NEU
neurilité n. f. Physiol. Syn. de nevrilité.
neurisme [ris-»ie] n. m. (du gr. neuron, nerf), v. nevrilité. Système ancien qui admettait un fluide nerveux comme cause de tous les phénomènes de la vie organique.
neuro-arthritisme n. m. Arthritisme compliqué de névropathie et particulièrement de neurasthénie.
neuroblasts [blas-te] n. m. (du gr. neuron, nerf, et de blastos, germe). Cellule nerveuse embryonnaire.
neurogène adj. (du gr. neuron, nerf, et gennân, engendrer). Qui a rapport à l'origine des nerfs, qui constitue les nerfs : cellules neurogènes.
neurographe ou névrographe n. m. (du
gr. neuron, nerf, et graphein, décrire;. Auteur d'une neurographie.
neurographie ou névrographie [fi]
n. f. Description des nerfs.
neurologie \ji] n. f. (de neurologue). Science qui traite des nerfs.
neurologue [lo-ghe] n. m. (du gr. neuron, nerf, et logos, discours). Médecin qui écrit sur les maladies nerveuses.
neurone n. m. (du gr. neuron, nerf). Cellule nerveuse adulte, comprenant la cellule, ses prolongements protoplasmiques et son cylindre-axe.
neuropathologie [jt] n. f. (du gr. neuron, nerf, et de pathologie). Etude des maladies du système nerveux.
neurosomes n. m. pi. (du gr. neuron, nerf, et sôma. corps). Petits grains qui s'orientent en files pour former les fibrilles des éléments nerveux.
neurotactisine [tak-tis-me] n. m. (du gr. neuron, nerf, et taxis, arrangement). Chimiotaxie positive, que les prolongements des neurones exercent sur les cellules qui viennent se grouper autour d'eux.
neurotropisme [pis-më] n. m. (du gr. neuron, nerf, et de tropisme). Biol. Influence chimiotropique particulière, très variable avec les espèces, et qui intervient dans la régénération des nerfs.
NeUSatZ. Géogr. V. Uj-Videck.
NeuSS, v. de Prusse-Rhénane, près du Rhin ; 30.500 h. Papeteries, métallurgie.
NeilStadt, v. de Bavière (Palatinat rhénan) ; 18.600 h. Vignobles, draps.
Neustadt-in-Oberschlesien, v. d'Aiie-
magne (Prusse), sur la Prudnik ; 20.200 h. Toiles.
NeUStettin, v. d'Allemagne (Prusse), près du lac Vilm ; 11.000 h. Métallurgie, machines.
Neustrelitz, v. d'Allemagne, eapit. du grandduché de Mecklembourg-Slrelitz ; 11.000 h. Fonderie de fer.
Neustrie ou royaume de l'Ouest, 1 un
des trois grands royaumes francs sous la première ra:e de no» rois; constituée par le partage de 567, survenu entre les fils de Clotaire, à la suite de la mort de Caribert, roi de Paris. Elle comprenait les pays situés entre la Loire, la Bretagne, la Manche et la Meuse. Elle eut pour premier roi Chilpéric, fut en rivalité constante avec l'Austrasie ou royaume de l'Est, qui finalement l'emporta à la bataille de Tertry ou Testry (687). (Hab. Neustriens.)
NeUStrien, enne [neus-tri-in, è-ne], originaire ou habitant de Neustrie : les Neustriens- Adjectiv. : la royauté neustrienne.
NeutitSChein, v. d'Austro- Hongrie (Moravie), sur laTitsch; 11.600 h. Lainages.
Neutra. Géogr. V. Nyitka.
neutralement [man] adv. Dans le sens neutre : verbe pris neutralement. Ant. Activement.
neutralisant [zan], e adj. Qui neutralise : inertie neutralisante. Chim. Qui neutralise, qui est propre à neutraliser : substance neutralisante-
neutralisation [za-si-on] n. f. Action de déclarer neutre un territoire, une ville : demander la neutralisation d'une ambulance. Chim. Action de neutraliser.
neutraliser [se] v. a. (du lat. neutralit, neutre). Chim. Rendre neutre : neutraliser un acide. Fig. Rendre inutile : neutraliser les projets de quelqu'un. Déclarer neutre, en parlant d'un territoire, d'une ville, etc.
