-cutané sont épaissis, d'un aspect nacré et entouré d'un cercle rosé. Bot. V. morfée.

Morphée, dieu des songes, fils de la Nuit et du Sommeil (Myth.). Poétiq. Les pavots de Morphée, le sommeil. Etre dayis les bras de Morphée, dormir. (Se dit souvent par plaisant.)

morphéique n. et adj.

Pathol. Se dit d'une personne atteinte de la morphée.

morphimétrie [tri] n. r

Détermination de la forme à l'aide des mesures.

morphimétrique adj. Qui

concerne la morphimétrie.

morphine n. f. (de Morphée, dieu des songes). Alcaloïde de l'opium, doué de propriétés soporiliques et calmantes, et dont les sels (dits vulgairement morphine) sont employés en injections souscutanées, ou piqûres, pour apaiser les douleurs : la morphine est un poison violent.

— Encycl. La morphine est un puissant modérateur nervin. Si, a dose faible (moins de 1 centigr.), elle détermine de l'agitation et de l'excitation, à dose plus forte elle produit rapidement un sommeil profond avec insensibilisation et résolution complètes. La morphine cause généralement des nausées et des vomissements, quelquefois des hallucinations ; elle diminue la sécrétion gastrique, abolit la faim et rend la digestion ditficilc.

En raison de ses propriétés, la morphine est indiquée dans les affections mentales par excitation, dans l'épilepsie, le tétanos, l'asthme, la coqueluche, les douleurs, les coliques hépatiques et néphrétiques, les diarrhées, etc.

Pour les empoisonnements par la morphine, il faut recourir aux évacuants, aux vomitifs, aux injections d'éther, aux diurétiques.

La morphine s'emploie surtout en injections hypodermiques ; elle provoque facilement la morphinomanie.

morphine, e adj. Imprégné de morphine.

morphinisme [nis-me] n. m. intoxication

chronique par la morphine ou ses sels.

— Encycl. Le morphinisme s'observe, non seulement chez les fumeurs d'opium, mais aussi chez les personnes qui usent pendant trop longtemps ou qui abusent de la morphine ou de ses sels. Le morpliinisme, qui ressemble à l'alcoolisme, se caractérise par l'amaigrissement progressif, des paralysies vocales, et enfin une diminution de la mémoire et des facultés intellectuelles.

morphinomane adj. et n. Qui s'adonne à la morphinomanie : femme morphinomane

morphinomanie [ni] n. f. (de morphine ci

manie). Habitude morbide de l'usage de la morphine.

— Encycl. V. morphine et morphinisme.

morphique adj. Se dit des sels de morphine. morpho n. m. Genre d'insectes lépidopti res

rhopalocères, comprenant île grands et superbes papillons de couleur métallique, dont on connaît 30 espèces de l'Amérique du sud.

Morphée

MOU

MOR

morphodynamique n. f. Partie de la biologie qui s'occupe des conditions actives et intrinsèques qui d6terminent les formes des organi imi l et leur évolution morphologique pour en fixer les lois.

morphogène adj. (du gr. morphè, forme, et qennân, engendrer). Se dit des actions et des \gents qui influencent la forme et la structure des >rganis:nes.

morphogénèse [nk-ze] n. f. Connaissance des causes qui déterminent la forme et la structure des organismes et des lois qui les résument.

morphographe n. m. (du gr. morphè, forme, et graphein, écrire . Celui qui s'occupe de morphogropliie.

morphographie [fi] n. f- Art de figurer exactement par le dessin linéaire et la perspective les formes et apparences des solides.

morphographique adj. Qui concerne la morphographie.

morphographiquement [kewari] adv. Par

la morphographie, par les procédés morphographiques.

morphologie [ji] n. f. (du gr. morphè, forme, et logos, discours). Etude de la forme extérieure des êtres vivants : morphologie végétale. Linguist. Histoire de la forme des mots et de leurs transformations.

morphologique adj Qui a rapport à la morphologie : étude» morphologiques.

morphologiquement [ke-man] adv. Au

point de vue morphologique-

morphoplasma [plas-ma] n. m. (du gr. morphC, forme, et plassein, façonner). Protoplasma du corps cellulaire qui s'accroît, se divise mais ne peut se modifier par lui-même. (V. Weismann.)

morphoplastique [ plas-ti-ke] adj. Qui a rapport au développement de la forme des organes.

morphOSCOpie [fos-ko-pi] n. f. (du gr. morphè, forme, et skopein, examiner). Méthode divinatoire, basée sur l'étude des formes humaines.

morphose [fâ-zé] n. f. (du gr. morphôsis, formation). Biol. Réflexe élémentaire, non nerveux, constituant une riposte à une excitation simple de la substance vivante.

morpion n. m. (du lat. mordere, mordre, et du bas lat. peilio, pour pedis, pou). Espèce de pou, parasite sur l'homme. Trivial. Gamin importun.

— Encycl. Le morpion (phthirius pubis) est un hêmiptère de la famille des pédiculidés, court et ramassé, avec de fortes pattes terminées par des griffes puissantes. Il vit sur la peau, enfonçant profondément son suçoir. Chez les individus sales, il s'implante dans les poils, mais ne vit jamais sur le cuir chevelu. On détruit ces parasites avec des lotions de sublimé corrosif très étendues.

morplamer [mé] v. a. (de mort, et plain). Mettre une peau pelée dans un plain mort, afin de la disposer à recevoir le plain neuf.

Morris (Gouverneur), homme politique américain, né et m. à Morrisania (1752-1815). Il a rédigé un journal précieux pour l'histoire de l'Europe pendant la Révolution.

