‹ Le Larousse pour tousChapitre 239 sur 979 · A fromage ; 10. A sel · texte numérisé non relu

A fromage ; 10. A sel

à main ; 6. A pommes ; 7. A calé ; 8. A poivre ;

très nette qu'on dirait gravée. N. m. Caractères imprimés : ne savoir lire que le moulé.

mouleau [WJn.m. Petitpain de cire, contenant la quantité nécessaire pour faire une bougie, une chandelle. Appareil employé dans les stéarineries pour le moulage des acides gras.

moule-beurre n. m. invar. Appareil pour mouler le beurre.

moulée [lé] n- f. Dépôt qui se forme au fond de l'auge d'une meule à repasser.

moule-filtre n. m. Instrument destiné à confectionner rapidement les filtres en papier. PI. des moules-filtres.

mouler [lé] v. a. Jeter en moule : mouler une statue. Prendre l'empreinte; exécuter un moule sur: mouler un bas-relief. Accuser les formes de : corsage qui moule le buste. Mouler une pierre, tracer sur cette pierre des panneaux de taille. Se mouler v. pr. S'appliquer exactement sur le corps. Fig. Se modeler, se régler sur : se mouler sur les grands.

moulerie [ri] n.f. Atelieroù l'on jette en moule les ouvrages de fonte.

moulet [lé] n- m. Calibre de bois, servant aux menuisiers pour régler l'épaisseur des languettes des panneaux qui entrent dans les rainures.

mOUlette [lè-te] n. f. Petite coquille blanche dont on se sert pour former des figures en relief. Partie d'un clou de ciseaux.

mouleur n. et adj. m. Ouvrier qui moule des ouvrages de sculpture.

Mouley, Muley ou Moulai (mot arabe,

signif. mon maître), titre porté par tous les sultans shérifs du Maroc.

Mouley Abd-el-Mélik, empereur du Maroc qui régna de 1571. à 1578. — Un autre sultan régna sous le même nom, de 1030 à 1635.

Mouley Abderrahman ou Abd-er-

Rallliian, empereur du Maroc, beau-père d'Abdel-Kader (1778-1859); fut vaincu par le maréchal Bugeaud, à la bataille de l'isly, en 184».

moulier [lié] n. m. Fabricant de moules de boutons.

moulier [li-é], ère adj. Qui se rapporte à l'élevage des moules.

moulière

n. f. Terre marécageuse. Veine tendre dans une pierre à aiguiser.

moulière

n. f. Etablissement au bord de la mer, dans lequel on pratique l'élevage des moules.

— Encycl. Une moulière est un parc divisé en un certain nombre de compartimen t s (bouchots' par des piquets réunis ou mm au moyen de claies. Le premier bouchot (bouchot d'aval ) est celui qui est le plus éloigné du rivage; c'est là que 1 on dépose le naissain des moules. Au fur et à mesure du développement des moll usques, on les fait passer dans les bouchots successifs pour les amener au dernier (bouchot d'amont), découvert en partie h marée basse et où ils acquièrent leur grosseur marchande. Le pécheur (bouchotteur) qui fait la récolte des moules s'assied dans un petit bateau plat(acon) et gratte les clayonnages pour en détacher les moules adultes.

Moulib.eme, comm. de Maine-et-Loire, arr. et à 13 kilom. de Baugé; 1.6G0 h. Chaux.

moulin n. m. (lat. molinum). Machine à moudre le grain, à pulvériser certaines matières, à en

exprimer le suc, à piler, etc. : moulin à vent, à eau, à vapeur, à huile, etc. Edifice où cette machine est installée : moulin à vapeur, moulin d eau, moulin d vent. Moulin d café, d poivre, etc. petit moulin a manivelle, pour moudre le café, le poivre, etc. Moulin à beurre, syn. de baratte. Moulin à blanc, moulin à blé dans lequel on ne fabrique que des farines de premier choix, c'est-à-dire blanches. Moulin à bis, moulin qui ne produit que des farines bises. Moulin à foulon, moulin où l'on foule les étoffes. Moulin pendu, moulin à foulon ou autre installé sur un bateau et dont la roue reçoit son mouvement directement du courant de l'eau. Moulin à soie, moulin qui sert à tordre la soie grège. Moulin banal, moulin où tous les habitants d'une seigneurie devaient venir moudre leur blé moyennant une redevance au seigneur. Géol. Nom donné à des puits naturels qui existent dans certains glaciers, et dans lesquels les eaux de fusion se précipitent en produisant un bruit comparable à celui de la chute d'eau d'un moulin. Fig. Moulin à paroles, personne très babillarde. Maisonoù l'on entre comme dans un moulin , maison où entre qui veut. Loc. prov. V. bonnet. Prov. : On ne peut être à la fois au four et au moulin, on ne peut être en plusieurs endroits, s'occuper de plusieurs affaires à la fois. Laissez-le faire, il viendra moudre à notre moulin, il aura besoin de nous à son tour.

— Encycl. Pour moudre leur grain, les anciens se servaient de mortiers ou de pierres plates; puis, ce moulin primitif se perfectionnant, devint, quoique rudimentaire encore, le prototype des moulins modernes. Deux pierres plates constituaient les meules, dont l'une (celle du dessous) était fixe et dont l'autre était actionnée à bras et frottait sur la première. Aujourd'hui, ce. dispositif de deux meules horizontales est encore en usage, mais complété par divers appareils qui nettoient le grain et séparent le son de la farine. Souvent les meules sont d'acier ou même remplacées par des cylindres à surface cannelée. V. meunerie, meule.

