‹ Le Larousse pour tousChapitre 240 sur 979 · h. (Moustériens). Ch. de f · texte numérisé non relu

h. (Moustériens). Ch. de f

P.-L.-M., à 49 kil. deChambéry.

Anthracite. - L'arr. a 4 cant., Armes de M°ul'"«-

66 comm., 33.610 h. Le cant. a 25 comm. et 13.280 h.

Moûtiers-les-Mauxfaits [ie-m<;-fè] (Les),

ch.-l. de c. (Vendée), arr. et à 29 kil. des Sablesd'Olonne ; 1.060 h. — Le cant. a 13 comm. et 12.930 h.

Moutiers-sous-Chantemerle, comm.

des Deux-Sèvres, arr. et à 36 kil. de Parthenay ; 1.290 h. Lainages.

mouton n. m. (bas lat. multo). Mammifère ruminant, à cornes obliques, annelées et eu spirale : le mouton est élevé à la fois pour sa laine et pour sa chair. Se dit particulièrement du mâle châtré, que l'on engraisse pour la boucherie.

Viande de cet animal : manger du mouton. Peau de mouton préparée : une reliure en mouton.

Fig- Homme d'humeur douce, crédule, facile à men^r ou à duper, ou encore porté à une imitalion irréfléchie : c'est un mouton.

Ara. Compagnon que l'on donne à un prisonnier, avec mission de capter sa confiance, de découvrir son secret et de le livrer à la justice. Revenons à nos moutons, revenons à notre sujet (allusion à une scène de l'Avocat Pathelin).

Masse de fer, ou pièce de bois garnie de fer, qu'on élève et qu'on laisse retomber sur des pieux, pour les enfoncer- Masse métallique surmontant le couperet de la guillotine. Grosse pièce de bois dans laquelle sont engagées les anses d'une cloche. Amure d'une voile à antenne. Amas de poussière qui se forme sous les meubles. Ecume blanche qui se forme sur la crête des vagues par jolie brise. Prov. et loc. prov. V. bœuf et Champenois. Allus. litt. : Les moutons de Panurge, v. Panurge.

— Encycl. Zool. Le mouton domestique (ovisaries) appartient au genre mouflon {ovis) ; il est voisin de l'argali de l'Asie et du mouflon de Perse, mais il est difficile, tant l'élevage l'a modifié, de savoir quelles sont les races primitives les plus anciennes.

Au point de vue zootechnique, on classe les moutons en trois catégories : races brachycéphales, races dolichocéphales et races métisses. Dans la première, on range les moutons de Dishley, de New- Kent, de Southdown et du Limousin ; dans la seconde, les moutons flamands, berrichons, solognots, du Larzac, mérinos, etc. ; enfin, dans la troisième, toutes les variétés issues de croisements entre types des deux premières.

En France, c'est dans les départements de la Creuse, de l'Aveyron, du Lot, de la Corrèze, du Gers, dea Landes, de l'Indre, et dans les plaines de la licauce et de la Brie que l'on rencontre le plus de moutons. L'élevage est pratiqué au pâturage ou à la bergerie, en stabulation ou par les deux méthodes alternées- C'est surtout dans les régions de culture

Mouto

: 1. Ga.coo ; 2. Du Lot: 3. Mérinos ; t. Southdown; 5. SurTolk ; 6. Leicester.

des céréales qu'a lieu l'élevage au pâturage. Les moutons élevés dans les prairies au voisinage de la mer prennent le nom de prés-salés. On élève le mouton comme animal de boucherie, comme producteur <le laine ou producteur de lait (les brebis du Larzac fournissent du lait pour la fabrication du roquefort). Le mâle est appelé bélier, la femelle brebis et les jeunes, agneaux.

On peut déterminer approximativement l'âge du mouton par l'inspection des dents : les incisives apparaissent dans le premier mois ; à six mois, perce la première molaire permanente ; â deux ans, les incisives de lait tombent et sont remplacées ; à cinq ans , les vraies molaires sont au complet.

Les principales maladies du mouton sont : la clavelée, le tournis, le muguet, le charbon symptomatique, la fièvre aphteuse, etc.

— Boucher. La chair du mouton est une des plus nourrissantes, et ,

. Mouton de boucherie (détail) : 1.\iande Sun rendement <]e première qualité: 2. De seconde quapar rapport au lue; 3. De troisième qualité,

poids net de l'animal varie de 60 à 72 0/0. On distingue trois catégories quant à la qualité : dans la première on admet le gigot, la selle, le filet et les côtelettes couvertes ; dans la seconde, l'épaule et les côtelettes découvertes ; enfin, le collet et la poitrine constituent la troisième.

mouton, onne [o-ne] adj. Qui est de la nature des moutons : douceur moutonne ; figure moutonne.

Mouton (Eugène), magistrat, littérateur et humoriste français, né à Marseille, m. à Paris (1823- 1902). Il a écrit, soit sous son nom, soit sous le pseudonyme de Mérinos, des ouvrages pleins de verve: l'Invalide à la tête de bois. Voyages et aventures du capitaine Marins Cougourdin, etc.

