‹ Le Larousse pour tousChapitre 238 sur 979 · MOT · texte numérisé non relu

MOT

(1814-1877); auteur de travaux remarquables sur les guerres d'indépendance des Provinces-Unies.

motO n. m. (en ital. mouvement). Musiq. Con moto, avec mouvement, animation.

moto-batteuse on motobatteuse [ba-

teu-ze] n. f. Batteuse agricole, actionnée par un moteur.

motOCycle n. m. (de moteur, et cycle). Vélocipède mù par un moteur à pétrole, à alcool ou électrique.

motocyclette [klè-le] n. f. Bicyclette pourvue d'un moteur à pétrole, à alcool ou électrique .

(Fam. On dit aussi par abréviation une moto.)

motogodille [fl

mil., e] n. f.

Petit moteur

propulseur amovible à pétrole, pouvant se placer à

l'arrière d'un petit bateau.

Motono (Itchiro). diplomate japonais, né vers 1861, ministre du Japon à Paris, puis en Russie.

motricité n. f. Propriété que possèdent certaines cellules nerveuses de déterminer la contraction musculaire.

Motril, v. d'Espagne (prov. de Grenade) ; 18.500 h. Papeteries, minoteries, sucrerie.

mOttS [mo-te] n. f. Morceau de terre compacte, comme on en détache avec la charrue, etc. : on écrase les mottes avant d'ensemencer la terre. Butte naturelle ouartiflciclle. Motte à brûler, petite masse plate et ronde, faite de tan, de tourbe, etc. , servant de combustible.

Terre qu'on laisse adhérente aux racines d'une plante pour leur conserve r de la f r a îcheur. Motte de beurre, masse de beurre pour la vente au détail.

Motte (Henri- Paul), architecte et peintre français, né à Paris en 1840, élève de Gérome , auteur de peintures historiques.

Motte (La), comm. des Côtesdu-Nord, arr. et à 7 lui. de Loudéac; 2.650 h Ch.de f. O.

Motte ( La ) , ch.-l. de cant. des Basses- Alpes, arr.

et à 22 kil. de Sisteron; 600 h. — Le cant. a 13 comm.

et 3.380 h.

mot teau

[mo-tô] n. m. Ilot formé dans une rivière par un amoncellement de détritus.

Motte-Cha-

lançon ( La ) ,

ch.-l. de c. (Drôme), arr. et à 47 kil. de Die, sur l'Aiguebelle ; 800 h. Vignobles.

— Le cant. a 17 comm. et 4.400 h.

Mémoires sur Anne d'Autriche (1615-1666), dont elle était l'intime amie et la confidente. Elle était spirituelle et savait observer avec sagacité.

MotteZ (Victor-Louis), peintre français, né à Lille, m. à Bièvres (1809-1897); auteur des fresques archaïques de Saint-Gerniain-l'Auxerrois, etc., et de portraits fins et distingués.

motton [)>w-ton] n. m. Petite boule que forme la farine délayée dans un liquide trop abondant.

motu proprio, mots lat. signif. : De son propre mouvement. Loc. adv. Spontanément, sans y être poussé. Substantivem., acte volontaire que l'on fait en pleine liberté. (Se dit de certaines bulles du pape.) PI. des motu proprio ou motus proprii.

— Encycl. Les motus proprii sont ainsi appelés parce que le pape les délivre de son propre mouvement. Ils ne sont scellés ni en cire ni en plomb, mais seulement revêtus de la signature du pape. On attribue à Innocent VIII cette forme de lettres. Plus tard les motus proprii ont été réservés pour les affaires d'administration et de politique intérieure des Etals de l'Eglise. C'est ainsi qu'un motu proprio du début du pontificat de Pie X a modifié le culte, en ce qui concerne l'emploi de la musique à l'église.

motUS ! [tuss] (de mot, avec une term. lat.) interj. pour engager à garder le silence sur une affaire. (Fam.)

mou ou mol (devant un mot commenç. par une voyelle), molle adj. (lat- mollis). Qui cède facilement au toucher : cire, poire molle. Doux au toucher : de molles fourrures. Chaud et humide : temps mou. Fig. Qui manque de vigueur : cheval mou. Efféminé : vie molle. Exécuté sans fermeté : contours mous. N. m. Ce qui est mou : le mou ou le dur. Ast. Dur.

