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MYS

MZA

mystagogue [mU-ta-yho-ghs] n. m. (du gr. muâtes, initié, et agôgos, qui conduit). Prêtre qui

initiait aux mystères (le la religion, chez les Grecs.

mj/Ste [mis-te,] n. m. (du gr. muslts, initié). Antiq. gr. Homme initié aux«pctits mystères de Gérés.

mystère [mis-tè-re] n. m. (gr. mustèrion; de muttfy, initié). Ensemble de doctrines ou de pratiques que doivent seuls connaître les initiés : les mystères d'Eleusis. Dogme ou fait religieux inaccessible à la raison : le mystère de la Trinité. Ce qui est tenu secret : les mystères de lu politique. Secret, discrétion, détours pour empêcher qu'une chose ne soit divulguée : parler avec mystère : faire mystère de tout. Objet inaccessible a la raison des hommes : les mystères de la nature. Théât. Pièce de théâtre du moyen âge, à sujet religieux, où l'on faisait intervenir Dieu, les saints, les anges et les diables. Lilurg. Les saints mystères, le sacrifice de la messe.

— Encycl. Anlig. Les mystères étaient des cultes secrets, réservés aux dévots qui avaient reçu une initiation spéciale. Ils étaient fort anciens dans le monde grec. Des légendes faisaient remonter aux temps héroïques l'existence des principaux mystères. Elle n'est certaine que depuis le début du vïe siècle avant notre ère ; cependant, les mystères orphiques, dont on attribuait l'invention à Orphée, paraissent avoir été célébrés dès la fin du VIIIe siècle avant notre ère. L'orphisme et le eulte secret d'Eleusis ont exercé, au vie et au v« siècle (av. J.-C), une action puissante sur la pensée et la littérature grecques. Les mystères d'Eleusis comprenaient diverses purifications par l'eau et par le feu, des bains mystiques, des prières, des jeunes, toutes sortes de pratiques secrètes, et aussi des enseignements ésotériques, donnés surtout sous forme dramatique. Ces cultes secrets ont duré jusqu'à la fin du paganisme et au delà. Comme la Grèce, Rome a eu ses mystères; d'abord les mystères de la Bonne Déesse, les plus anciens; puis les mystères de Bacclms ou bacchanales, qui donnèrent lieu à bien des seandales et qui furent interdits par le sénat, en 101 av. J.-C.

— Littèr. Le mot mystère, qui désigne, à la fin du moyen âge, une vaste composition dramatique sur un sujet religieux, n'est pas antérieur au xv< siècle. Jusque-là, les drames religieux s'appelaient jeux ou miracles. Ils différaient, du reste, profondément du mystère. Vers la fin du xive siècle, on prit l'habitude, dans certaines circonstances solennelles, de représenter, sous forme de tableaux vivants, des scènes religieuses comportant un grand nombre de personnages (la Passion, le Jugement dernier); c'est à ces tableaux muets que s'appliqua d'abord le mot de mystère. Il vint un jour où l'on eut l'idée de faire dialoguer les personnages; le mystère dramatique était dès lors créé. Ce genre nouveau obtint tout de suite une vogue extraordinaire. Les plus anciens mystères conservés sont relativement courts et d'une grande simplicité de style.

Bientôt, ils s'allongèrent, et le Mystère des actes des apôtres, d'Arnoul et Simon Greban , compte soixante-deux mille vers. Le mérite littéraire des mystères est assez mince ; ils sont déparés par la prolixité , un mélange choquant d'enflure et de bouffonnerie. C'est 1 envahissement progressif du comique qui causa la ruine du genre. Les excès furent tels, les discussions si passionnées, qu'un arrêt du parlement (1548) interdit de jouer la Passion et *< autres mystères sacrés » aux Confrères de la Passion, association permanente, chargée de représenter des scènes de l'Ancien et du Nouveau Testament et de la Vie des saints. Cette décision était l'arrêt de mort du théâtre religieux.