neutralité n. f. Etat de celui qui reste neutre dans une querelle : garder une stricte neutralité. Etat d'une puissance qui ne prend aucune part aux hostilités qui s'exercent entre plusieurs autres puissances belligérantes, soit volontairement, soit parce que les conventions internationales s'y opposent : la France garda la neutralité pendant le conflit austro-prussien de 1866. Neutralité armé», état d'une puissance qui, sans prendre parti entre des belligérants, met sur pied des forces suffisantes pour faire respecter sa neutralité. Se dit aussi d'une confédération des puissances maritimes pour garantir sur les vaisseaux neutres les propriétés des nations ennemies.
— Encycl. On distingue deux sortes de neutralités : une neutralité extraordinaire et perpétuelle, et la neutralité temporaire.
La neutralité perpétuelle assure à un Etat des relations pacifiques avec les autres pays ; elle lui défend de faire des guerres offensives. C'est par des conventions internationales que cette situation est octroyée à un Etat : en général, elle est Garantie par les puissances qui l'ont établie. Pareille situation est celle de la Suisse, de la Belgique, du grandduché de Luxembourg.
Les Etats qui, au début d'une guerre, veulent demeurer neutres, publient généralement une déclaration de neutralité. L'Etat neutre doit s'abstenir de tout acte hostile et s'opposer aux entreprises lligérants sur son territoire. Il ne doit pas, d'autre part, commettre d'ingérence indirecte dans les hostilités. Les neutres ont droit, de la part des belligérants, au respect de leurs personnes et de leurs biens, soit sur leur propre territoire, soit Même en territoire belligérant; enfin, le commerce «es neutres entre eux et même avec les belligérants est libre, en tant qu'il ne doit pas constituer une aide pour les Etats ennemis.
Un Etat neutre ne doit pas fournir de subsides en argent à l'un des belligérants, ni même à tous le3 deux.
Neutralité armée. Le pacte de neutralité conclu
par des puissances maritimes garantit sur les vaisseaux neutres les propriétés des nations ennemies, mais exclut les véritables munitions de guerre et les marchandises de contrebande. On désigne particulièrement dans l'histoire, sous le nom de Ligue de neutralité armée, un traité passé en 1800 entre la Russie et la Suède et dirigé contre l'Angleterre, alors en guerre avec la France. La Prusse et le Danemark accédèrent peu après à ce traité.
— Chim. Il est très difficile pratiquement de définir la neutralité d'une solution, car les substances qui servent à la déterminer {indicateurs), tournesol, méthylorange, phtaléine du phénol, etc., ne sont pas comparables entre elles.
Il importe donc, pour définir la neutralité comme état intermédiaire entre l'acidité et la basicité, de spécifier l'indicateur employé et la nuance de virage que l'on doit obtenir. En conséquenc. il n'y a pour ces corps, qu'une neutralité relative. Pour certains autres, carbures gras et aromatiques, éthersoxydes, etc., la neutralité est absolue : ils sont toujours sans action sur les indicateurs.
neutre adj. (du lat. neuter, ni l'un ni l'autre). Qui ne prend point parti entre des puissances belligérantes, entre des personnes opposées : rester neutre. Se dit d'une région, d'un Etat, dont les puissances reconnaissent en principe la neutralité, en s'engageant à respecter, en cas de guerre, leur territoire : la Belgique, ta Suisse, le Luxembourg sont des pays neutres. Biol. Se dit des individus asexués (chez les abeilles, fourmis, etc.). Chim. Qui n'est ni acide ni alcalin. Physiq. Se dit des corps qui ne présentent aucun phénomène électrique. Gram. Verbe neutre, verbe dont l'action ne sort pas du sujet et qui, par conséquent, ne peuvent pas avoir de régime direct. (Syn. verbe intransitif.) Se dit aussi, dans certaines langues, d'un troisième genre qui n'est ni masculin ni féminin, et des mots de ce genre. N. m. Genre neutre. Individu asexué. Nation neutre : protéger les neutres. Ant. Actif, intransitif.
neutrement [man] adv. S'est dit pour neutralement.
neutriflore adj. Dont les fleurs sont neutres.
neutrophile adj. (du lat. neuter, neutre, et philos, ami). Granulation neutrophile, granulation de certains leucocytes, qui ne se colorent que par un mélange de couleurs acides et basiques.
neuvain [vin] n. m. Strophe de neuf vers.
neuvaine [vè-ne] n. f. (de neuf). Actes de dévotion, comme prières, messes, etc., auxquels on se livre pendant neuf jours ; faire une neuvaine.