L'organe utile des moulins est mis en mouvement soit par l'eau d'une rivière, dont on fait dévier une partie du cours sur les aubes ou palettes d'une roue (moulin à eau), soit par le vent, auquel on offre de grandes voiles de toile soutenues par des châssis

Moulière : 1. Vue d'

ne moulière en expl 3. Panier t

itation ; 2. Bateau traînant la drague pour la pèche des moules : moules ; 4. Crochet ou pèchoir.

(ailes), qu'un dispositif permet de placer toujours sous l'action du vent {moulin d vent), soit enfin par un moteur à vapeur ou un moteur électrique mou lin à vapeur, moulin électrique).

Les moulins à tan et moulins à huile, m ■■■ ■ i > 1 1 ■!:■ "ti peut appliquer les mêmes systèmes de mise en te tion, ont pour organe utile une ou plu îieurs D verticales qui écrasent les écorces ou les graines oléagineuses.

Les moulins à canne à sucre, autrefois composés

Moulinet : 1. De canne à pêche ; 2. De treuil ; 3. De barrière.

MOU

do cylindres verticaux en bois, sont remplacés au-

{ourd'hui par des sortes de laminoirs, entre les cyindres desquels on fait passer les cannes à broyer.

Moulin (Antoine du), littérateur français, né à Mâcon vers 1S10. Il fut valet de chambre de Marguerite de Navarre, soeur de François I". Il fut l'ami de Despériers et de Marot.

Moulin (Jcan-François-Augustc), général français, né à Caen, m. a Pierrelilte (Seine) [1752-1810]. Il commanda en Vendée, en Hollande, etc., et remplaça La Revellière-Lépeaux comme membre du Directoire.

moulinage n. m. Arlion de filer et de tordre mécaniquement les fils de soie grège.

MOUlin-à-Vent, vignoble de la commune de Romanèche-Thorius (confins du Beaujolais et du Maçonnais), qui fournit un vin rouge remarquable par sa finesse, sa légèreté et son bouquet. (On dit par métonymie une bouteille de moulin-à-vent.)

mouliner [ni] v. a. Moudre (Vx.) Faire subir à la soie l'opération du moulinage. Se dit aussi des vers qui rongent le bois et le mettent en poussière. Mouliner le marbre, le polir avec une autre plaque de marbre en interposant entre les deux surfacesdugrès mouillé.

moulinerie [Wi n. f. Usine

où l'on mouline la soie.

moulinet [ne] n. m. Petit moulin. Petite roue de moulin à vent. Sorte de tourniquet, formé de deux pièces de bois croisées, que l'on place à l'entrée de certains chemins dont l'accès est réservé uniquementaux piétons.

Tourniquet pour enlever ou traîner des fardeaux : moulinet d'un treuil. Appareil servant à mesurer la vitesse des cours d'eau. Figure dans laquelle les danseuses d'un quadrille, réunies par la main droite et donnant la gauche à leurs cavaliers, font un tour complet ou un demi-tour (demi-moulinet) ou balancent en même temps .

Mouvement très rapide de rotation, exécuté avec le bras ou un objet qu'on tient à la main. Petit tambour fixé sur une canne à pêche, et autour duquel s'enroule le fil de la ligne.

— Encyci. . Hydraul. Le moulinet de Dubuat, qui mesure la vitesse à la surface de l'eau, se compose d'une petite roue à palettes, mobile sur son axe. Si l'on admet que les frottements sont sensiblement nuls, la vitesse de l'eau sera égale à celle des aubes. Cette vitesse sera déduite du nombre de tours accomplis. Il y a des moulinets de différents types.

moulineùr, euse[eu-ie] ou moulinier [ni-e], ère n.

et adj. Personne employée au moulinage de la soie.N. m. Ouvrier qui, dans les mines de houille, charge au jour le charbon amené du fond.

Moulins [lin], ch.-l. du dép. de l'Allier, sur l'Allier ; 22.000 h. (Moulinois). Ch. de f.

P.-L.-M., à 313 kil. de Paris.

Evêché. Ebénisterie, chapellerie vinaigrerie. Patrie de Villars, de Lingendes, de Théodore Mou"nel ("l^aul.). de Banville. En 1566, Michel de L'Hospital y fit rendre la célèbre ordonnance de Moulins sur la réformation de lajustice. — L'arrond. a 9 cant., 85 comm., 119.700 h. Le cant. Est a 6 comm. et 21.720 h.; le cant.

Ouest a 10 comm. et 16.590 h.

Moulins (le Maître de), nom sous lequel on désigne un artiste du xv* siècle qui a peint notamment le beau triptyque conservé à la cathédrale de Moulins.

Moulins-Engilbert

[lin-an-jil-bèr], ch.-l. de c.

(Nièvre), arr. et à 16 kil. de

Château-Chinon, près du Guignon ; 2.840 h. Ch.

de f. P.-L.-M. Fer, marbre. — Le cant. a 10 comm.

et 13.110 h.

Moulins-la-Marche, eh.-l. de c. (Orne), arr. et à 17 kil. de Mortagne ; 990 h. Ch. de f. O. Chevaux. — Le cant. a 17 comm. et 4.970 h.

MouliS, comm.de la Gironde, arr. et à 30 kil. de Bordeaux; 1.420 h. Vins.