Mouton-Duvernet [vêr-nè] (Régis-Barthé-

lemy, baron), général français, né au Puy, fusillé à Lyon sous la Restauration pour s'être rallié un des premiers à l'Empereur après son débarquement au golfe Juan (1769-1816).

moutonnade [lo-na-de] n. f. Fam. Ton de la pastorale fade.

moutonnage [to-na-je] n. m. Féod. Droit que devaient au seigneur ceux qui vendaient ou achetaient des bêtes à laine sur son fief.

moutonnaille [to-na, Il mil., e] n. f. Troupeau de moutons.

moutonnant [to-nan], e adj. Qui moutonne : le sommet moutonnant des vagues.

moutonne [to-ne] n. f. Brebis châtrée, que l'on engraisse pour la boucherie. Coiffure de femme où les cheveux étaient ramenés sur le front, en touffes épaisses et frisées. (Cette mode, très répandue du moyen âge au xvie siècle, disparut au commencement du xvme siècle.)

moutonné [to-né], e adj. Frisé comme la toison d'un mouton. Nuages moutonnés, nuages blancs et floconneux, formés en petites masses pressées. Se dit des roches sur lesquelles le trajet des glaciers a produit une série de dos et de creux.

moutonnement [to-ne-num] n. m. Action de moutonner : le moutonnement des vagues.

moutonnement [to-ne-man] adv. Comme un mouton, à la manière des moutons : se copier moutonnement.

moutonner \to-né] v. a. Rendre frisé, annelé comme la laine d'un mouton : moutonner une chevelure. V. n. Commencer à s'agiter, à se couvrir d'écume, de vapeurs blanchissantes, en parlant des eaux de la mer : les vagues moutonnent.

moutonnerie [to-nc-rt] n. f. Fam. Caractère du mouton, esprit d'imitation. Caractère de certaines poésies pastorales.

mOUtonnet [to-nè] n. m. Pièce de bois recourbée et sculptée, dont on orne le prolongement des brancards à l'arrière d'une voiture de luxe

moutonneux, euse [to-neu, eu-ze] adj. Qui moutonne : mer moutonneuse.

moutonnier [to-ni-é], ère adj. Qui est de la nature du mouton : la race moutonnière. Qui fait ce qu'il voit faire, à la manière des moutons ; la multitude est moutonnière.

moutonnièrement [to-ni, tnan] adv. D'une façon moutonniète.

MOU

MoUtSOU-HitO, empereur du Japon, né en 1852, fils de l'empereur Komeï. Sous son règne, qui marque l'introduction au Japon de la civilisation occidentale, ont eu lieu les guerres sino-japonaise et russo-japonaise.

mouture n. f. (lat- moti-

tura). Action de moudre le grain.

Salaire du meunier. Mélange par tiers de froment, de seigle et d'orge t farine, pain de mouture. Fam. Tirer d'un sac deux moutures, tirer double profit d'une seule affaire.

HLOUVage n. m. Action de mouver le sucre dans la forme pour donner de l'homogénéité à la masse.

mouvaiSOIl [vè-zon] n. f. Moutsou-Hito.

Premier binage donné à la vigne.

mouvance n. f. (de mouvoir). Etat de dépendance d'un domaine, par rapport au fief dont il relevait : droit de mouvance.

mouvant [van], e adj. Qui a la puissance de mouvoir : force mouvante. Qui se meut, qui s'agite : des flots mouvants. Dont le fond n'est pas stable : sable mouvant; terre mouvante. Tableau mouvant, tableau où il y a des figures qui se meuvent au moyen d'un mécanisme. Blas. Attribut d'une pièce qui semble sortir du bord de Vécu ou d'une autre pièce.

mouve-chaux n. m. invar. Bouloir de raffineur de sucre.

mouvement [man] n. m. (de mouvoir). Etat d'un corps dont laposilion, par rapport à un point fixe, change continuellement : Galilée affirma le mouvement de la terre. Action ou manière de mouvoir son corps : avoir des mouvements gracieux. Circulation, changement dans une collectivité : mouvement des voilures, des valeurs. Activité, évolution, progrès: le mouvement des idées. Animation, vivacité qui règne dans une composition artistique ou littéraire. Variation dans le prix des denrées, des valeurs : un mouvement de Bourse. Circulation des trains, réglée pour les besoins du service : le chef du mouvement. Evolution, déplacement des navires. Fig. Agitation, fermentation politique : les esprits sont en mouvement. Sentiment intérieur et passager : mouvement de pitié. Inspiration : agir de son propre mouvement. Changements de garnison : mouvement de troupes. Littér. Mouvement oratoire, passage d'un discours empreint d'images plus vives, d'une éloquence plus marquée. Musiq. Degré de vitesse ou de lenteur de la mesure : presser, ralentir le mouvement. Pièce motrice d'un appareil quelconque. Ensemble de mécanisme qui fait mouvoir les aiguilles d'une montre, d'une horloge. Mouvement des astres, marche réelle ou apparente des corps célestes. jVouvement du sot, disposition du sol coupé de nombreux accidents. Mouvement perpétuel, qui se perpétuerait indéfiniment, sans le secours d'aucune action nouvelle venant le ranimer. Fig . Chercher le mouvement perpétuel, la solution d'une question insoluble. Se donner du mouvement, être actif. Etre en mouvement, être enaelion. Ftim. Etre dans le mouvement, suivre les évolutions de la mode, des idées. PI. Marche d'une armée : observer les mouvements de l'ennemi. Passions : mouvements de l'âme. Prov. : Le premier mouvement est toujours ie meilleur, maxime contestable, d'après laquelle l'instinct nous porterait toujours à prendre la meilleure décision, sans que la réflexion ait à intervenir.