MorriS (William), poète, peintre et écrivain d'art anglais, né à Walthamstow, m. à Hammersmith (1838-1836). Ses poésies, le Paradis terrestre, Vie et mort de Jason, L'amour suffit, etc., sont d'une forme élégante et harmonieuse. Il a contribué au mouvement qui a renouvelé l'art décoratif en Angleterre. Il s'est occupé aussi de l'étude des questions sociales et contribua à organiser une ligue socialiste démocratique.

MorriS (Louis-Michel), général de cavalerie français, né à Croisset-lès-Canteleu ( Seine - Inférieure), m- a Mostaganem (1803-1807). Il se distingua en Algérie et en Crimée.

Morris [colonnes), nom donnés, à Paris, à des édicules en forme de colonnes, sur lesquels l'adjudicataire fait afficher les spectacles de la capitale. Leur nom leur vient du premier concessionnaire , l'imprimeur Morris.

morruol n. m. Extrait alcoolique d'huile de foiede morue.

mors [mor] n. m. (lat. morsus). Levier de la bride qui passe dans la bouche du cheval et sert à le gouverner. (V. harnais.) Fig. Frein : la raison est le moi's de nos passions. Hocher le mors à un cheval, le secouer avec la bride pour l'exciter. Fig. Hocher le mors à quelqu'un, s'efforcer de l'exciter, le contredire. Chacune des mâchoires d'un étau, d'une tenaille, d'une pince. Extrémité de la canne d'un souffleur de verre. Sorte de gouttière que l'on forme sur le bord du premier et du dernier cahier d'un volume, du côté du dos, afin d'y loger le carton de la couverture. Bord rogné du carton qui se loge dans cette gouttière. Mors du diable, nom vulgaire de la scabieuse et de la bryone . Prendre le mors aux dents, se dit d'un cheval qui s'emporte- big. S'emporter-

— Encycl. Le mors est un levier du second genre, qui , agissant sur les barres du cheval,sert a le dompter et à le diriger.

Un mors se compose des pièces suivantes: les deux

Colonne Morri9.

Bossette

ranche

Entretbise--'

Anneau porte rêne

Mors (face et profil).

branches montant le long des joues et portant les lanneaux ou l'œil dans lesquels on fixe les rênes et la têtière, l'embouchure ou mors proprement dit, composé de deux canons latéraux et d'une partie centrale relevée en cintre qu'on appelle « liberté

Morse.

de langue >■. L'extrémité des branches, quand celles-ci sont longues, sont réunies par une entretoise ; une gourmette fixe le mors sous la lèvre inférieure de la béte. Le mors est d'autant plus actif que ses branches sont plus longues ; il doit être exactement de la largeur delà bouche du cheval pour ne pas scier les barres par des déplacements latéraux.

Morsalines, comm. de la Manche, arr. et à 1B kil. de Valognes; 290 h. .Jolie plage.

morse n. m. (finnois mursu). Genre de mammifères amphibies des régions arctiques : le morse commun est appelé vulgairement cheval marin.

— Encycl. Les morses (trichecus) sont les géants des pinnipèdes; ils se caractérisent par leurs membres en nageoire très courts et assez dégagés du corps.

Chez les mâles, les canines supérieures descendent en énor- Morse.

mes défenses.

Le corps est couvert d'une fourrure rase et brune. Les morses vivent en troupes, sur les bancs de glace des solitudes polaires ; ils atteignent jusqu'à sept mètres de long. On les chasse pour leur cuir, leur graisse et l'ivoire de leurs dents. Ce sont des animaux courageux et redoutables.

Morse (Samuel), peintre et physicien américain, né à Charlestown, m. à Poughkeepsie (1791- 1872), inventeur d'un appareil très répandu de télégraphie électrique. V. télégraphe.

mors ultima ratio, mots lat. signif. : La mort est la raison finale de tout : La haine, l'envie, tout s'efface au trépas :

mors ultima ratio.

morsure n. f. Action de mordre. Plaie, meurtrissure, marque faite en mordant : la morsure du crotale est mortelle.

Blessure. Action d'entamer :

la morsure de l'acier, du diamant. Fig. Effet nuisible : les morsures de la gelée, de la calomnie.

mort Tmor] n. f- (lat. mors, mortis). Cessation définitive de la vie : périr de mort violente. Peine capitale : être condamne à mort. Manière de mourir : une belle mort honore toute une vie. Fig. Violente douleur : souffrir mille morts. Grands chagrins, tristesse profonde : avoir la mort dans l'Ame. Défaut de vie, immobilité : un désert qui n'est que silence et mort. Cessation : la mort des empires. Cause de ruine, de destruction : la guerre est la mort du commerce. Squelette nu ou vêtu d'un linceul qui figure la personnification de la Mort. Elliptiq. Imprécation par laquelle on ordonne ou l'on demande la mort de quelqu'un : mort aux tyrans! Silence de mort, silence morne et profond. Etre à la mort, à deux doigts de la mort, à l'article de la mort, à son lit de mort, être sur le point de mourir. Mort de l'Ame, état de péché mortel. Mort au monde, renoncement au monde. Etre entre la vie et la mort, être dans un grand danger de mourir. Souffrir mort et passion, être dans un grand embarras, une grande peine, une grande impatience. Petite mort, sorte de frisson nerveux. Mort de l'âme, mort éternelle, privation de la vie bienheureuse. Mort civile, privation des droits de citoyen. Ce n'est pas la mort d'un homme, ce n'est pas bien difficile, bien terrible. Mourir de sa belle mort, d'une façon naturelle, et non accidentelle, violente. Vouloir à quelqu'un, se vouloir jnal de mort, être très irrité contre quelqu'un, contre soi-même. Mort aux rats, composition pour les détruire, généralement à base d'arsenic.