MouliS, comm. de l'Ariège, arr. et à 5 kil. de Saint-Girons, sur le Lez; 1.750 h.

mouliSte [lis-te] adj. et n. m. Se dit du ferblantier qui fabrique des moules à pâtisseries et autres.

Moulmein, v. de l'Inde (Basse-Birmanie), ch.-l. de laprov. de Tenasserim; 56.000 h. Important commerce de riz.

moulon n. m. (de meule). Tas, monceau.

MOUlOUya, fl. du Maroc septentrional, né dans le djebel Aiachi; il traverse la plaine des Angad, et se jette dans la Méditerranée; cours 450 kil.

moult adv.(lat. multum). Beaucoup, très. (Vx.)

Moultan ou Mooltan, v. de l'empire des Indes (Pendjab), près du Tchinab; 75.000 h.

moulu, e adj. (de moudre). Rompu, brisé de fatigue : avoir le corps moulu. Or moulu, réduit en très petites parties pour dorer les métaux.

moulure n f. (de mouler). Partie plus ou moins saillante, carrée ou ronde, servant d'ornement à un ouvrage d'architecture, d'ébénisterie, etc. Moulure

creuse, ornement uniforme en creux. Moulures plates, listel, larmier. Moulures rondes, tore, ove, etc. Moulure lisse, celle qui est dépourvue d'ornements.

Armes de Moulins.

ft

Baguette

Listel

Plate-bande

PS

Congé

J Cavet renversé

Cavel droit

Quart do rond droit

■ Quart de rond renversé

Gorge

Talon droit

-""^ Talon renverse

Doucine droite .

--J Doucine renversée

f J Piedouche

.1 Scotie

Moulure ornée, celle dans laquelle on a taillé des ornements en creux ou en relief. Moulures simples, la bande, le filet, le tore, le listel, l'astragale, le quart de rond. Moulures composées, la doucine, la scotie, le talon, etc.

moulurer [ré] v. a. Orner de moulures.

moulurier [ri-é] n. et adj. m. Menuisier qui exécute des moulures.

moumout [moNf] n. m. ou moumoute n. f.

Chat, chatte dans le langage enfantin.

mound [mound'] n. m. (motangl. signif. tertre). Nom de tertres artificiels gigantesques en terre souvent mêlée de pierres.

— Encyci.. Les mounds furent construits dans les temps préhistoriques, particulièrement au Mexique, par les peuples de l'Amérique du Nord, que les archéologues appellent mounds-builders (bâtisseurs de mounds).

MOUnet-Sully [né] (Jean-Sully MouNET.dit), tragédien français, né â Bergerac en 1841. Il a triomphé à la Comédie-Française, dans les rôles du répertoire classique et moderne par la grandeur de son jeu, la beauté de sa voix, la noblesse de son £ este et de son allure. — Son frère, le Dr Paul Mounet, tragédien, né à Bergerac en 1847, est également devenu sociétaire de la Comédie-Française, où il a fait apprécier sa voix profonde et son jeu vigoureux.

mouni n. m. Ascète hindou.

mounier [ni-é] n. m. Nom vulgaire du martinpêcheur-

Mounier [m-è] (Jean-Joseph), écrivain et homme politique français, président de la Constituante, né à Grenoble, m. à Paris (1758-1806). 11 est l'auteur de la motion célèbre à la suite de laquelle fut prêté le serment du Jeu de Paume.

Mount-Vemon v. des Etats-Unis (Virginie), ou se retira et mourut Washington; 3.000 h.

mouquette [kè-té] n. f. Cylindre en os d'une roue de tourneur.

Moura (Bento de), physicien portugais, né à Moimenta da Beira (1702-1776), surnommé le Newton portugais.

Mourad-Bey [rad'-bé], célèbre chef de mameluks, né vers 1750, vaincu par Bonaparte, à la bataille des Pyramides en 1798 ; il s'allia ensuite avec ses vainqueurs et mourut de la peste en allant au Caire pour débloquer l'armée française en 1801.

mourant \ran\, e adj.

Qui se meurt : un homme mourant. Qui annonce qu'on est près de mourir : voix mourante. Qui est près de disparaître: lalibertémourante.Fig.

Langoureux, tendrement languissant : regards mourants.

N. : un champ de bataille couvert de morts et de mourants; visiter une mourante. Mourad-Bey.

Mouravief (Nicolas), général russe, né et m. à Saint-Pétersbourg (1794-1867). Il s'empara de Kars en 1855 et fut autorisé à joindre à son nom l'épithète de Karski, qui rappelait son triomphe.

Mouraviet (Michel), général russe, frère du précédent, m. à Syrès (1795-1866). Il se rendit tristement fameux par la rigueur avec laquelle il réprima en 1863 l'insurrection des Polonais.

Mouravief, homme d'Etat russe (1845-1900), ministre des affaires étrangères ; il s'efforça d'étendre l'influence russe en Orient et décida le tsar à réunir la conférence de La Haye (1899).

MOUTCOUrt, comm. de Belgique ( Hainaut, arr. de Tournai); 1.350 h. Cordages.

mouret [rè] n. m. Fruit de l'airelle.

MOU

mouretier [ti-é] n. m. Nom vulgaire de l'airelle.

Mourghab, rivière de l'Asie centrale (Afghanistan) ; elle se perd dans les sables du Kara-Koroum ; cours 800 kil.