Neuve-Eglise, comm. de Belgique (Flandre- Occidentale, arr. d'Ypres) ; 2.4-70 h. Cordages.
Neuvéglise , comm. du Cantal, arr. et à 20 kil. de Saint-Flour ; 1.910 h.
Neuves-Maisons, comm. de Meurthe-et- Moselle, arr. et. à 10 kil. de Nancy, près de la Moselle ; 4.250 h. Fer, forges.
Neuveville, comm. de Suisse (cant.de Berne), sur le lac de Bienne; 2.250 h. Horlogerie, vignobles.
Neuveville-lès-Raon (La), comm. des
Vosges, arr. et à 17 kil. de Saint-Dié,sur la Meurthe ; 3.020 h. Lainages, papeterie.
Neuvic [vi/(], ch.-I. de c. (Dordogne), arr. et à 23 kil. de Ribérac, près de l'Isle ; 2.230 h. Ch. de f. Orl. — Le cant. a 11 comm. et 7.950 h.
Neuvic, ch.-l. de c. (Corrèze), arr. et à 21 kil. d'Ussel, près de la Triousonne ; 2.960 h. Ferme école des Plaines. — Le cant. a 10 comm. et 10.630 h.
Neuvic, comm. de la Haute-Vienne, arr. et à 29 kil. de Limoges ; 2.050 h.
neuvième adj. num. ord. Qui vient immédiatement après le huitième : septembre est le neuvième mois de l'année. N. Qui suit le huitième : être le, la neuvième de sa classe. N. m. La neuvième partie d'un tout. Le neuvième jour. N. f. La neuvième classe d'un lycée : un élève de neuvième. Musiq. Intervalle de neuf degrés, d'une note à une autre.
neuvièmement [man] adv. En neuvième lieu.
Neuville, ch.-l. de c. (Vienne), arr. et a 12 kil. de Poitiers ; 3.220 h . Ch. de f. Et. Huileries.— Le cant. a 1 1 comm.
et 11.330 h.
Neuville, comm. de la Seine-Inférieure, arr. et à 3 kil. deDieppe; 2.500h.Bainsdemer.
Neuville (Alphonse de', peintre militaire français, né à Saint-Omer, m. à Paris (1836- 1885), auteur des Dernières Car- W$m touches, du Cimetière de Saint- mm m Privât , etc., oeuvres pleines de li force et de mouvement. Il a peint avec E. Détaille le Panorama de la bataille de Champigny.
Neuville-au-Bois
[6-boi], ch.-l. de c. (Loiret), arr.
et à 20 kil. d'Orléans, près de la Laye ; 2.450 h. Ch de f. Orl. Elevage de mérinos. — Le cant a 10 comm. et 7.990 h.
Neuville-en-Ferrain, comm. du Nord, arr.
et à 14 kil. de Lille; 4.230 h. Distillerie, étoffes.
Neuville -les -Dames ou Neuville -
SUr-RenOU, comm. de l'Ain, arr. et à 32 kil. de Trévoux ; 1.510 h.
Neuville-Saint-Rémy. comm. du Nord,
arr. et a 2 kil. de Cambrai, sur 1 Escaut; 1.660 h.
Neuville-Saint- Vaast, comm. du Pas-de-
Calais, arr. et a 6 kil. d'Arras ; 1.210 h.
Neuville-sur-Ain, comm. de l'Ain, arr. et à 19 kil. de Bourg, au-dessus de l'Ain ; 1.290 h.
Neuville-sur-Saône, ch.-i. de c. (Rhône),
arr. et à 14 kil. de Lyon; 2.910 h. Ch. de f. P.-L.-M. Sources ferrugineuses, soieries. — Le cant. a
Neuville-sur-Sarthe, comm. de la Sarthe,
arr. et à 8 kil. du Mans; 1.220 h. Ch. de f. O. Conserves alimentaires.