Loc. adv. : A mort, mortellement, au point d'en mourir : être blessé à mort .•extrêmement, beaucoup : travailler àmort.Ala mort, excessivement :

ha>r à lamort. A lavieetàlamort, pour toujours :

rtreamis à la vie et à la mort. Ni à la vie, ni d la mort, jamais.

Prov. : Dieu ne veut pas la mort du pécheur, mais qu'il se convertisse et qu'il vive, Dieu est indulgent et diffère de punir. [Ecrit.) La mort, assise à la porte des vieux, guettelesjeunes,

la mort prochaine est certaine pour les vieux et possible pour les jeunes. Après la mort le médecin, cela arrive justement après le mal que cela aurait empêché. Etre bon à aller quérir, chercher la mort, être fort lent à faire les commissions. Ali.us. hist. La mort sans phrase, mot attribué à Sieyès, qui l'aurait prononcé à l'occasion du procès de Louis XVI. Il aurait voulu dire par là qu'il ne motivait pas son vote. Ant. Naissance.

— Encycl- Biol. La mort est la cessation de la vie ; il y a, entre le cadavre ou l'être mort et l'être vivant, la même différence qu'entre la matière brute et la matière vivante.

Chez les organismes unicellulaires, la mort n'est pas nécessairement fatale, mais il n'en est pas de même chez les êtres complexes. Ici, la mort est la conséquence inéluctable du fonctionnement vital qui, en accumulant dans les tissus des produits accessoires, arrive à détruire la synergie des appareils.

— Dr. civ.Mort civile. Jusqu'en 1851, une fiction de la loi avait pour effet de faire considérer comme mort un condamné aux travaux forcés à perpétuité ou à la déportation et d'entraîner pour lui. au point de vue de sa condition civile, les effets légaux de la mort naturelle. Son mariage était dissous ; son conjoint, réputé veuf, pouvait contracter un nouveau mariage.

La mort civile a été abolie dans tous les cas et remplacée par des peines accessoires.

— Dr. pen. Peine de mort. Plusieurs Etats d'Europe ont renoncé à appliquer la peine de mort : Italie, Suisse, Belgique, etc. En France, depuis 1792, elle consiste dans la décapitation par la guillotine. « Tout condamné à mort aura la tête tranchée. » (Code pén., art. 12.) Les militaires condamnés à mort sont fusillés.

Les corps des suppliciés sont délivrés à leurs familles, si elles les réclament, à charge par elles de les faire inhumer sans aucun appareil.

L'exécution se fait sur l'une des places publiques du lieu indiqué par l'arrêt de condamnation.

Si une femme condamnée à mort se déclare et s'il est vérifié qu'elle est enceinte, elle ne subit la peine de mort qu après sa délivrance.

mort [mor], e adj. et n. (lat. mortuus). Privé d'animation, de commerce, etc. : ville morte- Qui manque d'ardeur : langage mort. Fig. Etre plus mort que vif, très effrayé. Eau morte, eau stagnante. Etre mort pour, n'avoir plus de relations avec : plie coupable, qui est morte pour les siens. Nature morte, peinture représentant des objets inanimés autres que le paysage et les cadavres humains. Eau morte, eau stagnante; eau que rien n'agite Point mort, endroit de la course d'un organe ou, ne recevant plus aucune impulsion du moteur, il ne continue à se mouvoir qu'en vertu de la vitesse acquise. Chair morte, chair insensible, comme il en est dans les escarres des plaies. Œuvres mortes, accastillage d'un navire. N- Personne morte, cadavre : les Romains brûlaient leurs morts. V. langue. Faire le mort, faire semblant d'être mort, ne pas manifester sa présence, Jour des morts, deuxième jour de novembre, consacré, chez les catholiques, à des prières pour les morts. Dans divers jeux, nom donné au joueur qui est momentanément ou définitivement mis hors de la partie. Jeu étalé sur le tapis et qui représente un partenaire imaginaire, ou jeu retourné sur le tapis et que les joueurs ont à tour de rôle le droit de prendre. La mère en est morte, c'est une chose qui ne se fait plus. Prov. : Le mort n'a pas d'amis, on oublie ses amis morts. De toutes les douleurs on ne peut faire qu'un mort, on ne meurt qu'une fois, quelles que soient les peines endurées. Les morts ont toujours tort, on rejette volontiers le tort sur ceux qui ne peuvent plus se défendre. Qui court après les souliers d'un mort risque souvent d'aller nu-pieds, spéculer sur la mort d'une personne dont on doit hériter, c'est s'exposer à des mécomptes. V. tête. Allus. hist. V. roi. Il n'y a que les morts qui ne reviennent pas, phrase de Barère, qui n'a pas le sens odieux qu'on lui prête communément, car elle s'appliquait aux ennemis de l'extérieur. Allus. i.ittér. : Laissez les morts ensevelir les morts. Un disciple, avant de suivre Jésus, lui demanda l'autorisation de retourner chez lui pour ensevelir son père. Jésus vit là une hésitation et lui répondit par les paroles ci-dessus, ajoutant : « Mais toi, va et annonce le règne de Dieu. >• (S. Luc, Evang., IX, 59-69.) On rappelle ces paroles pour signifier qu'il faut s'occuper des vivants et des choses actuelles, sans s'attarder inutilement à ce qui n'est plus. Les morts vont vite, mots qui reviennent souvent sur les lèvres du funèbre amant de Lénore.(V.ce nom.) On les emploie pour caractériser les ravages que la mort fait parfois coup sur coup dans les rangs des hommes distingués.

