V. ME, ME ADSUM
nitchevo, mot russe qui veut dire ce n'est rien. Il revient souvent dans la conversation des Russes, et on le regarde comme le symbole du fatalisme de la race.
nitée [té] n. f. (de nid). S'est dit pour nichée.
nitèle n.f. Genre d'insectes hyménoptères porteaiguillon, dont la seule espèce (nitela Spinolx) est
Nisard.
popu-
répandue en Europe et commune dans le midi de la France, où elle niche dans les tiges sèches des ronces et les troncs des arbres vermoulus.
nitelle [lè-le] n. f. Genre d'algues de la famille des characées, qui croissent dans les étangs cl les eaux courantes.
— Encycl. Les nitelles sont des plantes dont la tige n'a pas plus de 2 à 3 millimètres de diamètre, mais peut atteindre plusieurs mètres de longueur. Cette tige principale, rigide parce qu'elle est incrustée de calcaire, émet des ramifications en verticilles 1res grêles, terminées par des anthéridies, qui peuvent donner naissance à vingt mille ou quarante mille anthérozoïdes.
nitescence [tissan-se] n. f. (du lat. nitescere, briller). Lueur, clarté. (Peu us.)
nitescent [tès-san], e adj. Clair, brillant.
Nithard [tur], fils d'Angilbert, abbé de Saint- Riquier, et de Bcrthc, fille de Charlemagne, un des plus anciens chroniqueurs français. C'est dans sa chronique que l'on trouve les précieux textes roman et tudesque des serments de Strasbourg; m. en 844.
nitidule n. f. Genre de coléoptères clavicornes, comprenant plus de cent espèces répandues sur tous le globe et vivant principalement dans les détritus de toute sorte et les substances en décomposition.
nitidulidés [dé] n. m. pi. Famille de coléoptères clavicornes, dont le genre nitidule est le type. S. un nitidulidè.
Nitiobriges, peuple de la Gaule celtique; v. pr. Aginnum (Agen).
Nitôkris [kriss] ou Nitakerit [rif], reine d'Egypte, de la 6« dynastie.
nitOUChe n. f. (contract. de n'y touche). Sainte nitouche, personne hypocrite, qui cache ses défauts sous une apparence de sagesse, de dévotion, de simplicité. Fam. Adjectiv. : un petit air sainte nitouche.
nitragine n. f. Préparation renfermant les microbes fixateurs de l'azoïe atmosphérique. (Certains agronomes avaient pensé qu'en ensemençant le sol avec la nitragine, les nodosités des légumineuses se formeraient en beaucoup plus grande quantité.)
nitranilate n. m. Sel dérivé de l'acide nitranilique.
nitranilique adj. Se dit d'un acide produit par l'action de l'acide nitrique sur l'indigo. Syn.
ACIDE INDIGOTIQUE.
nitratation [si-on] n. f. Conversion en nitrate. Action de nitrater les peaux.
nitrate n. m. Sel de l'acide nitrique ; le nitrate d'argent est un violent caustique.
— Encycl. Agric. Les nitrates ou azotates ont comme engrais un rôle des plus importants, car ce sont eux qui fournissent en grande partie l'azote nécessaire à la croissance des plantes. Ils sont employés surtout sous forme de nitrate de soude et de nitrate de potasse. V. azotate, nitiufication.
nitrate, e adj. Réduit à l'état de nitrate.
nitrater [té] v- a. Colorer en brun, à l'aide du nitrate d'argent : nitrater des peaux.
nitration [si-on] n. f. Nom donné à l'action de certains ferments qui transforment les composés nitreux en composés nitriques. V. nitrification.
nitre n. m. (lat. nitrum). Nom scientifique du salpêtre : d'abondants gisements de nitre existent au Pérou. Poét. Poudre à canon- (Vx.)
nitré, e adj. Méd. Qui contient du nitre.
nitreux, euse [ircu, eu-ze] adj. Qui tient du nitre : terre nitreuse. Acide nitreux, syn. de acide azoteux.
nitrière n. f. Lieu d'où l'on retire le nitre.
— Encycl. Les nitrières naturelles les plus importantes sont au Pérou; de nombreux monticules, restes d'anciens cimetières, renferment une forte proportion de nitrate, provenant de la décomposition des matières organiques; on trouve également au Pérou d'immenses gisements de sel marin mélangé de 20 à 65 p. 100 de nitrate sodique.
nitrificateur, trice adj. Qui produit la nitrification : agent nitrificateur.
nitrification [si-on] n. f. Transformation de l'anwnoniaque et de ses sels en nitrates (azotates).