Neuvilly, comm. du Nord, arr. et à 24 kil. de Cambrai ; 2.310 h. Ch. de f. N. Brasserie, sucrerie.
Neuvy-Grandchamp, comm. de Saône ei
Loire, arr. et à 37 kil. de Charolles ; 1.450 h. Mines de fer et de cuivre, métallurgie, forges. Neuvy-le-Roi, ch.-l, de c. (Indre-et-Loire).
NËV
A. de Neuville.
arr. et à 24 kil. de Tours, près du Long ; 1.480 h. Ch. de f. de Port-Boulet à Châteaurenault. — Le cant. a 11 comm. et 8.780 h.
Neuvy-Saint-Sépulchre, ch.-l. de c. (Indre), arr. et à 15 kil. de La Châtre, sur la Bouzanne 2.720 h. — Le cant. a 12 comm. et 12.230 h.
Neuvy-sur-Barangeon, comm. du Cher
arr. et à 28 kil. de Bourges ; 1.490 h.
Neuvy-SUr-Loire, comm. de la Nièvre, arr. et à 14 kil. de Cosne ; 1.470 h. Ocre, poteries-,
Neuwied, v. d'Allemagne (Prusse), sur le Rhin, en amont du confluent de la W'ied; 18.200 h. Forges, métallurgie. Victoire de Hoche sur les Autrichiens de Werneck (1797).
Neva (la), fl. de Russie. Elle sort du lac Ladoga, arrose Saint-Pétersbourg et se jette dans le golfe de Finlande ; cours 75 kil. Eaux très abondantes, donnant lieu à de terribles inondations.
Névache (massif de), massif des Alpes Dauphinoises, entre le coldu mont Genèvre et leThabor.
Névada(siERRA), montagne du sud de l'Espagne; point culminant, le pic de Mulhacen, 3.534 mètres ; quelques neiges perpétuelles. La longueur de la chaîne est de 150 kil.
Nevada, un des Etats unis d'Amérique ; 42.350 h . Capit. Carson-City. Végétation de steppe. Richesses minérales énormes : argent, or, cuivre.
ne varietur, mots lat. signif. : Qu'il ne soit rien changé. On les emploie en librairie (édition ne varietur)et aussi au Palais, pour accompagner un parafe empêchant une substitution de pièce.
néve n. m. (du lat. nix, nivis, neige). Masse do neige durcie, qui est à l'origine d'un glacier.
Nevele, comm. de Belgique (Flandre-Orientale, arr. de Gand) ; 3.340 h. Bonneterie; dentelles; manufacture de tabac.
Nevers [vèr], anc. capit. du Nivernais, ch.-l. du dép. de la Nièvre, sur la Loire ; ch. de f. P.-L.-M. ; à 23V kil. de Paris; 27.000 h. (Nivernais).
Evêché. Patrie dNA. Billaut.
Chaumette, Ducrot. — L'arr. a 8 cant., 93 comm., 122.320 h. ; le cant a 12 comm. et 38.000 h.
Nevers (Louis de Gonzague, duc de), capitaine du temps de la Ligue, m. à Nesle (1539-1595); beau-frère de Condé, à qui il sauva la vie à la Saint-Barthélémy, dont il fut un des organisateurs ; il se rallia ensuite à Henri IV. On lui
Arm.^s de Nevers.
doit des Mémoires.
Nevers (Philippe-Julien Mancini, duc de), littérateur français, neveu par sa mère de Mazarin, né à Rome, m. à Paris (1641-1707). Il compta parmi les. plus actifs ennemis de Racine et participa à la cabale de Phèdre.
neveu n. m. (lat. nepos). Fils du frère ou dv la soeur. Neveu à ta mode de Bretagne, fils du cousin germain ou de la cousine germaine. Cardinal-neveu, cardinal qui est le neveu du pape vivant. PI. Nos neveux, nos arrière-neveux, nos descendants, la postérité.
Neveu de Rameau (le), ouvrage de Diderot, composé vers 1762; livre un peu étrange, qui tient à la fois de la satire et du roman. C'est un portrait incomparable du bohème de lettres du xvme siècle.