Il est des morts qu'il faut qu'on tue.

vers de Fernand Desnoyers dans une célèbre apostrophe A Casimir Delavigne. On les rappelle pour signifier qu'après la mort de certains hommes il faut encore détruire la réputation qu'ils ont usurpée, combattre leur influence, etc. Ant. Vivant.

llÈÉv^Ç^S

Monument aux morts, d'après Bartholomé.

Morts (Monument aux), mausolée symbolique, dû au sculpteur français Bartholomé (1895). Composition simple, sévère et d'un bel effet ; au cimetière du Père - Lachaise, à Paris.

Morts (rouleaux des), rouleaux de parchemin, où étaient inscrits, au moyen âge, ceux pour l'âme desquels des services religieux devaient être célébrés; à défaut de l'état civil, ils avaientunegrande importance.

mortadelle [dc-ie] n. f.

(ital. mortadella). Gros saucisson d'Italie, fabriqué surtout à Bologne.

__ ° Armes de Mortagne.

Mortagne, ch.-l. d'arr.

(Orne); 4.000 h. (Mortagnais). Ch. de f. O., à 37 kil. d'Alençon. Patrie de Puisaye. Commerce de che-

MOR

vaux. — L'arr. a 11 cant., 150 comm., 83.230 h.; le cant a 14 connu, et 10.030 h.

Mortagne on Mortagne- sur -Sèvre, ch.-l. de c. (Vendée), à 50 kil. de La Roche -sur - Yon.près delà Sevré Nantaise; 2.300 h Ch. de f. Et. Sources minérales. — Le cant. a 14 comm. et 18.310 h.

Mortagne - sur - Gironde, comm. de la

Charente-lnfér. arr et à 33 kil de Saintes; 1.980 h. Ch. de f. El. Vins; tonnellerie. Station de torpilleurs. mortaillable [ta, II mil.] adj. et n (de mortalité). Dr. féod. Se disait d'un serf dont les biens faisaient retour au seigneur, s'il décédait sans héritier légitime.

mortaille [ta, u mu., e]

n. f. (de mort, et tailler) Dr.

féod. Droit de certains seigneurs a l'héritage de leur serf mort sans héritier légitime, mortailler [ta, u mil . é]

n. m. Sert' sujet à La mortaille.

Juge, receveur préposé pour recevoir la mortaille.

Mortain [tin], ch -1. d'arr.

(Manche), près do la Canoë, afil.

de la Sélune; 2.2:50 h. [Mortainais). Ch. de f. O., a &i kil. de de Lerebours. — L'arrond. a 8 57.690 h. Le cant. a 11

Armes de Morta;n.

Saint-Lô. Patrie cant., 74 comm., comm. et 8.600 h.

n. m. Action

mor-

Mortaise et son tenon

mortaisage [tè-sa-je]

taiser : le mortaisage d'une pièce de bois.

mortaise [«-*«] n. r.

Entaille pratiquée dans l'épaisseur d'une pièce de bois ou de métal pour recevoir le tenon. Ouverture d:ins une gâche pour recevoir le pêne. Pièce de bois percée de trous par lesquels passent les sautereaux des clavecins et des épinettes.

Vide d'un moufle où l'on place le réa. Trou pratiqué dans la caisse d'un mât pour le passage de sa clef.

mortaiser [tè-sé]v. a. Pratiquer une mortaise : mortaiser un montant.

mortaiseur, euse [tè-zeur, eu-zé] adj. Qui sert à mortaiser. N. f. Machine à mortaiser.

mortalité n. f. (lat. mortalitas). Condition de ce qui est sujet à la mort. Quantité d'individus qui meurent dans un temps donné : la mortalité est considérable dans les pays marécageux. Mort d'un grand nombre d'hommes ou d'animaux, par suite d'une épidémie : grande mortalité. Tables de mortalité, tables dressées pour faire connaître le nombre des morts par année, sur un nombre donné de vivants de chaque âge. Ant. Natalité.

— Encycl. Math. Tables de mortalité. Les tables de mortalité servent de base aux contrats passés par des compagnies d'assurances sur la vie, notamment en ce qui concerne le taux des primes. Ces tables sont présentées sous la forme usuelle de tables de survie; elles donnent, d'âge en âge, le nombre de survivants d'un groupe déterminé. Chacune de ces tables correspond à une loi de mortalité qui s'en dégage facilement grâce au calcul des probabilités.

— Econ. >~ur. Pour atténuer les pertes considérables que les épizooties font subir à la production agricole, l'assurance est le plus sûr moyen. Longtemps, cependant, cette assurance fut considérée comme impraticable. Les compagnies commerciales ne pouvaient réussir, étant données la facilité-des fraudes et la difficulté de contrôle; les mutuelles générales, en raison de leurs frais élevés, exigeaient des primes trop considérables, mais le problème a été résolu par les mutuelles locales, consistant dans l'association d'un certain nombre de cultivateurs habitant la même commune, le même canton et supportant en commun les pertes d'animaux.

La loi autorise la constitution de ces sociétés sous la forme de syndicats professionnels, à la condition qu'elles se consacrent exclusivement à l'assurance mutuelle agricole. Elle les affranchit des droits de timbre et d'enregistrement.

Mortara, v. d'Italie (Lombardie), où les Autrichiens battirent les Piémontais en 1849; 8.100 h.

mort-boiS [mor-boi] n. m. Bois de peu de valeur, comme les épines, les ronces, les bruyères.

mort-Dieu interj. Juron. On dit aussi Par la mort-Dieu !

Morte mer) ou lac Asphaltite, lac de la

Palestine, à l'extrémité sud de la Syrie (Turquie d'Asie); il a 76 kil. de long, sur 17 de large. Salure et densité de l'eau exceptionnellement fortes, il est difficile de plonger dans la mer Morte, et presque impossible de s'y noyer. Sodome et Gomorrhe étaient situées sur ses bords.

