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MYS

Myopotame.

myope n. et adj. (gr. muôps ; de muein, fermer, et ôps, œil). Qui a la vue courte : un myope ; un homme, un oeil myope. Fig. Peu perspicace : les myopes politiques.

myophone n. m. (du gr. mus, muscle, et phône, voix). Instrument, sorte de microphone, destiné à étudier les bruits musculaires.

myophone n- m. Genre d'oiseaux passereaux dentirostres, des régions chaudes de l'Asie et de ses îles : le myophone est une sorte île merle à bec jaune et à livrée sombre, métallique.

myopie [pi] n. f. (de myope). Etat de celui qui a la vue courte.

— Encycl. L'œil pouvant être assimilé à une lentille (cristallin) dont le foyer se trouve sur la rétine, il sera dit myope lorsque ce foyer se trouvera en avant de cette rétine- On distingue les myopies en faibles, moyennes et fortes, mais la distinction la plus importante est celle de stationna ire ou progressive,

La myopie apparaît vers dix ans et tient à Yhéréditv. la race (dolichocéphale), l'habitat (ville), le sexe (garçon) et surtout aux conditions défectueuses d éclairage. Le diagnostic est facile ; l'infirmité se corrige avec des verres concaves.

myopique adj. Qui concerne la myopie.

myopisme [pis-me] n. m. Syn. de myopie.

myoplastie [plas-ti] n. f. (du gr. mus, muscle, et ptassein, façonner). Mode opératoire dans la cure de la hernie inguinale, qui consiste à fermer l'orifice de la hernie par un lambeau musculaire emprunté aux parties voisines.

myoplastique [plas-ti-ke] adj. (demyoplastie). Qui sert à la formation des muscles.

myopore n. m. Genre de scrofulariacées, comprenant des arbrisseaux à fleurs blanches ou rougeàtres, des régions tempérées de l'Australie, la Malaisie,la Chine et le Japon : ou cultive les myopores dans les serres d'Europe.

myopotame n.ni. Genre de mammifères rongeurs, de l'Amérique du Sud.

— Encycl. Les myopotames sont répandusdu Brésil au détroit de Magellan. Le coypou, qui atteint 1 mètre de long, fournit une fourrure estimée sous le nom de castor du Canada.

myOSClérose [sklt-rô-te] n. f. (du gr. mus, muscle, et sklfros, dur). Induration pathologique du muscle, due à une prolifération du tissu conjonctif

myosis [ziss] n. m. (du gr. mutin, fermer, cligner). Contraction permanente de la pupille de l'œil.

— Encycl. Le myosis est unilatéral ou bilatéral. Il peut être spasmodique et est alors dû à un empoisonnement (morphine, tabac, aconit), ou à une maladie telle que paralysie générale, méningite. Il s'observe aussi dans l'ataxie locomotrice, la chloroformisation, etc.

myosite [si-te] n. f. Inflammation du tissu musculaire.

— Encycl. La myosite peut être primitive ou secondaire. Primitive, elle reconnaît le froid ou la fatigue; elle se caractérise par de la douleur, de la tuméfaction. Il y a rarement suppuration. Le traitement comporte l'iodure et l'emploi des eaux thermales arsenicales et sulfureuses.

La myosite secondaire est due à la propagation d'une inflammation ou à une infection; le traitement est celui de la maladie générale (typhoïde, diphtérie) ; mais, souvent, il faut recourir au débridement et a la médication iodurée.

myosotis [zo-<iss] n. m. (du gr. mus. souris, et ous, ôlos, oreille). Plante de la famille des borraginacées, à fleurs très petites et élégantes.

— Encycl- Les myosotis, dont on connaît une quarantaine d'espèces des régions tempérées de l'ancien monde , sont des

herbes annuelles ou vivaces.

à feuilles ordinairement velues , à fleurs blanches , parfois roses et plus souvent d'un bleu pâle, réunies en cymes scorpioïdes. L'espèce la plus commune, le myosotis des marais (myosotis jidlustns., vit dans les lieux humides, au bord des ruisseaux : on l'appelle communément oreille-de-souris, à cause de l'aspect de ses feuilles, ne m'oubliez pas [vergiss mein nicht des Allemands). Le myosotis est en effet la fleur du souvenir.

