‹ Le Larousse pour tousChapitre 289 sur 979 · NID · texte numérisé non relu

NID

Nids : I. D'écureuil «les Philippines. — 2. De souris des moissons. 9. De salangane. — 10. D'hirondelle. — 11. De phaétoris pygmée. — 12. D<

termite du Queensland

3. De textor. — 4. De tisserin. — 5. De rousserolle. — 6. De pinson. — 7. De fauvette couturière. — 8. De mésange rémiz. cigogne. — 13. D'épinoche. — !*■ D'eumène française. — 15. De poliste. — 16. De guêpe. — 17. De guêpe cartonnièie. — lo'. De

■ 19. De mygale du Venezuela. — 20. D'argiope,

NiCOlO (Nicolas Isoiiahd, dit), compositeur de musique français, ne à Malte, m. à Paris (1773-1818), musicien charmant et gracieux.

bien que parfois un peu négligé; auteur des opéras-comiques : les Rendez-vous bourgeois, Cendrillon, Joconde, Jeannot et Collin, etc.

Nicomaque de sta-

gyre , médecin de Philippe, roi de Macédoine. Il fut le père d'Aristote.

Nicomaque, peintre grec, né à Thèbes dans la première moitié du iv« siècle av. J.-C.

NiCOmède I", roi de Bithynie de 270 à 230 av. J.-C, 7 allié des Gaulois, fondateur de Nicomédie ; — Nicomède II, N,ooI°'

Epiphane, allié des Romains, roi de 142 à 91, après le meurtre de Prusias. C'est lui que Corneille a pris pour héros dans sa tragédie de Nicomède; — Nicomède III, Philopator, ennemi de Mithridate et allié des Romains. César, dans sa jeunesse, passa quelque temps à sa cour (91-74).

Nicomède, tragédie de Pierre Corneille (1631). Prusias, roi de Bithynie, dominé par sa seconde femme Arsinoê, a éloigné son fils Nicomède, né d'un premier mariage, et fait revenir de Rome Attale, son second fils, que le sénat veut lui donner comme successeur. L'ambassadeur romain, Flaminius, a reçu l'ordre de soutenir Attale et de s'opposer au mariage de Nicomède avec Laodice. Mais Nicomède revient à la cour de Prusias, lutte contre Arsinoê et contre Flaminius, et finit, après avoir couru de véritables dangers, par triompher de ses ennemis, auxquels il pardonne. Corneille s'était proposé de faire de sa tragédie une véritable étude de la politique romaine. Le caractère de Nicomède est un des plus beaux qu'ait immortalisés Corneille. C'est dans cette pièce que se trouve ce vers :

Ah ! ne me brouillez pas avec la république !

qui s'emploie pour marquer la peur que l'on a de déplaire à un parti puissant.

Nicomédie, anc. v. de Bithynie, colonie romaine importante sous l'empire; auj. Ismid.

NiCOpoli ou NebOl, anc. Niropolis, v. de la Bulgarie, sur le Danube ; 3.000 h. Victoire de Trajan sur les Daces, et de Bajazet sur les Hongrois et un contingent français, commandé par le comte de Nevers, qui y gagna le surnom de Jean sans Peur (1396).

Nicosie [si], v. d'Italie (Sicile, prov.de Catane) ; 13.300 h. Pâtes alimentaires.

NiCOt [ko] (Jean), diplomate français, ambassadeur à Lisbonne, né à Nimes, m. à Paris (1330-1600) ; il importa le tabac en France. Il mourut curé de Brie-Comte-Robert.

niCOtéine n. f. Alcaloïde découvert en 1901 dans la nicotine.

Nicotera (Giovanni, baron), homme d'Etat italien, né à San Biase.enCalabre, m. à Vico Equense (1828-1894); prit une part active au soulèvement républicain des Calabres et au siège de Rome (1848). Il réprima le brigandage en Sicile.

nicotiane [si-a-ne] n. f. Nom que porta d'abord le tabacen France (de A'icot.quil'y introduisit .

nicotianine [si] n. f. Substance fournie par la distillation avec de l'eau des feuilles fraîches de tabac. (On l'appelle aussi huile ou essence de tabac.)

DiCOtine n. f. (de Nicot n. pr.). Alcaloïde qu'on extrait du tabac : la nicotine est un poison des plus •siolenls.

— Encycl. La nicotine se rattache à la pyridine ; elle a pour formule chimique C">HlvAz'. Pour la préparer, on traite le jus de tabac saturé de sel marin par la soude et l'éther. C'est un liquide incolore, qui brunit à l'air en absorbant l'oxygène ; elle a pour densité 1,033 et bout à 217». Elle brûle avec une flamme fuligineuse. C'est un poison très violent ; une goutte dans l'œil d'un chat suffit pour le tuer instantanément. Son antidote est le tanin ou, à son défaut, une infusion de thé, de café vert, d'écorce de chêne, qui agit par l'acide tannique qu'elle contient. Le jus de tabac ou le sulfate impur de nicotine sont employés contre le puceron des rosiers, la gale des moutons, etc.

nicotineux, euse [neu, cu-ze] adj. Qui contient de la nicotine.

niCOtinique adj. Qui se rapporte à la nicotine.

niCOtiniSme [nis-me] n.m. Ensemble des phénomènes morbides que produit l'empoisonnement par abus du tabac. (On dit aussi tabagisme.)

niCOtique adj. Qui a rapport au tabac.

niCOtiser [ze~] v. a. Imprégner de tabac.

nictation inih-ta-si-on] ou nictitation [nift,

si-on] n. f. (du lat. niclare, clignoter). Clignotement.

nicter [nik-téi] v. n. (lat. nictare). Cligner des yeux, en parlant des chevaux.