Mouriès, comm. des Bouches-du-Rhône, arr. et à 24 kil. d'Arles; 1.500 h. Huileries.

mourine n. f. lehtyol. V. myuobate.

MouriOUX [ri-ou], comm. de la Creuse, arr- et à 21 kil. de Bourganeuf, au-dessus de l'Ardour; 4.420 b.

mourir v. n. flat. mori. — Je meurs, nous mourons, vous mourez, ils meurent. Je mourais. Jernouru$. Je mourrai. Je mourrais. Meurs, mourons, mourez. Que je meure, que nous mourions. Que je mourusse, que nous mourussions- Mourant. Mort, e.) Cesser de vivre : César mourut assassiné. Souffrir beaucoup de. être tourmenté par: mourir de faim, de peur, etc Perdre son activité, son mouvement : laisser mourir le (eu. S'affaiblir graduellement : voix gui meurt à la fin de chaque phrase. Disparaître : l'ambition ne meurt qu'avec l'ambitieux, Fig. Vous me faites mourir, vous m'impatientez, vous me lassez. A mourir, à un point extrême. Mourir de rire, rire aux éclats. Faire mourir quelqu'un à petit feu, prolonger cruellement ses inquiétudes. Mourir de sa belle mort, mourir de mort naturelle. Mourir tout entier, ne laisser après soi aucune renommée. Mourir à la peine, succomber à la suite des fatigues qu'on se donne. Bien mourir, faire une mort chrétienne. Je veux mourir, Que je meure si, formule de serment usitée dans la conversation. En mourant, en s'alfaiblissant. Pop. Tu t'en ferais mourir! tu en de mandes trop, je refuse. Se mourir v. pr. Etre près de mourir. Ant. Naitre. Prov. : On ne sait ni qui meurt, ni qui vit, l'heure de la mort est incertaine. Un lièvre va toujours mourir au gîte, après de longs voyages on aime â revenir dans son pays. Il faut vieillir ou mourir

i'eune, la vieillesse est un mal inévitable. Allus. hist.: In empereur doit mourir debout, mot de l'empereur Vespasien, qui, jusqu'à la minute suprême, conserva sa sérénité et son courage. Frère, il faut mourir, phrase que, d'après Chateaubriand (Gèniedu christianisme, 4e part., liv. III, ch. VI), les trappistes échangent entre eux quand ils se rencontrent: mais c'est une légende. V. ave César, Cambronne. Allus. litt. Qu'il mourût! mots de Corneille dans Horace (III, 6). Madame se meurt ! Madame est morte ! un des plus beaux mouvements d'éloquence de Bossuet, dans l'oraison funèbre de Henriette d'Angleterre, duchesse d'Orléans, morte soudainement â la fleur de l'âge.

— Avant l'affaire,

Le roi, l'âne ou moi, nous mourrons.

C'est, dans la fable de La Fontaine : le Charlatan (VI, 19), la réponse que fait aux courtisans étonnés le charlatan qui s'est engagé à rendre un âne disert en dix ans. On rappelle ce vers pour donner à entendre qu'on ne craint pas de se compromettre dans un engagement à longue échéance, si difficile à tenir qu'il soit.

Hélas ! que j'en ai vu mourir de jeunes Biles,

premier vers des Fantômes, touchant morceau de3 Orientales, de Victor Hugo.

Je ne veux point mourir encore,

fin de la première strophe de la Jeune Captive, d'André Chenier.

11 en coûte bien cher pour mourir â Paris, vers des Etourdis, d'Andricux.

On ne meurt qu'une fois,

hémistiche de Molière, dans le Dépit amoureux (V,4j;

MOUrlon (Frédéric), jurisconsulte français, né à Chambon (1811-1866).

Mourmelon-le-Grand, comm. de la Marne, arr. et à 24 kil. de Châlons-sur-Marne, sur le Cheneu;

Mourmelon-le-Petit, comm. de la Marne, arr. et à 21 kil. de Châlons-sur-Marne, près de Mourmelon-le-Grand ; 1.000 h. Près de ces communes est établi un champ de manœuvre dit camp de Chatons.

Mourom, v. de la Russie (gouv. de Vladimir), près de l'Oka ; 14.000 h. Ville industrielle.

mouron n. m. Nom vulgaire de diverses primulacées, qui servent à la nourriture des oiseaux : le mouron rouge est une variétédè morgelinc.

Mouron des oiseaux, nom vulgaire de \' al sine média , plante annuelle à fleurs blanches situées à l'aisselle des feuilles, et qui fleurit presque toute l'année.

mouronnet

[ne] n. m. Variété de pomme, dontlapeau est grisâtre.

M o u roux , comm. de Seine-et- Marne , arr. et à 4 kil. de Coulommiers, sur le Grand- Morin; 1.690 h. Ch.

de f. E.

mourre [mou-

re] n. f. (ital- morra).

Jeu dans lequel l'un

des joueurs montre rapidement les doigts d'une main,

les uns élevés, les autres fermés, tandis que so«

adversaire dit un nombre qui doit être, pour qu'il

gagne, égal à la somme des doigts levés : la mourre

est le jeu favori des Italiens.

mourvèdre n. m. Variété de cépage noir cultivé dans la région méridionale de la France, en Algérie, en Tunisie, en Espagne et en Portugal.

MourzOUk, v. de la Tripolitaine, capit. du Fezzan ; 5.000 h. Fertile oasis. Exportation de dattes, plumes d'autruche, ivoire, peaux, etc.