— Encycl. La nitrification est produite, d'après Schlœsing et MOntz, qui ont étudié de très près ce phénomène, par des micro-organismes. Winogradsky, ayant isolé ces ferments, a démontré que la nitrification se fait en deux temps successifs : un ferment, qu'il nomme ferment nitreux, opère la transformation des composés ammoniacaux en composés nitreux (nitrosation) ; un autre ferment, ferment nitrique, fait subir aux composés nitreux une suroxydation et les transforme en composés nitriques (nitration).
Ainsi, les nitrates qu'absorbent les plantes d'organisation supérieure sont dus aux transformations successives des composés ammoniacaux du sol; mais ces derniers, à leur tour, proviennent des composés organiques azotés qu'excrètent les êtres vivants, ou que met en liberté la décomposition de leurs cadavres. On a donné le nom à' ammonisation à ce phénomène général, qui se produit dans les couches superficielles du sol, et dont un cas particulier est la fermentation ammoniacale de l'urée, produite par le micrococcus urese.
nitrifier [fi-é] (se) v. pr. (Se conj . comme prier.) Se couvrir de nitre.
nitrile n. m. Nom générique donné à chacun des composés qui constituent les éthers cyanhydriques comme Vacéto-nitrique (CH3,CAz) ou cyanure de méthyle, le propioniirile (Cil3, CAz) ou cyanure d'éthyle, etc.
nitrique adj. m. Acide nitrique, syn. de acide
AZOTIQUE. V. AZOTIqUE.
nitrite n. m. Sel de l'acide nitreux. Syn. de
AZOTITL'.
nitrobenzine [bin] n. f. Dérivé nitré de la benzine, connu sous le nom d'essence de nirbane.
— Encycl. La nitrobenzine prend naissance lorsqu'on traite la benzine à froid par un mélange d'acide nitrique et sulfurique. Elle a pour formule C6II=AzO». Elle sert de succédané à l'essence d'amandes amères; on l'appelle dans ce cas essence demirbanc; l'industrie des colorants l'utilise comme matière première de la fabrication de l'aniline et des rosanilines. La benzine peut être binitrée; les dinitrobenzines, mélangées d'azotate d'ammoniaque, entrent
NIV
dans la composition d'explosifs pour mines grisouteuses [sécurité, bellile).
nitrocalcite n. f. Nitrate hyyraté naturel de chaux.
nitrogène n. m. Nom donné parfois à l'azote.
nitroglycérine a. f. Explosif qui entre dans la composition de la dynamite.
— Encycl. La nitroglycérine ou trinitrine est un liquide jaune et sirupeux, que l'on obtient en versant graduellement de la glycérine dans un mélange d'acides nitrique et sulfurique concentrés.
Par le choc et surtout au moyen d'une amorce de fulminate, elle détone violemment; aussi, pour permettre de la manier, est-il nécessaire de 1 additionner de silice, charbon, sciure de bois, qui l'empêchent de détoner sous le choc; elle ne détone plus alors que sous l'influence d'une amorce : on l'appelle dynamite. Elle entre aussi dans la composition d'un certain nombre de poudres sans fumée.
nitroline n. f. Matière explosive, que l'on obtient en traitant les matières saccharines par les acides nitrique et sulfurique.
nitromètre n. m. Instrument pour essayer les salpêtres du commerce.
nitrosation [za-si-on] n. f. Nom donné à l'action de certains ferments qui transforment les composés ammoniacaux en composés nitreux. V. nitrification.
nitrOSité [si-té] n. f. Qualité de ce qui est nitreux.
nitrOSyle [zi-lé] n. m. Nom donné au bioxyde d'azote dans ses combinaisons : le chlorure de nitrosyle [(Az O) Cl] se forme par union directe du chlore et du bioxyde d'azote.
nitrure n. m. Syn. peu usité de azoture.
Nittis (Giuseppe de), peintre et graveur italien, né à Barletta, m. à Saint-Gcrmain-en-Laye (1846- 1884), auquel on doit des vues d'Italie et des environs de Paris, d'un talent vif et piquant.
Nive (la), riv. des Basses-Pyrénées, qui se jette dans l'Adour (r. g.) à Bayonne; cours 75 kil.
nivéal, e, aux adi. (du lat. nix, nivis, neige). Bot. Qui fleurit pendant l'hiver : plante nivéale.
niveau [va] n. m. (lat. libella). Instrument qui sert à reconnaître si un plan est horizontal, à faire des visées horizontales, et, par suite, à déterminer les différences de hauteur. Etat d'un plan horizontal : ces objets sont de niveau. Elévation d'un point
Courbes de niveau.