Morteau [i<J], ch.-l. de c. (Doubs), arr. et à 31 kil. dePontailier, sur le Doubs; 3.100 h. (Mortuaciens). Ch. de f. P.-L.-M. — Le cant. a 7 comm. et 12.000 h.

Morteaux-Coulibœuf [tô, beuf], ch.-l. de e.

(Calvados), arr. et à 10 kil. de Falaise, sur la Dives; 640 h. Ch. de f. O. Métallurgie. — Le cant a 23 comm. et 6.400 h.

morte-eau mor-tô] n. f. Nom donné aux marées les plus faibles entre la nouvelle et la pleine lune. Epoque de ces marées.

Mortefontaine [te-ne], comm. de l'Oise, arr. et à 13 kil. de Senlis ; 130 h. Vaste parc, l'un des plus beaux jardins anglais de l'Europe.

mortel, elle [tel, è-le] adj. (lat mortalis). Sujet à la mort : tous les hommes sont mortels. Qui appartient à l'homme : la race mortelle. Qui donne ou est propre à donner la mort : maladie, blessure mortelle. Acharné jusqu'à désirer la mort : un ennemi mortel. Péché mortel, qui fait perdre la grâce de Dieu. Dépouilles mortelles, restes mortels, cadavre. Fig. Cruel : douleur mortelle. Long et ennuyeux : àl i mortelles lieues. N. Homme, femme : c'est un heureux mortel. N. m. pi. Les mortels, le genre humain. Ant. Immortel. Ai.lls. i.ittér. :

Les mortels sont égaux, ce n'e.t point la naissance, C est la seule vertu qui fait leur différence. V. ÉOAL.

mortellement [te-le-man] adv. A mort:

blessé mortellement. Fig. Extrêmement : discours mortellement ennuyeur.

mortellerie [tè-le-ri] n. f. Métier, travail du mortellier.

mortellier [te-li-é] n. m. Ouvrier qui, autrefois, concassait à la main certaines pierres dures pour en faire du ciment, et qui, aujourd'hui, surveille et alimente les broyeurs, lesquels réduisent ces pierres en poudre.

Mortemart [mari, famille française, originaire de la Marche, à laquelle appartenaient l'amiral de Vivonne et ses sœurs • Mme de Montespan et Mme de Thianges, et l'abbesse de Fontevrault.

Mortemart [Casimir-Louis-Victurnien de Kociiechouart, prince de Tonnay-Ciiarente, duc de), général et diplomate français, né à Paris, m. à Neauphle (1785-1873).

morte-paye n. f.Autref, soldat entretenu en temps de paix comme en temps de guerre. Vieux domestique qu'on garde sans le faire travailler. Celui qui ne peut payer ses contributions. PI. des mortes-payes.

morte-saiSOn n. f. Temps où, dans certaines professions, on a moins de travail, moins de débit qu'à l'ordinaire. PI. des mortes saisons.

mort-gage n. m. Gage dont on laisse jouir un créancier, sans que les fruits dont il profite soient imputables sur la dette. PI. des morts-gages.

morticole n. m. (dulat. mors, mortis, mort, et colère, honorer). Epithète péjorative, que l'on donne parfois aux médecins. (Mot créé par Léon Daudet dans son roman tes Horticoles, 1894. L'auteur désigne sous ce nom, non les médecins, mais les habitants d'un pays imaginaire, la Morticolle, et qui ost donné aux médecins une absolue prééminence.)

mortier [ti-é] n. m. (lat. mortarium). Mélange de chaux, de sable et d'eau, pour unir les pierres de construction : lier des moellons avec du mortier. Par anal. Matière pâteuse et épaisse. Vase en bois, porcelaine, verre ou métal, dans lequel l'on pile les drogues, on mélange des substances pâteuses, etc Bouche à feu, très courte, pour lancer des bombes. (V. la planche armes.) Autrefois, bonnet rond de velours noir, que portaient les magistrats de parlement ; président à mortier. Auj., bonnet que portent les magistrats de la Cour de cassation et de la Cour des comptes.

— Encycl. Constr On donne le nom de mortier aux substancesqui ont la propriété dedurciren adhérant aux matériaux qu'elles doivent réunir et de former avec eux un tout solide et presque indestructible. On distingue les mortiers simples et les mortiers composés. . Les mortiers simples sont ceux qui n'emploient qu'une seule matière : tels sont les mortiers de terre, de chaux, de plâtre, de ciment; les mortiers composés sont formés de la réunion de deux ou plusieurs

éléments réunis entre eux par malaxage: tels sont les mortiers de chaux et sable, de chaux, sable et ciment. La solidité des édifices dépend en grande partie de la nature des mortiers employés.

— Milit. Les mortiers semblent avoir été très anciennement employés. Leurs premiers projectiles étaient des pierres : d'où le nom de pierriers qu'on

Mortier et son pilon.

Mortiers : 1. A la Gomer ; 2. De 32 centimètres ; 3. A plaques ; '*. De campagne.

leur donna. Ils Turent surtout employés pour le lancement des bombes au xvue et au xvme siècle (systèmes Griboauval, Gomer). Sous un angle de tir de 45 ou de 60° les mortiers lisses ont une portée de 2.000 à 4.000 mètres. On a essayé de remplacer les mortiers lisses par des mortiers rayés, de portée et de précision plus grandes. En France, le nom de mortier rayé a été appliqué officiellement aux bouches à feu de 220 et 270 millimètres, système de Bange, et dont les projectiles chargés à la mélinite pèsent jusqu'à 228 kilogrammes.