MOUSCron, v. de Belgique (Flandre-Occidentale, arr. de Courtrai); 21.330 h. Fabrique de tissus, chocolat ; teintureries, tanneries.

mOUSe-mill n. m. Appareil servant à régler la charge d'un condensateur dont le niveau est indiqué par une jauge électrométrique.

Mouron des oiseaux : a. fleur ; coupe de la fleur.

MOU

MOUSkeS (Philippe), chroniqueur français, né à Gand vers 1215. m. à Tournay en 1283 ; auteur d'une chronique rimée des rois de France jusqu'en 1242 (31.000 vers).

mousme n. f. Au Japon, femme en général. Par ext. Danseuse, femme galante.

mousquet [mous-kè] n. m. (ital. moschetto). Arme à feu portative, plus lourde que l'arquebuse et qui apparut vers 1525 : on appuyait, pour le tir,

Mousquets du xvii» siècle : 1. A rouet ; 2. A mèche : 3. A pierre.

les premiers mousquets sur une petite fourche. Fusilmousquet, arme inventée par Vauban, et qui avait un chien de fusil ou à pierre, et un chien de mousquet, ou à mèche : le fusil mousquet portait à 400 mètres environ.

moUSquetade [mous-ké] n. f. Coup de mousquet. Décharge d'un ou de plusieurs mousquets : être blessé par une mousquetade.

mousquetaire [mous-kc-tc-re]n. m. Autrefois, fantassin armé d'un mousquet. Gentilhomme d'une des deux compagnies à cheval de la maison du roi,

mOUSqueterie [mous-ke-le-ri] n. f. Décharge de plusieurs fusils tirés en même temps. Mai: Nom donné aux détachements armés de fusils.

mousqueton [mous-ke] n. m. (ital. moschel-

Mousquetaiies : 1. En 1585: 2- En 1635; 3. En 1650: ». En 1710.

distinguées par la couleur des chevaux : mousquetaires gris ; mousquetaires noii's. Au xviii» siècle, partie de la coiffure des femmes dite aussi fripon. Par plaisant. Mousquetaires à genoux, ancien sobriquet des apothicaires.

— Encycl. Hist. On donna d'abord le nom de mousquetaires aux soldats qui furent armés du mousquet dans les compagnies de piquiers. A partir de 1560 environ les mousquetaires existent dans toutes les armées ; leur arme était si lourde que chacun d'eux avait un valet pour la porter en marche. Charles IX supprima ces valets et les mousquetaires durent dorénavant porter leur arme. En 1622, Louis XIII donna le mousquet à une compagnie de carabins (gentilshommes armés de carabines), créée par Henri IV. Cette compagnie prit le nom de mousquetaires. Supprimée en 1GV6 et rétablie en 1657, elle ne reçut plus que des gens de condition. Mazarin donna en 1660 sa compagnie de mousquetaires au roi. Il y eut dès lors deux compagnies, comprenant chacune deux cent cinquante hommes, etque l'on distinguait par la robe de leurs chevaux : les mousquetaires gris ou blancs, et les mousquetaires noirs. Chaque mousquetaire s'équipait à ses frais ; le roi ne donnait que la soubreveste ou casaque et le mousquet (ou fusil). Quand Louis XIV allait a l'armée , les deux compagnies de mousquetaires logeaient au plus prés île lui, et formaient comme une sorte d'école militaire pour la jeune noblesse. Licenciés en 1792, les mousquetaires reparurent en 1814 et furent définitivement supprimés en 1815.

Mousquetaires (les Trois), célèbre roman d'Alex. Dumas pere (1844). Cet ouvrage, où les trois mousquetaires Athos, Porlhos et Aramis et le fameux cadet de Gascogne d'Artagnan, devenu à son tour mousquetaire, tiennent le lecteur sous le charme de leurs aventures, forme, avec Vingt ans après et le Vicomte de Bragelonne, une trilogie très intéressante, ayant pour cadre l'histoire de France sous Louis XIII et Louis XIV. Jamais roman de cape et d'épée n'obtint un plus colossal succès et ne le mérita mieux par la verve, l'esprit et l'entrain merveilleux avec lesquels l'auteur a si bien présenté ses héros et les a si habilement mêlés aux événements réels.

Mousquetaires au couvent (les), opérette en trois actes, paroles de Paul Ferrieret Jules Prével. Livret amusant : c'est l'aventure de deux mousquetaires qui, déguisés en moines, s'introduisent dans le couvent ou sont enfermées deux jeunes filles qu'ils aiment. Le hasard leur fait découvrir une conspiration ; si bien qu'au lieu d'être punis de leur escapade, ils en sont récompensés par la main de celles qu'ils aiment. Musique aimable et fine de Varney (1880).

Mousquetaires de la Reine (les), opéra-comique en trois actes, paroles de Saint-Georges, musique de F. Halévy, œuvre d'une sensibilité exquise. Le livret, agréablement bâti, met en sa ne les amours candides de deux jeunes officiers des mousquetaires de la reine Anne d'Autriche, et de deux demoiselles d'honneur de la souveraine (1816).

mousquète'mous-/,è-/e)n.f. Espèce d'arbalète. mousqueter [mous-ke-té] v. a. (Change e en é devant une syllabe muette : je mo isquètc, il mousquète.) Tirer des coups de mousqu-t sur.

tone)

Mousqueton d'artillerie.