Niveaux: 1. D'eau en fer-blanc: 2. De maçon : 3. A êquerre à fil ; î. De ravaleur ; 5. Rectangulaire ; 6. A bulle d'air.
d'une droite ou d'un plan au-dessus d'une surface horizontale de comparaison. Fi g. Degré, état comparatif, équilibre : le niveau du bien-être général s'est élevé. Egalité de rang, de mérite : candidat qui n'est pas au niveau de ses concurrents. Cause qui égalise les conditions : la mort est le niveau des êtres. Loc adv. De niveau, au niveau, selon le niveau. Loc. prép. Au niveau de, à la même hauteur que ; de pair avec. Niveau d'eau, niveau comprenant deux petits tubes qui communiquent entre eux, le tout contenant de l'eau. Niveau à bulle d'air, niveau composé d'un tube de verre légèrement courbé, ^ A v.,\,„ Mi, dans lequel se trouvent un liquide très mobile ( alcool ou éther) et une bulle d'air . Courbes de niveau, courbes tracées sur les cartes géographiques, sur les plans, etc., et portant chacune un nombre indiquant l'altitude ou la profondeur au-dessus ou au-dessous du niveau de la mer, des lieux par où elles passent. Passage à niveau. V. passage.
— Encycl. Techn. Les principaux types de niveaux sont : 1° le niveau de maçon ou à perpendicule. qui date d'une haute antiquité. Il se compose de deux règles égales en bois formant angle et assemblées entre elles par une mortaise et une traverse. Au sommet est fixé un fil à plomb ou perpcndicule. Sur le milieu de la traverse se trouve marqué un trait (ligne de foi), que doit recouvrir la perpendicule quand les pieds du niveau reposent sur une droite horizontale; 2» le niveau d'eau, en tube de laiton ou de fer-blanc , aux trémiextés duquel se trouvent fixées verticalement deux fioles en verre. On verse de l'eau colorée en rouge jusqu'à mi-hauteur dans les deux branches. D'après le principe des vases communicants, les deux niveaux de l'eau fournissent une ligne de visée horizontale; 3° le niveau à bulle d'air se compose essentiellement d'un tube de verre légèrement cintre dans le sens horizontal, plein d'alcool ou d'éther, à l'exception d'une bulle. La position de la bulle, quand le niveau est horizontal, est repérée. Si le niveau à bulle d'air est adapté à une lunette, on obtient le niveau a lunettes, dont il existe plusieurs types : d'Egault, de Burel, d'Alberti, etc.
nivéen, enne '[vé-in, è-ne] adj. (lat. niveus). Qui ressemble à la neige. Blanc comme la neige.
niveler v. a. (Prend deux l devant une syllabe muette: je nivellerai.) Mesurer, à l'aide du niveau, la
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différence d'élévation qui existe entre deux ou plusieurs points : niveler le tracé probable d'une liijne de chemin de fer. Rendre un plan uni, horizontal : niveler un terrain Fig Kendre égal : niveler les conditions, les rangs.
nivèleriô [ri] n. f Action ou habitude de s'occuper de vétilles. (Vx.)
mvelette [lè-te] n. f. Petit voyant monté sur un pied, dont on l'ait usage pour régler la pente d'une chaussée entre des points rapprochés.
niveleur, euse [eu-ie] ad), et n. Qui nivelle, qui l'ait des nivellements Fig. Qui voudrait arriver à l'égalité absolue des conditions : un levain de haine niveleuse. Se dit d'un gouvernement qui veut ramener toutes les classes à une même sujétion : Louis XI fut un niveleur. N. m Sorte de petite herse sans dents. N. m. pi. Sectaires politiques anglais, les plus avancés des indépendants, défenseurs outrés des principes égalitaircs, battus et détruits par Cromwell (1618).
Nivelle (Jean de), fils aîné de Jean II de Montmorency. Il refusa de marcher contre le duc de Bourgogne, malgré l'ordre. l'appel de son propre père,
enant la fuite devant toutes les sommations qui ui étaient adressées, ce qui a donné lieu à cette locution populaire : // ressemble au chien de Jean de Nivelle, gui s'enfuit quand on l'appelle (xv« s.). V. Jean de Nivelle.
nivellement [vê-le-man] n. m. Action de niveler un terrain, de mettre de niveau. Action de mesurer les niveaux ou des niveaux. Fig. Action de rendre égales les fortunes, les conditions : aspirer au nivellement général.
