NICHAM
Nichanel - Anouar
{ordre du), du sultanat de Tadjourah , ordre colonial français, fondé en 1888
par Ahmet-ben-Mohammed en souvenir de l'établissement du protectorat. Ruban bleu foncé, bande ver t.icaleblan- ^^^ chedutiers ^ de la largeurtotale.
Nichan- Iftikhar [ordre du) ou ordre delaGloire, ordre turc établi en 1831 par le sultan Mahmoud II; ruban rouge, avec un liséré vertdechaque côté.
Nichan-Iftikhar de Tunis (ordre du), institué en 1837 par Ahmed-bey; ruban vert, avec deux lisérés rouges sur chaque côté.
Nichan-Imtiaz (ordre du) ou du Mérite, ordre turc, fondé par Abdul-Hamid II en 1879. C'est le premier de l'Empire ottoman . Trois classes ; ruban moitié rouge , moitié vert.
nichard [char], en. Qui aime à faire des niches.
niche n. f. (ital. nicc/tia).
Ordre du Nichan-eï- Ordre du Nichan-Iftikhar Anouar (Tadjourah). (Turquie).
Ordre du Nichanll'tikhar de Tunis.
Ordre du Nichan-Imtiaz ITurquie).
Enfoncement pratiqué dans un mur pour y placer une statue, un poêle, etc. Réduit ménagé pour pla-
cer un lit dans un appartement. Meuble en forme de petite maison servant de réduit à un animal domestique.
niche n. f. Malice, espièglerie : les enfants aiment à faire des niches.
nichée [ché] n. f. (de nicher) Tous les oiseaux d'une même couvée encore au nid. Par ext. : une nichée d'enfants; une nichée de souris.
nicher [ché] v. n. (lat. nidificare). Faire son nid : la fauvette niche dans les buissons. V. a. Placer en quelque endroit: qui vous a niché là? Se nicher v. pr. Faire son nid. Par ext. Se caser. Fig. Se cacher : où s'est-il niché ? Allus. litt. : Où la vertu va-t-elle se nicher? C'est un mot de Molière, un jour qu'un mendiant, à qui il avait donné par erreur un louis d'or, le lui rapportait. Molière lui en donna un second.
nlchet [ché] n. m. Œuf que l'on met dans un nid pour que les poules y aillent pondre.
nicheur, euse [eu-ze] adj. Qui construit des nids-
nicheux [cheu] n. m. Sorte de nid où l'on place le nichet.
nlchoir n. m. Cage disposée pour mettre couver des oiseaux. Panier à claire-voie, où l'on fait couver les oiseaux de basse-cour.
Nicholson [kol] (William), savant chimiste et physicien anglais, né et m. à Londres (1733-1815). On lui doit l'invention de l'aréomètre qui porte son nom.
nichon n. m. Pop. Sein de femme.
NiciaS [si-ass], général athénien, chef du parti aristocratique contre Cléon. Il se distingua dans la guerre du Péloponèse , enleva Cythère aux Spartiates, signa avec eux un traité de paix (421), échoua et périt dans l'expédition de Sicile, cerné près de Catane par les Syracusains (413 av. J.-C).
nickel [ni-kèl] n. m. Nicholson
(du n. du génie des mines,
dans la mythologie Scandinave). Métal d'un blanc grisâtre, brillant, à cassure fibreuse; le nickel est abondant en Nouvelle-Calédonie.
— Encycl. Le nickel, Ni, a pour densité 9; il est fusible vers 1.400», très malléable et en même temps très tenace et très ductile; il est utilisé en galvanoplastie pour le nickelage et sert à la fabrication de la pièce de monnaie de 25 centimes. Le nickel s'allie facilement à la plupart des métaux, et certains de ces alliages sont très utilisés : avec le cuivre (75 Cu, 25 Ni), il forme l'alliage monétaire allemand, avec le cuivre et le zinc, les alliages monétaires belge, chilien, etc. Le maillechort des couverts de table, l'argent allemand, etc., sont un alliage de cuivre, nickel et zinc. Le nickel donne une grande résistance à l'acier et au fer (ferronickel); on se sert d'acier au nickel pour les roues de wagons ; à 3 pour 100 de nickel, ils résistent à une charge de 125 à 160 kilogrammes par millimètre carré. L'acier au nickel sert aussi au blindage des navires, ainsi que les aciers au chromo-nickel (2 p. 100 Ni, 1 p. 100 Cr), qui sont encore plus durs. Le nickel se soude bien au fer; on lamine des tôles (plaqué de nickel) composées d'une lame d'acier prise entre deux plaques de nickel.