Mortier [ti'-é] (Edouard- Adolphe-Casimir-Joseph), duc de Trévise, maréchal de France, né au Cateau-Cambrésis, m. à Paris (1768-1835), un des plus heureux capitaines de la Révolution et. de l'Empire. Il conquit le Hanovre (1803), se couvrit de gloire à Leoben, gagna en Espagne les victoires d'Ocana et de Gevora; devint ministre de la guerre sous Louis- Philippe et fut tué, boulevard du Temple à Paris, par la machine infernale de Fieschi.

mortifère adj. (du lat. mors, et ferre, porter). Qui cause la mort f'ere. (Peu us.)

mortifiant [fi-an], 6 adj. Qui mortifie : prati ques mortifiantes. Qui humilie : refus mortifiant.

Mortier.

mortis, mort, : plante morti-

MOR

mortification [si-on] n. f. Action de mortifier son corps : les mortifications des ascètes. Fig. Impression pénible, résultant de quelque chose d'humiliant : subir une grande mortification. Méd. Etal des chairs mortes, gangrenées. Commencement de décomposition, qui rend le gibier plus savoureux.

— Encycl. Chir La mortification est déterminée par les agents extérieurs qui détruisent les cellules, comme le froid, la chaleur, l'électricité, les caustiques, les traumatismes, etc. On désigne généralement la mortification des tissus résistants, solides (os, cartilages) sous le nom de nécrose, et celle des tissus mous sous le nom de gangrène. Les territoires mortifiés se laissent facilement envahir par les microbes de la putréfaction. Le traitement est subordonné à la cause. V. gangrène et nécrose.

mortifier [fi-é] v. a. (lat. mortificare ; de mors, mortis, mort, et facere, faire. — Se conj. comme prier ) Rendre plus tendre, en parlant de la viande : on mortifie les viandes en les faisant mariner. Affliger son corps par des jeunes, des austérités : mortifier sa chair. Fig. Humilier; causer un vif déplaisir: le plaisir de mortifier une personne vaine.

mortifleur, euse [euse] n. Personne qui mortifie.

mortillage [Il mil.] n. m. Assemblage de char dons à lainer déjà usés, et qu'on emploie encore pour commencer à lainer les draps.

Mortillet [ti-ll mil., é] (Gabriel de), savant français, néàMeylan, m. à Saint-Germain-en-Laye (1821-1898) Il est un des fondateurs de l'archéologie préhistorique

Mortimer [mir] (Roger, baron de Wiomore, comte de Marcii de), courtisan anglais, né vers 1286, m en 1330. Amant de la reine Isabelle de France, femme d'Edouard IL Après l'assassinat de ce roi, il jouit d'une grande influence, mais i) se montra si despote, si insolent qu'il s'aliéna tout le monde. Edouard III l'arrêta, et le fit condamner à mort. Mortimer fut pendu et écartelé à Tyburn. Isabelle fut enfermée dans un château.

mortinatalité n. f. (du lat. mors, mortis, mort, et de natalité). Etat des enfants mort-nés. Rapport des naissances de cette nature avec les naissances ordinaires.

mortine n. f. Feuilles de myrte et d'autres plantes employées dans la tannerie.

mort-né, e adj. Mort en venant au monde : enfant mort-né. Fig. Qui échoue dès son commencement : projet mort-né. N. m. : un mort-né. PI. des enfants mort-nés, des brebis mort-nées.

mortode n. f. Perle fausse, employée dans le commerce avec les nègres d'Afrique.

Morton (James Douglas, comte de), régent d'Ecosse sous Marie Stuart ; décapité en 1581.

mort-plain n. m. Tann. Eau de chaux qui a servi.

Mortrée, ch.-l. de c. (Orne), arr. et à 15 kil. d'Argentan; 1.130 h. Chevaux.— Le cant. a 13 comm. et 4.900 h.

Mortsel, comm. de Belgique (prov. et arr. d'Anvers); 4.530 h. Tisseranderies ; scieries.

morts-murs n.m. pi. Parois d'un four de fusion destiné à l'affinage de certains métaux.

mort-terrain n.m. Dans les mines, terrain qui ne contient aucune matière utile.

mortuaire [tu-è-re] adj. (lat. mortuarius). Qui appartient au service, à la pompe funèbre : service mortuaire. Drap mortuaire, drap, ordinairement noir, que l'on étend sur un cercueil- Registre mortuaire, où sont inscrits les noms des personnes» décédées. Extrait mortuaire, qu'on tire de ce registre. Domicile, maison mortuaire, maison où une personne est décédée.

moruau [ru-ô] n. m. Petite morue.

morue [râ] n. f. Gros poisson du genre gode, atteignant jusqu'à 1">,50 : la morue est très vorace. Pop. Prostituée de bas étase. Morue franche, morue fraîche, cabillaud. Fam. En queue de morue, dont les pans sont larges et effilés. N. f. Queue de morue, habit noir: mettre sa queue de morue.

— Encycl. La morue vit dans les mers arctiques, surtoutentre Terre- Neuve et l'Islande, où l'on va la pêcher en été, dès le mois de mai. Sa chair fraîche constitue le cabillaud ; salée , c'est la morue verte; sèche, c'est la merluche. La morue nourrit des peuples entiers, et l'on tire de son foie une huile employée comme reconstituant.

— Art cul in.

Avant toute préparation , la morue doit être dessalée pendant un jour ou deux dans de l'eau fraîche souvent renouvelée. On la mange bouillie, frite, à la Béchamel, à la lyonnaise, en brandade, au fromage, au beurre noir, en beignets, en croquettes, aux câpres, etc. ; elle entre dans la confection d'une sorte de bouillabaisse.

morula n. f. (m. lat.

signif. : petite mûre). Biol.