Fusil court, à l'usage de certains corps de

cavalerie: le mousqueton est aujourd'hui remplacé par la carabine.

moussa n. m. Farine alimentaire que les nègres tirent du petit mil.

moUSSaehe n. f. Aux Antilles françaises, amidon. Farine de moustache, farine de manioc de laquelle on n'a pas extrait les principes qui constituent l'amidon.

moussaillon [mou-sa.ll mil., on n. in. Par déniqr. Petit mousse.

moussant [mou-san], 6 adj. Qui mousse, qui jette de la mousse.

mousse [mou-se] n. m. (ital. mozzo).

Jeune matin de moins de seize ans : les mousses n'existent plus sur les navires de l'Etat. V. école des mousses-

mousse [niou-se] n. f- (lat. muscus).

Une des deux classes de l'embranchement des mitscinées : les mousses couvrent le sol des toundras. Ecume qui se surface de certains liquides lorsqu'on les bat, qu'ils fermentent, etc. : mousse de savon, de Champagne, de bière, de lait. Crème fouettée, légère et mousseuse : mousse à la Chantilly. Fig. Chose légère, pétillante : la mousse de l'esprit. Àrg. boulevard. La haute mousse, le monde élégant et frivole. Pop. Faire de la mousse, faire des embarras. Se faire de la mousse, avoir des soucis, du chagrin. Mousse de platine, platine spongieux. Prov. : Pierre qui roule n'amasse pas mousse, on ne s'enrichit pas en changeant souvent d'état, de pays.

— Encycl. Dot. Les mousses sont de petites plantes grêles, toujours réunies en grand nombre, qui sont fixées au sol par des poils absorbants, ou rhizoldes, formant sous les tiges une sorte de feutre épais, généralement de couleur brune. La tige, feuillée, est très courte souvent, mais peut cependant atteindre une grande hauteur.

Les mousses sont très répandues dans la nature; elles aiment les lieux humides. Certaines espèces croissent aussi dans les endroits arides, sur les rochers, les toits, etc.

Les organes reproducteurs se forment sur les plantes adultes ; ils naissent, chez les mousses acrocarpes, au sommet de la tige principale et, chez les mousses pleurocarpes, sur les rameaux. Ces organes mâle (anthéridie) et femelle (archégone) sont protégés par des feuilles formant involucre. L'œuf croit dans l'archégone, le déchire, soulève la partie supérieure (coiffe), pendant que Y opercule se détache. La partie restante (urne) se dessèche.

La classe des mousses se subdivise en deux ordres : les sphagninées, à sporogone sessile, et les bryinée*, à sporogone pêdicellé.

mousse [mou-se] adj. (ital. mozzo). Qui est émoussé, qui n'est pas aigu ou tranchant : pointe, lame mousse. Chèvre mousse, chèvre qui n'a pas de cornes.

mOUSSeaU [mou-sd] ou mOUSSOt [mou-so] adj. m. Se dit d'un pain fait avec de la farine de gruau : du pain mousscau.

mOUSSelinage [mou-sel n. m. Action d'orner le verre de dessins imitant la broderie sur mousseline.

mousseline [mou-»e] n. f. fde Mossoul, n. géogr.). Toile de coton, claire et très fine : mousseline de coton, de laine, de soie. Grosse mousseline, tissu plus gros, employé pour la confection des patrons, pour envelopper les cataplasmes, etc. Mousseline de laine, de soie, étoffe de laine, de soie, très légère. Adjectiv. Verre mousseline, verre excessivement mince. Sauce mousseline, sauce hollandaise, dans laquelle on a ajouté de la crème fraîche fouettée. Gâteau mousseline, se dit d'un gâteau (brioche, biscuit, etc.), fait d'une pâte très légère.

— Encycl. La mousseline est un tissu à fils (de coton ou de soie) peu serrés, souple, léger et transparent, ordinairement uni, mais parfois orné de dessins ou de broderies. En général, les fils de trame sont plus fins que ceux de chaîne; quoique légère, cette étoffe est solide. V. tissage.

mOUSSeliner [mou-se-lî-né] v. a. Orner le verre de dessins qui imitent la broderie sur mousseline.

mousselinette [mou-se-li-né-te] n. f. Mousseline très fine.

mOUSSelinier [mou-se-li-ni-é], ère n. Personne qui fabrique ou vend de la mousseline.

mousser [mou-sé] v. n. Former, produire de la mousse : le Champagne, la bière, le cidre moussent. Pop. et fig. Ecumer de rage. Fig. et fam. Faire mousser une personne (ou une chose), la vanter

mousseron [mou-se] n. m. (de mousse). Petit champignon comestible, très parfumé. (V. la planche C1HMPIONONS.)

polytric mâle ; urne jeune : n, urne mûre ; 2. Bryum; 3. Hypnuaa.

MOU

— Encycl. Le vrai mousseron ou tricholome (mousseron ou tricholome de la Saint-Georges) est un champignon comestible, qui pousse dans les bois et les prairies au printemps.

Il atteint 0m,10 de diamètre, et il est de couleur blanc grisâtre ; le chapeau est parfois jaunâtre et rosé. Le mousse* ron godaille ou faux mousseron croit en automne dans les clairières des bois ; il est comestible ; son vrai nom est marasme d'oréade.

mousseronne [mou-

se-ro-ne] n. f. Variété de laitue précoce. Mousserons.

mousseronnière

[mou-se-ro-ni-è-re] n. f. Couche à mousserons. moUSSette [mou-sé-te] n. f. Variété de pomme. mousseux, euse [mou-set, eu-ze] adj. Qui produit de la mousse : le Champagne est mousseux. Abusiv. Couvert, garni de mousse : rose mousseuse- Agate mousseuse, agate qui renferme des arborisations en forme de mousse et dues à la présence de l'oxyde de manganèse.