Moteurs : 1. A vapeur : C cylindre: T, tiroir ; V, votant', inductrices; C, inducteur ; b, bornes d

cylindi P, tube

Motte-d'A-

veillans (La), comm. de l'Isère, arr. et à 28 kil. de Grenoble : 3.390 h. Ch. de f. Distilleries.

mottée [mo-té] n. f. En Vendée, pièce de terre isolée par un fossé.

motter [mo-té] v- a. Lancer avec la houlette

des mottes de terre à des brebis. Se motter v. pr.

Se cacher derrière les mottes , en parlant d'un animal.

motter eau [»io-/e-ro] n. m. Nom vulgaire de l'hirondelle de rivage.

Motte-Saillt-Jean (La), comm. de Saôneet-Loire, arr. et à 28 kil. de Charolles, sur la Loire; 1.540 h. Houille.

Motte-Saint-Martin (La), comm de l'Isère, arr. et à 32 kil. de Grenoble; 860 h. Eaux thermales chlorurées sodiques ; établissement d'hydrothérapie. Jolie cascade formée par le Vaux et l'Oula, qui viennent se jeter dans le Drac.

Motte-Servolex (La), ch.-l. de c. Savoie), arr. et à S kil. de Chambérv, près de la Laisse ; 2.600 h. Lignite. — Le cant. a 9 comm. et 8.380 h.

motteur [mo-teur] n. m. Ouvrier qui fabrique les mottes à brûler.

motteux [ mo-teu ] n. ni. Nom vulgaire d'une espèce de traquet , qui se pose sur les mottes de terre.

Motteville (Françoise Bertai.t, dame Langlois de... femme de beaucoup d'esprit et de talent, née a Paris (1621-1689) ; auteur de précieux

moucharabieh [bi-è]

Motteux.

; B, bielle : R, régulateur; V, volant. — 2. A pétrole : B, bielle; C. d'arrivee du pétrole; G, graisseur. — 3. électrique : A, bobines arrivée du courant. — 4. A gaz : C, cylindre ; V, volant ; A, allumeur ; R, régulateur.

mou n. m. Nom vulgaire du poumon de certains animaux de boucherie : mou de veau.

moucet [se] n. m. Un des noms vulgaires de la fauvette d'hiver.

Mouch, v. de la Turquie d'Asie (prov. de Bitlis) non loin du Kara-Sou ; 30.000 h. Vignobles. Commerce de tabacs, peaux, fourrures.

MOUChampS, comm. de Vendée, arr. et à 32 kil. de La Roche-sur-Yon ; 2.960 h.

moucharaby

n. m. Sorte de grillage en bois, placé en avant d'une fenêtre sur la rue. et d'où l'on peut voir sans être vu. Au moyen âge, sorte de balcon à parapet élevé , avec grande ouverture par le bas, pour lancer des projectiles.

mouchard [char] n. m.

(de mouche, dans le sens d'espion). Espion de police. Pur ext., celui qui épie pour rapporter.

mouchardage n. m. Action de moucharder.

moucharder [dé] v. a. et

n. Espionner.

mouche n. f. [lat. mnsca).

Genre d'insectes diptères de la famille des muscid*:s : les piqûres de. certaines mouches peuvent transmettre le charbon. Nom donné abusivement à un grand nombre d'insectes de l'ordre des diptères : mouche d viande, mouche à boeufs, etc. Mouche à miel, abeille. Tache &•■ couleur sombre; moucheture : une mouche de crotte. Fia. Agent seeret de police. Parasite; importun. Impatience, colère :

MOU

quand la mouche vous monte à la tête. Ara. Laid, mauvais, débile. Arq. des éc. Mouche à miel, candidat à l'Ecole centrale (les élèves ont une abeille sur leur képi). Quelle mouche le pique / pourquoi se fàche-t-il ? Prendre la mouche, se piquer, se fâcher mal a propos. Fine mouche, personne très rusée. Pattes de mouche, écriture fine et mal formée. Pop. Tuer les mouches à quinze pas, avoir mauvaise haleine. Petit morceau

de taffetas noir, que les dames

7 ~ . , Mouche a viande,

se mettaient autrefois sur le

visage par coquetterie : les mouches furent fort à la mode au xvn» et au xvm« siècle. Petite touffe de poil, qu'on laisse croître au-dessous de la lèvre inférieure : porter la mouche. Jeu de cartes. Point noir placé au centre d'une cible. Faire mouche, frapper ce point noir avec la balle.