Une vieille légende allemande raconte à ce sujet que deux fiancés se promenaient sur les bords du Danube Une fleur, d'un bleu céleste, se balance sur les flots. La jeune fille admire son éclat et plaint sa destinée. Aussitôt le fiancé se précipite, saisit la tige fleurie et tombe dans l'eau. Par un dernier effort, il jela la fleur sur le rivage, et cria en disparaissant à jamais : « Ne m'oubliez pas! ».

myosure [zu-re] n. m. Genre de renoneulacées, de l'hémisphère boréal, comprenant de petites herbes dont le réceptacle figure assez bien une queue de rat. d'où leur nom.

myotique adj. Se dit des médicaments qui provoquent le myosis (ésérine. calabarine, opium),

myotome n. m. (du gr. mus. muscle, et l"m ", section). Bistouri employé pour inciser certains Hnscles.

myotomie [mi] n. f. !de myotome). Anat. Partie de lanatomie qui concerne la dissection des muscles. Chir. Incision de certains muscles.

myotomique adj. Qui appartient à la myotomie.

myotOIlique adj. Qui a rapport au tonus musculaire.

myre n. m. Genre de poissons physostomes. comprenant deux espèces d'Europe et du Japon. Ce sont des anguilles, avec la tête violacée rayée de blanc.)

Myosotis: a, coupe d'une fleur.

Myre de VilerS (Claude-Marie Le), administrateur et homme politique français, né à Vendôme en 1833. Gouverneur de la Cochinchine, résidant à Madagascar en 1886.

myri, myria ou myrio (du gr. marias, dix

mille) préfixe qui, placé devant l'unité métrique, la multiplie par dix mille.

myriade n. f. (du gr. murias, ados, dix mille). Grand nombre indéterminé : des myriades d'étoiles.

myriagTamme [gra-me] n. m. Poids de dix mille grammes.

myrialitre n. m. Mesure de dix mille litres. (Peu us.)

myriamètre n. m. Mesure itinéraire de dix mille mètres.

myriapodes n. m. pi. (du préf. myria, et du gr. pous, podos, pied). Classe d'articulés, dont chaque article porte une ou deux paires de pattes. S. un myriapode. (On dit aussi myriopooe.) V. scolopendre.

— Encycl. Les myriapodes comprennent les animaux qui, comme les iules et les scolopendres, sont

Myriapodes : 1. Gloméris ; 2. Polydesroe aplati : 3. Iule des sables ; 4. Scutigère aranêide ; 5. Géophile ; 6. Scolopendre.

composés de nombreux anneaux semblables, portant chacun une ou deux paires de pattes. Les myriapodes sont tous des animaux terrestres, qui respintre par des trachées; ils subissent de légères métamorphoses. On les divise en deux ordres, suivant qu'ils portent deux paires de pattes à leurs anneaux (chilognathes) ou une seule (chilopodes). C'est à ces derniers que se rapportent les espèces venimeuses. Les myriapodes sont répandus sur toute la terre.

myriare n. m. Mesure de superficie de dix mille ares. (Peu us.)

myriastère [as-té-re] n. m. Mesure de dix mille stères. (Peu us.)

myrica n. m. Genre de myricacées, à forte odeur aromatique, dont certaines espèces fournissent de la cire (ciriers ou arbres à cire).

— Encycl. Les myricas sont des arbres ou des arbrisseaux dont on connaît plus de trente espèces, des régions tempérées et chaudes. Les myricas croissent rapidement dans les terrains humides et sont utilisés souvent pourassainir les régions marécageuses.

myricacées [se] n. f- pi. Famille de plantes dicotylédones, dont le myrica est le type. S. une myricacêe.