MoUSSey, comm. des Vosges, arr. et à 26 kil. de Saint-Dié, sur le Rabodeau; 1.900 h.

moussier [mou-si-é] n. m. Herbier qui ne renferme que des mousses.

mOUSSillon [mou-si. Il mil., on] n. m. Petite herbe qui garnit le fond des parcs à huîtres.

mOUSSOir [mou-soir] n. m. Ustensile de cuisine, dont on se sert pour faire mousser un liquide, battre des œufs, de la crème, etc.

Cylindre de bois pour délayer la pâte à papier.

moUSSOn [mou-son] n. f. (de l'ar. mausim, saison). Nom donné à des vents périodiques, qui, sur la mer des Indes, soufflent six mois d'un côté, et les six autres mois du côté opposé : la mousson d'été est humilie.

— Encycl. Les moussons sont des vents réguliers, propres aux régions côtières de la zone intertropicale et qui entraînent souvent de terribles tempêtes. Elles sont causées par l'inégal échautTement, qui s'invertit, selon les saisons, de la terre ou de la mer. Ainsi, sur les côtes d'Asie, de mai â septembre, les vents de l'océan Indien viennent frapper le littoral de l'Hindoustan et de l'Indo- Chine; c'est la mousson d'été. D'octobre à avril, au contraire, règne la mousson d'hiver : la mer se trouvant plus échauffée que le continent, devient le centre d'un appel d'air.

MOUSSOrgSky (Mndeste-Petrovitch), compositeur russe, né à Karevo, m. à Saint-Pétersbourg (18:19- 1881) ; auteur des opéras Boris Godounov et Khavantschina, qui furent retouchés et mis au point par RimsKy- Korsakov.

mOUSSU [mou-su], 6 adj. Couvert de mousse : un vieux mur moussu . Base moussue, couverte d'une espèce de mousse. (On dit abusivem. mousseuse.)

mOUSSUre [mou-su-re] n. f. Barbe herbacée, qui se forme autour des pots de terre.

moustac [mous-tak] n.

m. Nom vulgaire d'un cercopithèque de l'Afrique occidentale.

moustache [mous-ta-che] n.f. (ital. mostacn'o). Partie de la barbe qu'on laisse au-dessus de la lèvre supérieure ; chacune des deux moitiés de cette partie de la barbe : brûler une de ses moustaches. Fig. Vieille

Rloussorgsky.

Moustaches : 1. En croc : 2. En brosse : 3. A II. russe : \. A la mousquetaire : 5. A la gauloise : 6. A la hongroise.

moustache (une), soldat vieilli dans le service. Manivelle du tireur d'or, pour tirer et dévider le fil de soie et d'or. Zonl. Nom vulgaire des grandes soies tactiles, ou vîbrisses, que certains animaux (mammifères carnassiers et pinnipèdes) portent sur la lèvre supérieure : les moustaches d'un chat, dun phoque. N. f. pi. Mar. Nom donné aux petites balaacines do la civadiere.

moustachu [mous-ta-chv\ 6 adj. Qui porte une forte moustache : soldat moustachu. Qui a de la moustache : une femme 7iiouslu< hue.

moustapha [mous-/a] n. m. Pop. Homme gros et barbu.

moustérien, enne [mous-tê-ri-in, i-ne] adj

Qui appartient â la période paléolithique, dite du Moustier. dans laquelle L'homme se sériait d'instruments de silex taillés sur une seule face : la période

MOU

MOU

moustérienne est immédiatement antérieure à la période ditede Saint-Acheul. (Le nom vient de la grotte du Moustier, dans la Dordogne). V. préhistoire.

Période moustérienne : 1. Type humain ; 2. l'ointes de flèches ; 3- Haches.

MOUStier [mous-ti-é\ comm. de Belgique (prov. et arr. de Namur), sur la Sambre ; 2.100 h. Fabriques de poteries.

MOUStier [mous-ti-è] (Elie, marquis de), diplomate et agent royaliste, né à Paris (1751-1817). Il prépara en Prusse, en 1791, une intervention armée, destinée à soutenir Louis XVI en France.

MOUStier (Lionel-René de), diplomate français, petit-fils du précédent, ministre des affaires étrangères en 1860. Il réussit à éviter un dangereux ■conflit avec l'Allemagne au sujet de l'affaire du Luxembourg; m. à Paris (1817-1869).

Moustiers- Sainte-Marie [mous-

li-é], ch-1. de c. (Basses- Alpes), arr et à 27 kil.

de Digne; 870 h. Célèbre aux xvii1 et xvme siècles par ses faïences. — Le cant. a 5 comm. etl.910h.

moustillermous-«t,

Il mil., e] n. f. (du lat.

mustum, moût). Qualité d'un vin pétillant : vin gui a de la moustille.

moustiquaire Mou.iiqu.ired.Ht.

[mous-ti-kè-rc] n. f. Rideau de gaze ou de mousseline autour des lits, etc., pour garantir des moustiques. Moustiquaire portative, sorte de masque de gaze, qui entoure la tète et qui s'attache au cou.

moustique [mous-ti-ké] n. m.

(de l'espagn. mosquito, cousinj.