— Encycl. Arpent. Le nivellement est un ensemble d'opérations ayant pour but de déterminer les hauteurs des divers points d'un terrain au-dessus d'un même plan horizontal ou leurs abaissements au-dessous de ce dernier.
Comme instruments, on emploie : f» des mires ou règles graduées, placées verticalement au-dessus des points dont on veut connaître l'altitude. Il existe des mires simples, des mires à coulisses, des mires parlantes et des mires à compensation, presque seules usitées actuellement dans les nivellements de précision ; 2» des niveaux indiquant à quel point de la graduation correspond un rayon visuel dirigé horizontalement. On opère un nivellement simple quand sans changer le niveau de place, on compare les hauteurs de deux points a et f. Un raisonnement, géométrique montre que la précision est augmentée en mettant le niveau (en I) à égale distance de chacun des deux points. Une fois la mire placée en a, on élève le voyant A jusqu'à ce que le point d'in- A B
Nivellement.
tersection des carrés de ce voyant soit dans le prolongement exact de la ligne déterminée par le niveau de la mire. La cote Aa est ainsi évaluée. On procède de même pour b, sans déranger la mire et Bb est la cote du point 6, d'où la différence de niveau entre les deux points est :
bc = Aa — Bb.
Quand les points îi niveler ne sont plus visibles, on recourt au nivellement c07nposé, qui n'est qu'une succession de nivellements simples.
Pour les levés rapides, on a recours au nivellement barométrique, basé sur le fait que la pression atmosphérique diminue quand on s'élève, d'après une loi empirique formulée par Babinet. La petitesse des variations barométriques rend ce procédé peu exact.
Nivellement général de la France. Un premier nivellement général fut entrepris de 1857 à 1864 par l'ingénieur Bourdaloue . Les mesures d'altitude furent recommencées en 1878. Des repères métalliques, principaux ou secondaires, se trouvent répartis en différents points de la France.
Nivelles ou Nivelle,
v . de Belgique ( Brabant ) .
ch.-l. d'arrondissement; 12.200 h. Papeterie, fonderies de cuivre.
nivéole n.f. Genre d'amaryllidacées, dont une espèce croît au printemps en même temps que la perce-neige, à laquelle elle ressemble beaucoup, cequilesfaitsouvent confondre.
(On en connaît plusieurs espèces, des régions froides et tempérées ; quelques-unes sont cul- »• ,r tivées comme ornementales.)
Nivernais, e [vèr-nè, è-ze], originaire ou habitant de Nevers, du Nivernais : tes Nivernais. Adj. : des bœufs de race nivernaise.
Nivernais [vèr-në], duché et anc prov. de France, qui appartint longtemps aux Gonzague, puis à la famille de Mazarin, et fut annexé à la couronne sous Louis XIV (1069); capit.
Nevers. Forme aujourd'hui le dép. de la Nièvre.
Nivernais (canal nu), qui
relie la Seine à la Loire par l'Yonne et va d'Auxerre à Decize ; 17* kil.
Nivernais (race du), population de bovidés, du centre de la France (Nièvre, Cher, Allier, Creuse, Indre). Les bœufs nivernais proviennent d'un croisement entre bœufs charolais et courtes-cornes ; ce sont en général des animaux de
Nivéole printanière :
b, coupe de la fleur.
Armes du Nivernais.
— ni —
taille moyenne ou petite, h poitrine large, a musculature solide, à pelage blanc uniformément, ou plus rarement tacheté de froment clair, et qui, en outre de leurs aptitudes au travail, possèdent encore cette qualité de s'engraisser facilement; ils fournissent une grande partie delà viande consommée à Paris.
Nivernais (Louis-Jules Mancini Mazaiuni, duc de), diplomate et littérateur français, né et m. à Paris (1716-1798). On lui doit des chansons, des romances, des fables, etc., des traductions de l'anglais. Il refusa d'émigrer, fut incarcéré, devint le citoyen Mancini, mais demeura le type du parfait gentilhomme.
nivernaise [vir-ni-se] n. f. Ragoût de carottes, employé pour garniture.
nivet [vè] n. m. Pop. Remise faite en secret à un agent, dans les marchés qu'il fait pour autrui.
niviforme adj. (du lat. nix, nivis, neige, et de forme). Adj. Qui ressemble à la neige.
NivillaC, comm. du Morbihan, arr. et à 10 kil. de Vannes; 3-540 h.
Nivillers [ter], ch.-l. de c. (Oise), arr. et à 7 kil. de Beauvais, près du ruisseau de Laversincs ; 150 h. — Le cant. a 21 comm., et 8.680 h.
