NEY
Newton [neu-lon ou niou-ion'] (Isaac), mathématicien, physicien , astronome et philosophe anglais, né à Woolsthorpe. m. à Londres (1642-1727). Il s'est rendu immortel par sa découverte des lois de la gravitation universelle, son explication de la décomposition de la lumière et par ses travaux remarquables sur la géométrie et le calcul des fluxions, dont il posa les premières règles au même moment où Leibniz inventait le calcul différentiel- Newton (pomme de), allusion à la circonstance qui mit le grand astronome sur la trace des lois de l'attraction universelle. Depuis longtemps Newton étudiait la théorie de Kepler sur les lois ui président aux mouvements es planètes. Un jour que, livré à ses pensées, il était assis sous un pommier, une pomme tomba à seB pieds. Ce petit incident le jeta dans de profondes réflexions sur la nature de cette singulière puissance qui sollicite les corps vers le centre de la Terre et les y précipite avec une vitesse accélérée. Aussitôt un éclair illumina son esprit. Pourquoi, se demanda-t-il, ce pouvoir de l'attraction ne s'étendrait-il pas jusquà la Lune? Et alors, quelle est la force qui retient celle-ci dans son orbite autour de la Terre? Puis il étendit cette interrogation jusqu'aux planètes qui se meuvent autour du Soleil. Newton était sur la voie de la grande découverte que ses calculs devaient bientôt déterminer rigoureusement. On rappelle la pomme de Newton pour faire entendre que d'importants résultats sont dus quelquefois à des causes insignifiantes ou même étrangères.
newtonianisme [neu-to-ni-a-nis-me] ou newtonisme [neu-to-nis-me] n. m. Système de Newton, relativement aux causes du mouvement des corps célestes.
ne wtonien, enne [neu-to-ni-in, è-ne] adj. Qui a rapport au système astronomique et philosophique de Newton. N. m. Partisan du système de Newton.
New-York [neu-i-ork ou niou-i-ork], v. la plus importante des Etats-Unis, dans l'Etat de New-York, sur l'océan Atlantique, à l'embouchure de l'Hudson ; 4.120.000 h. (New-Yorkais). Archevêché catholique, évêché anglican ; université, écoles de médecine et de théologie, académie des beaux-arts, nombreuses bibliothèques ; entrepôt de commerce immense, en relations suivies avec toute l'Europe, machines-outils, salaisons, conserves alimentaires.
New- York, un des Etats unis de l'Amérique du Nord ; 8.227.000 h. Ch.-l. Albany. Nombreuses industries.
Nexon [nèk-son], ch.-l. de c. (Haute-Vienne), arr. de Saint-Yrieix. au-dessus d'un affluent de l'Aixette ; 3.230 h. Ch. de f. Orl. — Le cant. a 8 comm. et 11.900 h.
Ney [ne] (Michel), duc d'Elchingen, prince de i.a Moskowa, maréchal de France, né à Sarrelouis, fusillé à Paris (1769-1815). Fils d'un tonnelier, il s'engagea en 1788, se couvrit de gloire dans les guerres de la Révolution et de l'Empire, notamment au cours des opérations autour d'Ulm, à Iéna, à Friedland et surtout dans la campagne de Russie, au cours de laquelle il battit plusieurs fois les Russes et montra un sang-froid et une intrépidité admirables pendant la retraite. ,/S| Napoléon le surnomma le Brave "'• des braves. Créé pair de France par Louis XVIII, il se déclara pour Napoléon I" aux Cent- Jours et se battit héroïquement à Waterloo, où il chercha vainement la mort. A la seconde Restauration, il fut condamné à mort par la cour des pairs et fusillé près de l'Observatoire de Paris.
Ney (statue de), par Rude (1853), place de l'Observatoire (Paris), près de l'endroit où le maréchal Ney fut fusillé.
Ney soutenant l'arrière-garde de la Grande Armée, tableau d'Adolphe Yvon, au Mu-
sée de Versailles; épisode de la retraite de Russie.
Ney (Napoléon-Joseph), prince de la Moskowa,
général, pair de France, et compositeur distingué,
né à Paris, m. à Saint-Germain-en-Laye (1803-1857)-