Petites marques sur un tapis de billard. Morceau de peau dont on garnit le bouton d'un fleuret pour le rendre inoffensif. Couteau à mouche, couteau qu'on ne peut fermer qu'en soulevant un ressort. Bateau à vapeur, faisant le service d'omnibus sur un fipuve. Mouche d'escadre, petit bàti-

.r, A, mouche.

nient aviso ou contre-torpilleur, servant â faire des reconnaissances, à transmettre les ordres de l'amiral, etc. Premières douleurs de la parturition. Mouche artificielle, appât fait de plumes de différents oiseaux attachées avec de la soie de couleur sur un hameçon, et que l'on fixe â l'extrémité d'une ligne volante : lorsqu'on pèche à la mouche artificielle, il faut choisir les appâts qui ressemblent le plus, comme taille et surtout comme couleurs, aux

Mouche parisienne.

/ JB\*

bestioles voltigeant sur le bord de la rivière à l'heure où l'on pêche. Prov. : On prend plus de mouches avec du miel qu'avec du vinaigre, on gagne plus de gens par la douceur qu'on n'en soumet par la violence. Mange bien des mouches qui n'y voit pas, les personnes peu clairvoyantes commettent bien des bévues. A chevaux maigres vont les mouches, c'est aux misérables qu'on s'attaque le plus. Allus- lit-

Mouches artiGcielles : 1. A viande ; -■ De mai ; 3. A saumon.

ter. Mouche du coche, personne qui fait l'empressée, mais peu de besogne. (Allus. à la fable de La Fontaine, le Coche et la Mouche [VII, 91). V. pavé. — Encycl. Jeu. La mouche a de grandes ressemblances avec l'écarté. Cinq caries â chaque joueur; la carte qui suit la dernière distribuée est l'atout. Chaque joueur peut demander des cartes, ou s'y tenir, ou passer. Le joueur qui passe met ses cartes sans mot dire sous le talon. On joue par levées, et chaque joueur doit: 1» fournir en forçant; 2» ou couper ; 3» ou surcouper, si l'on a déjà coupé. C'est celui qui a mis la plus forte carie qui fait la levée. Celui qui donne les cartes au début met au panier autant de jetons, de sous qu'il y a de joueurs et chaque levée vaut â celui qui la l'ait le cinquième de la mise- Cinq cartes de la même couleur valent à celui qui les a la mise entière.

• — Entom. Le genre mouche proprement dit appartient aux diptères brachycères, de la famille des muscidés, et comprend un très grand nombre d'espèces, répandues surtout dans les pays tempérés. La mouche commune (musca domestica) est devenue cosmopolite et pullule en été dans les habitations. On emploie, pour détruire les mouches, des papiers imprégnés de matières toxiques et de sucre. On a remarqué qu'un filet à larges mailles, tendu devant une fenêtre ouverte, empêchait les mouches de pénétrer dans la pièce ainsi défendue.

moucher [ché] v. a. (du lat mucus, morve). Presser les narines pour en faire sortir la surabondance des humeurs qui tombent dans le nez : moucher un enfant. Rendre par le nez en chassant l'air : moucher du sang. Oter le bout du lumignon d'une chandelle. Moucharder. Pop. Infliger une correction, un affront ; moucher un insolent. Mouche ton nez, occupe-toi de tes affaires. Moucher un cordage, couper les extrémités qui s'effilochent. V. n. Chasser de son nez l'air, les humeurs ; le tabac d priser fait moucher. Zigzaguer à la façon des mouches. Se moucher, v. pr. Moucher son nez. Fam. Ne pas se moucher du pied, être un personnage ; avoir des prétentions; ne se priver de rien. Il ne se mouche pas du pied, il y paraît sur sa manche, se dit d'une personne que d'autres donnent pour distinguée et dont on nie la distinction.

Ne pas se moucher sur sa monche, n'être pas un sot-

moucherie [ri] n. f. ^TL*.

Fam. Action de se moucher. ^BpR^v'

moucherolle [ro-le] n.

f. (masc. dans l'Acad.) Genre de passereaux dentirostres de l'Amérique tropicale, qui se nourrissent de mouches , et Moucherolle.

dont le type est la moucherolle huppée, appelée vulgairement roi des gobemouches ou gobe-mouches royal.

moucheron n. m. Nom vulgaire de tous les petits diptères (cousins , chironomes , etc.). Pop. Gamin, petit garçon.