— Thiol. cathol. Les théologiens catholiques définissent le mystère une vérité inaccessible à la raison, que les fidèles doivent croire sur le témoignage de Dieu, qui l'a révélée. Les principaux mystères de la religion chrétienne concernent la nature intime de Dieu ou ses relations surnaturelles avec l'humanité ; la Trinité des personnes dans l'Unité de la nature divine, l'Incarnation du Fils de Dieu, la Rédemption du monde accomplie par sa mort et appliquée aux âmes par la grâce et les sacrements, l'exercice infini de sa justice et de sa miséricorde dans la vie qui doit suivre celle-ci. Quand on dit que ces vérités sont incompréhensibles, on n'entend pas qu'elles soient déraisonnables, c'est-à-dire qu'elles choquent quelqu'un des principes nécessaires de la raison : on veut dire qu'elles dépassent la portée de son regard. D'ailleurs, si l'intelligence est incapable d'approfondir les mystères en euxmêmes, il lui appartient de savoir sur quelle autorité, sur quels témoins, quels dépositaires, quels livres s'appuie l'enseignement qui les propose.

Mystères de Paris (les), roman d'Eugène Sue (1842). Dans cet ouvrage, qui a joui d'une vogue immense, l'auteur déploie, outre l'imagination, de l'habileté dans la mise en scène et de l'éloquence. Chacun de ses personnages (la Goualeuse, la Chouette, le Chourineur, Jacques Ferrand, Pipelet, Cabrion, Tortillard, etc.) incarne une misère ou un vice. En collaboration avec Dinaux, Eugène Sue a tiré de son roman un drame en cinq actes (1843).

mystérieusement [mis, ze-man\ adv. D'une façon mystérieuse.

mystérieux, euse [mis-té-ri-eu, eu-ze) adj.

Qui contient quelque secret, quelque mystère, quelque sens caché : prédiction mystérieuse. Qui fait un secret de choses qui n'en valent pas la peine : un homme fort mystérieux. Qui a quelque chose de vague : les mystérieuses rêveries de la fon't. Substantiv. Personne qui a l'habitude de l'aire des mystères- N. m. Caractère de ce qui est mystérieux : le mystérieux séduit l'homme.

mysticisme [mis-ti-sis-me] n. m. (du lat. mysticus, mystique). Doctrine philosophique et religieuse,

d'après laquelle la perfection consiste en une sorte de contemplation qui va jusqu'à l'extase et unit mystérieusement l'homme à la Divinité.

— Encyci.. Le mysticisme ne joue qu'un rôle restreint dans les commencements de la philosophie européenne (Socrate et son « démon », Platon él la théorie des idées, stoïcisme). Le mysticisme ne se constitue à l'état de doctrine que dans le nôo platonisme, et toute réapparition postérieure du mysticisme en philosophie n'est qu'une restauration plus ou moins fidèle du néo-platonisme

En religion, si le sentiment mystique se confond en général avec le sentiment religieux, il lui arrive cependant de ne pas se contenter des dogmes définis et du culte public. Dans l'Inde, il inspire Patandjah et le Bhagavad-Gita. En Grèce, il a été la religion des initiés aux mystères. Parmi les courants qui ont vivifié ou troublé l'Eglise chrétienne, on peut citer celui qui se rattachait au néo-platonisme (Scot Erigène, Eckhard) et qui tut sans peine hétérodoxe ou même hérétique ; un autre était une réaction contre la théologie scolastique (saint Bernard, Hugues de Saint- Victor, saint Bonaventure, Gerson). Au xvrie siècle, le mysticisme s'affirme à nouveau avec Molinos (Fénelon, Mme Guyon). Un mouvement mystique s'est produit, vers latin du xvu» siècle, dans l'Eglise luthérienne d'Allemagne. Spener se proposa de faire prédominer la piété sur le dogmatisme : ce fut le pietisine.

mysticité [mis-ti] n. f. Caractère de ce qui est mystique. Raffinement de dévotion.

myStiflable [mis-ti] adj. Qui peut être mystifié.

mystificateur, trice [mis-ti] adj. et n. Qui

se plaît à mystifier.

mystification \mis-ti, si-on] n. f. Action de mystifier : une mystification est toujours une méchanceté. Chose vaine, trompeuse.

mystifier \mis-ti-fi-é] v. a. (Se conj. comme priera) Abuser de la crédulité de quelqu'un pour s'amuser à ses dépens.

mystique (niis-ti-ke] adj. (lat. mysticus). Figuré, allégorique : l'échelle mystique de saint Jean. Relatif au mysticisme : les auteurs mystiques. Qui raffine sur les matières de dévotion : caractère mystique. N. Personne qui se livre à des idées mystiques, qui écrit des traités mystiques. N. f. Science de la dévotion mystique.

mystiquement [mis-ti-ke-man] adv. Selon le sens mystiquemythe n- m. (du gr. muthos, fable). Trait, récit des temps fabuleux et héroïques : les mythes de la Grèce. Tradition qui, sous la figure de l'allégorie, laisse voir un grand fait naturel, historique ou philosophique : un mythe solaire. Fiq. Chose fabuleuse et rare : le phénix des anciens est un mythe.

mythique adj. Qui concerne les mythes : la période mythique de la Grèce.

mythisme [tis-me] n. m. Esprit mythique. Amour du merveilleux.