Le nickel se rencontre dans la nature à l'état de sulfure (mellerite, etc.), d'arséniure (kupfernickel, nickeline, etc), d'arséniosulfure (disomose), d'arséniate hydraté (annabergite ou nickelocre), d'hydrosilicate magnésien [garniérite ou nouméite), ce dernier abondant en Nouvelle-Calédonie. Tous ces minerais peuvent être exploités pour l'extraction du métal.
nickelage [ni-ke] n. m. Action de nickeler.
— Encycl. Le nickelage se fait par galvanoplastie. On recouvre de nickel les instruments de chirurgie, les objets de sellerie, etc., en un mot, tous les objets en laiton ou en fer facilement oxydables. On fait également passer au nickelage les galvanos (cuivre) d'imprimerie, afin de leur assurer une plus longue durée. Voici la formule d'un bain de nickelage : sulfate de nickel pur, 1 kilogramme; tartrate. d'ammoniaque neutre, 725 gr. ; acide tannique à l'éther, 5 gr. ; eau, 20 litres.
nickeler [ni-ke-lé] v. a. (Prend deux l devant une syllabe muette : je nickelle.) Recouvrir d'une couche de nickel: nickeler le fourreau d'un sabre.
nickélifère [ni-ké] adj. (de nickel, et du lat. ferre, porter). Qui contient du nickel : gisement nickélifère.
nickeline [ni-ké] n.f. Arséniure naturel de nickel, de couleur rouge, appelé aussi kupfernickel.
nickélique [ni-ké-li-ke] adj. Qui a rapport au nickel.
nickélisage n. m. Syn. de nickelage.
nickéliser v. a. Syn. de nickeler.
nickelure [ni-ke] n. f. Art de nickeler. Travail fait en nickelant.
NiCObar (îles), archipel anglais de 19 îles dans le golfe du Bengale ; 6.000 h. (Nirobarais ou Nicobarins). Palmiers. Climat malsain et pluvieux.
niCOdème n. m. (n. pr.). Fam. Niais.
NiCOdème (saint), Juif pharisien, qui devint disciple de J.-C. Un des Evangiles apocryphes porte le nom de Nicodème. Fête le 3 août.
nicol n. m. Appareil de polarisation, inventé par le physicien anglais Nicol (1758-1851), et qui est fondé sur l'inégale réfrangibilite des deux rayons polarisés dans les cristaux biréfringents.
NiCOlaïj famille du Vivarais, qui a donné de nombreux premiers présidents à la chambre des Comptes de Paris, et dont un membre, Antoine- Chrétien, maréchal de France (1712-1777), se signala à Crevelt et à Minden.
Nicolaïef. Géogr. V. Nikolaïef.
nicolaïsme [is-me] n. m. Doctrine des nicolaïtes.
nicolaïte n. (du gr. nikân, vaincre, séduire, et laos , peuple). Membre d'une secte hérétique du ier siècle, caractérisée par l'immoralité de ses mœurs-
— Encycl. Les nicolaites, déclarant licites les pires immoralités, conformaient leur vie à leurs enseignements Plusieurs critiques considèrent le terme de nicolaites comme un simple surnom, donné à ces hérétiques par allusion aux scandales de leurs mœurs. Le nom de nicolaites reparut au XIe siècle ; on le donna alors aux clercs qui. bien que revêtus des ordres sacrés, refusaient de pratiquer la continence.
nicolas [la] n. m. Nom propre qui se prend comme nicodème, dans le sens de sot, niais.
Nicolas [tel (saint), évéque de Myre (Lycie), persécuté sous Dioclétien ; patron de la Russie. Une légende, qui lui attribue la résurrection de trois petits enfants mis à mort par un boucher, fait qu'il est devenu aussi le patron des tout jeunes garçons. — Fête le 6 décembre.
Nicolas (le Jeu de saint , miracle dramatique, par Jean Bodel d'Arras, écrit vers 1200, le plus ancien spécimen connu de ce genre.