Phase de segmentation de l'œuf, dans laquelle tous les»

blastomères se réunissent en une masse sphérique frambuisée.

morule n. f. (du lat.

mora, réserve). Court intervalle. (Inus.)

MorUS [russ] (Thomas More, dit), né et m. à Londres (1478-1535), grand chancelier d'Angleterre sous Henri VIII, auteur de l'Utopie, roman politique et social. II fut décapité en 1335 pour être resté fidèle au catholicisme et n'avoir pas voulu reconnaître la puissance spirituelle du

Morue.

Th. Moruo.

MOR

roi. Son portrait a été peint par Rubens (musée royal de Madrid).

morutier [««] on moruyer [ru-ié] n. et

ailj. ni. Se dit des navires et des hommes qui font la pèche de la morue.

Morvail (c.-à-d. mont noir), massif montagneux de la France centrale, compris au.j . dans les dép. de la Nièvre, de l'Yonne, de la Côte-d'Or et de Saône-et-Loire. (liai). Morvandais, Morvandiots ou Morvandeaux.) Région granitique, pluvieuse. Elevage et vastes forêts, élangs nombreux, vallées pittoresques. Un des principaux sommets du Morvan, le mont Beuvray (810 m.), portait la citadelle gauloise de Bibracte.

Morvandeau, elle [dô, è-le] n. Originaire ou habitant du Morvan: les Morvandeaux. (On dit aussi morvamiiau et morvandiot, e.) Adjectiv. : nourrice morvandelle.

morve n. f. (peut-être apparenté avec gourme). Humeur visqueuse, sécrétée par la muqueuse du nez. Art vétér. Maladie contagieuse des chevaux. Pourriture qui attaque la laitue et la chicorée, les oignons de jacinthe.

— Encvci.. Art vêler. La niorr-e est une maladie infectieuse, propre aux équidés (cheval, âne, mulet), mais transmissible à l'homme. Elle peut se présenter sous quatre formes : aiguë, chronique, latente ou cutanée. La forme aiguë marque son invasion par un état fébrile général, de l'inappétence, des frissons, un pouls petit et rare ; les flancs de l'animal se creusent et le poil devient terne ; lesmuqueuses, et en particulier la pituitaire sont d'un rouge jaunâtre, puis apparaissent un écoulement nasal séreux jaunâtre (jetage), un gonflement des ganglions sous-glossiens (glandage) et des pustules sur le pituitaire; les pustules, de la grosseur d'un grain de milletàcelle d'un pois, sont parfois très rapprochés et gênent considérablement la respiration, qui devient sifflante ; ils ne tardent pas à s'ulcérer. La terminaison de cette forme est la mort, qui survient parfois assez rapidement. La morve chronique revêt les caractères ci-dessus, mais moins intensément développés; dans la morve latente, on ne voit apparaître aucun des symptômes caractéristiques, mais les lésions existent néanmoins dans les sinus et les organes profonds, et l'animal peut communiquer la maladie à ses compagnons d'étable avec la même facilité qu'un autre atteint de morve aiguè. La morve cutanée est désignée ordinairement sous le nom de farcin. (V. ce mot.)

On ne connaît aucun traitement de la morve; l'injection hypodermique de nialléine (malléination) permet de formuler un diagnostic sûr. La morve est soumise aux mesures sanitaires édictées par la loi du 21 juillet 1881.

morveau [vô] n. m. Pop. Amas de morve épaisse.

Morven [vèn] (c.-à-d. montagne noire), mont du Caithness (Ecosse), célèbre dans les poésies d'Ossian.

morver [vé] v. n. Laisser tomber sa morve. Se pourrir, en parlant de certaines plantes.

morveUX, eUSe [veu, eu-2e]adj. Qui est atteint de la morve : cheval morveux. Qui a la morve au nez : enfant morveux. N. Fam. Jeune enfant, tille ou garçon. Prov. : Qui se sent morveux se mouche, que celui qui comprend que l'on parle de lui s'applique ce que l'on vient de dire. Il vaut mieux laisser son enfant morveux que de lui arracher le nez, il faut souffrir un mal plutôt que de lui appliquer un remède pire que le mal lui-même. Les morveux veulent moucher les autres, ceux-là reprennent volontiers les autres qui méritent d'être repris.

Morvilliers (Jean de), évêque d'Orléans, né à Blois, m. à Tours (1506-1577). Il joua un rôle politique et diplomatique au début des guerres de religion et fut garde des sceaux de 1508 à t S70.

morvolant ou mort-volant [lan] n. m.

Soie mêlée, qui tombe dans le déchet pendant le dévidage des cocons.

Morzine, comm. de la Haute-Savoie, air. et à 34 kil. de Thonon, sur la Dranse; 1.480 h. Séjour d'été.

mosa'ÏCUlture [za-i] n. f. (de mosaïque, et culture). Sortie. Méthode d'ornementation des corbeilles et plates-bandes, qui consiste dans le groupement de plantes diversement colorées (feuilles et fleurs) pour obtenir des dessins réguliers.

mosaïque [za-i-ke] n. f. (ital. mosalca ; lat. musaeum, gr. mousaion). Ouvrage composé de pièces

Armes de Moscou.

Mosaïque : 1. Du xiv» siècle; S. Byza maine, à appareil régulier; *.