NiCtheroy, v. du Brésil, capitale de l'Etat de Rio-de-Janeiro, à l'entrée de la baie de Rio ; 33.000 h.

nictitant [nik-ti-tan], e adj. (de nicter). Clignotant. Paupière nictitunte, troisième paupière qui, chez les oiseaux de nuit, est destinée à tempérer l'éclat du jour.

nid [ni] n. m. (lat. nidus). Construction que font les oiseaux, certains insectes et certains poissons pour y déposer, couver leurs œufs et élever leurs petits : ne détruisez pas les nids des oiseaux. Habitation que se ménagent certains animaux : nid de rats, de guêpes. Par ext. Les petits qui habitent le nid, nichée : un nid en émoi. Habitation, logement : voyageuse qui rentre au nid. Repaire : un nid de brigands. Fig. Milieu où naissent certains sentiments, certaines pensées. Au nid, dès l'origine, aux débuts. Nid à rats, mauvais petit logement- Trouver la pie au nid, faire une importante découverte ou une précieuse trouvaille. Nid de pie, retranchement rapide qu'établissait l'assaillant dans la place qu'il venait de conquérir. Prov. : Petit à petit, l'oiseau fait son nid, à force de travail, de persévérance, on fait sa maison, sa fortune. A chaque oiseau son nid est beau, chacun admire sa maison, sa propriété. A petit oiseau petit nid, l'habitation doit répondre à notre état de fortune.

— Encycl. Presque tous les oiseaux construisent un nid pour y déposer leurs œufs et élever leurs petits ; il en est cependant, comme le coucou, qui se contentent de pondre dans les nids d'autres espèces, abandonnant ainsi le soin de leur progéniture à des parents de rencontre. En général, c'est la femelle qui construit le nid, tandis que le mâle apporte les matériaux. Ceux-ci sont fort divers : brins de paille, mousse, lichens, tiges de plantes, menues brindilles et branches, crin, laine, toiles d'araignée, boue, etc., tout est mis en œuvre. De même, l'architecture des nids est très variable ; grossière chez certaines espèces, elle devient au contraire de forme gracieuse chez certaines autres. Les oiseaux les plus précoces, c'est-à-dire ceux dont les petits peuvent sortir du nid aussitôt après leur éclosion, construisent leurs demeures sur le sol ; tel est le cas pour les autruches, casoars, la plupart des échassiers ; l'alouette, la perdrix, la caille font aussi leur nid à terre dans les sillons des champs, de même les coqs de bruyère, les faisans. Les talégalles et les mégapodes enfouissent leurs œufs sous des amas de détritus, qui, en se

décomposant, fournissent une chaleur activée encore par celle du soleil, et suffisante pour faire éclore les œufs ; ces constructions, en forme de pyramide, où plusieurs femelles réunissent leurs œufs, atteignent parfois deux mètres de haut et quatre de largeur à la base. Les rapaces (aigle, vautour, etc.) établissent leurs aires sur des points inaccessibles, dans les anfractuosités des rochers, au sommet des vieilles tours : les mouettes et les goélands nichent dans les rochers des côtes; les manchots, les albatros et les cormorans se groupent pour nicher sur les plateaux élevés ; les oies et canards sauvages font, au contraire, des nids isolés ; le cygne sauvage, la foulque noire, la poule d'eau, le grèbe huppé édifient de petits radeaux flottants. Au bord des eaux, l'hirondelle de rivage et le martin-pêcheur creusent des habitations souterraines, tandis que les fauvettes suspendent dans des feuilles de rospaux assemblées leurs petits nids, chefs-d'œuvre de délicatesse. Dans les buissons et les haies nidifient les passereaux (chardonneret, rouge-gorge, pinson, mésange, etc.) ; les tisserins, les textors, construisent des nids en fibres textiles d'un remarquable travail. Le ramier, le geai, la pie, le corbeau, etc., bâtissent les leurs sur les arbres élevés; la cigogne place souvent son nid au-dessus des cheminées, tandis que le martinet maçonne le sien dans les murailles, les cheminées, et que l'hirondelle accroche sa maçonnerie dans les coins des fenêtres, sous les corniches des maisons ; la salangane bâtit sur le flanc des rochers marins une petite conque faite d'algues agglutinées par de la salive, et dont sont friands les peuples d'extrême Orient. Les trous des troncs d'arbres sont mis à profit par les pics, huppes, grimpereaux, toucans, etc. ; le moineau niche dans toutes les anfractuosités des murs de maisons. L'amblyornis bâtit une hutte devant laquelle il dispose un véritable parterre, dont les Heurs flétries sont renouvelées chaque jour.

Les insectes construisent aussi des nids ; les plus remarquables sont ceux des mygales, creusés dans le sol, tapissés de soie et fermés par un opercule de terre gâchée, qui s'articule sur une charnière solide, puis ceux des hyménoptères sociaux (guêpes, bourdons), souvent souterrains, mais que certaines espèces placent dans les creux des murs, des arbres, ou suspendent aux branches, à l'abri de la pluie et du soleil ; les nids aériens de certaines guêpes sont faits d'une sorte de carton très solide, fabriqué par les insectes eux-mêmes et divisés à l'intérieur en une infinité de cellules. Les fourmis construisent des nids souterrains ou édifient à l'air libre des constructions qui atteignent et dépassent pour certaines espèces, comme les termites, la hauteur d'un homme.

Il faut enfin signaler lesnidsque bâtissent certains petits mammifères rongeurs (campagnols, souris des moissons), souvent attachés aux tiges des céréales , en tout gros comme le poing, et le nid que l'épinoche mâle construit avec desherbesentrelacées sur les plantes aquatiques.

Nid (te), groupe en marbre de Croisy (Luxembourg — 1832); œuvre fine et charmante représen-

Le Nid, d'après Croisy.

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