Mytno, v. de Tlndo-Chine française (Cochinchine), sur une branche du Mékong ; 6.000 h. Grand entrepôt de riz.

mythographe n. m. (de mythe, et du gr. grapnein, écrire). Celui qui écrit sur les mythes, sur la Fable : les écrits des anciens mythographes.

mythographie [fi] n. f. (de mythographe Science des mythes. Exposition des fables anciennes. mythOlOgiade n. f. Fam. Sujet artistique, emprunté à la mythologie : tes mythologiades des peintres classiques.

mythologie [ji] n. f. (du gr. muthos, fable, et logos, discours). Histoire fabuleuse des dieux, des demi-dieux et des héros de l'antiquité : la mythologie grecque est d'une incomparable richesse. Science des mythes . la mythologie comparée.

— Encycl. Le mot mythologie s'applique à deux objets distincts, quoique très voisins : 1" à l'ensemble des divinités et des légendes qui les concernent ; 2° à la science des mythes, c'est-à-dire aux recherches consacrées à l'origine des mythes , à leur signification et à leur développement.

Au xixe siècle, Max Mûller en Angleterre, Kuhn en Allemagne, Michel Bréal en France, s'étayant des progrès de la linguistique générale, cherchèrent à démontrer que les mythes avaient leur origine dans le langage. Max Millier a sinon découvert, du moins exposé avec éclat la méthode d'interprétation dite philologique et y a attaché son nom : cette école cherche l'origine de la mythologie non dans la pensée humaine, mais dans le mode d'expression de cette pensée par le langage. On a cherché encore d'autres explications à la mythologie. Pour Clermont-Ganneau, les Grecs tentèrent d'expliquer, par des mythes ou légendes, les statues, bas-reliefs et autres monuments religieux qu'ils reçurent des peuples avec lesquels ils étaient en rapport: Phéniciens, Egyptiens, etc. Victor Bérard fait naître les mythes des rites et des formules d'invocation. Andrew Lang trouve l'origine des mythes dans l'imagination de l'homme. Cette imagination, grossière et bornée au début de l'humanité, engendra des mythes matériels et grossiers. On doit, du reste, considérer ces différents essais d'explication comme trop exclusifs; c'est en appliquant simultanément et avec discernement chacun d'eux qu'on peut essayer d'approcher de la vérité, dans une question qui reste très obscure. mythologique adj. Qui appartient à la mythologie : les récits mythologiques,

mythologiquemeht [ke-man] adv. Au point de vue de la mythologie.

mythologisme [jis-me] n. m. Explication mythologique.

mythologiste [jis-te] ou mieux mythologue [lo-ghe] n. m. Savant en mythologie-

mytilacéS [*é] n. m. pi. Sous-ordre de mollusques lamellibranches, comprenant les moules, les avicules et genres voisins. S. un mytitacé.

Mytilène, lanc. Leshos, île turque de l'Archipel; environ 130.000 h. | Vytilénitns). V. pr. ili/ti- U-ne ou Mételin; 15.000 h. Port. Commerce de vins; oliviers, figuiers ; magnaneries.

mytilicole adj. (du lat. mytilus, moule, et colère, cultiver). Qui a rapport à la mytiliculture : parc mytilicole.

mytiliculteur n. m. Celui qui s'occupe de mytiliculture.

mytiliculture n. f. fdu lat. mytilus, moule, et de cullure). Elevage des moules.

mytilitoxine [tok-si-ne] n. f. (du lat. mytilus, moule, et de toxine). Toxine que l'on trouve parfois dans le foie des moules et qui parait jouer le principal rôle dans les cas d'empoisonnement par ces mollusques.

mytiloïde adj. Qui présente l'aspect d'une moule.

myure adj. (du gr. mus, souris, et oura, queue). Pot. Qui ressemble a une queue de souris. Pathol. -Se dit du pouls dont les pulsations vont en s'affaiblissant.