Uenre d'insectes diptères.

— Encycl. Les moustiques sont en général de petite taille, mais leur piqûre est très douloureuse et provoque souvent un oedème passager; certains genres de la sousfamille des anophélinés comme la stégomyie , propaeent la fièvre jaune. Ces insectes -)ui se rencontrent depuis les régions chaudes jusqu'aux marécages de la Laponie, se développent à l'état de larves dans les eaux stagnantes ; pour les détruire, on recommande de verser du pétrole à la surface des mares. On se préserve des atteintes de ces insectes par les moustiquaires ou des enduits, sur les parties découvertes, de graisse, d'essence de girofle ou d'absinthe ; sur les piqûres, on peut mettre une goutte de teinture d'iode ou d'une solution de gaîacol au centième. Pour calmer la douleur, on touche le point lésé avec de l'ammoniaque.

Moustoirac [mous-toi], comm. du Morbihan, arr. et à 10 kil. de Pontivy ; 1.920 h.

moût [moû] n. m. (lat. mustum). Vin doux qui n'a pas encore fermenté. Suc de certains végétaux, avec lequel on fabrique des boissons alcooliques.

moutabée [6e'] n. f. Genre de polygalacées, comprenant des arbrisseaux épineux, des régions tropicales. (Les fruits de la moutabée de la Guyane sont alimentaires.)

moutage n. m.

Dr. féod. Droit en na ture, que le seigneur propriétaire d'un moulin banal percevait sur son meunier.

moutard [tar]

n. m. Pop. Petit garçon. (Le féminin moutarde, désignant une petite fille , est peu usité.)

moutarde n f.

(de moût). Nom donné à diverses crucifères, qui fournissent le condiment du même nom : la moutarde noire ou sénevé, la moutarde blanche et la moutarde sauvage. La graine de cette plante : la farine de moutarde sert à fabriquer les sinapismes. Assaisonnement fait avec de la graine de moutarde broyée

Moutarde :

Moutardier. : 1. En faïence ; 2- En

et de l'eau, du verjus, du vinaigre, des aromates, etc. : moutard': du Dijon, Fig. La moutarde lui monte au nez, il commence à se fâcher.

— Encycl. Bot. La moutarde noire (brassica nigra) est une herbe annuelle d'Europe et d'Asie, à tige rameuse, haute parfois d'un mètre, poilue et rude au toucher, à feuilles alternes, les supérieures sessiles, a grappes de fleurs jaunes, et dont le fruit est une silique courte, renfermant des graines noires. Elle est cultivée pour la préparation du condiment appelé moutarde, que l'on obtient en faisant macérer ses graines broyées dans du sel, du vinaigre, avec diverses plantes aromatiques.

Les autres moutardes appartiennent au genre sinapis; la moutarde blanche {sinapis alba) donne des graines qui fournissent, comme celles de la moutarde noire, un principe àerc, quand elles sont broyées avec de l'eau tiède. On la cultive comme fourrage ou comme engrais vert et, dans ce dernier cas, on la sème sur labour de déchaumage. La farine de moutarde est employée en thérapeutique pour la confection de cataplasmes ou de pédiluves révulsifs. La moutarde sauvage (appelée aussi sanve) se rencontre fréquemment dans les moissons et envahit surtout les champs d'avoine. Il faut la détruire (essanvage) par des binages ou par épandage de bouillies cupriques.

moutardelle [dè-le } n. f. Espèce de raifort, que l'on mange quelquefois râpé, en guise de moutarde.

moutardier [di-é] n. m. Petit vase où l'on met la moutarde.

Celui qui fait ou vend de la moutarde. Fig. Se croire le premier moutardier du pape , avoir une très haute opinion de soi-même. (Allusion à une anecdote relative au pape avignonnais Jean XXII , qui, dit-on, fort amateur de moutarde, créa pour un de ses neveux une charge de premier moutardier.)

moutardin ou moutardon n. m. Nom

vulgaire de la moutarde sauvage.

mOUte n. f. (abrév. de moumoute). Fam. Chatte.

moute n. f. Forme anc. de mouture.

Mouthe, ch.-l. de c. (Doubs), arr. et à 30 kil. de Pontarlier, à la source du Doubs ; 820 h. Ch. de f. sur route, de Pontarlier à Mouthe. Fromages.

— Le cant. a 24 comm. et 7.150 h.

MoUthier-en-BreSse, comm. de Saône-et- Loire,arr.et à33kil.de Louhans.surlaBrenne; 1.040b.

Mouthiers-Sur-Boeme, comm. de la Charente, arr. et à 10kil.d'Angoulème;l. 300h.Ch.de f.Orl.

MoUthOUmet [mè], ch.-l. de c. (Aude), arr. et à 31 kil. de Carcassonne, près de l'Orbieu ; 290 h.

— Le cant. a 18 comm. et 3.730 h.

mOUtier [ti-é] n. m. (lat. monasteriam). Forme ancienne du mot monastère.

MOUtier (en allem. Munster), comm. de Suisse (cant.de Berne), dans la vallée de la Birse ; 3.100 h. Fabrique d'horlogerie , tuileries ; fabrique de poteries; important commerce de bois.

Moutier - Malcard,

comm. de la Creuse, arr. et ù 27 kil. de Guéret, au-dessus d'un affluent de la Petite Creuse ; 1.640 h.

Moûtiers [ti-é], ch.-l.

d'arr. ( Savoie ) , sur l'Isère ;

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