MUN
Munster (lu Congres de), célèbre tableau de Tcrburg, représentant la réunion des plénipotentiaires qui signèrent le traité de Munster (1648).
Munsterbilsen, comm.
deBelgique(Limbourg, arr. de Tongrcs);1.290h.
munstérien [muru-té-
ri-in] n. m. Disciple de Jean de Leydc , dont la secte avait M mister pour centre principal.
Munster- Ledenbourg
(Georges- Herbert, comte de), homme d'Etat allemand, né à Lindres, ni. à Hanovre (1820-1902).
Rallié àlaPrusse après l'annexion du Hanovre, il fut ambassadeur à Londres et à Paris.
M u n t li e
(Gerhard-Louis), peintre paysagiste norvégien, né h Aarôen, m. à Dusseldorf (1841- 1890).
muntj ac
[meun'-tjak] n. m. Espèce de cerf de petite taille, ré pandu depuis l'Inde Jusque dans la Chine : le muntjac appartient au genre cervule,
MtintZ (Eugène), critique et historien d'art, né à Soultz (Alsace ),;m. à Paris ( 1 845-1902). On lui doit des travaux érudits : Raphaël, sa vie et son temps ; Léonard de Vinci, et surfont son Histoire de l'art pendant la Renaissance.
Mun.ycb.ie, un des trois ports de l'anc. Athènes. Auj. Pacha - Limoni.
Munzer ou Munt-
zer [tsèr] (Thomas), fondateur de la secte des anabaptistes, néàStolberg, m. décapité à Muhlhausenin-Thuringen, après la batailledeFrankenhausen ( 1490 - 1325 ) .
Muongs,
tribus du
groupe des
Mois, qui vit
dans les mon- Muongs.
tagnes du Tonkin et dans le nord de l'Annam.
mupllti n. m. Admin. ottom. V. mufti.
muqueUX, euse [keû, eu-ze] adj. Qui a rapport aux mucosités : sécrétion muqueuse. Membranes muqueuses ou substantiv. Muqueuses, membranes qui tapissent la cavité interne de différents organes et qui ont habituellement leur surface humectée d'un fluide dit muqueux. Glandes muqueuses, glandes qui sécrètent du mucus. Palhol. Fièvre muqueuse, fièvre typhoïde légère, v. typhoïde. Râle mu(/weu.r,bruit ou râle qui s'entend à l'auscultation des poumons dans le cas de bronchite, de dilatation des bronches, de tuberculose pulmonaire. Plaques muqueuses, V. syphilis.
— Encycl. Toute muqueuse est une membrane assez épaisse, rouge, hérissée de papilles nombreuses et d'orifices glandulaires, composée d'une trame (chorion)et d'un épithélium pavimenteux. Les muqueuses tapissent tout le tube digestif, les fosses nasales, les bronches, etc.
mur n. m. (lat. munis). Ouvrage de maçonnerie, qui sert à faire les côtés d'une maison, à enclore un espace ou à le diviser. Par anal. Objet qui forme une enceinte ou une séparation : un mur de plan-
monter. Mur mitoyen, qui sépare deux propriétés et est commun a toutes deux- (V. mitoyenneté.) Escr.
Muntjac.
Murs : 1 De refend ; 2. De cloison -, 3. Gros mur de 0m, 33 ; 4. Gros mur de û,n, *i-
cites. Fig. Ce qui sépare, isole, défend : le mur de la vie privée. Gros murs, ceux qui forment l'enceinte d'un bâtiment, et qui portent les combles ou la voûte. Mur de soutènement, mur destiné à s'opposer à la poussée des terres. Mur d'assaut, mur disposé dans les gymnases et auquel les élèves s'exercent à
Le Congrès de Munster, d'après Terburg.