myxa [mik-sa] n. f. Ornilh. Pointe de la mandibule inférieure chez les oiseaux, formée par les deux branches du maxillaire soudées eu avant. Bot. Fruit du sébestier.

myxamibe n. f. Cellule provenant de la germination de la spore des champignons myxomycètes, formée d'une niasse protoplasmique nue, sans membrane de cellulose, et douée de mouvements amiboldes. V. myxomycètes.

myxine [mik-si-ne] n. f. Genre de poissons vermiformes, qui vivent en parasites dans le corps d'autres poissons, en diverses mers.

myxinoïdes [mik-si-no-i-de] n. m. pi. Ordre de poissons cycloslomes, comprenant ceux dont la nageoire dorsale est bien développée. S. un myxinoide.

myxosdème [mik-sé] n. m. (du gr.

mucosité, et oidéma, gonflement). Affection caractérisée par un œdème et une coloration jaunâtre de la peau, l'infiltration séreuse des téguments, des troubles intellectuels, et liée à l'insuffisance, l'atrophie, l'absence du corps thyroïde.

— Encycl. Le traitement est du ressort de l'opothérapie. On administre le suc thyroïdien en injections hypodermiques, ou par l'estornac. Cette médication doit être très surveillée, car elle peut occasionner des troubles cardiaques graves.

myxome [mik-so-me] n. m. (du gr. muxa. mucosité). Tumeur constituée par du tissu muqueux et qui a tendance à se généraliser.

— Encyci.. Les myxomes se rencontrent à la région ombilicale, chez les nouveau-nés ; dans le placenta, le tissu cellulaire sous-cutané, les muscles, les nerfs, le cerveau, les glandes, etc. Ils présentent plusieurs variétés: myxomes pours, à fibres élastiques; myxomes fibreux ou fibro -myxomes ; myxomes cartilagineux ou myxo-ehondrornes. etc. Les myxomes purs ont, en général, un pronostic bénin ; les autres, au contraire, tendent à la généralisation, et leur pronostic est grave.

myxomycètes [mik-so] n. m. pi- Ordre de champignons, qui forment des amas mous, gélatineux, sans forme bien déterminée. S. un myxomycète.

— Encycl- La semence (spore; des myxomycètes est entourée de cellulose; elle germe en émettant au dehors, par une déchirure de sa membrane, son contenu qui devient nu et mobile et que, par comparaison avec les amibes (autres êtres nus et doués de mouvement), on appelle myxamibes. Ces myxamibes se nourrissent et se développent, j. DeuVmfumiiie» puis se divisent pour se rapprocher après la division ; plus tard en une masse souvent '-• Jeune plasmode considérable (plasmode); c'est ainsi $™ 'd'nombrï que le fuligo septique, qui vit sur de my s amibe s le tan et qu'on appelle fleur de tan, avec corps étranger» arrive à former des amas de plas- '°"'p«« l"« mode de plusieurs centimètres grossi), d'épaisseur et de plusieurs décimètres carrés de superficie. Pour se déplacer, le plasmode émet des prolongements (pseudopodes ), qui, d'abord grêles, augmentent de volume, rampent à la surface du sol, des feuilles, etc., englobant dans leur niasse la matière susceptible de contribuer à leur nourriture.

Enfin, les plasmodes s'entourent d'une membrane de cellulose, et leur contenu se fragmente en une infinité despores, qui, mises en liberté, seront l'origine de nouveaux êtres.

myzine n. f. Genre d'hyménoptères porteaiguillon.

— Encycl. Les myzines sont des scoliidés de taille médiocre, dont on connaît plus de deux cents espèces répandues sur tout le globe, mais principalement des régions chaudes.

myzomyie [mi-t] n. f. Genre d'insectes diptères de la famille des culicidés, comptant une vingtaine d'espèces répandues dans les régions tropicales de l'ancien monde : les myzomyies transinocutent par leur piqûre les germes des fièvres paludéennes.

Mzab, confédération de villes berbères du Sahara, au sud de la province d'Alger ; 33.000 h. >Mozabites, Mzabis ou Mzabites); à la France. Oasis de Guerrara, de Metlili, de Ghardaïa.

vxomvcètes :

[en' ou ne] n. m. Quatorzième lettre de l'alphabet et la onzième des consonnes :

un N majuscule ; un n minuscule. (Vn est une consonne nasale.) N, marque de l'ancienne monnaie de Montpellier. N., abréviation de nord, nota.