Myrine, anc. ville de l'Asie Mineure (Solide), dans la nécropole de laquelle ont été retrouvées, vers 1880, d'intéressantes figurines de terre cuite.

myriogone n. m. (du préf. myrio, et du gr. gônia, angle). Polygone de dix mille côtés.

myriophylie [/Ne] n. m. Genre d'haloragées, des eaux stagnantes.

— Encycl. Les myriophylles sont des plantes herbacées à fleurs en épi terminal, qui s'élève au-dessus des eaux. On en connaît quinze espèces, des régions tempérées et froides ; le myriophylle d épi ou volant d'eau croit en France, dans les eaux stagnantes.

myripristis [pris-tis]

n. m. Genre de poissons acanthoptères habitant les mers chaudes : les myripristis sont de beaux poissons, à couleurs vives, à grande trie et aux yeux larges et ronds.

myristica Ms-ti-ka]

n. m. Nom scientifique du muscadier.

myristicées [ris-ti-

sé] n. f. pi. Famille de plantes dicotylédones dia- ,,

f -, , ■" . . Myriophylle: a, (leur grossie.

lypetales superovanees , ' r ' °

dont le muscadier (myristica) est l'unique genre. S. une myristicêe.

myrmécobie [bî] n. m. Genre de mammifères marsupiaux d'Australie, d'un gris fauve, avec des bandes transversales jaunâtres : le myrmécobie se nourrit de fourmis qu'il capture à l'aide de sa langue, très allongée, couverte d une humeur visqueuse.

myrmécophage adj. (du gr. murmêx, ekos,

fourmi, et phagein, manger). Qui se nourrit de fourmis ; le tamanoir est myrmécophage,

myrmécophile adj. (du gr. murmêx, ekos, fourmi, et philos, ami). Ami des fourmis; qui vit avec les fourmis; recherché des fourmis ; végétaux myrmécophiles.

myrmécophilie [fi-if] n. f. (de myrmèco-

phile). Ensemble des adaptations symbiotiques ou des caractères qui ont pour effet, chez les plantes, d'attirer les fourmis : dans les cas les plus curieux de myrmécophilie, les plantes offrent aux insectes un abri et ta nourriture, tandis que /■•« fourmis leur assurent une protection efficace en détruisant leurs ennemis.

myrméléonidés [dé] n. m. pi. Famille d'insectes névroptères, comprenant les fourmis-lions et genres voisins. S. un myrméléonidé.

myrmidoil n. m. (du gr. Murmidones, n. d'un anc. peuple de la Thrace). Homme de très petite taille, et, au fig., personne de peu d'importance ou de peu de talent. (On écrit aussi hikmidon.)

Myrmidons ou Mirmidons, anc peuplade

grecque, de très petite taille, originaire d'Egine, et dont une partie suivit Pelée, père d'Achille, dans la Phthiotide (Myth.). Dans l'Iliade, Achille lui-même est roi des Myrmidons.

myrobalan ou myrobolan n. m. (gr.

murobalanon). Nom donné à divers fruits desséché» de différents arbres indiens, appartenant au genre badamier.

myrobalanier [ni-é] n. m. Nom donné à différentes espèces d'arbres du genre badamier, doçt les fruits (myrobalans) étaient très employés autrefoisen pharmacie, pour leurs vertus purgatives.

Myron, célèbre sculpteur grec, né à Eleuthères en Béotie, rival de Polyclète , auteur du célèbre Discobole. Il excella dans la reproduction des animaux (ve s- av. J.-C).

myrosine [si-ne]n. f. Ferment particulier, qui se trouve dans les graines de moutarde, et leur donne leurs propriétés.

myrosperme [spèr-me] n. m. Dot. Genre de légumineuses papilionacées, ne comprenant qu'une espèce des régions chaudes de l'Amérique du Sud, qui donne un suc résineux, d'odeur forte et désagréable.

myroxyle [ksi-le] n. m. Genre de légumineuses papilionacées.