Moderne-

rapportées (pierres, émaux, verre, bois, de différentes couleurs), et formant par leur assemblage une sorte de peinture. Art de faire des ouvrages de ce genre. Fig. Ouvrage d'esprit, composé de morceaux dont les sujets sont différents.

mosaïque [za-i-la:] adj. Qui vient de Moïse ; la loi mosaïque-

mosaïsme [za-is-me] n. m. Législation religieuse, morale et privée, que les Juifs reçurent de Moïse.

mosaïste [za-U-té] adj. et n. Artiste en mosaïque. (On dit aussi U09AIQU1STE.)

mosarabe \za] n. et adj. V. Mozarabe.

mosasaure [za-SÔ-re] n. m. Genre de reptiles sauriens, fossiles dans le crétacé.

mOSCatel [inos-/ra-léi] n. m. (mot espagn.). Nom espagnol des vins muscats.

moscatelle [mos-ka-té-le] n. f. Petite plante qui croît en Europe, au bord des ruisseaux, le long des haies, dans les lieux humides et couverts et donne au printemps des fleurs d'un blanc verdâtre très odorantes.

moschifère [mos-kï] adj.

(du gr. moskhos, musc, et du lat.

ferre, porter). Qui porte ou qui produit du musc.

MOSCllOS [mos-koss], poète syracusain du nie siècle av. J.-C. Alexandrin érudit et gracieux , il excellait dans l'idylle imitée de Théocrite {l'Amour fugitif, etc.).

MOSCOU, anc. capit. de la Russie, ch.-l. du gouv. de Moscou, sur la Moskova; 1.039.000 h.

(Moscovites). A 2.945 kil. de Paris. Siège d'un métropolitain grec, université. Nombreuses industries ; filatures, fonderies.

Au centre, le Kremlin, anc. résidence des tsars Les Français s'en emparèrent le 14 septembre 1812, mais, trois jours après, les Russes mirent le feu à la ville, dont Napoléon dut s'éloigner.

Moscou (décret de), décret impérial sur l'organisation du Théâtre - Français, signé par Napoléon I" au quartier impérial de Moscou, le 15 septembre 1812.

moscouade [mos-kou] ou moscovade [mos-ko] u. f.

Sucre brut.

MoSCOVa. V. Moskova.

Moscovie [mos-ko-vi], nom ancien de larégion de Moscou, étendu souvent à toute la Russie.

Moscovite [mos-ko], originaire ou habitant de Moscou, et, par ext., de Russie (autref. Moscovie). Adjectiv. : population moscovite.

Moselle (la), riv. de France et d'Allemagne, qui a sa source près du col de Bussang (Vosges méridionales). Elle arrose R^miremont, Epinal. Toul, Frouard, Pont-à-Mousson. Metz, Thionville, Sierck, Trêves et se jette dans le Rhin (r. g.). Elle est navigable à partir de Frouard.

Moselle (dép. de la), dép. formé d'une portion de la Lorraine et cédé en partie à l'Allemagne. Le reste a été réuni à une fraction du dép. de la Meurthe, avec laquelle il forme le dép. de Meurthe-et- Moselle. Il avait pour chef-lieu Metz.

Moser (Jean-Jacques), publiciste allemand, né et m. à Stuttgart (1701-1786). On lui doit notamment un traité du Droit public de l'Allemagne, en 30 vol.

mosette ou mozette [mo-zè-ie] n. f. (ital. mozetta, pour almozetta, petite aumusse). Camail que portent les cordeliers et certains dignitaires ecclésiastiques (évèqucs, chanoines, etc.).

Mosheim (Jean-Laurent de)., protestant allemand, né à Lubeck, m. à Gœttingue (1694- 1755) ; théologien et historien.

Moskova ou Moscova

(la), rivière de la Russie centrale, sur les bords de laquelle eut lieu, en 1812, une sanglante bataille gagnée par la grande armée de Napoléon sur les Russes du général Kutusof.

La Moskova arrose Moscou et se jette dans l'Cka, aifl. du Volga ; 491 kil.

moslem [mos-lem" n. m. far. mouslim). Nom que prennent, les sectateurs de Mahomet, et dont le pluriel est moslemin. (Le mot musulman dérive du pluriel persan mosleman.)

mosquée [mos-ké] n. f. (ar. mesdjid). Temple des mahométans : l'église de Sainte-Sophie de Coustantinople fut transformée en mosquée.

MOSquitOS [mos-ki-toss], peuplade indienne du Honduras et du Nicaragua. Ils ont été renommés pour leur piraterie et leurs vices nombreux.

moSS n.m. Mesure allemande pour les boissons; contenu de cette mesure.

Mossamba, pays et chaîne de montagnes de l'Afrique équatoriale, à l'E. du Benguéla ; 2.000 m. d'alt- en moyenne.

MOSSamédèS [dèss], prov. méridionale de la colonie portugaise de l'Angola (Afrique); ch.-l. Mossamédés ; 6.000 h. Port sur l'Atlantique.

moSSO adj. (mot ital.). Musiq. Emu, animé. Pia mosso, plus animé.

MOSSO (Angelo). physiologiste italien, né à Turin en 1846; auteur d'études sur la Peur, la Fatigue.

MOSSOUl, v. de Turquie d'Asie, sur le Tigre ; G1.000 h Mousselines. Tanneries, sources thermales.

MOStaert (Jean), peintre hollandais, né et m. à Haarlem (1474-1555 OU 1556). Ses tableaux religieux: la Naissance de Jésus-Christ, ses vues des Indes sont pleins d'animation.

Mostaganem [nènC], v. de l'Algérie (Oran), ch.-l. d'arr., prés de la Méditerranée ; 20 000 h. A 72 kil. d'Oran. Ch. de f. Ville prise par les Français en 1833. — L'arr. a 332.700 h.

MOStar, eapit.de l'Herzégovine, sur la Narenta, affl. de l'Adriatique ; 17.000 h. Commerce actif de blé. Filatures.

Mostellaria (c.-à-d. la Pièce aux revenants), comédie de Plaute, jouée en 200 av. J.-C, gaie et

Aii.

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