Nivolas-Vermelle, comm. de l'Isère, arr.
et à 1* kil. de La Tour-du Pin, vers l'Aguy ; 1.280 h. Soieries.
niVÔSe [ud-je] n. m. (lat. nivosus, neigeux; de nix, yiivis, neige). Quatrième mois de l'année républicaine (du 21 dée. au 19 janv.).
nix, nixe n. Génie, nymphe des eaux chez les Germains.
Nizam [:am'] (Etats nu), royaume de l'Hindoustan central, leudataire de l'Angleterre ; 11.200.000 h. Capit. Haïdcrabad. Il fut formé, dans la première moitié du xvme siècle, des débris de l'empire mongol.
nizeré n. m. Comm. Essence de roses blanches.
N. L . , abréviation de non liquet, de nouvelle lune.
N.-N.-E., abréviation de Nord-Nord-Est.
N.-N.-O., abréviation de Nord- Nord-Ouest.
N.-O., abréviation de Nord-Ouest.
N°, abréviation de numéro.
NÔ (lac) ou Birket-el-GhaZal, lac d'Afrique, dans le Soudan oriental, au conlluent de la branche mère du Nil et du Bahr-el-Ghazal. C'est une simple inondation permanente V. Nil.
Noachide [ki-de] (de l'hébreu Noach, Noé), descendant de Noé-
Noaillan, comm. de la Gironde, arr. et à 15 kil. de Bazas; l.bOO h.
Noailles [no-a. Il mil., e], ch.-l. dec. (Oise), arr. et à 14 kil. de Beauvais, non loin du Thérain; 1.380 h. Ch. def. N. — Le cant. a 22 comm. et 11.950 h.
Noailles (Antoine de), amiral français, m. à Bordeaux (1504-1562). Il se distingua à la bataille de Cérisoles. — Son frère, François, né à Noailles (Corrèze), m. à Bayonne (1519-1585), diplomate, ambassadeur à Constantinople, rétablit le prestige de la France en Orient.
Noailles (Louis-Antoine de), cardinal, archevêque de Paris, m. à Paris (1651-1729). Il se signala par son opposition à la bulle Unigenitus.
Noailles (Anne-Jules duc de), maréchal de France, né a Paris, m. à Versailles (1650-1708). Gouverneur du Languedoc et chargé de réprimer les calvinistes, il appliqua sévèrement le système des dragonnades; il remporta ensuite, en Catalogne, quelques succès sur les Espagnols. — Son fils, Adrien- Maurice, maréchal de France, né et m. à Paris (1678-1766), vainquit les Espagnols en Roussillon et en Catalogne, se distingua ensuite en Allemagne, à la bataille de Dettingen, et pendant les campagnes d'Alsace et de Belgique, en 1744 et 1745. On a de lui des Mémoires. — Louis, fils du précédent, maréchal de France, né à Versailles, m. à Saint-Germain-en-Laye (1713-1793), se signala à Fontenoy, à Raucoux et à Lawfeld.
Noailles (Louis-Marie, vicomte de), né à Paris, m. à La Havane (1756-1804). Député de la noblesse aux états généraux, il proposa, dans la nuit du 4 août 1789, l'égale répartition des impôts, le rachat des droits féodaux et la suppression de la servitude personnelle. Lors de l'évacuation de Saint-Domingue par les Français, son navire fut attaqué par les Anglais et Noailles fut blessé mortellement. — Son fils, Alexis, né et m. à Paris (1783-1835), homme politique français, conspira contre Napoléon, combattit contre la France en 1813, fut député sous la Restauration et se rallia à Louis-Philippe.
Noailles (Paul, duc de), historien français, né et m. à Paris (1802-1885), membre de l'Académie française et, en 1871, ambassadeur de France h Saint-Pétersbourg. Il a écrit notamment une Histoire de jl/m° de Maintenon.
Nobel (Alfred), chimiste suédois, né à Stockholm, m. à San-Remo (1833- 1896). On lui doit l'invention de la dynamite.
Il fonda en mourant les prix Nobel, au nombre de cinq (200.000 fr.
chacun), qui sont attribués annuellement, depuis 1901 , aux savants, littérateurs et philanthropesisansdis tinction de nationalité), qui auront fait la découverte ou apporté l'amélioration la plus importante (physique, chimie , médecine ou physiologie), écrit l'œuvre la plus remarquable au point de vue idéal (littérature) ou le mieux agi pour la fraternité des peuples (œuvre de la paix universelle).
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de Noailles.
Nobel.