V. Hesse-Nassau
Nassau (famille de), maison ducale, princière et royale d'Allemagne, remontant aux comtes de Lauenbourg, et qui se divise en deux branches : celle d'OraoN et celle de Walram. A la première se rattache la ligne des Oranoe-Nassau, qui a fourni des princes célèbres, entre autres : Guillaume I", le Taciturne (v. Guillaume I"); — Maurice, fils du précédent, concourut à la condamnation de Barneveldt (1567-1625) ; — Henri, stathouder de Hollande, lutta avec gloire contre les Espagnols pendant la guerre de Trente ans (1581-1647) ; — Guillaume II, prince d'Orange (1628-1650), fils et successeur du précédent (v. Guillaume II); — Guillaume III (1650-1702), fils du précédent (v. Guillaume III, roi d'Angleterre).
Nasitor,
Nasr-ed-Dine.
NAT
Nassau-Siegen ( Charles - Henri - Nicolas - Othon, prince de,, célèbre aventurier (1745-1808). H accompagna Hougainvillc dans son voyage autour du monde, puis se signala au service de Catherine II, contre les Turcs et les Suédois.
nasse [na-se] n. f. (lat. nassa). Sorte de panier d'osier, de fil de fer, etc., pour prendre du poisson. Sorte de filet pour prendre les petits oiseaux. Fig, Situation fâcheuse, d'où il est malaisé de se tirer.
Nasses : 1. Double, pour les gros poissons; 2. Circulaire, a écreviases ; 3- A rats ; \. A goujons ; 5. En osier.
piège : tomber dans la nasse. Genre de mollusques gastéropodes. Sorte de berceau pratiqué dans le fond d'un fourneau de fonderie.
— Encycl. Pèch. Les nasses sont de différentes formes, mais possèdent en général une entrée en forme de goulet, qui se rétrécit vers l'intérieur. On utilise ces engins pour la pèche des poissons de fond, anguilles principalement, et pour capturer les écrevisses ; eu mer, pour pécher les langoustes et les homards.
nassone [na-so-ne] n. f. Nasse à prendre les langoustes, homards, etc.
nasturce [nus-lur-se] n. m. Genre de crucifères comprenant une cinquantaine d'espèces de plantes aquatiques ou vivant dans les sols très humides. (La principale est la nasturtium officinale ou cresson de fontaine.)
natal, e, alS ou aux adj. (lat. natal is ; de natus, né). Qui a rapport au pays, au temps ou l'on est né : lieu, air, jour natal.
Natal, colonie anglaise du S.-E. de l'Afrique australe, peuplée de Boers hollandais, de colons anglais et allemands et de Cafres Zoulous ; 500.000 h. Capit. Pietermaritzburg. Céréales, vignobles, mines. La colonie jouit d'un gouvernement représentatif.
Natalie, reine de Serbie, fille du colonel russe Kechko et de la princesse roumaine Pulchérie Stourdza, née en 1859. Elle épousa, en 1875, le prince Milan de Serbie, qui fut roi en 1882. De ce mariage naquit Alexandre (1876-1903). Milan ayant fait prononcer la dissolution de son mariage, la reine Natalie vécut dès lors â l'étranger (Biarritz, Paris, Vienne), et, convertie au catholicisme romain (1902), se consacra à des œuvres pieuses.
natalité n. f. (de natal). Rapport entre le nombre des naissances et le chiffre de la population totale pendant un temps donné : la natalité est trop faible en France. Ant. Mortalité.
— Encycl. Démogr. La natalité évolue avec l'état économique et moral de la population. En France c'est un ralentissement continu que l'on constate. La natalité qui est, avant 1789, d'environ 37 à 391 naissances par 1.000 habitants, tombe à 32,2 (1801 à 1810), à 26,2 (1851 à 1860), à 22,4 (1891-1896). Le chiffre des naissances le plusfaibledu xix' siècle, en France, est celui de 1871 (826.821), le plus fort celui de 1859 (1.017.896). Les naissances masculines sont plus nombreuses que les naissances féminines : 101 à 112 naissances masculines, suivant les pays, en Europe, contre 100 féminines.
natation [si-071] n. f. (lat. natatio; de natare, nager). Art, action de nager.
— Encycl. L'art de la natation était très en honneur chez les anciens : les Egyptiens, les Phéniciens, les Grecs, les Carthaginois, les Romains, puis le» Gaulois, les Germains et les Francs excellèrent dans cet exercice, que l'on pratique aujourd'hui encore comme l'un des plus aptes à développer le système musculaire et à donner de l'extension à la poitrine. C'est, d'ailleurs, outre ces avantages et l'agrément qu'il présente, un art utile, puisqu'il permet de secourir son semblable en danger de se noyer. En France, l'enseignement de la natation, considéré comme complément du cours de gymnastique, est donné au régiment sous la surveillance d'un médecin du corps.
Nager, c'est se maintenir sur l'eau et s'y diriger en tous sens. Tandis que cette faculté est naturelle chez la plupart des animaux, l'homme est obligé d'apprendre à nager, mais l'apprentissage est facile quand on sait vaincre la peur irraisonnée de l'eau. La principale difficulté est de prendre une attitude qui permette de tenir la tête hors de l'eau. Le poids spécifique du corps de l'homme étant un peu supérieur à celui de l'eau, le nageur ne peut se maintenir à la surface qu'en s 'agitant; mais la différence' entre le poids du corps et celui du volume d'eau déplacé est si faible que, dans les inspirations profondes, le corps devient plus léger que l'eau et le*s mouvements pourraient être nuls si à cette inspiration ne succédait une expiration qui rétablit l'équilibre. Méthodiquement ordonnés, les mouvements sont réduits à leur minimum. On peut s'exercer à sec sur un chevalet en faisant fonctionner d'abord alternativement, puis simultanément, les bras et les jambes, et lorsque, familiarisé avec ces mouvements, l'élève se met à l'eau, il est préférable de n'employer pour l'aider à se soutenir â !a surface qu'une sangle et une brassière de corde ; les flotteurs de toute sorte (joncs, planches, vessies, ceintures de liège) sont bons pour faire flotter un homme sur l'eau, mais ils gênent les mouvements, et il est plus difficile de s'en défaire brusquement, que d'apprendre progressivement à se tenir à fleur d'eau par ses propres moyens.
Il est recommandé de ne jamais se mettre à l'eau quand on est en sueur, et l'on doit attendre trois ou quatre heures après le repas. On évitera les parages mal connus, où des rapides et des remous sont à craindre, les zones encombrées d'herbages, et l'on ne plongera qu'après s'être assuré que l'eau est suffisamment profonde pour cet exercice.