Muucheltes (menuis.) : 1. A lumière dessus ; 2. A jouet arabiacot.

Mouchettes-

MOU

moucheron n. m. Bout de mèche qui charbonne dans une chandelle allumée. Bout de mèche qui reste rouge dans une chandelle qu'on vient d'éteindre.

moucheron, onne [o-ne] adj. Qui a rapport

aux mouches, etc. : la gent moucheronne. {Peu us.)

Moucheron (Frédéric de), peintre hollandais, né à Kmden, m. à Amsterdam (1033-1686). Il a exécuté de charmants paysages,

mOUCheronner [ro-né] v. n. Se dit de la truite, du saumon, etc., qui bondissent hors de l'eau pour saisir des insectes. (On dit aussi moui her.)

mouchet [che] n. m. Nom vulgaire de la fauvette des haies.

moucheté, e adj. Tacheté, en parlant de certains animaux. Se dit du blé malade qui a une poussière noire sur les barbes de ses balles. Fleuret moucheté, dont la pointe est garnie d'une mouche. Blas. Semé de mouchetures : de sable moucheté d'argent (contre-hermine).

mOUCheter [té] v. a. (Prend deux t devant une syllabe muette : je mouchette.) Faire de petites mouches rondes sur une étoffe : moucheter du satin. Salir de petites taches :

habit que la boue a moucheté. Attacher les écheveaux de soie avec des fils de couleurs diverses.

Moucheter une arme, en garnir la pointe d'un morceau de cuir, de peau, etc.

mouchetis [ti]

n. m. Sorte de crépi que l'on fait au balai, sur la surface extérieure d'un mur pour le préserver des intempéries.

mouchette [chè-te]

n. f. Partie saillante du larmier d'une corniche, qui empêche l'eau de couler dessous. Mouchette saillante, listel placé au-dessus d'un quart de rond. Rabot pour faire les baguettes. Résidu du plâtre passé au sas.

N. f. pi. Ciseaux pour moucher les bougies, les chandelles.

moucheture n. f.Tache

naturelle sur le corps de certains animaux : la moucheture de la panthère. Ornement donné à une étoffe en la mouchetant. Mouchetures d'hermine, petits morceaux de fourrure noire, appliqués de distance en distance sur l'hermine. Scarification superficielle et répétée.

moucheur, euse [eu-ze] n. Personne qui, dans un théâtre, était chargée de moucher les chandelles. Personne qui se mouche souvent.

Mouchez [chez] (Amédée-Ernest-Barthélemy), marin et astronome français, né à Madrid, m. a Wissous (1821-1892); on lui doit la fondation de l'observatoire de Montsouris, à Paris.

MoUChin, comm. du Nord, arr. et à 21 kil. de Lille ; 1.420 h. Brosserie, sucrerie.

mouchoir n. m. Linge pour se moucher: mouchoir de batiste. Pièce d'étoffe, servant à divers usages : mouchoir de cou ; mouchoir de tête. Fam. Jeter le mouchoir à une femme, la choisir entre plusieurs autres (allusion au sultan qui désignait ainsi, dit-on, celle de ses femmes qu'il voulait honorer de ses faveurs). Remplissage des membrures des navires. Refaire un mur en mouchoir, en conservant la maçonnerie en bon état, la maçonnerie nouvelle formant une ligne oblique du pied au sommet.

mouchon n. m. Syn. de moucheron.

mouchure n. f. Mucosités qu'on retire du nez en se mouchant. Ce qu'on ôte d'une chandelle en la mouchant. Ce qu'on enlève à l'extrémité d'un cordage effiloché.

moucre n.m. (ar. al mâcari). Muletier loueur de bètes de somme.

moudir n. m. Fonctionnaire égyptien, placé à la tête d'une moudirieh (province).

moudirièh [ri-è] n. f. Province égyptienne, administrée par un moudir.