N (rayons) [de Nancy, ville oU ils furent découverts], radiations découvertes par Blondlot en 1903, dans les rayons émis par une source électrique, telle la lampe de Nernst, par le soleil, etc.

— Encycl. Les rayons N exigent, pour être visibles, une obscurité absolue et l'absence du bruit et des trépidations. Charpentier aurait constaté leur existence lorsqu'un nerf ou un muscle entrait en fonction. De nouvelles expériences sont nécessaires pour que l'on puisse affirmer leur existence.

Na. Chim. Symbole chimique du sodium.

Naab ou Nab (la), riv. de Bavière, née dans le Fichtelgebirge, affl. du Danube (riv. g.) ; baigne Nabburg; cours 165 kil.

Naast, v. de Belgique (Hainaut, arr. de Soignies), sur la Senne; 2.420 h.

nabab [bab'] n. m. (mot arabe). Titre donné, dans l'Inde musulmane, aux grands officiers de la cour des sultans timourides et aux gouverneurs de provinces. Par ext. Homme qui vit dans l'opulence et le faste : les nababs de la finance.

Nabab {le), roman de mœurs, par Alphonse Daudet, évocation du monde des financiers et des hommes politiques à la fin du second Empire (1870). Morny y figure sous le nom de duc de Mora. — L'auteur en a tiré un drame en cinq actes, représenté au Vaudeville «n 1880.

nababie [bï] n. f. Dignité de nabab. Territoire soumis à un nabab.

NabathéeilS [té-in], peuple de l'ancienne Arabie Pétrée, au S.-E des Iduméens. Pitra était sa capitale.

Nabeill, v. de Tunisie, près de la Méditerranée ; 8.500 h. Orangers, tissus, poteries renommées.

Nabeul {bouton de), affection furonculeuse, à évolution lente et tenace, identique au bouton tunisien.

nabirop [rop'] n. m. Nom vulgaire de l'étourneau doré.

Nabis [bits], tyran de Sparte, de 200 à 192 av. J.-C, célèbre par ses cruautés. Il fut vaincu a plusieurs reprises par Philopœmen.

nabka ou nabquah [ka] n. m. Espèce de jujubier d'Orient.

Iiable n. m. fdu holl. nagel, cheville). Trou percé dans le fond d'un canot, et servant à l'écoulement des eaux quand le canot est hissé. Bouchon de nable, cheville enfoncée dans ce trou, quand on met le canot à la mer.

Nabo, Nabou, Nébo, dieu assyro-chaldéen, représentant la planète Mercure.

Nabonahid, Nabonaïd ou Nabou-

lîahid, roi de Babylone, renversé par Cyrus en 538 av. J.-C.

Nabonassar, roi de Chaldée de 747 à 734. Le choix que l'astronome Ptolémée fit de lui pour mar-

quer le point de départ d'un canon astronomique l'a rendu célèbre.

Nabopolassar, fondateur du second empire chaldéen. Il prit le titre de roi à la mort d'Assurbanipal en 625 et s'allia a Cyaxare, roi des Mèdes ; m. en 604 av. J.-C. Il fut le père de Nabuchodonosor II.

nabot [bai], e n. et adj. Se dit par mépris d'une personne de très petite taille : une fée nabote.

nabot [bo] n. m. Fausse maille, raccordant les tronçons d'une chaîne.

NabOtb., Juif qui fut lapidé par ordre du roi d'Israël, Achab, à qui il avait refusé de vendre sa vigne. Conformément aux prédictions du prophète Elie, le roi ne tarda pas à être puni. Jéhu s'étant emparé du trône, Achab fut tué dans un combat, et Jézabel, femme d' Achab, fut précipitée d'une des fenêtres de son palais- {Rois, III, xxi.) La vigne de Naboth était chez les Juifs une sorte de locution consacrée pour désigner l'action injuste du riche dépouillant le pauvre d'une manière violente, crime qui reçoit tôt ou tard son châtiment.

nabuchodonosor |«o, zor] n. m. Très grosse bouteille à Champagne, contenant environ 8 litres.

Nabuchodonosor [ko, zor] I" ou Nabu-

CbodorOSOT, l'un des premiers rois de Chaldée (xtii8 s. av. J.-C,); — Nabuchodonosor. II, le Grand roi de Chaldée, de 605 à 562 av. J.-C, fils de Nabopolassar. Il fit campagne contre l'Egypte, détruisit le royaume de Juda et conquit des territoires en Arabie.