Nicolas Ier (saint), le Grand, né et m. à Rome, pape de 858 à 867. Il accrut puissamment l'autorité pontificale. On a conservé de lui des lettres fort intéressantes. Fête le 13 novembre. — Nicolas II [Girard de Bourgogne), né à Chevron (Bourgogne , m. à Florence, pape de 1038 à 1001. 11 favorisa les princes normands Raoul et Robert Guiscard dans leurs conquêtes du sud de l'Italie. — Nicolas III (Orsini), né et m. à Rome, pape de 1277 à 1280. Il obtint de l'empereur Rodolphe de Habsbourg d'importantes cessions de territoire en Italie. — Nicolas IV (d'Ascoli), né à Alessiano (prov. d'Ascoli), pape de 1288 à 1292. On a de lui un recueil de Lettres latines. — Nicolas V (Parentucelli), né à Pise, m. à Rome, pape de 1447 à 1455. Il fut un des plus actifs promoteurs de la Renaissance littéraire et artistique de l'Italie et sa politique fut très conciliatrice. A la nouvelle de la prise de Constantinople par Mahomet II, il essaya mais inutilement de décider les princes d'Europe à entreprendre une croisade contre les Turcs.
Nicolas V (Pierre de Corbière), antipape sous le règne de Jean XXII, m. à Avignon (1260-1336).
Nicolas Ier, fils de- Paul I", né à Saint-Pétersbourg en 1796, tsar de Russie de 1825 à 1855, successeur d'Alexandre I". Il conquit Erivan sur la Perse ( 1826 ), intervint, avec la France et l'Angleterre , en faveur des Grecs (1827-1829), mais échoua contre la Turquie, par suite de l'intervention de la France et de l'Angleterre en Crimée (1855). En 1848, il avait aidé l'Autriche à réprimer l'insurrection hongroise. Il eut pour successeur Alexandre II. — Nicolas II, fils et successeur d'Alexandre III, né en 1868, monté sur le trône en 189V.
Sous son règne ont eu lieu la conférence pacifiste de La Haye, la guerre russo-japonaise et l'inauguration , en Russie, du régime parlementaire.
Nicolas I" ou Nikita
(Petrovich Niégoch), prince de Monténégro, né en 1841, monté sur le trône en 1 8110, comme successeur de Danilo Ier, son oncle. Il a soutenu contre la Turquie plusieurs guerres heureuses, notamment en 1862 et en 1877. et obtenu au traité de Berlin (1878) de notables agrandissements pour son petilÈtat. De son mariage avec Miléna (v. ce nom), il a eu neuf enfants: trois fils (Danilo, Mirko et Pierre) et six filles, d*ontl'une, la princesse Hélène, est devenue reine d'Italie.
Nicolas Nickleby, roman de Charles Dickens, œuvre pleine à la fois d'esprit et de sensibilité. C'est l'histoire de deux orphelins, Nicolas et sa sœur Catherine, confiés à un oncle très riche, mais d'une cupidité infâme (1839).
Nicolas de Cusa, cardinal et théologien, né à Cusa, m. à Todi (1401-1464). Il parait avoir soupçonné le mouvement de la terre et l'immobilité du soleil.
Nicole (Pierre), moraliste et théologien, né à Chartres, m. à Paris (1625 ou 1 628-1695), solitaire de Port-Royal, professeur aux Petites Ecoles, auteur de célèbres Essais de morale, et, en collaboration avec Arnauld, de la Logique de Port-Royal. D'un caractère doux et paisible, il eut pourtant de vives polémiques avec les jésuites, avec Desmarets de Saint-Sorlin, etc.
Nicole, personnage du Bourgeois gentilhomme, de ,
Molière ; nom qui a passé dans Nicole.
le langage pour désigner ces
servantes fidèles, dévouées, mais qui ont conservé leur franc parler
NiCOlet [le] (Jean-Baptiste), directeur d'un théâtre forain, né à Paris (1728-1796). Comme il attirait constamment la foule par la variété et la nouveauté de ses spectacles, l'expression de plus en plus ■ fort, comme chez Nicolet devint proverbiale. Il fonda le théâtre de la Gaîté.
NiCOlini (Ernest-Nicoi.AS, dit), ténor français, m. à Paris en 1898, mari d'Adelina Patti, divorcée du marquis de Caux.
NiCOllet (Joseph-Nicolas), astronome français, né àCluses, m. à Washington (1786-1843).
niCOlO n. m. Archéol. Sorte de hautbois.
Nicolas de Monténégro*
NIC