Moudon, comm. de Suisse (cant. de Vaud), au confl. de la Mérine et de la Broyé; 2.700 h. Ecole cantonale de fromagerie ; brasseries, distilleries ; manufacture de tabac, fabrique de drap et filature de laine.

moudre v. a. (lat. molere; de mola, meule. — Je mouds, tu mouds, il moud, nous moulons, vous moulez, ils moulent. Je moulais, tious moulions. Je moulus, nous moulûmes. Je moudrai, nous moudrons. Je moudrais, nous moudrions. Mouds, moulons. Que je moule, que nous moulions. Que je moulusse, que nous moulussions. Moulant. Moulue, e). Broyer, mettre en poudre avec un moulin : moudre du blé. du cafe. Moudre en grosse, moudre des grains avec des meules serrées, qui donnent de la farine par une seule opération. Fam. Accabler de coups: on moulut don Quichotte. Fin. Produire par un travail quasi mécanique ; moudre de la prose. Moudre un air, l'exécuter en tournant la manivelle d'un orgue mécanique. Mar. L'horloge moud, le sable passe. Prov. : Il n'est que d'être à son blé moudre, pour qu'une chose réussisse, il n'y a rien de tel que de s'en occuper soi-même.

moue {muù) n f. Grimace faite par mécontentement, en allongeant les lèvres Fig. Faire la moue , bouder , marquer son dédain d'une chose.

mouee [mou-é]

n. f. Mélange de sang, de lait et de pain coupé, qui sert de soupe aux chiens courants.

mouette [è-<e]

n. f. (de mauve). Nom vulgaire de petites espèces d'oiseaux de mer palmipèdes : la mouette est de la taille du canard.

— Encycl. Les mouettes ont le plumage blanc et sont répandues sur tous les rivages ; elles nagent,

Mouette à capuchon noir.

Mouffette.

volent et marchent; elles se nourrissent de poissons et de coquillages; leur chair est coriace et d'une odeur désagréable.

On distingue : la mouette blanche ou sénateur, la mouette à pieds bleus, la mouette tridactyle, la mouette à capuchon noir, la mouette rieuse, etc. Le goéland est le plus grand oiseau de ce groupe.

mouettes [mou-è-te] ou moittes [moi-te] n. f. pi. Tenailles en bois pour échardonner les champs.

mouffétique [mou-ft] ou moufetiqueadj.

Qui tient de la mouffette.

mouffette [mou-fé-te] n, f.Genre de mammifères carnassi er s d'Amérique, possédant la faculté de se défendre contre les animaux qui les attaquent en leur lançant a plusieurs mètres de distance un liquide infect, sécrété par les glandes anales. Sa fourrure, recherchée par le commerce, est appelée sconse [ou skungs]. (On écrit aussi moufette et MOFETTE.)

mouflard [flar], e n. (de moufle ou mufle). Personne qui a le visage gros et rebondi. (Vx.)

moufle n. f. (masc. d'après quelques-uns; du b. lat. mu/fula). Mitaine ou gros gant où il n'y a de séparation que pour le pouce. Assemblage de poulies dans une même chape, servant à élever de lourds fardeaux. Barre de fer noyée dans la maçonnerie et servant à empêcher l'écart de deux murs. Assemblage de deux morceaux de bois creusés avec lequel les fontainiers et vitriers saisissent la tige du fer à souder.

— Encycl. Les poulies peuvent être assemblées sur le même axe ou, encore, certaines des poulies peuvent être

fixes, les autres mobiles. Un calcul simple montre que, dans une moufle, la puissance a exercer est égale à la résistance qu'il faut entraîner divisée par le nombre des poulies.

Il y a économie de force motrice lorsqu'on a de grandes charges à soulever. Il est d'ailleurs avantageux d'employer de petits tourillons et des poulies d'un grand rayon.

moufle n. m. Chim. Vaisseau de terre servant à soumettre des corps à l'action du feu, sans que la flamme y touche immédiatement. Four où l'on fait cuire la porcelaine.

moufle n. m. Pop. Visage rebondi.

moufle, 6 adj. Poulie mouflée. celle qui agit concurremment avec plusieurs autres assemblées sur la même chape.

moufler [flé\ v. a. Tirer par le nez et les joues. (Vx.) dM\\U|""

moufler [fié] v. a. Mettre en moufle.

mouflet ou moufflet [mou-flè] n. m. Sorte de bonnet fourré.

mouflette ou moufflette [mou-ftè-te] n. f.

Moufle de fontainier, servant à saisir le fer à souder. Monture métallique d'un brancard.

mouflon n. m. Genre de mammifères ruminants : le mouflon, qui est presque de la taille du cerf, vit en Corse et en Sardaigne.