Névez, comm. du Finistère, arr. et à 25 kil. de Quimperlé, sur l'Aven et à proximité de Pont-Aven ; 2.920 h. Bains de mer.
névragmie [vragh-mi] n. f. (du gr. neuron, nerf, et agmos, fancture). Arrachement ou sectionnement d'un nerf, chez un animal, pour déterminer sa dégénérescence et étudier ainsi son trajet.
névragmique [vragh-mi-ke] adj. Qui a rapport à la névragmie.
névralgie [ji] n. f. (du gr. neuron, nerf, et algos, douleur). Douleur vive, ressentie sur le trajet des nerfs ; névralgie faciale, intercostale.
— Encycl. Les névralgies s'observent dans l'anémie, la neurasthénie, l'arthritisme, dans certaines affections viscérales, etc. Suivant le trajet du nerf atteint, on distingue des névralgies faciale, intercostale, sciatique, etc.
Le traitement varie suivant qu'on a affaire à des névralgies symptomatiques ou idiopathiques ; dans le premier cas, il faut traiter la maladie générale, dans le second, l'opium, la morphine, la bellarione, l'aconitine, le chloroforme, etc., et tous les analgésiques sont indiqués.
Les révulsifs, l'hydrothérapie, le massage, l'électricité donnent de bons résultats. Dans les cas rebelles, on peut recourir à l'élongation du nerf ou à la névrotomie.
névralgique adj. Qui a rapport à la névralgie : douleurs névralgiques.
névraxe [vrak-se] n. m. (du gr. neuron, nerf, et de axe). Ensemble des centres nerveux, comprenant l'encéphale et la moelle épinière.
névrilématique adj. Qui a rapport au névrilcme.
névrilème n. m. (du gr. neuron, nerf, et eiltma, membrane). Sorte de gaine qui enveloppe les nerfs.
névrilémite n. f. Inflammation du névrilème,
nevrilité n. f. (dn gr. neuron, nerf). Propriété inhérente aux cellules nerveuses. (On dit aussi neurilité.)
— Encycl. La nevrilité ou neurilité est la propriété des nerfs d'agir soit pour percevoir les impressions, soit pour imprimer les mouvements.
névrine ou neurine n. f. (du gr. neuron,
nerf). Base organique qu'on appelle aussi choline, et qu'on extrait de la bile du porc, du cerveau du bœuf, etc.
névrite n. f. (du gr. neuron, nerf). Lésion inflammatoire des nerfs.
— Encycl. La névrite résulte d'un traumatisme, d'une compression, d'une intoxication ; elle peut être aiguë ou chronique. Dans ce dernier cas, le nerf atteint est augmenté de volume et douloureux tout le long de son trajet. Le traitement consiste en révulsifs et injections de morphine, puis, quand la période aiguë a disparu, en électricité.
névritique adj. Qui a rapport a la név :te.
névrobalistique ou neurobalistique
NÉV
[lis-ti-kc] adj. f. (du gr. ncuron, nerf, et de balistique). Se dit d'une machine de jet mise en mouvement par la force de torsion de câbles fails de tendons d'animaux ou de fibres végétales.
névrodermie \dér-mt\ n. f. (du gr. ncuron,
nerf, et derma, peau). Ncuroderniatosc, dans laquelle on constate un prurit intense, mais pas ou peu de réaction cutanée.
névrodermite [dir] n. f. Neurodermatosc dans laquelle on observe une réaction cutanée intense, des éruptions lichi informes, etc.
névroglie \gli] n. f. (du gr. neuron, nerf, et ijlia, glu). Substance qui remplit les espaces interecllulaires du système nerveux.
néVTOglique adj. Qui a rapport, qui ressemble à la névroglie : sarcome nèvroglique.
névrographe n. m. Syn. de nelrographe.
névrographie n. f. pSyn. de neurooraphie
névrolOgie n. f. Syn. de neurologie.
Qéviome n. m. (du gr. neuron, nerf). Nom donné aux tumeurs développées sur le trajet d'un nerf.
— Encycl. Les névromes déterminent de violentes douleurs spontanées, des crises névralgiques atroces, avec secousses musculaires au moindre contact. On en rencontre parfois dans les moignons d'amputation, mais le plus souvent le névrome est consécutif à la plaie traumatique infectée d'un nerf.