— Encycl. Mécan. L'étude du mouvement constitue la branche de la mécanique que l'on appelle cinématique. Le mouvement d'un point matériel est dit rectiligne ou curviligne, suivant que la ligne que décrit le point (trajectoire) est droite ou courbe. Parmi les mouvem-'nts rectilignes, les plus simples sont : le mouvement uniforme et le mouvement uniformément varié : les autres sont désignés sous la qualification générale de « mouvements variés »■

Mouvement rectiligne uniforme. C'est un mouvement rectiligne dans lequel le mobile parcourt des espaces proportionnels aux temps écoulés ; si e désigne l'espace parcouru pendant le temps t, v l'espace parcouru pendant l'unité de temps (vitesse), la formule du mouvement uniforme est : e := vt.

Mouvement rectiligne uniformément varié. C'est un mouvement dans lequel la vitesse augmente ou diminue de quantités proportionnelles aux temps écoulés. Dans le premier cas, le mouvement est dit uniformément accéléré ; dans le second, uniformément retardé. I.a quantité dont augmente ou diminue la vitesse pendant l'unité de temps est l'accélération du mouvement : on peut la considérer comme positive dans le premier cas, négative dans le second. Si t'o désigne la vitesse a l'origine du mouvement, y l'accélération,!1 la vitesse au temps t,on a la relation :

on en déduit aisément, e<, étant l'espace déjà parcouru à l'origine des temps, e l'espace parcouru au temps t :

e=e0 + val + gi''.

L'ensemble de ces deux formules détermine le mouvement uniformément varié, ï étant pris avec son signe. Une pierre qui tombe dans le vide décrit un mouvement uniformément accéléré.

Parmi les mouvements curvilignes, les plus simples sont : le mouvement circulaire ou de rotation. dans lequel le mobile décrit une circonférence, et le mouvement hélicoïdal, dans lequel le mobile décrit une hélice. Dans ces deux mouvements, la trajectoire est partout identique à elle-même, comme dans le cas du mouvement rectiligne; on peut donc jusqu'à un certain point y concevoir l'uniformité.

Le mouvement d'un solide est dit de translation quand, à un instant quelconque, les droites qui joignent les positions initiales des différents points des solides à leurs positions finales sonttoutes égales et parallèles Si le mouvement d'un solide s'effectue autour d'un axe. il est dit de rotation ; le mouvement d'un seul point entraine alors le mouvement général. Le mouvement observé d'un solide est dit absolu quand il est rapporté à des axes fixes pris Comme repères ; lorsque ces repères eux-mêmes sont animés d'un mouvement d'ensemble, le mouvement observé n'est que relatif.

LAR. P. TOUS. — II

Quantité de mouvement. La quantité de mouvement d'un point matériel est, à chaque instant, le produit de sa masse par sa vitesse.

Composition des mouvements. La composition des mouvements a pour objet, connaissant le mouvement relatif d'un point ou d'un corps solide par rapport à des axes mobiles eux-mêmes et le mouvement du système des axes, de trouver le mouvement absolu du point ou du corps considéré.

Mouvement perpétuel. Ce serait le mouvement d'un appareil qui conserverait indéfiniment l'impulsion donnée une fois pour toutes par une force motrice. On sait depuis longtemps qu'un tel mouvement est impossible, car une machine ne peut pas par ellemême créer du travail ; elle ne sert qu'à transformer celui qui lui est communiqué, tout en utilisant pour elle-même une partie de ce travail, en raison des frottements qui se produisent. V. rendement.

Mouvement périodique. C'est le mouvement d'un corps qui repasse aux mêmes lieux de l'espace et dans les mêmes conditions, à des intervalles égaux de temps; un mouvement circulaire uniforme est périodique.

Mouvement oscillatoire. On nomme ainsi le mouvement d'un corps qui subit une série de déplacements de part et d'autre de sa position moyenne. Le type des mouvements oscillatoires est celui du pendule.

Mouvement vibratoire. Le mouvement vibratoire

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