Tirer au mur, s'escrimer contre un mur pour s'exercer. (Pousser de tierce et de quarte à quelqu'un qui ne fait que parer). Parer au mur, parer les coups de celui qui tire au mur. Faire le mur, exercice qui consistait à ne pas rompre, et appellation qu'on a donnée à tort, depuis, au salut des armes. Mettre quelqu'un au pied du mur, le pousser l'épée à la main, jusqu'à un mur qui l'empêche de rompre davantage ; et an fig., lui enlever toute échappatoire. Filtre quatre murs, dans un logement dépourvu de meubles. Rattve les murs, vaciller de côté et d'autre, comme un homme ivre. Mur d'airain, obstacle insurmontable. Mettre, coller quelqu'un au mur, le fusiller. N. m- pi. Enceinte d une ville, et, par ext-, la ville, la cité elle-même: entrer dans les murs. Loc. prov. : On tirerait plutôt de l'huile d'un mur, se dit en parlant d'un homme dont on ne peut rien obtenir. // tirerait de l'huile d'un mur, se dit d'un homme industrieux, adroit, persuasif. Les murs ont des yeux (ou des oreilles), on peut être surveillé, écouté, sans que l'on s'en doute. Ai.lus. litt. : Mur de la vie privée. Ce mot, attribué à Talleyrand et surtout à de Guilloutet, n'a été dit en réalité par personne ; mais l'idée que la vie privée doit être murée, c'està-dire que toute allégation malveillante par la voie de la presse doit être interdite et punie, se trouve exprimée dans un discours de Royer-Collard (1819),
mûr, e adj. (lat. maturus). Se dit des fruits de la terre en état d'être récoltés : raisins, blés mûrs. Fig. Age mûr, qui suit la jeunesse. F'am. Une personne mûre, qui n'est plus jeune. Esprit mûr, posé, réfléchi. Projet mûr, suffisamment médité. Mûre délibération, délibération où tout a été examiné longtemps et avec la plus grande attention. Etre mûr pour quelque chose, être arrivé au point qu'il faut pour être propre à quelque chose. Habit mûr, vieux, usé. Abcès mûr, près de crever.
Mûr, ch.-l. de c. (Côtes-du-Nord), arr. et à 20 lui. de Loudéac , non loin du Blavet ; 2.440 h. Ardoisières. — Le cant. a 5 comm- et G. 130 h.
murage n. m. Action d'enfermer de murs. Son résultat : ce murage a été fort mal exécuté.
mûraie [rè] n. f. Plantation de mûriers.
muraille [ra, Il mil., e] n. f. (de mur). Mur épais, d'une certaine élévation. Couleur muraille ou de muraille, couleur grise, qui se confond facilement avec celle des murs. Mar. Epaisseur des bords d'un navire. Partie du sabot du cheval qui en constitue le pourtour extérieur. (V. la planche cheval.) PI. Remparts, enceinte d'une ville : les progrès de l'artillerie ont rendu inutiles les hautes murailles des villes.
Muraille {la grande), muraille immense de 3.000 kil. de longueur environ, qui s'étend de la Chine proprement dite à la Mongolie, et qui fut construite 230 av. J.-C, pour arrêter les invasions des Mongols et des Mandchoux.
Muraille d'Adrien, ouvrage de fortification, élevé en Bretagne (Angleterre) contre les Calédoniens, parles légions de l'empereur Adrien; il n'avait pas moins de 300 tours, et 18 camps retranchés le défendaient.
muraillement [ra. Il mil., e-man] n. m. Action de murailler ; construction de murs ayant pour but de soutenir un ouvrage : le muraillement d'un canal. Murs construits dans ce but : un muraillement solide.
murailler [ra. II mil., é] v. a. Soutenir par des murs : murailler un talus, une terrasse.
mural, e, aux adj. (lat. muralis). Qui croît sur les murs : plante murale. Carte murale, carte géographique destinée à être étalée sur un mur. Cercle mural, ou substantiv. Mural, v. cercle.
Couronne murale, couronne d'or crénelée, que les Romains décernaient au guerrier qui
était monté le premier à l'assaut. Ornement extérieur de l'écu, qui se place en cimier dans les armoiries de villes. (V. la planche blason.) Couronne en forme de muraille crénelée, dont on coiffe les statues de villes.
MuraltO, comm. de Suisse (cant. du Tessin). sur le lac Majeur; 1.500 h. Fait partie de l'agglomération de Locarno. Station hivernale fréquentée.
Murano, v. d'Italie (Vénétie), au milieu des lagunes; 3.700 h. Superbe basilique. Ce fut, du xme au xvie siècle, le centre de la fabrication des verres de Venise.
Couronne murale.
Armes de Mural.