— Encycl. Les myroxyles sont des arbres ou des arbrisseaux dont on connaît six espèces, des régions chaudes de l'Amérique du Sud. Citons le myroxyle du Pérou, résineux dans toutes ses parties, qui donne le baume du Pérou, et le myroxyle de l'olu, dont le tronc laisse échapper un suc oléagineux, dit baume de Tolu.

MyiTha ou Smyma, fille de Cinyras, roi de Chypre. D'une union incestueuse avec son père, elle eut Adonis.

myrrhe [wii-re]n. f. (gr. murra). Gomme-résine odorante, médicinale, produite par le balsamodendron : la myrrhe est tonique et antispasmodique .

— Encycl. On distingue dans le commerce la myrrhe en larmes et la myrrhe en sorte, moins pure. On se sert de la myrrhe pour parfumer les cosmétiques , les eaux dentifrices ; on l'emploie comme stimulant, tonique, antispasmodique, etc.

myrrhe [mi-ré], e adj. Parfumé avec de la myrrhe : du vin myrrhe.

myrrhide [mir-ri-de) n. f. ou myrrhis [mir-

riss] n. m. Genre d'ombeilitères, ressemblant au cerfeuil.

— Encycl. Les myrrhis sont des herbes vivaces, des pays tempérés de l'ancien monde et des hauts sommets des Andes. Le myrrhis odorant, cerfeuil musqué ou d'Espagne, entre dans la liqueur de la Chartreuse.

myrrhol n. m. (de myrrhe, et du lat. oleum, huile). Huile essentielle, extraite de la myrrhe.

myrsite n. m. Pharm. Vin dans lequel on fait macérer des feuilles de myrte.

myrtacées [si] n. f. pi. Famille de plantes dicotylédones, ayant le myrte pour type- S. une myrtaeée.

— Encycl. Cette famille, qui comprend environ quatre-vingts genres avec dix-huit cents espèces, renferme des plantes qui fournissent des produits utiles : bois durs et incorruptibles (eucalyptus, eugénier), fibres textiles (lécythis), essences odorantes (giroflier, myrte), du tanin et des matières colorantes (grenadier), des fruits c jmestibles (goyavier, grenadier), etc.

myrte n. m. (lat. myrtus). Genre de myrtacées, à feuillage toujours vert. Feuille de myrte, instrument qui sert à étaler les onguents sur les bandes à pansement

— Encycl. Les myrtes ( myrtus) sont des arbrisseaux ou des arbres à feuilles opposées, à fleurs réunies en cymes pauciflores. On en connaît un grand nombre d'espèces, de l'Amérique tropicale et de l'Océanie. Une seule, le myrte commun, habite la région

-ci rcamé di t erranéenne; c'est un arbuste d'environ 1"

Myrle : a, coupe de la fleur

. KO, à feuillage persistant, à Heurs blanches et parfumées, et dont le fruit est une baie d'un bleu noirâtre. Dans l'antiquité, il était consacré au eu te de Vénus. Aujourd'hui, on le cultive comme plante d'ornement. Ses fleurs et son écorce distillées donnent une essence aromatique, dite eau des anges, qui. dans le midi de la France, sert à faire une liqueur.

myrtiforme adj. Qui a la forme d'une feuille de myrte : muscle myrtiforme.

myrtil [iw] n. m. ou myrtille [ti-le] n. f.

Un des noms de l'airelle.

myrtin, e adj. Qui tient du myrte.

myrtoïde adj. Qui a le port du myrte.

MySie[ii] contrée du nord-ouest de l'Asie Mineure ancienne ; v. pr. Troie, Lampsaque, etc. (Hab- Mysiens.)

mySlS[zz'ss]n. f. Genre de crustacés ressemblant à des crevettes, et qui forment l'un des principaux aliments des baleines : lesmysis vont par bandes énormes.

Mysore [zc^re]. Etat indigène du sud de l'Inde anglaise; :i.5i0.000 h. V.

pr. ûangfllore et Mysore (74.000 h'.).

mystagogie [mis-

ta-gho-ji] n. f. (de mystagogue) mystères.

mystagogique [mis-ta-gho] adj. Qui appartient à la mystagogie.

Initiation aux

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