NATATION
NAT
On distingue diverses manières do nager: la brasse, dans laquelle la progression est obtenue par une succession de mouvements des bras et des jambes, le nageur étant sur le ventre; la marinikre, le corps étant penché et le bras inférieur tendu en avant, tandis que l'autre bras seul aide à l'impulsion des jambes; la coupe, dans laquelle les deux bras font alternativement les mouvements de la marinière ; la planche, qui consiste à se placer sur le dos, la tête en arriére, les reins cambrés, les bras allongés le long du corps, les mains effectuant le mou veulent de la godille.
La nage indienne ou over arm stroke, dans laquelle, nageant sur le cote gauche, on étend le bras droit par-dessus la tète. On entre- le bras dans l'eau et on ramène la main droite vers la cuisse, tandis que les jambes qui étaient écartées se ferment brusquement en ci serin.
Le bras gauche s'appuie sur l'eau, les jambes et le bras droit reviennent à la position de départ ; la nai/e sur te itos, la nage en chien, etc.
11 faut aussi s'exercer à nager entre deux eaux et apprendre à plonger pour ne pas être effrayé ou désagréablement impressionné si l'on tombe à l'eau accidentellement. Dans l'eau, on peut facilement ouvrir les yeux et distinguer a quelques mètres les objets environnants.
Pour porter secours â une personne qui se noie, il faut agir avec sang-froid et prudence; la saisir de telle façon qu'on ne soit pas gêné par ses mouvements désordonnés. V. noyé.
natatoire ad j. (lat. natatorius). Qui concerne 1-a natation. Vessie natatoire, espèce de vessie remplie d'air, qui se trouvedans le corps de certains poissons.
— Encycl. La vessie natatoire, placée au-dessus de l'intestin, contre la colonne vertébrale, v
est une sorte de sac, qui, suivant certains
essie iialiitoire de carpe.
naturalistes, est considéré comme un appareil hydrostatique, grâce auquel le poisson change à volonté son poids spécifique pour se mouvoir plus aisément, et qui, pour d'autres (dont l'opinion est basée sur ce fait que beaucoup de poissons, et non des moins agiles, n'en possèdent pas), ne serait qu'un organe régulateur, destiné seulement à avertir le poisson pour qu'il ne sorte pas de la zone, en profondeur, où le confinent ses dispositions spécifiques.
Natchez [nat'-chez], v. des Etats-Unis, sur le Mississipi ; 15.000 h. C'est aussi le nom d'une tribu américaine du Mississipi, aujourd'hui éteinte.
Natchez (tes), roman de Chateaubriand, écrit dans sa première partie en prose poétique ; sorte d'épopée de l'homme et de la nature parfois emphatique, souvent fraîche et puissante. Les principaux personnages sont René et Chactas (1820).
Naters, comin. de Suisse (cant. du Valais), sur le Rhône; 4.000 h. Arbres fruitiers.
Nathan, prophète juif dutemps de David, auquel il eut la hardiesse de reprocher le crime dont ce prince s'était rendu coupable en épousant Bethsabée, femme d'Urie, un de ses capitaines. V. tu es ille vir. Nathan le Sage, tragédie de Lessing, la dernière œuvre dramatique de l'auteur (1770). L'action en est un peu lente, mais la forme belle et sévère. C'est un plaidoyer en faveur de la tolérance religieuse.
nathinéen, enne [né-in, è-ne] n. (hébr. nêthininn). Nom donné aux Israélites voués aux services les plus bas et les plus pénibles du temple et aux peuples soumis aux Israélites.
ïiatice n. f. Genre de mollusques gastéropodes, répandus dans toutes les mers, ou fossiles dans le jurassique, le crétacé et le tertiaire.
natif, ive adj. (lat. nativus; de natus, né). Se dit des personnes, en parlant du lieu où elles ont pris naissance : natif de Paris. Fig. Naturel, apporté en naissant : vertu native. Or, argent, cuivre natif, qu'on trouve dans la terre sous la forme métallique : l'or natif se présente sous forme de pépites. Substantiv. Personne née dans un pays déterminé : les natifs de Chine.
nation w ji n. f.(lat. nalio). Réunion d'hommes ayant une origine et une langue communes, ou des intérêts longtemps communs: nation puissante. Fig. Classe d'individus unis par leurs opinions, leurs intérêts ou leur profession : la nation des poètes. PI. Les peuples infidèles et idolâtres : saint Paul, l'Apôtre des nations.
— Encycl. Homogènes dans l'antiquité, les nations, de nos jours, résultent le plus souvent de peuples divers. Cequi caractérise la nation moderne, c'est la communauté de sentiments, qui se manifeste surtout par la communauté de langue ou de religion. Une nation n'est pas nécessairement constituée en Etat: la nation juive vit dispersée depuis le î" siècle, et la nation polonaise, si vivace, est partagée politiquement entre trois Etats.
national, e, aux [si-o] adj. Qui appartient à une nation : caractère national. Assemblée nationale, v. assemblée. Garde nationale, milice bourgeoise établie pour défendre le pays à l'intérieur- Garde national, membre de la garde nationale- Biens nationaux, bien des émigrés, de l'Eglise confisqués au profit de la nation, pendant la Révolution. Ecritures nationales, diverses sortes d'écritures minuscules employées en Italie, en Espagne, en Angleterre, en Irlande, du vu» au xu* siècle. Les nationaux n.m.pl. Les citoyens d'un Etat, opposés aux étrangers : tes consuls défendent les intérêts de leurs nationaux.
National Gallery (Galerie nationale), célèbre musée de peinture de Londres, fondé en 1821, et particulièrement riche en primitifs italiens.
National (le), journal politique libéral, fondé le 3 janvier 1830 par Thiers, Mignet, Carrel, etc. ; il publia la protestation des journalistes contre les ordonnances de Charles X. Il fut supprimé après le coup d'Etat de 1851.
nationalement [si, man] adv. D'une manière nationale. Par ordre de la nation : terre vendue nationalement. (Peu us.)
nationalisation [si-o, za-si-on] n. f. Action de nationaliser.
nationaliser [si-o-na-li-zé] v. a. Rendre national : nationaliser des colons. Faire adopter par la nation : nationaliser des produits étrangers.
nationalisme [si-o-na-lis-me] n. m. Préférence déterminée pour ce qui est propre à la nation a laquelle on appartient. Parti politique qui condamne les doctrines et les institutions dont le fondement n'est pas la tradition nationale. (Il s'oppose à l'internationalisme.) Revendications politiques des nationalités opprimées.
nationaliste [si-o-na-lis-te] adj. Qui concerne le nationalisme. N. Partisan du nationalisme.
nationalité [si-o] n. f. Groupement d'individus ayant une même origine, ou tout au moins une In-toire et des traditions communes : les nationalités tendent lotîtes à s'organiser en Etats. Ensemble des caractères qui distinguent une nation. Caractère de national : établir sa nationalité.
— Encycl. Dr. On distingue la nationalité d'origine, qui se détermine par la filiation, le lieu de naissance, quelquefois par les deux, et la nationalité acquise, qui provient du mariage, de la naturalisation, de 1 annexion. V. FILIATION, naturalisation.