— Encycl. Les mouflons sont de grands moutons, dont les mâles portent les cornes recourbées en vo-

Mouflons : 1. De Corse : 2. Argali : 3- A manchettes.

lute. On distingue les mouflons à manchettes, remarquables par les crinières pendant du cou et des jambes de devant, et les mouflons proprement dits. Ces derniers comprennent dix-neuf espèces, dont deux européennes (mouflons de Corse et de Sardaigne, argali, etc.); les autres sont de l'Asie occidentale et de l'Amérique du Nord.

mouflu, 6 adj. Dialect. Rebondi.

mOUgeotte[/o-(e]n. f. Boite aux lettres privée, dont l'initiative est due à Mouqeot, sous-secrétaire d'Etat des postes et télégraphes dans le cabinet Waldeck-Rousseau (1899), et que tout propriétaire de maison, tout négociant peut installer à sa porte, avec la faculté non seulement d'y recevoir son courrier, mais encore d'y jeter sa correspondance.

MoUginS, comm. des Alpes-Maritimes, arr. et à 10 kil. de Grasse ; 1 540 h.

Mougon, comm. des Deux-Sèvres, arr. et à 14 kil. de Melle ; 1.330 h.

Mouguerre, comm. des Basses-Pyrénées, arr. et à B kil. de Bayonne, près de l'Adour; 1.240 h.

Mouhet, comm. de l'Indre, arr. et à 46 kil. du Blanc, sur l'Anglen ; 1.240 h.

mouillade [mou, II mil.] n. f. Humectage des feuilles de tabac.

mouillage [mou. Il mil.] n. m. Action de mouiller (le tabac, l'orge, le cuir, la soie, etc.). Action d'ajouter de l'eau aux boissons dans une intention frauduleuse : le mouillage est sévèrement interdit. Lieu de la mer pour jeter l'ancre : mouillage peu sûr. Manoeuvre pour jeter l'ancre.

MOU

mouille [mou, Il mil., el n. f. Source qui ne fait que suinter dans une prairie.

mouille-bouche n f invar Espèce de poire fondante.

mouillés [mou, Il mil., é] n. f. Papet. Quantité de chiffons qu'on introduit dans le pourrissoir- Quantité de paquets de feuilles dont l'ouvrier charge la presse de la chambre de colle.

mouille-étiquettes n.m. invar. Ustensile employé pour humecter le dos des étiquettes gommées.

mouillement [mou, Il mil., e-man] n. m. Action de mouiller. Grumm. Action de mouiller certaines lettres.

mouiller [mou. u mil., f] v. a. [AaUA.molUre,

amollir). Tremper, humecter : mouiller du linge. Arroser, baigner : l'Océan mouille les cales de la Uretagne. Etendre d'eau : mouiller du vin. Ajouter à un mets des liquides pour composer une sauce : mouiller un ragoût. Gramm. Donner àla lettre l doublée la valeur de l't, comme dans fille, et aux lettres g n rapprochées la valeur de n i, comme dans compagnon. Mar. Mouiller l'ancre, la jeter dans la mer pour qu'elle s'attache au fond et retienne le navire. Absolum. : mouiller au large. Draperie mouillée, vêtement de statue qui adhère sur le corps comme feraient des habits mouillés. Doigt mouillé, jeu qui consiste à mouiller un de ses doigts secrètement et à faire deviner lequel.

— Encycl. Phgsiq. Si l'on observe la surface libre d'un liquide, on constate qu'au voisinage de la paroi du vase qui le contient cette surface se relève ou se déprime ; ce sont là des phénomènes dits « de capillarité ». Ainsi l'eau se relève le long d'une paroi du verre: on dit que l'eaumouille le verre; au contraire, dans les mêmes conditions le mercure se déprime : on dit que le mercure ne mouille pas le verre.

mouillère [mou. Il mil.] n.f. Partie de champ ou de pré ordinairement humide-

Mouilleron-en-ParedS, comm. de Vendée, arr. et à 25 kil. de Fontenay ; 1.620 h. Patrie de Clemenceau.

mouillet [mou, Il mil., c] n. m. Réunion de deux jantes formant un ovale pour placer les rais.

mouillette [mou, Il mil., è-té] n. f. (de mouiller). Morceau de pain long et mince, qu'on trempe dans les œufs à la coque.

mouillette [mou, Il mil., è-té] n. f. Télégr. sans fil. Languette de métal plongeant dans le godet a mercure de l'interrupteur oscillant et servant à fermer le contact sur le courant allant à la bobine.