Le traitement consiste en la compression forcée ou l'extirpation, la résection du nerf atteint, quelquefois même l'amputation du membre.
névropathe adj. et n. (du gr. neuron, nerf, et ■pathos, souffrance). Qui souffre des nerfs: les névropathes s'exagèrent souvent leurs souffrances.
névropathie [ti] n. f. (de névropathe). Trouble des fonctions du système nerveux.
— Encyci.. Les symptômes des névropatbies sont multiples et changeants : céphalée, névralgies, fatigue, dépression mentale, insomnie, troubles sensoriels, circulatoires et surtout gastro-intestinaux. Mais tous ces troubles ne répondent à aucune lésion. La névropathie est parfois sous la dépendance de certaines maladies générales, le traitement est celui de la cause; sinon, c'est celui de la neurasthénie.
névropathique adj. Qui appartient à la névropathie.
névropathologie n. f. V. neuropathologie.
névroptère adj. (du gr neuron, nerf, et pteron, aile). Entom. Dont les ailes sont transparentes et traversées de veines croisées en réseau. N. m. pi. Ordre d'insectes comprenant ceux qui, comme les fourmis-lions, les phryganes, etc., possèdent quatre ailes membraneuses et ont des métamorphoses complètes. S. un névroptère.
— Encycl. Autrefois, on réunissait sous cette dénomination toutes sortes d'insectes ayant les caractères les plus divers, et qui présentaient des méta-
N.vroptères: 1. Fourmi-lion; 8. Sa larve; 3. Phrygane ; 4. Sa Jarve ; 5. Mantispe ; 6* Sa larve ; 7. Raphidie : 8. Sa larve.
morphoses incomplètes, comme les libellules, ou des métamorphoses complètes, comme les phryganes. Aujourd'hui, les psoques, les libellules, les termites, les éphémères sont classés parmi les orthoptères (pseudo-névroptères). Les névroptéres proprement dits sont, au moins à l'état larvaire, toujours carnassiers; leurs larves vivent souvent sous l'eau, mais les adultes sont aériens. On les divise en planipennes (panorpes, fourmis-lions, etc.; et trichoptères (phryganes).
névrose [vrô-ze]n.f. (du gr. ncuron, nerf). Nom donné aux troubles du système nerveux : la neurasthénie est une névrose.
— Encycl. Les maladies groupées sous le nom de névroses sont extrêmement complexes. Voici la classification usuelle ;
1° Spasmes fonctionnels, crampes des écrivains, tétanie, caractérisés par des contractions;
2° Hystérie, épilepsie, caractérisées par des attaques convulsives ;
3° Chorèe, paralysie agitante, caractérisées par des tremblements ;
4» Maladie de Mémèrc. V. vertige.
5" Migraine, asphyxie locale, gangrène symétrique des extrémités;
6° Neurasthénie, manie, monomanie, lypémanie. V. ces mots.
névrosé [zé], e adj. etn. Se dit d'une personne atteinte de névrose: un enfant névrosé ; une névrosée.
néVTOSique [si-ke] adj. Qui se rapporte à une névrose : troubles névrosiques.
néVTOSthénie [sté-ni] n. f. (du gr. neuron, nerf, et sthenos, force). Etat névropathique, caractérisé par la surexcitation nerveuse, l'hypersensibilité aux causes les plus légères.
névrotique adj. (du gr. neuron, nerf). Se dit des médicaments qui ont une action spéciale sur les nerfs.
névrotome n. m. Scalpel à deux tranchants, utilisé pour la dissection des nerfs.
névrotomie [mi] n. f. (du gr. neuron, nerf, et tome", section). Section d'un cordon nerveux. % — Encycl. Chir. La névrotomie d'un nerf sensitif est indiquée pour combattre les névralgies rebelles à l'action des médicaments analgésiques : en particulier, les névralgies du trijumeau et le tic douloureux de la face.
— Art vétér. La névrotomie est très pratiquée sur les nerfs de la région digitale (nerf plantaire) pour faire disparaître les claudications, conséquence des maladies chroniques de la région phalangienne. On la pratique au-dessus ou au-dessous du boulet.
névrotomique adj. Qui appartient à la né-
vi ..tomic.
nevrOUZ n m. Premier jour de l'année des anciens Perses.
new, mot angl. signif. neuf, nouveau, et qui en re dans la composition de nombreux noms géographiques.