Il entoura Babylone de murailles énormes, en reconstruisit les temples et cura les vieux canaux. D'après les traditions juives, le vainqueur de Jérusalem fut cruellement éprouvé par Dieu : frappe de folie, il alla vivre parmi les bêtes pendant sept années, après lesquelles, la raison lui étant Nacaire.

revenue, il remonta sur le

trône. On rappelle aussi la statue aux pieds d'argile que le roi avait vue en songe, et que Daniel lui expliqua comme l'image de son empire, qui s'écroulerait au premier choc.

nacaire [kè-re] n. f. (ital.

gnaccara). Timbale de cavalerie, en usage au moyen âge.

nacarat [ra] adj. invar, (de l'espagn. nacarado, nacré).

Rouge clair, entre le cerise et le rose : soie nacarat- N. m. :

étoffe d'un beau nacarat.

nacelle Ui-lé] n. f. (lat. na-

vicella, dim. de navis, vaisseau).

Petit bateau sans mât ni voile :

nacelle de pi'cheur. Panier ou plate-forme oblongue munie de parapets, que l'on suspend a un ballon, et qui porte les aréonautes, le moteur, etc.

Nacer ou Nasr, mot arabe signif. le Sauvé, et qui est donné en surnom chez les musulmans : Mohammed cl Nacer.

Nacelle de ballon.

Nachtigal.

nache n. f. (lat. pop. natica; de nates, fesse). Fesse. (Vx.) Bouch. Milieu du gîte à la noix. Chez les corroyeurs, partie de la peau qui va de la patte à la queue.

Nachtigal (Gustave), explorateur allemand, né à Eichsted, m. en mer à la hauteur du cap Palmas (1834-1885). Il a reconnu le Bornou et les abords du lac Tchad, et a laissé une importante relation de voyage.

nacouma ou nacuma

n. f. L'un des noms vulgaires de la carludovice palmée, dont les fibres servent à la confection des chapeaux dits « panamas ».

nacre n.f. (persan nakar).

Substance dure, éclatante, irisée, qu'on trouve dans un grand nombre de coquilles, et qui est employée en tabletterie : étui de nacre ; de la nacre de perle.

— Encycl. La nacre est produite par l'épithélium externe du manteau, qui, chez les mollusques, est en contact avec la coquille; elle est formée de couches superposées parallèlement. Les mollusques producteurs de nacre sont tout d'abord : l'huître perlière (méléagrine), la mulette, les nautiles, etc. Cette substance se travaille assez facilement, et l'on en fait des boutons, des éventails, etc.

nacré n. m. Nom vulgaire des papillons du genre argynne.

nacré, e adj. Qui a l'éclat, l'apparence de la nacre ; la coquille de l'huître perlière est nacrée.

nacrer [kré] v. a. Donner l'éclat, le brillant, l'aspect de la nacre aux fausses perles de verre.

nacrierfAri-e], èreadj.Quiserapportealanacre.

nacrite n. f. Silicate naturel d'alumine, appartenant au groupe du kaolin.

nacrO-CUlture n. f. Culture de la nacre.

nacrure n. f. Blancheur semblable à celle de la nacre : la nacrure de ses épaules.

Nadab, rui d' Israël vers 905av. J.-C, tué par un de ses généraux, Baèsha, vers 903.

Nadaillac (Jean- François-Albert nu Pou.iet, marquis de), savant français, né à Paris, m. à Saint-Jean-Froidmentel (Loir-et-Cher) [18I8- 1904], auteur de travaux d'archéologie préhistorique.

Nadar (Félix Tournacuon, dit), artiste photographe, aéronaute et littérateur français, né à Paris en 1820.

Nadaud [dà] (Gustave), musicien et chansonnier français, né à Roubaix, m. à Paris (1820-1893). Quelques-unes de ses chansons badines et G. Nadaud.

gouailleuses sont restées populaires : les Deux gendarmes (où se trouve le « Brigadier, vous avez raison » devenu légendaire), le Docteur Grégoire, la Valse des adieux, etc.

Nadaud (Martin), homme politique français, né et m. à La Martinescho (Creuse) [1815-1898]; auteur d'une Histoire des classes ouvrières en Angleterre.

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