— Encycl. La mouillette est, suivant les systèmes, une simple aiguille ou une petite feuille de clinquant qui. à chaque oscillation de l'interrupteur plonge dans un godet de mercure recouvert d'une couche de pétrole. Par ses ouvertures et fermetures de circuit, elle permet de régulariser les ondes employées en télégraphie sans fil.

mouilleur [mou, Il mil., eur] n. m. Appareil qui facilite le mouillage des ancres. Appareil employé pour humecter le dos des étiquettes, des timbres-poste, etc., qu'on veut coller.

mouilleux, euse [mou, Il mil., eu, eu-ze) adj. Se dit des terrains détrempés.

mouilloir [mou, Il mil., oir] n. m. Vase où les fileuses trempent leurs doigts en filant. Cuve où l'on fait tremper le papier à coller. Sébille où l'on mouille les tenailles avec lesquelles on sépare les dragées blanches. (On dit aussi mouilladoir.)

mouillure [mou, Il mil.] n. f. Action de mouil 1er. Etat de ce qui est mouillé. Trace d'humidité.

mouisseau [mou-i-sô] n. m. Corde pour lier aux anneaux les caps qui servent à amarrer.

EQOUiSSOne [mou-i-so-ne] n. f. Variété de figue violette, hâtive, très délicate.

moujik n. m. En Russie, le paysan, le serf.

Moujiks.

Moukden [dèn'], v. de Chine (Mandchourie, prov. de Ching-King), sur le Houn-Ho; 40.000 h. Soieries, pelleteries. Tombeaux de la famille impériale de Chine. Défaite des Russes par les Japonais, en 1905, après une lutte qui se prolongea du 23 février au 10 mars 1905 et fut l'épisode décisif de la campagne de Mandchourie.

moukère n. f. (de l'esp. mujer, auquel l'arabe l'a emprunté). Arg. Femme, maitresse.

Moukhtar-Pacha, général et diplomate turc, né à Brousse en 1839. Pendant la guerre russoturque, sa défense d'Erzeroum et de Kars lui valut le surnom de Ghazi (le Victorieux).

moulage n. m. Action de verser dans dea moules les métaux en fusion : le moulage d'une statue. Action de prendre d'un objet une empreinte destinée à servir de moule. Cette empreinte ellemême. La reproduction qu'on en fait.

— Encycl. Techn. Le moulage des pièces métalliques, en fonte, en bronze, etc., s'effectue dans des moules en terre ou en sable obtenus par l'empreinte en creux et en relief du gabarit ou du modèle de l'objet a reproduire. Quand cet objet offre des contours compliqués, les moules sont formés de plusieurs parties ou coquilles que l'on ajuste ensemble. Pour les pièces dont la surface doit être parfaitement polie, on fait usage de moules métalliques en fer ou en cuivre (matrices).

MOU

MOU

Le moulage de certains objets, notamment des reliefs d'architecture (statues, motifs de décoration, etc.), s'effectue soit en enduisant la surface du relief a reproduire avec du plâtre gâché clair, soit, lorsque l'objet à mouler est en plein relief, en établissant des moules partiels que l'on juxtapose ensuite avant de couler, par couches successives, le plâtre dans l'intérieur. C'est ainsi que l'on procède pour le moulage du corps humain, d'une statue, etc. Pour éviter l'adhérence du plâtre sur l'objet dont on prend un moulage, on eu enduit la surface d'huile de lin lithargée. Dans le cas de moules partiels juxtaposés, le moulage donne une reproduction qui présente à la jonction des différents moules des coutures (ou balèvres), que l'on enlève ensuite. On appelle» moulage à cire perdue, celui dans lequel on prend un surmoulé en plâtre, que l'on recouvre de gélatine à demi pâteuse. Dans ce moule de gélatine on coule de la cire fondue, on démoule et l'on achève les opérations par les procédés ordinaires.

moulage n. m. Action de moudre. Mécanisme qui fait tourner les roues d'un moulin- Féod. Droit payé au seigneur d'un moulin.

moulan. n. m. Prêtre-guerrier arabe.

Moulai, v. mouley.