Newark, v. des Etats-Unis (New -Jersey) ; 290.000 h. Port sur la baie de Newark. Nombreuses industries.
New-Bedford, v. des Etats-Unis (Massachusetts), sur la baie de Blizzard ; (JO.OuO h. Industrie cotonnière.
Newbtirg, v. des Etats-Unis (New-York), sur 1 Hudson ; 30.000 h. Grand commerce, industries variées.
Newbury, v. d'Angleterre (Berks), au confluent du Lamborne avec le Kennet ; 11.000 h. En 1043 et en 1644, batailles entre l'armée de Charles I" et celle du Parlement.
Newcastle, v. d'Australie (Nouvelle-Galles du Sud); 60.000 h. Port actif; commerce important de charbon.
Newcastle (William Cavendish, duc de), général anglais, un des meilleurs lieutenants de Charles l", m. à Londres (1592-1676).
Newcastle (Thomas Pelham IIoli.es, duc de), homme d'Etat anglais, m. à Londres (1693-1708), qui fut au pouvoir en 1754, 1756, 1765.
Newcastle ouNewcastle-upon-Tyne
[niou], v. d'Angleterre, ch.-l. du comté de Northumberland. sur le Tyne ; 2GS.000 h. Centre de commerce de la houille dans le nord de l'Angleterre.
Newcastle-under-Lyme, v. d'Angleterre
(Stafford), surlaLyme ; 20.000 h. Houille, fonderies.
Newcommen (Thomas), mécanicien anglais de la fin du xvn= siècle, né à Darmouth, inventeur d'une des premières machines à vapeur, dont le principe est celui des machines atmosphériques.
Newgate, une des rues les plus fréquentées de Londres. La prison de Newgate est située à l'une de ses extrémités.
N e w - Hampshi-
re, un des
Etats unis d'Amérique ; 432.000 h.
Capit. Cojicord. Grandes forêts.
Kewha v e n ,
port d'Angleterre (Sussex)
Machine de Newcommen : A, chaudière ; F, fourneau ; C, cylindre ; P, piston ; B, balancier ; T, tige; D, poids additionnel.
sur la Manche; 7 000 h. Service de paquebots pour Dieppe. Exportation de houille.
New-Haven, v. des Etats unis (Connecticul) ; 122.000 h. Port sur la baie de New-Haven.
New-Jersey, un des Etats unis de l'Amérique du Nord ; 2.196.000 h. Capit. Trenton. Mines de ter et de zinc, grandes industries.
new-kent [pr. angl. niou-kènt'] n. m. Nom donné à une variété améliorée de la race ovine de Kent, qui a servi à Malingié pour la création des moutons de la Charmoise, par croisement avec la race berrichonne.
Ncwman (Jean-Henri), cardinal, théologien et écrivain anglais, né à Londres, m. à Edgbaston (1801-1890). Son rôle dans le mouvement puseyiste et sa conversion au catholicisme furent des événements considérables dans l'histoire religieuse de l'Angleterre. Parmi ses ouvrages, citons : le Développement de la doctrine chrétienne, la Grammaire de l'assentiment; les romans religieux Perte et Gain, Callista et son admirable Apologie de ma vie.
newmarket [niou-mar-kèf] n. m. Habit d'homme, d'origine anglaise. (Vx.)
Newmarket, v. d'Angleterre ( S u f folk) ; 6.500 h.
Courses de chevaux.
Newport,
v. d'Angleterre ( Monmouthj , sur l'Usk; 75.000 h. Métallurgie.
Newport,
v. et port des
Etats-Unis (Rhode-Island,; 30.000 h. Bains.
Newry,
v. d'Irlande (Ulster), sur la rivière homonyme ; 15.000 h. Toiles.
Newski
(Pierre Corvin nE Kroukovskoy, dit Pierre), littérateur russe, né à Nijni- Novgorod, m. à Asnières (1844- 1899); auteur, avec Dumas fils, des Daniche/f.
Newstead Abbey, abbaye d'Angleterre (comté de Nottingham). beau spécimen de l'architecture anglaise primitive; propriété de lord Byron jusqu'en 1818.