Moulaï-HaSSail, sultan du Maroc, né vers 1830, m. en 189V. 11 était (ils de Moulaï-Hammed. à qui il succéda en 1873. Sous son règne des conflits éclatèrent entre les Rifains et les Espagnols. Il eut pour successeur son neuvième fils Abd-el-Aziz.

moulant [lan] n. m. Client du meunier. Garçon meunier. iVx |

moulard n. m. Syn. de moulée.

moule n. m. (lat. modulas). Objet creusé de manière à donner une forme à la matière qu'on y introduit en fusion : moule à balles. Modèle plein sur lequel on applique une matière flexible pour qu'elle en prenne les contours. Ustensile en métal servant à la confection de certains plats et de certaines pâtisseries. Ancienne mesure pour les bois à brûler, équivalant à deux stères. Tige de fil de lai-

Moules : 1. A bombe (place); 2. A charlotte: 3. A pâté, rond; *. A bordure : 5. A moites de beurre ; 6. A balles ; 7. A cartouches de chasse ; S. A bouteilles ; 9. A bougies ou à chandelles.

ton constituant le corps de l'épingle. Planche gravée des cartes à jouer. Morceau de coton cardé formant la base des fleurs artificielles. Cahier de baudruche des batteurs d'or. Morceau de bois ou d'os, plat et rond, que l'on recouvre d'étoffe pour en faire un bouton Fi;;. Type, forme, modèle : œuvres littéraires coulées dans le même moule. Fam. Moule du bonnet, tête. Moule du pourpoint, corps. Pop. Moule à pipes à Gam'jier, figure grotesque. Moule à gaufres, à pastilles, visage grêle. Etre fait au moule, être très Dien fait. Avoir été jetés aans le même moule, se ressembler d'un façon frappante. Le moule en est perdu, brisé, etc. Se dit des personnes et des choses uniques en leur genre.

— Encycl. Techn. Les moules de fonderie sont constitués par du sable ou de la terre ; les premiers sont d'un sable spécial contenant un peu d'argile pour le rendre plus liant, et parfois un peu de poussière de charbon destiné à ménager, quand il prend feu au contact de la matière coulée, des vides imperceptibles mais suffisants pour livrer passage aux gaz. Les moules de terre sont faits d'une argile particulière mélangée de crottin de cheval ou de bourre menue, qui les empêche de se fendiller sous l'action de la chaleur. Quand la matière qui a servi à fabriquer le moule parait trop compacte, on la perce de loin en loin avec de longues aiguilles minces. C'est sur ce mélange que l'on enfonce, pour en prendre exactement l'empreinte, l'objet à reproduire. Les moules en plâtre sont obtenus en coulant du plâtre liquide à la surface du modèle. V. modelage.

moule n. f. (lat. musculus). Genre de mollusques lamellibranches comestibles, de forme oblongue. Moule des étangs, anodonte. Fig. et pop. Imbécile, maladroit : quelle moule !

— Encycl. Les moules comprennent 70 espèces répandues dans toutes les mers du globe, surtout dans les région froides et de nombreuses espèces fossiles à partir du trias. Ce sont des animaux à pied allongé, dont le manteau a ses bords épais frangés ; leur coquille, à valves égales, épidermée, est triangulaire et bombée. Les moules vivent soit attachées aux rochers par leur byssus, soit par bancs sur les fonds sablonneux ou vaseux en se tenant unies entre elles. La moule commune (mytilus eduli) est un des mollusques des plus importants pour la consommation. On l'élève sur les côtes

françaises de l'Atlantique dans des parcs appelés moulières- V. moulière.

— Empoisonnement par Ips moules. Les moules déterminent parfois des accidents analogues à une indigestion. On observe trois à quatre heures après leur ingestion, du malaise, de l'épigastralgie, des étouffements, des vomissements, de la diarrhée, parfois des syncopes. On pense que ces phénomènes sont dus à une maladie du foie de ces mollusques. Le traitement consiste en un vomitif énergique, des lavements et des injections sous-cutanéps d'éther.

Moule (Le), v. de laGuadeloupe(Grande-Terre); K.300h. Sucreries.

moulé, e adj. Fig. Bien fait, bien proportionné : un homme moulé ; une écriture moulée. Lettre moulée, imprimée. Ecriture moulée, écriture

Moulins : t. A eau ; 2. A vent ; 3. Dit aéromoteur ; \. A huile ; 5. Agricole,

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